Brillant, tout simplement brillant.
Voici un comics à part où on ne va pas parler des états d'âme de lopettes en collants, ici pas ou peu d'éléments fantastiques en vue si ce n'est une nouvelle loi américaine qui sert de prétexte au contexte en interdisant par un traitement "radical" l'escalade de la violence dans le pays de l'Oncle Sam en éradiquant purement et simplement toute tentative de crime.
La monnaie va être remplacée par des comptes numériques donc exit les banques et leurs attaques à main armée... Seulement voilà, l'information a filtré dans les masses populaires et le pays est depuis lors soumis à un niveau de chaos et d'anarchie maximal dans l'attente de l'exécution de l'I.P.A. (Initiative de Paix Américaine).
C'est dans ce contexte bien précis que Graham, ancien bourlingueur ayant déjà tâté de la taule, se manifeste avec pour seul désir de réaliser le casse du siècle tant qu'il en est encore temps.
Pour ce faire, il n'a pas d'autre choix que de s'adjoindre à un couple haut en couleurs constitué d'une femme plus que fatale, Shelby et de son petit ami le chien fou Kevin.
Haut en couleurs, c'est un peu ce qui ressort de cette histoire en trois tomes avec les dessins magnifiques de l'inconnu (gageons qu'il ne le restera plus très longtemps) Greg Tocchini. Ses dessins, pardon, ses esquisses usent et abusent de couleurs chaudes aquarelle pour dépeindre un trait nerveux et vif, précis et flou à la fois et débordant des cadres.
Tout ça ne serait rien sans une mise en scène quasi cinématographique avec des plans et un découpage qui imposent un rythme d'enfer à un récit somme toutes banal au demeurant afin que le lecteur ne décroche plus passé une introduction lente mais plutôt aguicheuse (rhaaah Shelby va en faire transpirer plus d'un !!!!).
Le canevas ne va guère plus loin que le schéma classique du casse qui tourne mal avec son lot de violences et d'érotisme à fleur de peau. Pour peu on a presque affaire à un synopsis taillé sur mesure pour un Tony Scott (True Romance) ou consorts et ça se lit même presque trop vite.
Oui mais voilà, pour combien de scénarios ambitieux et alambiqués peut-on éprouver le même plaisir de lecture que pour cette œuvre barrée qui va droit dans le décor ?
Il est tellement rare d'éprouver autant de plaisir à regarder les dessins tout en prenant son pied dans l'accumulation des événements narrés ici que passer à coté des derniers jours du crime américain serait totalement hors de propos.
Dans un registre différent mais similaire je ne vois guère qu'un Mutafukaz pour me procurer autant d'adrénaline.
Il s'agit surement d'une œuvre complaisante pour le mâle que je représente avide de formes girondes et de scènes violentes mais bordel que cela fait du bien !
Après on pourra toujours argumenter que les trois bouquins sont édités à un tarif fort élevé (et ils le sont) mais il est peut être urgent aussi de savoir se contenter de belles couvertures pour un contenu qui en justifie les moyens et zapper d'autres titres plus mineurs mais ce n'est qu'une opinion à parti pris parmi tant d'autres.
Bref, volez-le, empruntez-le ou achetez-le mais ne passez pas à côté tant que cela est encore possible :)
Allez pour le plaisir une tirade entre Graham et Shelby la fille étoilée juste après une petite sauterie : "Qu'est-ce qu'on a ôté de ta liste ?" La fille : "Baiser un loser !"
Instantanément culte je vous dis ! :)
Ohlala, ça c'est le Sfar que j'aime !!!...
...
...
Ohlala, ça c'est VRAIMENT le Blain que j'aime.
Donc résumons, "Socrate le Demi-chien" est une série assez hétérogène (même si elle en est qu'à son -je l'espère- début). Tout d'abord, le premier tome, sans être nul était assez moyen, on se demandait vraiment où les auteurs nous emmenaient avec leurs histoires de demi-dieu (fils de Zeus) et demi-chien (mi-chien, mi-philosophe, fils du chien de Zeus), mais je dois avouer qu'après plusieurs relectures, j'apprécie plus ce tome. Mais c'est vrai que la première fois que j'ai ouvert l'album, je trouvais que ça sonnait comme Le Chat du Rabbin en moins bien, et qu'un album entier pour une introduction d'une série, ça faisait trop. Si je m'étais arrêté à cet album, je l'aurais noté que 3/5.
Mais les deux albums suivants sont géniaux et mérite la note maximum.
L'histoire est dense ! Très dense (en fait, j'ai bien l'impression que le tome 2 est la fin d'un cycle, et le tome 3, le début d'un nouveau). Il se passe pleins d'évènements et on découvre beaucoup de personnages mythologiques, c'est vraiment superbement et intelligemment écrit (surtout pour moi, fan de mythologie grecque).
