Les derniers avis (7654 avis)

Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Arte
Arte

Ce manga à connotation historique est un réel coup de coeur. Il est plutôt rare d'en rencontrer. Par bien des aspects, cela m'a rappelé l'excellente série Cesare mais sans la rigueur. Cependant, le sujet s'intéresse particulièrement à la fabrication des tableaux dans les fameux ateliers durant la Renaissance à Florence. Arte n'est pas seulement le nom d'une célèbre chaîne de TV intelligente dans sa programmation culturelle mais également le prénom d'une jeune aristocrate de 16 ans qui renonce à sa condition pour devenir artiste peintre. Cependant, elle devra surtout faire face à la misogynie ambiante. En effet, les hommes détestent qu'une femme vienne empiéter sur leur chasse gardée. Au début du XVIème siècle, la plupart des filles recevaient une éducation au rabais par rapport aux garçons du même milieu. Tout ce qu'on demandait aux femmes, c'était d'être de bonnes épouses, d'avoir des enfants et de bien les élever. Arte va s'élever contre ce système mais elle paiera très cher le prix de cette liberté. Enfin, une vraie héroïne qui est déterminée et volontaire ! Ce manga va également nous permettre de nous immerger à travers le quotidien de cette ville au milieu du foisonnement de la Renaissance. On va découvrir ainsi les différentes corporations, le rôle de l'Eglise, le marché, le carnaval également et les courtisanes. La narration aidant, on sera vite submergé par ce récit. L'auteur est un réel inconnu qui frappe fort pour sa première série richement documentée. Le dessin est une vraie merveille sur un support tout à fait adapté et très soigné. On a du mal à y croire ! C'est une vraie success story. On va suivre cette série de très près car elle nous réserve le meilleur tel que c'est parti. Il faut lire Arte si on apprécie particulièrement les mangas de qualité. Déjà 7 tomes et le récit a pris totalement une autre tournure ce qui apporte un peu de nouveauté et de renouvellement. Arte est devenue préceptrice à Venise pour dompter une petite fille au caractère assez capricieux. Certes, on s'éloigne un peu de l'art et des tableaux. Cependant, on découvre une ville magnifique ainsi que la société des aristocrates vénitiens qui ne manque pas de charme. C'est toujours aussi beau graphiquement parlant. Les mangas que j'achète actuellement sont assez rares. Cette série en fait pourtant partie. On pourrait également penser que cela serait réservé à un lectorat plutôt féminin mais il n'en n'est rien malgré les couvertures. Il faut aller au-delà pour percevoir la grâce et la beauté de l'histoire. Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5

03/01/2016 (MAJ le 12/01/2018) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Lincoln
Lincoln

"Lincoln" est une BD gorgée de récompenses et prix divers qui a attiré beaucoup de lecteurs à ses débuts dans les années 2000. Cela a été un franc succès en librairie et on peut dire que cela était franchement mérité. Comment expliquer cet engouement du public ? Sans doute par un regard à la fois féroce, lucide et satirique qui s'accorde à une mise en scène calme et naturaliste et paradoxalement très efficace car dégraissée des gros artifices inhérents au genre. Cette jolie fable est parfois perçue comme un western philosophique. Au-delà d’une réflexion sur la nature humaine, les auteurs signent une histoire intrigante et atypique qui mêle religion et philosophie sur fond d’humour noir. On a enfin droit à quelque chose qui sort des sentiers battus de la bd d’humour commerciale. En tout cas, j'attends chaque sortie de nouveau tome avec impatience. C'est dire ! Le dessin et les couleurs s'allient parfaitement pour permettre une grande lisibilité de l'album. Cet anti-héros crève littéralement l’écran ou devrais-je dire les cases. Le rendre sympathique est un véritable tour de force de la part des auteurs. Nous avons droit à une bd intense, pudique et subtile dont le scénario n'empêche pas une vraie et discrète virtuosité. Les dialogues sont véritablement percutants même si on ne hurle pas de rire devant tant de cynisme. Une Bd qui constitue un véritable brûlot divin iconoclaste en diable ... J'ai été étonné de la direction prise par le tome 8 en pleine Première Guerre Mondiale s'éloignant un peu plus du western. C'est là encore une prise de risque de la part des auteurs qui ont pris le parti de faire évoluer leur personnage au risque de lasser le public par la multiplication des albums. En effet, Lincoln est devenu rare de par une parution beaucoup plus espacé. Ainsi, il a fallu attendre pas moins de 4 ans pour le 9ème volume qui nous plonge dans l’Amérique puritaine des années 20 avec la prohibition de l’alcool. Cependant, c’est surtout les milieux anarchistes qui feront l’objet du thème de cet album. A noter également que l’on commence sérieusement à préférer le petit diable au bon Dieu ce qui est quand même assez révélateur. Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 5/5 - Note Globale: 4.5/5

