Universal War One

Note: 4.35/5
(4.35/5 pour 139 avis)

Dès 2050, les nouvelles facilités qu'à l'homme à s'arracher de sa planète ouvrent une ère de colonisation du système solaire alliée à un incroyable boum économique. Des 12 milliards de terriens, près de 500 millions partent dans l'espace. A voir aussi : Universal War Two


Auteurs complets Best of 1990-1999 Derrière les murs Guerres interstellaires Lanfeust Mag On en parle... Quadrants Science-Fiction, le best-of Soleil Space Opera Voyages dans le temps

Dès 2050, les nouvelles facilités qu'à l'homme à s'arracher de sa planète ouvrent une ère de colonisation du système solaire alliée à un incroyable boum économique. Des 12 milliards de terriens, près de 500 millions partent dans l'espace. Suite à cela l'ONU devient la tête d'une fédération terrestre chargée de veiller sur le système solaire : en 2067 est fondé l'UECG : United Earthes Central Government... et l'armée qui accompagne tout état : l'UEF, United Earthes Force. En font parti tous les états et fédérations terrestres, les stations orbitales Alpha, Bêta, Gamma, Delta et Epsilon, les colonies de la Lune, Mars et Vénus. Les autres colonies des satellites de Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton restent sous régime administratif privé des neufs CIC, Compagnies Industrielles de Colonisation. Début du tome 1: Un petit vaisseaux scout en provenance de Saturne se dirige vers une sorte de mur de ténèbres. Il semble avoir perdu tout contact radio avec le reste de l'humanité. Les deux pilotes se stabilisent à proximité du mur. Malgré la trouille du prénommé Mario, ils larguent une sonde accroché par un filin vers le mur. La sonde pénètre dans les ténèbres. Soudain, le filin se tend. Tandis que la peur du premier pilote tourne à la panique, le second, Balti, a le réflexe de rallumer les moteurs du vaisseau. Le filin se consume et libère le scout Mario le trouillard engueule son compagnon, lui demandant pourquoi il n'a pas simplement largué le filin. Balti lui dit que c'était plus sûr de s'éloigner du mur avec les moteurs. Les réacteurs ont laissé de grandes traces sur les ténèbres. Mario, paniqué à l'idée que ça aurait pu lui sauter à la gueule, insulte "les putains de héros", "cette putain de guerre" et "cette putain d'armée". Un vaisseau de chasse Trihedron rattrape à ce moment le Scout. Son pilote, le captain June Williamson rappelle à l'ordre Mario, lui signalant qu'il est à nouveau au contact radio. Le Scout est alors entouré d'une escadrille de chasse complète. "Allez, les enfants, on rentre à la maison" L'ensemble rentre vers la gigantesque IIIème flotte spatiale de l'UEF, en orbite autour de Saturne. Trame générale: Coupant le système en deux, LE MUR est apparu. Si grand, si sombre, insondable. Pourtant, l'escadrille Purgatory a réussi à en forcer l'entrée, mais a payé cette première victoire de la vie d'un de ses pilotes. Et lorsque enfin les survivants parviennent à détruire définitivement le mur, ils disparaissent avec lui. Au coeur de cette étrange odyssée, le destin leur offrira même la terrible chance de rejouer leur propre histoire. La première Guerre Universelle pourrait-elle être évitée ?

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Décembre 1998
Statut histoire Série terminée 6 tomes parus
Couverture de la série Universal War One
Les notes (139)
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17/09/2001 | brunelle
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Une série SF culte d'abord très centrée sur l'action qui a finalement à partir du tome 3 réussi à devenir à mon sens la meilleure histoire traitant du voyage dans le temps, l'auteur développant brillamment sa thèse tout au long des quatre derniers tomes en étant cohérent tout du long. Bravo ! Mais il ne faut pas croire que cette série se limite à une simple démonstration d'un ancien mathématicien. L'intrigue est palpitante, tragique à souhait (tome 4...), pleine de surprises (tomes 3 et 6, notamment) et offre une véritable réflexion sur l'évolution de notre monde, ce futur de 2098 étant parfaitement cohérent avec la direction prise par les institutions mondiales que l'on ressent depuis au moins trente ans. De plus, les personnages sont très charismatiques et attachants, particulièrement Kalish, Mario, Kate et son père. Une réussite de bout en bout. Les notes détaillées des albums : 1. La Genèse **** 2. Le Fruit de la Connaissance **** 3. Caïn et Abel ***** 4. Le Déluge ***** 5. Babel ***** 6. Le Patriarche *****

27/09/2019 (modifier)