Je me suis vraiment éclaté à lire une histoire mélangeant pas mal d'éléments de la mythologie (péripéties, héros -qui ne devraient pas se rencontrer- et auteurs) avec quelques fois des références à la culture populaire et des réflexions philosophiques, le tout mâtiné d'un humour assez tordant.
Le dessin de Blain, quant à lui, est excellent. Son trait est légèrement biscornu, avec des décors très épuré, mais il a une maitrise des ombres (et des poils) parfaite. Bref grâce à ça (et aussi aux couleurs très chouettes), la série possède encore plus de charme (même si son style est peut être moins recherché que dans Gus).
Je recommande cette série...
Mr. Sfar, s'il-vous-plaît, abandonnez tout vos projets du moments et écrivez la suite de "Socrate le génial demi-chien", j'ai hâte de lire la suite :) !!!
Attention !… Très grande série !…
Nous sommes en 1945. La seconde guerre mondiale, à peine terminée, est dans toutes les mémoires.
Les valeurs conservatrices et –surtout- l’exaltation patriotique explosent en France. Et on en retrouve beaucoup dans ce qui sera édité en BD…
Michel d’Eaubonne soumet un scénario au grand dessinateur qu’est alors Auguste Liquois. L’histoire est reprise par un vrai scénariste, Roger Lécureux, ce dès la quinzième planche. Lécureux donnera une mouture pour ainsi dire définitive de l’histoire.
L’ idée est simple : un jeune provincial entre dans le maquis pour y vivre d’exaltantes aventures patriotiques.
Seulement voilà : depuis moult années, si pas décennies, la censure –surtout catholique- avait droit de veto sur ce qui était édité.
Pas question de mettre de « vilaines images » aux yeux de tout le monde, surtout des enfants. Ici, il n’en sera rien. « Dame censure » n’intervient pas.
Et ce qui devait être une « BD de guerre » va s’avérer être quelque chose de très fort. Il n’y a pas d’Allemands mais des « sales boches ».
Au dessin, Liquois se lâche vraiment. Le lecteur assiste à des exécutions sommaires, des scènes de tortures diverses…
Comme Druillet le fera 25 ans plus tard avec Lone Sloane, Liquois éclate ses cases par des décors désaxés, des personnages décalés, fait montre d’un trait réaliste de belle facture qui fait vraiment sentir cette époque.
On a parfois l’impression de se trouver dans un film car Liquois à l’art de jouer de la mise en scène de ses planches par des plans rapprochés, des plongées et contre-plongées, fait –à sa façon- participer les décors et arrière-plans à l’action.
Du grand art. Vraiment.
Raymond Cazanave reprendra par la suite le dessin.
Le trait est dur, le graphisme « noir ». Le lecteur vit, participe vraiment aux scènes. Il en « rajoutera » même en dessinant souvent les « boches » dans des attitudes assez grotesques ; ce qui faisait très plaisir au lectorat de l’époque.
C’est dans l’hebdo « Vaillant » que les aventures de notre héros de l’époque seront prépubliées.
Les deux premières histoires, dessinées par Liquois, seront publiées en 1946 et 1947. Il s’agit de tomes au curieux format car quasi carré. Chacun est composé de 24 pages de mauvais papier –non raffiné- d’après-guerre ; des pages épaisses, au ton légèrement jaunâtre, mais au « parfum » inégalable.
Les couvertures sont brochées et attirent l’oeil.
Je n’ai aucune connaissance d’un troisième album éventuel, dessiné par Cazanave ; et dont le titre de l’histoire aurait dû être « L’Imbattable Fifi ».
Tout ça pour ?… Une magnifique série, au graphisme hors du temps dans le contexte de l’époque. Les scénarios sont assez simples, mais ne sont là que comme soutien de l’action qui se déroule devant les yeux du lecteur.
Et de l’action, il y en a.
Ca, mes braves amis, c’est de la BD. Une « top note » (très rare de ma part) et un vrai coup de cœur.
Comment ne pas mettre culte à cette série parfaitement documentée de Bourgeon, qui nous plonge dans l'univers colonialiste du XVIIIème siècle !
L'immersion est totale et l'on retrouve tout le génie et le savoir faire de Bourgeon tant au niveau du dessin que de la narration de l'histoire. Effectivement, nous pouvons noter quelques passages assez lents mais ils trouvent tout leur sens dans le récit global. J'ai particulièrement apprécié l'absence de parti pris vis-à-vis du colonialisme ; là où il aurait été simple de tirer à boulet rouge sur l'esclavagisme. Toute la complexité des relations entre les différents pays et peuples y est ainsi subtilement décrit.
Il reste toutefois quelques bémols, notamment la fâcheuse tendance qu'à Bourgeon à dénuder toutes ses héroïnes sans que cela ne soit souvent justifié et qui m'agace au plus haut point.
Le second cycle également, même s'il conclut parfaitement cette œuvre, comporte pas mal de longueurs.
