Les Ignorants

Note: 4/5
(4/5 pour 26 avis)

Un vigneron chez Jean-Pierre Gibrat ou chez Emmanuel Guibert, et un auteur de bande dessinée dans la vigne : mais qui sont-ils ? Deux ignorants ! Comment, pourquoi, et pour qui faire des livres ou du vin ? Les réponses à ces questions forment le récit vivant et joyeux d’une initiation croisée.


BD Reportage et journalisme d'investigation BDs à offrir Bouffe et boisson Davodeau Documentaires Les prix lecteurs BDTheque 2011 Nouveau Futuropolis One-shots, le best-of Pays de la Loire Profession : bédéiste

Par un beau temps d'hiver, deux individus, bonnets sur la tête, sécateur en main, taillent une vigne. L'un a le geste et la parole assurés. L'autre, plus emprunté, regarde le premier, cherche à comprendre « ce qui relie ce type à sa vigne », et s'étonne de « la singulière fusion entre un individu et un morceau de rocher battu par les vents ». Le premier est vigneron, le second auteur de bandes dessinées. Pendant un an, Étienne Davodeau a goûté aux joies de la taille, du décavaillonnage, de la tonnellerie ou encore s'est interrogé sur la biodynamie. Richard Leroy, de son côté, a lu des bandes dessinées choisies par Étienne, a rencontré des auteurs, s'est rendu dans des festivals, est allé chez un imprimeur, s'est penché sur la planche à dessin d'Étienne... Étienne et Richard échangent leurs savoirs et savoir-faire, mettent en évidence les points que ces pratiques (artistiques et vigneronnes) peuvent avoir en commun ; et ils sont plus nombreux qu'on ne pourrait l'envisager de prime abord... Texte : Editeur.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 06 Octobre 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Les Ignorants
Les notes (26)
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03/10/2011 | Alix
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Par Pierig
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pierig

Les livres de Davodeau ne m’attirent pas plus que cela. Pourtant, quand j’en lis, je ne me heurte à rien de rédhibitoire. Je crois que la bd docu et partisane m’intéresse peu en fait. Et le dessin transparent de l’auteur a du mal à accrocher mon regard. Les échanges entre deux ignorants, l’un auteur de bd et l’autre viticulteur, permettent de mieux appréhender leurs métiers respectifs. Bien des analogies sont d’ailleurs pointées entre ces deux professions. J’ai apprécié la qualité de la narration et la sincérité de la démarche. On se trouve devant des aventures humaines où le goût du travail bien fait et la satisfaction du client priment sur le reste. Par contre, je trouve que les informations distillées sont partielles et partiales … Quel intérêt un viticulteur a de se faire contrôler par Ecocert si ce n’est pas pour valoriser sa production en agriculture biologique (AB) ? Certes, l’intention de vendre ses vins parce qu’ils sont bons et non parce qu’ils sont bio est louable mais il pourrait très bien travailler comme en bio sans se faire agréer et éviter des coûts superflus. En fait, ce qu’oublie de dire le vigneron, c’est qu’il touche des aides "AB" sur son vignoble. Bref, ce sympathique vigneron est donc en quelques sortes un "chasseur de primes". Mais il n’est pas un simple bio. Il est un bio qui pratique la biodynamie. Ce principe reste nébuleux : on observe des résultats (souvent peu objectivés) sans en comprendre les mécanismes. C’est quelque chose de quasi mystique voire ésotérique : "heureux celui qui croit en la biodynamie sans en connaître les principes". Enfin, la question du souffre (les fameux sulfites) est soulevée et fait débat. Tous s’entendent pour diminuer la dose mais reconnaissent leur nécessité pour empêcher un vin de tourner au vinaigre. Certes, certains s’en passent totalement mais les résultats sont plus aléatoires. Toutefois, j’ai apprécié l’honnêteté de l’auteur de montrer qu’un bio possède un pulvérisateur et traite ses vignes (même si ce sont des substances chimiques différentes qu’en agriculture conventionnelle). Pour beaucoup, un produit alimentaire bio, c’est "non traité". Ce n’est évidemment pas le cas … Bref, un achat que je ne conseillerai pas mais un prêt en bibli (ou comme idée cadeau), pourquoi pas ?