Universal War One. LE Béhémoth de la SF francophone. Voilà une saga qui a fait (et qui fait sans doute encore) beaucoup parler d'elle ces dernières années et qui s'avère être très populaire si l'on se fie au nombre d'avis qui s'accumulent sur cette page. Et soyons francs, cette popularité n'est pas imméritée . Avec Universal War One on est vraiment dans la science-fiction pur jus, on s'approche même de la hard science-fiction, Denis Bajram fait la part belle à l'imaginaire futuriste et nous présente une colonisation humaine de la galaxie à la fin du XXI siècle. Des mégastructures supraétatiques, d'immenses corporations économiques et commerciales, des gigantesques flottes interstellaires, tous oeuvrent au bon déroulement de cette grande aventure coloniale. Mais la marche des choses va être totalement bouleversée par l'apparition d'un énigmatique mur ténébreux, absolument monumental, entre Saturne et Jupiter. De là vont naître les prémices de la Première Guerre Universelle, qui va opposer la Fédération des Terres Unies aux Compagnies Industrielles de Colonisation ; le pouvoir politique et militaire contre le pouvoir économique et marchand. Sur six tomes, Denis Bajram tisse la toile d'une intrigue proprement ahurissante, intelligente, complexe (d'aucuns diront même peu être un peu trop), rythmée régulièrement par des pastiches de citations bibliques ; un sommet de maîtrise scénaristique et de storytelling qui ne laisse pas le temps aux neurones de souffler tellement il y a de retournements brutaux de situation qui remettent toutes nos certitudes acquises jusque là en cause. Cette idée du temps que l'on peut manipuler ou distordre n'est pas nouvelle, mais Bajram s'en sert et la renouvelle avec tellement de brio que tout le long du récit on reste pantois d'ébahissement en suivant les allez et retours temporels des protagonistes. Protagonistes d'ailleurs qui sont assez bien campés et interessants, quoiqu'un tantinet stéréotypés ( le génie misanthrope, le poltron adipeux, le casse-cou... bon...) mais heureusement ça ne gâche en rien la lecture même si leur occasionnel franglais m'a exaspéré au plus haut point ( "wormhole" ? "WORMHOLE" ? "Trou de ver" ça faisait pas assez cool c'est ça ?) Bref, pour conclure Universal War One ( UW1 pour les aficionados) m'a enchanté de bout en bout. La SF française a produit quelques grands classiques et je considère que cette superbe bande dessinée en fait assurément partie. Plus qu'une lecture, une expérience à vivre.

25/07/2015 (modifier)
Par Miguelof
Note: 3/5

J'ai découvert et lu cette série grâce aux avis sur BDT. C'est pas mal, mais un peu comme les Méditations de Descartes (que j'aime bien) : rationnel, logique, ambition de perfection. Quand même, l'oeuvre manque un peu d'émotion, d'imprévisible, tant au niveau du scénario que pour le dessin. C'est inteligent, compétent, mais comme oeuvre d'art je suis resté sur ma faim. Je conseille la lecture... Pour l'achat, ça dépend si vous êtes en France ou en périphérie comme moi...

17/03/2015 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Les aviseurs de BDT ne s’y sont pas trompés. Universal War One, aujourd’hui largement reconnue comme un classique de la BD de SF française, est extrêmement aboutie à (quasiment) tout point de vue, et tout cela sous la main d’un seul homme, j’ai nommé Denis Bajram. Un dessin réaliste au trait fin et assuré, allié à une mise en couleur flamboyante, vient servir un scénario très original. L’histoire, qui effectue constamment des va-et-vient temporels entre plusieurs époques, a nécessité, selon les dires de l’auteur lui-même, de nombreux schémas et tableaux permettant de maintenir la cohérence de l’intrigue. Car il aurait été sans doute très facile de se laisser engloutir par un projet aussi ambitieux. Mais grâce à son shaker magique, l’auteur sait faire apprécier sa potion, rendant le récit accessible et fluide aux moins scientifiques de ses lecteurs. Même si on a parfois l’impression d’être largué à propos de certaines considérations scientifiques (l’espace temps, les wormholes…), en particulier dans les premiers tomes, on ne perd jamais vraiment le fil. Pas besoin donc d’avoir de grandes connaissances en physique pour apprécier la série. L’aspect politico-économique n’est pas en reste et devrait combler les amateurs de géopolitique. On voit comment les CIC, devenues extrêmement puissantes avec l’exploitation des ressources du système solaire, décident un jour de défier les institutions politiques internationales. On peut même y voir une sorte de mise en garde adressée aux citoyens de notre époque : que se passerait-il si un jour les multinationales prenaient l’ascendant sur les gouvernements, aujourd’hui déjà largement soumis aux diktats de la finance mondialisée ? L’auteur va jusqu’à créer une mythologie propre à la série, rythmée par les extraits d’une mystérieuse « Bible de Canaan », ce qui ravira les plus mystiques. La noirceur de certains personnages (tous très bien campés) confère par ailleurs à ce chef d’œuvre une dimension shakespearienne. Quelques petits bémols toutefois : une entrée en matière un brin longuette, si prenante soit-elle, heureusement compensée par un point d’orgue spectaculaire au milieu de la série. Autre source de perplexité : la question écologique, totalement éludée. Quant à l’arme des CIC, elle est véritablement terrifiante. Une arme d’un nouveau genre utilisant la gravitation, sorte de gigantesque fil à couper le beurre capable de découper en tranches des planètes entières, mille fois plus redoutable que l’Etoile noire de Star Wars ! Une véritable innovation dans un ouvrage de SF, qui, espérons-le, restera cantonnée à l’imagination de conteurs tels que Bajram, mais s'imposera à coup sûr comme l’image forte de cette puissante saga.