L'ensemble est quand même de très haute qualité et m'a réconcilié avec Bourgeon, moi qui avait moins apprécié Les Compagnons du Crépuscule ou Le Cycle de Cyann.
SCENARIO (Originalité, histoire, personnages) : 9/10
GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 8/10
NOTE GLOBALE : 17/20
Je ne vais pas verser dans l’originalité : Frenchman est une véritable claque visuelle. Le dessin, la mise en page, et surtout les couleurs aquarelles font que chaque case est un délice pour les yeux, autant de mini-tableaux composant des planches magnifiques et lumineuses.
L’histoire, tout en restant classique, est plus développée et intéressante que celle de Canoë Bay (album précédent de Patrick Prugne). Elle est ancrée dans une période historique intéressante et bien retranscrite, et ce qui aurait pu être une banale chasse à l’homme nous fait découvrir un lieu sauvage et inexploré, la Louisiane du 19eme siècle, avec ses autochtones et ses colons. La dureté de la nature humaine y est pleinement explorée, ainsi que sa faiblesse et sa lâcheté (à ce titre la fin est très belle).
Une chouette histoire magnifiquement mise en image, qui a réussi à me transporter et me faire rêver. J’ai beau essayer, je n’arrive pas à formuler le moindre reproche à l’encontre de cet album. La note maximale donc.
Je ne connaissais pas Universal War 1 avant de baguenauder sur ce site. J’adore le space opera depuis ma première vision, enfant, du Star Wars originel.
Cette série (que j’ai intégralement lue ;)) est une vraie œuvre majeure.
Graphiquement, il n’y a rien à redire, c’est de très bonne facture, trait classe et racé, les décors, planètes etc. sont superbement rendus. La mise en couleur est du meilleur effet également, elle sert bien toutes les parties du récit, de l’introduction en « flashback » à l’émergence finale des CIC.
Mais la vraie réussite se situe au niveau du scénario. C’est grandiose, on sent là la maîtrise de l’histoire, avec une tenue du suspense et des informations qui parviennent au compte goutte (sauf sur les 2 derniers tomes), les rebondissements, crédibles, intelligents, qui remettent en question systématiquement ce que l’on croit savoir, c’est du vrai grand art. On est pris par le menton (ou le nez c’est selon) et l’auteur nous emmène où il le souhaite. Vraiment une très belle histoire. Je mettrais un (petit tout petit) bémol, je pense que la fin aurait du être plus brutale et rester sur la manipulation de Mario. La fin ressemble à mes yeux (toute proportion gardée) à celle d’Abyss de Cameron, ou comment chercher une happy end là où elle ne s’impose pas. Mais c’est vraiment peanuts comparé à la grande qualité de l’œuvre.
Les personnages eux sont profonds, avec leurs fêlures, leurs faiblesses. C’est juste parfois un peu too much dans le « j’ai un passé de merde », mais c’est globalement très fouillé.
Bref, ça vaut largement son 5*.
Cet album est peut-être le meilleur que j'aie lu depuis plusieurs années.
J'avais beaucoup aimé les derniers bouquins de Davodeau qui, depuis Rural !, est devenu un auteur à suivre. Son sens du réel, sa description minutieuse, son souci des relations entre les personnages... Qu'il fasse de la fiction ou qu'il s'attache à raconter le quotidien de cultivateurs, Davodeau est un auteur majeur.
Toujours avide d'expériences enrichissantes, il propose donc un deal à un de ses amis vignerons : une initiation croisée de leur quotidien. Idée saugrenue, mais qui, entre les mains de Davodeau, s'avère géniale. Car Richard Leroy est un passionné, il n'a pas toujours été vigneron, mais c'est son goût pour ce nectar des dieux qui l'a amené à en faire son métier. Très vite la discussion entre les deux hommes échappe à tout contrôle, même si l'un rappelle à l'autre qu'il faut tailler les vignes, et que l'autre essaie de faire connaître à l'un quelques pépites en bande dessinée. Puisque le support est un album de bande dessinée, la part belle est tenue par le vigneron, qui laisse parler son coeur, son corps, son âme au travers de tout le patient travail d'exploitation de la vigne. Et c'est encore lui qui nous livre son avis sur les étranges petits mickeys que lui ramène son ouvrier viticole.
L'authenticité, la passion, l'amitié et le goût pour les belles choses sont au coeur de cet album. Se débarrassant de toute contrainte, Davodeau découpe son bouquin en 19 chapitres chronologiques, faisant intervenir cavistes, restaurateurs, viticulteurs, mais aussi, puisqu'il fait découvrir son monde à Richard, d'autres auteurs (illustres), des éditeurs (sympa de nous montrer la super équipe de Futuro), des fans... Ne manquent plus que les "critiques", même s'ils sont évoqués. Bref, en 272 pages (goinfrées en moins de deux heures), c'est un panorama joyeux, pertinent et franchement addictif qui nous est présenté, même si je soupçonne Etienne Davodeau de romancer un peu certains passages pour qu'ils soient plus limpides en termes de narration. Et puis l'humour est, comme toujours, au rendez-vous.