09/04/2007 (MAJ le 12/01/2018) (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Loup des Mers
Le Loup des Mers

Je suis un grand fan de Jack London, dont je collectionne les écrits (réédités pour mon plus grand plaisir) et dont je me targue d'avoir bientôt lu toute la bibliographie. Mais dans ce fouillis de plus de cinquante livres aussi divers que cohérent, il en est un que je n'ai toujours pas lu : Le loup des mers. La raison est que lorsque cette BD est sortie, je ne l'avais toujours pas lu et je me suis réservé le plaisir de découvrir en avant première l’œuvre qu'en aura tiré Riff Reb's. Vous l'aurez compris à cette note, mais ce livre est exceptionnel. Et la liste des qualités est aussi longue que vous le souhaitez. Le dessin ? Si ce n'est pour vous le point le plus fort, je crois qu'il faut au moins lui laisser sa maestria. Une virtuosité du trait, une noirceur métaphorique, un talent pour représenter le monde maritime ... Il est beau, précis, efficace. C'est dosé à la perfection pour faire ressentir toute l'atmosphère poisseuse d'une goélette de mer, toute la noirceur de ce navire hanté par son capitaine. Rien que le dessin mérite à coup sur qu'on s'y attarde, mais aussi qu'on le relise. Le scénario ? Outre l'adaptation qui a été faite avec brio (Jack London, malgré tout le respect que je lui porte, est souvent un peu daté dans la façon d'écrire), je dois dire que c'est un modèle pour expliquer les passerelles entre BD et livres : la façon de rendre ces écrits, cette voix intérieure qui traverse les pages, tout autant que la coupure en chapitres. Je suis émerveillé de la façon dont il a réussi à retranscrire les idées, les propos et l'histoire, tout en reconnaissant qu'on est pris aux tripes dans cette lecture presque viscérale. L'ambiance ? Le plus gros point fort selon moi. Une ambiance de mer, de philosophie, de mort et de noirceur. L'âme humaine dans ses plus bas niveaux, là où ni dieu ni le philosophe ne peuvent aider. C'est une parenthèse que nous ne connaitrons sans doute jamais, mais qui prend aux tripes par la façon de nous montrer des hommes dans leurs limites les plus absolues. Rien ne sera épargné au(x) héros, et ce pour notre plus grande horreur. Les couleurs ! Une idée superbe : une couleur dominante par chapitre, envahissant toutes les cases et donnant un ton à chaque chapitre, renforçant les idées et les propos. Et justement, finissons par cela : les propos. Les considérations de chaque homme, mais avant tout de Loup Larsen, le capitaine, sont une des raisons supplémentaires d'aimer cette BD. On y retrouve toutes les idées chères à Jack London : la sauvagerie de l'homme, le nihilisme, l'opposition entre la culture et la force, le destin inéluctable de l'homme, le bonheur dans l'accomplissement physique détaché de toute philosophie, les "dandys" contre les travailleurs, la force primitive de la nature contre laquelle l'homme ne peut rien, et l'absurdité de la vie des hommes. Comme un rappel de notre condition, cette BD se fait défenseur d'idées peu développées aujourd'hui, jugées sombres, violentes ou très peu humanistes. Mais force est de reconnaitre la qualité des arguments employés par Loup Larsen, et ce jusqu'à la fin, qui semble ironiquement lui donner raison. Une BD belle, une BD forte, qui fit grande impression à sa sortie, et qui le mérite amplement. Du travail de ce niveau, c'est du chef-d’œuvre. Dois-je préciser que je conseille la lecture ?