15/02/2015 (modifier)
Par Thobias
Note: 5/5

Excellente surprise que cette bande-dessinée, qui démontre d'ailleurs l'intérêt de ce site, je ne l'aurais probablement jamais lu si elle ne figurait pas en si bonne place dans les immanquables. En effet j'aime beaucoup la science fiction et Jodorowsky est mon auteur de bd préféré mais s'il y a une branche de la sf qui ne m'attire pas du tout et qui peut flinguer une bonne série TV comme Lost c'est bien le le voyage dans le temps. C'est donc la première oeuvre qui traite de ce thème que je me prends à aimer et même à adorer. Cet amour n'a cessé de croître au fil des albums. Je m'y suis repris plusieurs pour lire le premier, qu'une fois fini je trouvais sympa sans plus, faute notamment de Balti, stéréotype de fier à bras téméraire américain, le genre de personnage qui m'insupporte. Mais j'ai fini par vraiment accrocher au tome 2, beaucoup aimer aux tomes 3 et 4 et adorer aux tomes 5 et 6 qui sont de véritables chefs d'oeuvre. La vraie bonne idée de cette série c'est de résoudre le paradoxe temporel : on ne peut pas changer les événements. Le scénario est donc béton et cohérent de bout en bout, une fois achevée, on sait que l'auteur avait déjà conçu l'ensemble de la trame au moment d'écrire le premier tome. L'autre atout de cette bd est le personnage extraordinaire de Kalish, complexe, génial, cynique et sacrément charismatique. Bref une épopée spatiale et temporelle à ne pas manquer!

13/12/2014 (modifier)
Par Pedrolito
Note: 2/5

Je n'ai pas du tout accroché a cette BD! Suis-je passé à côté de quelque chose ? Peut être vu le nombre de commentaires positifs sur cette série. Le temps fera peut être ouvrage sur ma perception des choses et me fera changer d'avis. Je n'ai lu que le premier tome et n'ai pas voulu poursuivre la lecture. Le dessin n'est pourtant pas mauvais, on a ici de belles mises en images. Ce qui m'a rebute tiens d'un je ne sais quoi qui me pousse a ne pas poursuivre. Le scénario n'est a mon avis pas des plus original. On a affaire a une bande de mercenaires/malfrats a qui il va surement arriver beaucoup de choses par la suite dans ce théâtre magnifique qu'est l'espace. Est ce la violence de ce premier tome qui m'a fait passer mon chemin (cette scène de viol est elle vraiment nécessaire, je ne sais pas.. ?) ? Peut être. En tout cas, je n'ai pas du tout accroché, j'ai même eu du mal a finir ce tome. Dommage.

13/11/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Commençons par le dessin sur lequel je ne m'attarderais pas sauf à dire qu'il nous offre de magnifiques planches, de ce côté tout est donc OK. C'est l'histoire qui m'a fait mettre cette note plus basse que la moyenne. Lorsque l'on aborde la question des voyages dans le temps il faut tenir sa barque, on peut vite se casser la gueule. Je ne dirais pas que c'est le cas ici mais il me semble que pour nous faire passer la pilule D. Bajram s'est astreint à quelques circonvolutions qui n'allègent pas le propos. Qui à certains moments ne s'est pas retrouvé un poil paumé, je dit bien un poil, pour bien comprendre quand et où se trouvait tel ou tel personnage? Après l'auteur tient sa barque, on s'intéresse à ses personnages un brin caricaturaux et l'ensemble tient la route. Alors au final cette longue série se laisse lire avec plaisir, l'intrigue avance bien, un conseil de lecture pour amateurs de space opéra.