Que voulez-vous que je vous dise de plus ? Que j'adore ce bouquin ? Que j'ai envie de goûter aux vins de Richard Leroy ? Eh bien voilà, c'est dit.
Pour moi Sam & Twitch c'est culte. Pourquoi?
Bah en fait je sais pas trop, le dessin est pas sublime, le scénario est bien mais sans plus, les dialogues sont efficaces mais sans plus... Mais le tous mélangé c'est ultra efficace.
C'est sombre, c'est violent, des fois carrément glauque voire choquant, le tout servi par des dialogues courts mais percutants et un dessin sombre qui colle parfaitement à l'ambiance.
Les héros sont deux super flics pas si super que ça, ils sont pas très beau, l'un est plutôt gros et un peu dégueu sur les bords, l'autre est un maigrichon à lunettes pas tellement mieux, mais ce sont deux excellents enquêteurs et ça se voit.
Moi j'adore leurs aventures : c'est du culte, du culte et encore du culte.
(Avis donné après la lecture des 100 premiers chapitres)
Sur la couverture des versions comics, les critiques élogieuses comparent souvent cette série au mythique Sandman, dans la qualité. Je trouve personnellement que la comparaison se tient, tant cette série est un énorme coup de pied au cul.
L'auteur y fait évoluer les personnages de contes dans le New York de nos jours, après qu'ils aient été chassés de leurs mondes par "l'adversaire", dont l'identité au départ est inconnue.
On a ici une belle métaphore sur la diaspora juive, qui sera filée tout au long de la série.
Le premier cycle (les 75 premiers chapitres) mettra l'histoire en place et verra nos héros triompher de cet adversaire. Un second cycle est en cours de production, et voit la communauté confrontée à un sorcier tout-puissant.
La grande qualité de cette série est je trouve la capacité de déconstruction, et ce sur 2 niveaux :
- Déconstruction du personnage de conte et comptine, afin de lui donner des attributs précis, et une utilité dans la communauté (Mowgli est par exemple un excellent diplomate entre Homme et animaux)
- Déconstruction dans le récit : l'auteur tue selon son gré beaucoup de personnages principaux, mais la profondeur des personnages au départ secondaires permet d'assurer le relai sans aucun problème.L'histoire enchaine donc les retournements de situation, sans devenir confuse, mais en nous tenant en haleine à chaque chapitre.
Mêlant humour, aventure et réflexion politique, le scénario est une réussite.
Le dessin quant à lui s'améliore continuellement au cours de l'histoire, je le trouve personnellement très agréable, il sert le récit à merveille. Mention spéciale aux découpages et à la gestion de l'espace des planches, très originale.
Bref, je ne peux que vous conseiller d'aller découvrir cette petite merveille!
Mon premier est le contraire de faible.
Mon second vaut fa bémol.
Mon troisième est une affirmation en Russie.
Mon quatrième est une table à laquelle on aurait coupé la tête.
Mon tout est le qualificatif que je réserve au nouvel album de Davodeau, "Les Ignorants".
Oups, on n'est pas sur le sujet "Je m'ennuie, on fait des charades BD?" sur le forum de BDthèque ??? Désolée, je vais être plus claire alors : formidable !
Comment ça "un peu court" ? Ok, ok, je développe.
En premier le dessin.
Y a pas à dire, Davodeau était déjà un fabuleux scénariste, il devient de plus en plus un très bon dessinateur. Trait éclairci, visages de plus en plus réguliers,... Il arrive à rendre la beauté de la vigne simplement en noir et blanc. Car oui, c'est beau une vigne... nostalgie des dernières vacances en Alsace.
Pour ce qui est du scénario, l'idée est simple mais géniale. La rencontre entre deux personnes passionnées par leur métier et passionnantes est tout simplement captivante. Les 270 pages ont été avalées en un clin d'oeil. L'histoire est vivante, remplie d'humour, pleine d'humanité. On a envie de les rencontrer ces gaillards, de partager avec eux autour du vin et de la BD. Deux sujets qui m'intéressent et on ressort de cette BD avec l'impression d'avoir appris plein de choses... comme c'est agréable de s'instruire en s'amusant.
Allez, on reste un peu en vacances en débouchant une bonne bouteille de vin (pour les références, voir l'avis de Mac Arthur, il a bien voulu partager :p)
J'ai hésité entre le "Franchement bien" et le "Culte", mais finalement je pense qu'il mérite bien un "culte". Je le relirai avec grand plaisir. A découvrir donc (ainsi que les autres albums de Davodeau ! Oui oui, on peut le dire, je suis fan).