07/02/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Davodeau est un auteur à deux facettes – d’inégale valeur de mon point de vue : il publie des romans graphiques, et des documentaires généralement engagés. C’est la seconde catégorie que je préfère, et de loin (ses romans graphiques m’ayant le plus souvent déçu). Ici, le parti pris est assez simple, puisque Davodeau séjourne chez un ami viticulteur, en Anjou : celui-ci lui fera découvrir son travail (auquel il participera), tandis que Davodeau fera découvrir à son ami une liste (relativement éclectique) d’œuvres du neuvième art. Ceci étant accompagné de la rencontre de certains de ces auteurs (et pas des moindres, puisqu’entre autres Gibrat, Marc-Antoine Mathieu, Guibert). J’aurais bien aimé accompagner leurs pérégrinations (accompagnées de dégustations sympas le plus souvent), et en particulier discuter avec Marc-Antoine Mathieu ! La partie BD est intéressante – mais je suis moins néophyte que Richard Leroy, le viticulteur, et j’ai donc moins appris de choses. Même si le regard d’un béotien sur certaines œuvres est assez caustique parfois (et pas dénué de fraicheur), comme son incompréhension de l’engouement entourant le travail de Moebius, ou ses questionnements par rapport à l’intérêt de l’oubapo. Hélas, les amis de Davodeau étant généralement – comme lui – des « noms », l’aspect « métier précaire » du bédéiste est passé sous silence (alors que je pense qu’une grande partie des auteurs sont loin de gagner franchement leur vie avec leur travail – ou alors en acceptant certaines concessions (travaux alimentaires, publicitaires, etc). C’est d’autant plus dommage que Leroy ne cache pas, lui, les difficultés de son métier. C’est d’ailleurs cette partie qui m’a le plus captivé, puisque si je suis amateur de « bons vins », je n’ai aucune réelle culture dans ce domaine, et n’ai que des connaissances fragmentaires sur le processus qui mène le raisin à mon gosier. Là aussi toutefois, Davodeau n’éclaire qu’un aspect des choses, puisque Leroy est un viticulteur relativement atypique, car produisant en bio (mais en plus refusant d’afficher le label et pratiquant la culture biodynamique – tout en se questionnant à son propos). Deux « ignorants » qui découvrent certains aspects du métier de l’autre donc, mais qui sont curieux, et ne sont pas englués dans une pensée monolithique. Le dessin de Davodeau est simple, efficace (quelques visages difficiles à différencier parfois quand même), et le travail en Noir et Blanc (avec nuances de gris) rend l’ensemble agréable à lire. Une chouette réussite en tout cas !

20/08/2017 (modifier)
Par klechko
Note: 3/5

L’auteur s’y connait peu en viticulture et le vigneron découvre le monde des auteurs de bande dessinée. L’un initie l’autre à son univers et inversement, tel est très brièvement l’échange de bons procédés que raconte cette histoire vécue par l’auteur. Je n’ai jamais été un très grand fan des dessins d’Etienne Davodeau mais je sais qu’en général je vais passer un moment agréable de lecture. Ici, le récit ne déroge pas trop à la règle, l’aventure humaine est intéressante et l’on peut y apprendre certaines choses, parfois assez techniques sur les deux univers proposés. Néanmoins, je n’ai pas été passionné ni emporté par le récit que je ne suis arrivé à terminer qu’en m’y reprenant à plusieurs reprises avec au final, une lecture assez détachée et peu enthousiaste. Juste 3/5 en ce qui me concerne sans conseiller l’achat.

