Murciélago

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Saga érotico-violente à l'humour noir et mordant !


Seinen Square Enix

La justice est parfois inutile pour éradiquer le mal. Pour faire face à la gangrène criminelle grandissante, le pays fait appel à une tueuse à gages professionnelle en la relaxant temporairement de sa peine de mort. Son nom : Kuroko Kômori. Avec à ses côtés, Hinako Tozakura, fanatique de véhicules en tout genre et également chargée de sa surveillance...

Scénariste
Dessinateur
Traducteur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 04 Octobre 2018
Statut histoire Série en cours (courts récits - 15 tomes parus au Japon) 5 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Murciélago
Les notes (3)
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23/10/2018 | Mac Arthur
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Par Erik
Note: 2/5
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On pourrait se demander ce qui se cache derrière cette couverture un peu intrigante ? La réponse sera toute simple et sans détour : rien de notable ! On aura encore droit à un scénario assez simpliste qui va faire dans le bourrin et dans le stéréotype. Certes, notre héroïne est une tueuse névrosée qui fait un peu de réparti rigolote. Bref, le farfelu dans toute sa splendeur. Je relève que la lecture ne sera pas désagréable pour autant. Cela pourrait plaire à une bonne frange de la population plutôt jeune avec son humour de situation redondant et sa débauche d'action virtuelle. Comme dit, il en faut pour tous les goûts. Respect. Ceci dit, cela ne m'a guère passionné. Je ne suis pas fan mais cela demeure potable avec son humour noir mordante.

11/05/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
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3.5 Une série qui se lit bien du moment qu'on accepte le coté peu réaliste du scénario (je doute fort que les autorités au Japon vont un jour libérer une tueuse en série pour qu'elle leur rende des services). C'est encore un manga qui va très loin dans le caricatural et les gens qui n'aiment pas les excès doivent passer leurs chemin ! On retrouve de l'action, de la violence, de l'humour et du fanservice vu que la tueuse est une lesbienne perverse. Bon, j'ai déjà vu pire au niveau de la violence et du fanservice donc rien ne m'a choqué. Il faut dire que l'humour noir passe bien et c'est tellement exagéré par moments qu'on dirait presque un cartoon.Le scénario est prenant. Une des raisons pour lesquelles j'ai bien accroché est que je trouve les héroïnes attachantes et que la plupart des personnages sont tellement hauts en couleurs qu'ils sont mémorables. Le dessin est dynamique et expressif. Un bon manga de divertissement.

26/10/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Nouvelle série lancée par Ototo, Murciélago est un seinen dans lequel se mélangent humour noir, humour déjanté, érotisme lesbien, action et violence. Ne cherchez ici aucune forme de réalisme, tout est excessif, des poitrines des protagonistes (un bonnet J pour l’héroïne) aux scènes de poursuites automobiles (de toit en toit dès le premier tome… et ne me demandez pas comment elles sont arrivées là, je serais bien en peine de vous répondre) en passant par les différents combats et autres scènes d’action. C’est qu’elle découpe à tour de bras, la longiligne –à un détail mammaire près- Kuroko Kômori, serial killer imperturbable et détachée tant qu’il s’agit de trucider mais incapable de se contenir dès qu’une poitrine avenante se profile dans son champs de vision. Libérée en échange de menus services à rendre aux autorités, elle exécute d’autant plus gaiement les ordres reçus que ceux-ci lui donnent l’occasion de s’adonner à sa grande passion dans la plus totale légitimité. Dans ses missions elle est épaulée par la jeune et sautillante Hinako Tozakura, experte es-tout ce qui a des roues. Cette dernière a la lourde charge de surveiller Kuroko mais se révèle en définitive être bien plus une comparse qu’une tutrice. Le duo fonctionne grâce à sa complémentarité, l’une froide et décalée, l’autre survoltée et passionnée. Ce duo porte le récit mais les seconds rôles, bien folkloriques dans la majeure partie des cas (d’un ex-catcheur ultra bodybuldé à une dame de compagnie insensible à la douleur, il y en a pour tous les goûts), assurent eux aussi le job. La majeure partie des chapitres sont tournés vers l’action et la violence, violence atténuée par l’humour noir et déjanté et le côté excessif de l’ensemble. L’érotisme lesbien est bien présent mais reste très soft et garde une certaine morale. Il est mis en avant lors de l’un ou l’autre chapitre mais demeure quantité négligeable par rapport à l’action. Les tomes se découpent en courts récits dont la longueur varie d’un seul à 6 ou 7 chapitres. Et bien entendu, l’éditeur s’est arrangé pour que chaque tome se termine alors qu’un récit est encore en cours, histoire de motiver les lecteurs à acheter le tome suivant… pour au moins avoir la fin de l’aventure qu’il était en train de lire. Je ne vais pas dire que j’ai été estomaqué par les deux premiers tomes mais ils se lisent facilement. C’est très rythmé, amusant à l’occasion et les auteurs font montre d’imagination dans certaines péripéties. Le côté décalé et noir fonctionne plutôt bien tandis que les auteurs parviennent à éviter les pièges du glauque, du sordide facile et du voyeurisme dérangeant (même si voyeurisme il y a… faut pas déconner non plus, mais j’ai déjà vu bien pire par ailleurs). Le dessin est agréable dans son ensemble. Les personnages sont bien typés (le côté caricatural de l’œuvre aide bien de ce point de vue) et les décors ne sont pas oubliés. Seul bémol (habituel) : des scènes d’action pas toujours des plus lisibles avec un découpage trop souvent tourné vers l’esthétisme plutôt que vers la logique séquentielle. Si vous êtes amateurs du genre, je pense qu’il s’agit d’un bon investissement. Dans le cas contraire, je ne crois pas que cette série vous convertira. Pas mal, quoi.

23/10/2018 (modifier)