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The Last Days of American Crime
Brillant, tout simplement brillant. Voici un comics à part où on ne va pas parler des états d'âme de lopettes en collants, ici pas ou peu d'éléments fantastiques en vue si ce n'est une nouvelle loi américaine qui sert de prétexte au contexte en interdisant par un traitement "radical" l'escalade de la violence dans le pays de l'Oncle Sam en éradiquant purement et simplement toute tentative de crime. La monnaie va être remplacée par des comptes numériques donc exit les banques et leurs attaques à main armée... Seulement voilà, l'information a filtré dans les masses populaires et le pays est depuis lors soumis à un niveau de chaos et d'anarchie maximal dans l'attente de l'exécution de l'I.P.A. (Initiative de Paix Américaine). C'est dans ce contexte bien précis que Graham, ancien bourlingueur ayant déjà tâté de la taule, se manifeste avec pour seul désir de réaliser le casse du siècle tant qu'il en est encore temps. Pour ce faire, il n'a pas d'autre choix que de s'adjoindre à un couple haut en couleurs constitué d'une femme plus que fatale, Shelby et de son petit ami le chien fou Kevin. Haut en couleurs, c'est un peu ce qui ressort de cette histoire en trois tomes avec les dessins magnifiques de l'inconnu (gageons qu'il ne le restera plus très longtemps) Greg Tocchini. Ses dessins, pardon, ses esquisses usent et abusent de couleurs chaudes aquarelle pour dépeindre un trait nerveux et vif, précis et flou à la fois et débordant des cadres. Tout ça ne serait rien sans une mise en scène quasi cinématographique avec des plans et un découpage qui imposent un rythme d'enfer à un récit somme toutes banal au demeurant afin que le lecteur ne décroche plus passé une introduction lente mais plutôt aguicheuse (rhaaah Shelby va en faire transpirer plus d'un !!!!). Le canevas ne va guère plus loin que le schéma classique du casse qui tourne mal avec son lot de violences et d'érotisme à fleur de peau. Pour peu on a presque affaire à un synopsis taillé sur mesure pour un Tony Scott (True Romance) ou consorts et ça se lit même presque trop vite. Oui mais voilà, pour combien de scénarios ambitieux et alambiqués peut-on éprouver le même plaisir de lecture que pour cette œuvre barrée qui va droit dans le décor ? Il est tellement rare d'éprouver autant de plaisir à regarder les dessins tout en prenant son pied dans l'accumulation des événements narrés ici que passer à coté des derniers jours du crime américain serait totalement hors de propos. Dans un registre différent mais similaire je ne vois guère qu'un Mutafukaz pour me procurer autant d'adrénaline. Il s'agit surement d'une œuvre complaisante pour le mâle que je représente avide de formes girondes et de scènes violentes mais bordel que cela fait du bien ! Après on pourra toujours argumenter que les trois bouquins sont édités à un tarif fort élevé (et ils le sont) mais il est peut être urgent aussi de savoir se contenter de belles couvertures pour un contenu qui en justifie les moyens et zapper d'autres titres plus mineurs mais ce n'est qu'une opinion à parti pris parmi tant d'autres. Bref, volez-le, empruntez-le ou achetez-le mais ne passez pas à côté tant que cela est encore possible :) Allez pour le plaisir une tirade entre Graham et Shelby la fille étoilée juste après une petite sauterie : "Qu'est-ce qu'on a ôté de ta liste ?" La fille : "Baiser un loser !" Instantanément culte je vous dis ! :)
Socrate le demi-chien
Ohlala, ça c'est le Sfar que j'aime !!!... ... ... Ohlala, ça c'est VRAIMENT le Blain que j'aime. Donc résumons, "Socrate le Demi-chien" est une série assez hétérogène (même si elle en est qu'à son -je l'espère- début). Tout d'abord, le premier tome, sans être nul était assez moyen, on se demandait vraiment où les auteurs nous emmenaient avec leurs histoires de demi-dieu (fils de Zeus) et demi-chien (mi-chien, mi-philosophe, fils du chien de Zeus), mais je dois avouer qu'après plusieurs relectures, j'apprécie plus ce tome. Mais c'est vrai que la première fois que j'ai ouvert l'album, je trouvais que ça sonnait comme Le Chat du Rabbin en moins bien, et qu'un album entier pour une introduction d'une série, ça faisait trop. Si je m'étais arrêté à cet album, je l'aurais noté que 3/5. Mais les deux albums suivants sont géniaux et mérite la note maximum. L'histoire est dense ! Très dense (en fait, j'ai bien l'impression que le tome 2 est la fin d'un cycle, et le tome 3, le début d'un nouveau). Il se passe pleins d'évènements et on découvre beaucoup de personnages mythologiques, c'est vraiment superbement et intelligemment écrit (surtout pour moi, fan de mythologie grecque). Je me suis vraiment éclaté à lire une histoire mélangeant pas mal d'éléments de la mythologie (péripéties, héros -qui ne devraient pas se rencontrer- et auteurs) avec quelques fois des références à la culture populaire et des réflexions philosophiques, le tout mâtiné d'un humour assez tordant. Le dessin de Blain, quant à lui, est excellent. Son trait est légèrement biscornu, avec des décors très épuré, mais il a une maitrise des ombres (et des poils) parfaite. Bref grâce à ça (et aussi aux couleurs très chouettes), la série possède encore plus de charme (même si son style est peut être moins recherché que dans Gus). Je recommande cette série... Mr. Sfar, s'il-vous-plaît, abandonnez tout vos projets du moments et écrivez la suite de "Socrate le génial demi-chien", j'ai hâte de lire la suite :) !!!