21/04/2016 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

J’ai attendu que les effets médiatiques sur la sortie des « Ignorants » soient atténués pour lire cet album d’Etienne Davodeau. En effet, je voulais prendre du recul sur les péripéties vécues par l’auteur et surtout ne pas être influencé par les bonnes critiques des médias et des lecteurs sur ce one-shot. Donc, l’occasion me fut présentée il y a quelques mois quand j’eus la possibilité d’acheter « Les ignorants » grâce à des bons gagnés lors d’un concours (je remercie vivement les intéressés, ils se reconnaîtront !) Alors, que nous propose Etienne Davodeau ? Encore une bande dessinée dite « documentaire »… Chiche ! ça tombe bien car j’aime beaucoup ce genre de récit. Cette fois-ci, l’auteur nous emmène chez un viticulteur, Richard Leroy. En échange de son vécu pendant un an chez ce protagoniste, Etienne Davodeau a convaincu le viticulteur de découvrir en parallèle le monde de la bande dessinée. Seul point commun entre de nos deux personnages : ils ne connaissent pas "l'autre" métier. Et on assiste donc pendant toute cette période aux échanges sur la bande dessinée et sur la viticulture entre Richard Leroy et Etienne Davodeau. Je vais donc vous faire partager mon point de vue sur cette bd en deux parties : d’abord, sur les séquences nous explicitant la viticulture car c’est un domaine dont je ne connais pas particulièrement ; et ensuite, sur la bande dessinée qui est un secteur que j’ai côtoyé assez souvent pour que j’en fasse une opinion propre. Les séquences sur la viticulture : ce sont ceux que j’ai appréciés le plus dans « Les ignorants » car j’y ai appris pas mal de choses. De plus, le viticulteur en question pratique le « bio » (terme que je qualifie de « bobo attitude », ça fait plus snob de dire « bio » que « naturel »… enfin, bref…), ce qui est encore assez rare de nos jours surtout lorsqu’on découvre la « biodynamie » qui est une technique très particulière… J’ai apprécié l’attitude de Richard Leroy : on sent beaucoup de passion en lui envers le vin, j’aime les personnages qui ont un tempérament (raisonnablement) excessif et ce viticulteur en fait partie. Cependant, je dois reconnaître que je suis ressorti frustré de ces séquences parce que cette lecture ne m’a pas convaincu qu’un vin « bio » soit meilleur qu’un Château Margaux ou un Pommerol (ce sont mes vins préférés). J’en suis déçu aussi parce qu’Etienne Davodeau n’a pas rencontré des vignerons (je veux dire par-là qu’il n’a pas abordé longuement ces autres rencontres) qui pratiquent différemment leurs métiers par rapport à ce que réalise Richard Leroy, ce qui nous aurait permis de mieux appréhender le travail de ces viticulteurs et de nous en faire une idée sur les différences entre eux. Les séquences sur la bande dessinée : Concrètement, je n’ai pas appris grand’chose de plus sur le monde du 9ème art. Etienne Davodeau fait découvrir des auteurs très connus des amateurs de bandes dessinées à Richard Leroy. Ces auteurs sont des professionnels qui ont déjà un public et qui arrivent à vivre relativement bien de leur métier. Bref, Etienne Davodeau lui présente un aspect largement idyllique de son métier alors que ce n’est généralement pas le cas ! Je reproche à Etienne Davodeau d’avoir laissé sous silence les aspects négatifs de son métier. Pourtant, j’avais l’espoir qu’il en parle à travers la rencontre avec Nicoby lors du festival de la bande dessinée de Saint-Malo, Nicoby avait interpellé Etienne Davodeau en lui disant en gros qu’il montrait le côté « bisounours » du monde de la bd à Richard Leroy. Mais, cette séquence est –à mon avis- trop courte et aurait mérité une place plus importante dans son récit ! J’ai apprécié particulièrement le(s) passage(s) du récit où le viticulteur demande à Etienne Davodeau et aux autres auteurs pourquoi ils vénèrent Jean Giraud (sans que ceux-ci puissent lui expliquer les raisons !). C’est un point que je n’arrive pas à comprendre non plus ! Les choix de lecture de bandes dessinées proposées par Etienne Davodeau à Richard Leroy me sont apparus pertinents, il n’y a rien à redire là-dessus. Au final, malgré les remarques négatives que j’ai citées ci-dessus, la lecture des « Ignorants » m’est apparue très agréable, très sympa car Etienne Davodeau est un des auteurs qui arrivent à me « capter » facilement à ses histoires quel que soit le sujet abordé. C’est le genre de livre que j’aime feuilleter calmement en fin de journée bien calé dans un bon fauteuil. Après, de mon point de vue d’un amateur de bandes dessinées, il ne faut pas non plus vous attendre à déboucher une bonne bouteille de vin après avoir lu ce récit car je n’en ressors pas totalement convaincu des bienfaits de l’agriculture bio. En tout cas, ce ne fut pas mon cas !