31/08/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Bon , on est en plein space opera, c'est un fait. Une épopée spatiale qui pourrait être efficace et haletante sur toute sa longueur, et qui en même temps prend une dimension humaine par sa réflexion sur notre avenir qui peut s'avérer incertain, menacé des progrès effrénés de la technologie qui va toujours plus loin, et aussi la soif de pouvoir de l'homme qui depuis l'aube de la civilisation, a toujours cherché à se détruire. La série développe donc des idées savantes et audacieuses, même si ces histoires de paradoxe temporel frisent le délire. Bajram conçoit une SF terrifiante mais hyper complexe, où se mêlent l'héroïsme, la peur, la volonté, la folie à travers un scénario bien trop compliqué pour mes petites cellules, car effectivement, cette science-fiction là, je n'y souscris pas, c'est le genre de Bd qui ne m'apporte aucun plaisir de lecture, c'est un univers où je ne me sens pas à l'aise, et de toute façon, la série est bien trop irrégulière, avec des passages intéressants voire exaltants, et d'autres très ennuyeux. Il y a peu d'humour, tout est bien trop sérieux et un peu pesant. Mais ce n'est pas tout. Ce qui m'a tout de suite frappé, c'est que Bajram repique un concept déjà éprouvé : recruter des repris de justice pour accomplir des missions dangereuses, c'est pas nouveau, en gros c'est les 12 Salopards dans l'espace. En plus, les personnages ne sont pas vraiment intéressants, leur psychologie n'est pas assez travaillée ; entre un Kalish qui sait tout et les autres qui sont quand même des caricatures usées, il y a peu de marge de manoeuvre. Franchement, passer 8 ans d'une vie sur une telle série aurait pu permettre à l'auteur de s'appliquer un peu plus sur certains détails. Heureusement que la partie graphique m'a aidé à tenir le coup pendant la lecture des 6 albums ; la mise en page et les cadrages modernes sont bons, il y a des images fortes qui ont de la gueule, et quelques pleine-pages grandioses, bref l'ensemble travaillé au pinceau et à l'ordi est plutôt correct. Voila donc encore une série dont le succès demeure un mystère pour moi, je trouve tout cet engouement bien trop exagéré.

09/08/2014 (modifier)
Par Ro
Note: 5/5
L'avatar du posteur Ro

Je remets à jour mon avis après une relecture de l'intégrale de la série (superbe intégrale au papier épais, couverture relief et gros dossier annexe soit dit en passant). Je monte ma note à Culte car même en tant que relecture, j'ai pris un véritable plaisir à lire cette série que j'ai trouvée quasiment sans faille. C'est de l'excellente science-fiction mêlant hard-science, space opera et anticipation géopolitique. C'est intelligent, beau, prenant et fichtrement bien foutu ! J'aime beaucoup ces histoires mélangeant vaisseaux spatiaux et voyages temporels, surtout quand on peut y donner une explication scientifique presque logique. Et même si j'en ai lues énormément en romans ou vues en feuilletons télé et que celle-ci n'est pas forcément la plus originale, elle est franchement bien faite. Il y a certes quelques postulats à admettre comme l'antigravité qui semble permettre de tout réaliser dans cette histoire, et quelques raccourcis comme l'explication scientifique de la téléportation et des sauts dans le temps mais, si on est prêt à les admettre, la logique de l'histoire tient vraiment la route. Et au-delà des histoires de voyages dans l'espace-temps et de combats spatiaux, il y a aussi une vraie dénonciation d'un possible futur dirigé par le "marché" et les multi-corporations libertaires et fascistes à la fois qui restera sûrement longtemps d'actualité. Et si, en première lecture, je trouvais les personnages un peu trop typés, comme dans un film américain où chaque perso a son trait de caractère et s'en tient à ça, je les trouve à la relecture tout à fait intéressants et assez crédibles, à l'exception peut-être du personnage clé de Kalish qui est un peu "trop fort", mais ça fait partie des postulats que je suis prêt à admettre pour un bon récit. Cette lecture donne l'impression de voir un très bon scénario de roman de science-fiction mis en image comme un film américain à très gros budget pour offrir des images très impressionnantes. Et pour une fois qu'un film se révèle à la fois plein d'action et intelligent, on ne s'en plaint pas.

20/01/2004 (MAJ le 08/04/2013) (modifier)
Par Al Macino
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Que dire ?! Quand le dessin magnifiquement maîtrisé met en lumière un scénario aussi prenant et bien huilé on ne peut que s'incliner devant tant de talent. Tout y est : des personnages bien choisis aux traits psychologiques intéressants. Une histoire passionnante, une ambiance à couper le souffle. Jamais BD ne m'avait tant fait rentrer dans une histoire. A ne pas rater!

21/11/2012 (modifier)