Fifi - Gars du maquis
Attention !… Très grande série !… Nous sommes en 1945. La seconde guerre mondiale, à peine terminée, est dans toutes les mémoires. Les valeurs conservatrices et –surtout- l’exaltation patriotique explosent en France. Et on en retrouve beaucoup dans ce qui sera édité en BD… Michel d’Eaubonne soumet un scénario au grand dessinateur qu’est alors Auguste Liquois. L’histoire est reprise par un vrai scénariste, Roger Lécureux, ce dès la quinzième planche. Lécureux donnera une mouture pour ainsi dire définitive de l’histoire. L’ idée est simple : un jeune provincial entre dans le maquis pour y vivre d’exaltantes aventures patriotiques. Seulement voilà : depuis moult années, si pas décennies, la censure –surtout catholique- avait droit de veto sur ce qui était édité. Pas question de mettre de « vilaines images » aux yeux de tout le monde, surtout des enfants. Ici, il n’en sera rien. « Dame censure » n’intervient pas. Et ce qui devait être une « BD de guerre » va s’avérer être quelque chose de très fort. Il n’y a pas d’Allemands mais des « sales boches ». Au dessin, Liquois se lâche vraiment. Le lecteur assiste à des exécutions sommaires, des scènes de tortures diverses… Comme Druillet le fera 25 ans plus tard avec Lone Sloane, Liquois éclate ses cases par des décors désaxés, des personnages décalés, fait montre d’un trait réaliste de belle facture qui fait vraiment sentir cette époque. On a parfois l’impression de se trouver dans un film car Liquois à l’art de jouer de la mise en scène de ses planches par des plans rapprochés, des plongées et contre-plongées, fait –à sa façon- participer les décors et arrière-plans à l’action. Du grand art. Vraiment. Raymond Cazanave reprendra par la suite le dessin. Le trait est dur, le graphisme « noir ». Le lecteur vit, participe vraiment aux scènes. Il en « rajoutera » même en dessinant souvent les « boches » dans des attitudes assez grotesques ; ce qui faisait très plaisir au lectorat de l’époque. C’est dans l’hebdo « Vaillant » que les aventures de notre héros de l’époque seront prépubliées. Les deux premières histoires, dessinées par Liquois, seront publiées en 1946 et 1947. Il s’agit de tomes au curieux format car quasi carré. Chacun est composé de 24 pages de mauvais papier –non raffiné- d’après-guerre ; des pages épaisses, au ton légèrement jaunâtre, mais au « parfum » inégalable. Les couvertures sont brochées et attirent l’oeil. Je n’ai aucune connaissance d’un troisième album éventuel, dessiné par Cazanave ; et dont le titre de l’histoire aurait dû être « L’Imbattable Fifi ». Tout ça pour ?… Une magnifique série, au graphisme hors du temps dans le contexte de l’époque. Les scénarios sont assez simples, mais ne sont là que comme soutien de l’action qui se déroule devant les yeux du lecteur. Et de l’action, il y en a. Ca, mes braves amis, c’est de la BD. Une « top note » (très rare de ma part) et un vrai coup de cœur.