23/04/2015 (modifier)
Par Cécilia
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Les ignorants se font découvrir leur métier/passion respectif... pour notre plus grand plaisir ! Etant moi aussi relativement ignorante de ces deux domaines : le vin et la BD, j'ai apprécié cette immersion absolue. Le récit est long, il prend son temps, relatant les petites anecdotes de cette expérience peu commune. J'ai vraiment apprécié ce rythme. Comme un bon vin, j'ai pu prendre le temps de le savourer. Je ne dirais pas que le récit s'est bonifié avec le temps puisqu'il est assez constant. Aussi bien au début qu'à la fin. Le dessin de Davodeau n'est pas celui qui me touche le plus. Je trouve que les personnages font un peu bruts. Mais finalement dans cette BD, cela ne m'a pas dérangé. Les vignes sont superbes. Et finalement la beauté de l'histoire et des moments vécus par les personnages prend le pas sur le léger manque d'esthétisme du trait (à mon goût !). Finalement je n'ai qu'un seul regret : ne pas pouvoir goûter les vins que l'on découvre au long du récit !

26/03/2014 (modifier)
Par Puma
Note: 5/5

Deux artisans - l'auteur de la BD, et un vigneron - vont vivre une année en promiscuité en continuant leur activité et en découvrant celle de l'autre. Jusque là, rien de bien exceptionnel. Mais la vérité absolue des personnages, et le graphisme qui sert avec une belle élégance simple les parcours de vie que l'on suit, s'imposent immédiatement. Cette transparence parfaite et évidente de chacun des deux belligérants montre que l'auteur ne triche pas ! Et l'on devient successivement à la lecture soit l'élève du vigneron, soit le confident de l'auteur BD. Une lecture de 267 pages lues d'une traite, tant une fois commencé, l'on peine à lâcher le bouquin. Un genre particulier de narration BD, inhabituel, et qui a parfaitement fonctionné en ce qui me concerne. Une très belle réussite !

02/10/2013 (modifier)
Par bab
Note: 3/5
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J’aime le vin et la bd : deux bonnes raisons de lire « les ignorants ». Davodeau nous livre ici une expérience intéressante en se plongeant dans l’univers du vin et en plongeant son pendant vinicole dans l’univers de la BD. Le récit est intéressant et riche en informations sur les vins, mais aussi sur la bd car on suit les protagonistes sur une année entière. Les rencontres évoquées sont riches et les points de vue abordés sont complets et bien documentés. Le dessin tout dans les nuances de gris est agréable et souligne parfaitement le propos. Le bémol que je mettrais sur cet ouvrage est son point de vue très orienté vers le vin bio et une façon de faire de la bd. On frôle pour moi une approche un peu élitiste des deux activités, même si les choix sont parfaitement justifiés par les protagonistes. On nous offre ici une vision du vin et une vision de la bd. On adhère ou pas…