Les Passagers du vent
Comment ne pas mettre culte à cette série parfaitement documentée de Bourgeon, qui nous plonge dans l'univers colonialiste du XVIIIème siècle ! L'immersion est totale et l'on retrouve tout le génie et le savoir faire de Bourgeon tant au niveau du dessin que de la narration de l'histoire. Effectivement, nous pouvons noter quelques passages assez lents mais ils trouvent tout leur sens dans le récit global. J'ai particulièrement apprécié l'absence de parti pris vis-à-vis du colonialisme ; là où il aurait été simple de tirer à boulet rouge sur l'esclavagisme. Toute la complexité des relations entre les différents pays et peuples y est ainsi subtilement décrit. Il reste toutefois quelques bémols, notamment la fâcheuse tendance qu'à Bourgeon à dénuder toutes ses héroïnes sans que cela ne soit souvent justifié et qui m'agace au plus haut point. Le second cycle également, même s'il conclut parfaitement cette œuvre, comporte pas mal de longueurs. L'ensemble est quand même de très haute qualité et m'a réconcilié avec Bourgeon, moi qui avait moins apprécié Les Compagnons du Crépuscule ou Le Cycle de Cyann. SCENARIO (Originalité, histoire, personnages) : 9/10 GRAPHISME (Dessin, colorisation) : 8/10 NOTE GLOBALE : 17/20
Frenchman
Je ne vais pas verser dans l’originalité : Frenchman est une véritable claque visuelle. Le dessin, la mise en page, et surtout les couleurs aquarelles font que chaque case est un délice pour les yeux, autant de mini-tableaux composant des planches magnifiques et lumineuses. L’histoire, tout en restant classique, est plus développée et intéressante que celle de Canoë Bay (album précédent de Patrick Prugne). Elle est ancrée dans une période historique intéressante et bien retranscrite, et ce qui aurait pu être une banale chasse à l’homme nous fait découvrir un lieu sauvage et inexploré, la Louisiane du 19eme siècle, avec ses autochtones et ses colons. La dureté de la nature humaine y est pleinement explorée, ainsi que sa faiblesse et sa lâcheté (à ce titre la fin est très belle). Une chouette histoire magnifiquement mise en image, qui a réussi à me transporter et me faire rêver. J’ai beau essayer, je n’arrive pas à formuler le moindre reproche à l’encontre de cet album. La note maximale donc.
Universal War One
Je ne connaissais pas Universal War 1 avant de baguenauder sur ce site. J’adore le space opera depuis ma première vision, enfant, du Star Wars originel. Cette série (que j’ai intégralement lue ;)) est une vraie œuvre majeure. Graphiquement, il n’y a rien à redire, c’est de très bonne facture, trait classe et racé, les décors, planètes etc. sont superbement rendus. La mise en couleur est du meilleur effet également, elle sert bien toutes les parties du récit, de l’introduction en « flashback » à l’émergence finale des CIC. Mais la vraie réussite se situe au niveau du scénario. C’est grandiose, on sent là la maîtrise de l’histoire, avec une tenue du suspense et des informations qui parviennent au compte goutte (sauf sur les 2 derniers tomes), les rebondissements, crédibles, intelligents, qui remettent en question systématiquement ce que l’on croit savoir, c’est du vrai grand art. On est pris par le menton (ou le nez c’est selon) et l’auteur nous emmène où il le souhaite. Vraiment une très belle histoire. Je mettrais un (petit tout petit) bémol, je pense que la fin aurait du être plus brutale et rester sur la manipulation de Mario. La fin ressemble à mes yeux (toute proportion gardée) à celle d’Abyss de Cameron, ou comment chercher une happy end là où elle ne s’impose pas. Mais c’est vraiment peanuts comparé à la grande qualité de l’œuvre. Les personnages eux sont profonds, avec leurs fêlures, leurs faiblesses. C’est juste parfois un peu too much dans le « j’ai un passé de merde », mais c’est globalement très fouillé. Bref, ça vaut largement son 5*.
Les Ignorants
Cet album est peut-être le meilleur que j'aie lu depuis plusieurs années. J'avais beaucoup aimé les derniers bouquins de Davodeau qui, depuis Rural !, est devenu un auteur à suivre. Son sens du réel, sa description minutieuse, son souci des relations entre les personnages... Qu'il fasse de la fiction ou qu'il s'attache à raconter le quotidien de cultivateurs, Davodeau est un auteur majeur. Toujours avide d'expériences enrichissantes, il propose donc un deal à un de ses amis vignerons : une initiation croisée de leur quotidien. Idée saugrenue, mais qui, entre les mains de Davodeau, s'avère géniale. Car Richard Leroy est un passionné, il n'a pas toujours été vigneron, mais c'est son goût pour ce nectar des dieux qui l'a amené à en faire son métier. Très vite la discussion entre les deux hommes échappe à tout contrôle, même si l'un rappelle à l'autre qu'il faut tailler les vignes, et que l'autre essaie de faire connaître à l'un quelques pépites en bande dessinée. Puisque le support est un album de bande dessinée, la part belle est tenue par le vigneron, qui laisse parler son coeur, son corps, son âme au travers de tout le patient travail d'exploitation de la vigne. Et c'est encore lui qui nous livre son avis sur les étranges petits mickeys que lui ramène son ouvrier viticole. L'authenticité, la passion, l'amitié et le goût pour les belles choses sont au coeur de cet album. Se débarrassant de toute contrainte, Davodeau découpe son bouquin en 19 chapitres chronologiques, faisant intervenir cavistes, restaurateurs, viticulteurs, mais aussi, puisqu'il fait découvrir son monde à Richard, d'autres auteurs (illustres), des éditeurs (sympa de nous montrer la super équipe de Futuro), des fans... Ne manquent plus que les "critiques", même s'ils sont évoqués. Bref, en 272 pages (goinfrées en moins de deux heures), c'est un panorama joyeux, pertinent et franchement addictif qui nous est présenté, même si je soupçonne Etienne Davodeau de romancer un peu certains passages pour qu'ils soient plus limpides en termes de narration. Et puis l'humour est, comme toujours, au rendez-vous. Que voulez-vous que je vous dise de plus ? Que j'adore ce bouquin ? Que j'ai envie de goûter aux vins de Richard Leroy ? Eh bien voilà, c'est dit.