06/03/2013 (modifier)
Par Blue boy
Note: 5/5
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Comme dans Rural !, Etienne Davodeau se met en scène, et ce n'est évidemment pas par égocentrisme. En effet, s’il maîtrise le sujet du neuvième art, il n’hésite pas à se montrer « ignorant » en matière d’œnologie. Davodeau est avant tout le bédéaste de l’humain, attaché à montrer les « vrais gens ». Il mise sur l’authenticité et son trait est en accord avec lui-même. Il ne cherche pas à faire joli à tout prix, l’esbroufe n’est pas le genre de la maison, et certains lecteurs exigeants n’apprécieront peut-être pas son style. Mais Davodeau va à l’essentiel et s’il glisse par ci par là des paysages de vignes, ceux-ci dégagent davantage la propre sensibilité de l’auteur qu’une beauté formelle. Et lorsque ce dernier recourt au lavis noir et blanc, il le fait avec subtilité, et à cet égard, je trouve les ciels d’orage ou les reflets sur les trottoirs après la pluie très réussis. Ce récit original est construit comme une quête initiatique, où chacun de deux protagonistes est en alternance le maître et l’élève. Cela confère une vraie dynamique à l’histoire qui sinon aurait pu paraître plus monotone. Et même si on ne s’intéresse au départ ni à la BD, ni au vin, on ne peut qu’y prendre du plaisir, car ce que célèbre Davodeau ici, c’est d’abord la richesse intrinsèque aux relations humaines, les rencontres (et il y en a !), en d’autres termes l’amitié tout court, simple, généreuse et sans calcul, celle qui se forge en trinquant, antithèse de l’amitié « facebook » de nos ultra modernes solitudes. Pour résumer l’affaire, on a tous (et souvent) quelque chose à apprendre de l’autre, si « ignorant » soit-il ! Il s’agit donc également d’une invitation à la curiosité et à la modestie – ce qui hélas n’empêchera peut-être pas certains messieurs « Je-Sais-Tout » de s’en servir pour briller en société… Une vraie leçon de vie, en somme. On peut voir aussi ce livre comme un plaidoyer en faveur d’une viticulture traditionnelle, et à ce titre Richard Leroy est admirable dans sa détermination à renoncer au traitement chimique de ses vignes, à considérer la terre comme un être vivant, à la respecter, car pour Richard et ses amis vignerons qui se lancent dans l’aventure, c’est bien la terre qui fait le vin. Même l'utilisation du tracteur est néfaste d’après ces puristes, qui font cela par passion, tiennent à leur liberté et préfèrent produire de la qualité quitte à produire un peu moins... discréditant ainsi les choix productivistes d’une partie de leurs confrères sans pour autant souscrire au modèle bio. Et pourtant, ils n'ont pas pour autant de certitudes et on se rend compte que la viticulture n'est pas une science exacte... Tels des artistes, ils cherchent, explorent, expérimentent, se plantent parfois mais savent au moins ce qu'ils ne veulent pas. Pour son initiation au neuvième art, Etienne emmène Richard sur les routes entre deux tailles de vigne. Ainsi on visite une imprimerie, on traîne ses guêtres dans des festivals, on cause bédé et on rend visite à des confrères (Jean-Pierre Gibrat, Marc-Antoine Mathieu, Emmanuel Guibert) ou à son éditeur (Futuropolis), et ce, en n’oubliant jamais de trinquer évidemment ! Mon verdict : le millésime Davodeau 2011 est exceptionnel, il est « droit », a « une belle chair », avec un petit goût capiteux qui demeure longtemps en bouche, à tel point qu’il donne vraiment très envie de le partager…

13/09/2012 (modifier)
Par dut
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Attention, grosse qualité cette BD :) C'est une histoire qui arrive marier 2 mondes (la BD et le vin), de facon très adroite, tres belle et très sincère ! Très adroite, car le parcours initiatique des 2 protagonistes qui découvrent le métier de l'autre au fil de l'album, c'est vachement bien foutu. Davoveau découvre le métier de vigneron au fil des saisons, et son ami vigneron (je me souvient plus de son nom désolé) découvre la BD à travers les albums qu'on lui fait lire, mais aussi à travers des rencontres avec des auteurs (celle avec Gibrat est exquise), des festivals, et rendez-vous chez l'édtieurs, l'imprimeur etc. Et nous au milieu de tout ca, on découvre les 2 mondes, et on se laisse porter par l'histoire. Le coté sincère, c'est parce qu'on sent que c'est authentique ! Le pense que cette BD est le reflet parfait de l'année passé ensemble par ces 2 hommes, en tout cas, moi je marche ! Sinon coté dessins, je connaissais pas trop Davodeau, c'est un style assez chouette, ça me plait vraiment ! Si toutes les BD de Davodeau sont aussi sympa et authentique, je sens que je vais m'y pencher un peu plus, car c'est pour moi une vrai découverte ! Prochain achat : Rural! ;)

27/04/2012 (modifier)
Par pewi
Note: 5/5

J'aime beaucoup l'humanisme qui se dégage de ce récit très instructif pour qui aime le travail des artistes de la bd et celui des artisans amoureux de la vigne. Le dessin fait la part belle à la beauté naturelle. L'amour pour l'Homme, l'amour pour la Nature : voilà un joli manifeste ! Je ne vois pas de points faibles à cette bd équilibrée et délicate.

17/04/2012 (modifier)