Sam & Twitch
Pour moi Sam & Twitch c'est culte. Pourquoi? Bah en fait je sais pas trop, le dessin est pas sublime, le scénario est bien mais sans plus, les dialogues sont efficaces mais sans plus... Mais le tous mélangé c'est ultra efficace. C'est sombre, c'est violent, des fois carrément glauque voire choquant, le tout servi par des dialogues courts mais percutants et un dessin sombre qui colle parfaitement à l'ambiance. Les héros sont deux super flics pas si super que ça, ils sont pas très beau, l'un est plutôt gros et un peu dégueu sur les bords, l'autre est un maigrichon à lunettes pas tellement mieux, mais ce sont deux excellents enquêteurs et ça se voit. Moi j'adore leurs aventures : c'est du culte, du culte et encore du culte.
Fables
(Avis donné après la lecture des 100 premiers chapitres) Sur la couverture des versions comics, les critiques élogieuses comparent souvent cette série au mythique Sandman, dans la qualité. Je trouve personnellement que la comparaison se tient, tant cette série est un énorme coup de pied au cul. L'auteur y fait évoluer les personnages de contes dans le New York de nos jours, après qu'ils aient été chassés de leurs mondes par "l'adversaire", dont l'identité au départ est inconnue. On a ici une belle métaphore sur la diaspora juive, qui sera filée tout au long de la série. Le premier cycle (les 75 premiers chapitres) mettra l'histoire en place et verra nos héros triompher de cet adversaire. Un second cycle est en cours de production, et voit la communauté confrontée à un sorcier tout-puissant. La grande qualité de cette série est je trouve la capacité de déconstruction, et ce sur 2 niveaux : - Déconstruction du personnage de conte et comptine, afin de lui donner des attributs précis, et une utilité dans la communauté (Mowgli est par exemple un excellent diplomate entre Homme et animaux) - Déconstruction dans le récit : l'auteur tue selon son gré beaucoup de personnages principaux, mais la profondeur des personnages au départ secondaires permet d'assurer le relai sans aucun problème.L'histoire enchaine donc les retournements de situation, sans devenir confuse, mais en nous tenant en haleine à chaque chapitre. Mêlant humour, aventure et réflexion politique, le scénario est une réussite. Le dessin quant à lui s'améliore continuellement au cours de l'histoire, je le trouve personnellement très agréable, il sert le récit à merveille. Mention spéciale aux découpages et à la gestion de l'espace des planches, très originale. Bref, je ne peux que vous conseiller d'aller découvrir cette petite merveille!
Les Ignorants
Mon premier est le contraire de faible. Mon second vaut fa bémol. Mon troisième est une affirmation en Russie. Mon quatrième est une table à laquelle on aurait coupé la tête. Mon tout est le qualificatif que je réserve au nouvel album de Davodeau, "Les Ignorants". Oups, on n'est pas sur le sujet "Je m'ennuie, on fait des charades BD?" sur le forum de BDthèque ??? Désolée, je vais être plus claire alors : formidable ! Comment ça "un peu court" ? Ok, ok, je développe. En premier le dessin. Y a pas à dire, Davodeau était déjà un fabuleux scénariste, il devient de plus en plus un très bon dessinateur. Trait éclairci, visages de plus en plus réguliers,... Il arrive à rendre la beauté de la vigne simplement en noir et blanc. Car oui, c'est beau une vigne... nostalgie des dernières vacances en Alsace. Pour ce qui est du scénario, l'idée est simple mais géniale. La rencontre entre deux personnes passionnées par leur métier et passionnantes est tout simplement captivante. Les 270 pages ont été avalées en un clin d'oeil. L'histoire est vivante, remplie d'humour, pleine d'humanité. On a envie de les rencontrer ces gaillards, de partager avec eux autour du vin et de la BD. Deux sujets qui m'intéressent et on ressort de cette BD avec l'impression d'avoir appris plein de choses... comme c'est agréable de s'instruire en s'amusant. Allez, on reste un peu en vacances en débouchant une bonne bouteille de vin (pour les références, voir l'avis de Mac Arthur, il a bien voulu partager :p) J'ai hésité entre le "Franchement bien" et le "Culte", mais finalement je pense qu'il mérite bien un "culte". Je le relirai avec grand plaisir. A découvrir donc (ainsi que les autres albums de Davodeau ! Oui oui, on peut le dire, je suis fan).