10/01/2018 (modifier)
Par herve
Note: 5/5
Couverture de la série Mademoiselle J. (Il s'appelait Ptirou)
Mademoiselle J. (Il s'appelait Ptirou)

Avant tout, je dois préciser que j’ai abandonné la lecture des Spirou et Fantasio depuis quelques années. Bien sûr, je m’étais rué dès leur sortie vers les albums "Une aventure de Spirou vu par… ", mais quelle déception ! Les repreneurs, pourtant reconnus, comme Vehlmann, Frank Legall ou Yoann ou encore Fabrice Tarrin n’ont pas réussi à me convaincre. Pire, j’ai revendu toute cette collection, à deux exceptions près : le formidable " Le journal d’un ingénu" d’Emile Bravo , et " Le groom Vert-de-Gris " (malgré quelques maladresses) de Yann & Schwartz. Depuis, j’évite tout achat de la série " Spirou" depuis la désastreuse reprise de Morvan & Munuera (j’ai également revendu les albums de cette période) ou de ses déclinaisons. Difficile en effet de succéder à Franquin, même si la période Fournier était plaisante, et si Tom & Janry avaient réalisé de très bons albums, sans oublier Nic & Cauvin, qui rétrospectivement, nous avaient offert des histoires correctes. Dommage que Chaland n’ait pas continué sa propre version, qui ravivait les nostalgiques des premières aventures de Spirou et Fantasio. Nostalgie justement, c’est sur cette vague que navigue " Il s’appelait Ptirou " de Verron et Yves Sente. Tout d’abord, c’est le côté " rétro " du dessin qui m’a attiré. N’ayant pas lu les autres albums de Laurent Verron, ce fut une belle découverte. Côté scénario, Yves Sente, si souvent décrié, notamment sur sa reprise de Thorgal et de certains Blake et Mortimer, s’en sort ici magistralement. En débutant l’histoire à la manière des "belles histoires de l’oncle Paul", que je lisais dans ma jeunesse dans les périodiques conservés par mon père, il fait un beau cadeau aux nostalgiques du journal. Pari risqué mais pari réussi, au delà même de mes espérances. Le scénario repose sur plusieurs intrigues sur fond de début de récession de l’année 1929, le tout pendant une traversée transatlantique. On retrouve de l’aventure, du suspense, des clins d’œil appuyés (avec Robert Velter), un début de romance le tout sur un ton mélodramatique assez inattendu pour une aventure évoquant "Spirou". Car cet album n’est pas une histoire de "Spirou", une de plus, mais un véritable hommage au personnage, à sa genèse, et à son créateur, Rob-Vel. Très bel album qui me réconcilie enfin avec le personnage. A lire d’urgence.

07/01/2018 (modifier)
Par Alkarn
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Yiu
Yiu

Sans véritable équivalent, Yiu peut être considéré comme un OVNI dans le monde de la bande dessinée, mais un OVNI incroyablement convaincant. Un univers sombre, marqué de fanatisme religieux qui n'est pas sans rappeler certains éléments du 3ème Testament. Un questionnement identitaire sur l'avenir de la race humaine dans un monde marqué par la technologie dont Matrix aurait pu s'inspirer. Un monde fait de cynisme et d'ultraviolence (dont on constate avec effroi qu'il fait parfois étonnamment écho à l'actualité) ... et au milieu, Yiu qui déploie toute sa rage face au chaos ambiant. Porté par des illustrations exceptionnelles, Yiu ressemble davantage à une gigantesque fresque qu'à l'image qu'on se fait d'une bande dessinée. Intense, profonde, au plus prêt des émotions primaires, Yiu vous prend par les tripes et vous oblige à ouvrir votre regard sur le monde. Avec au final une seule question... A la fin : que subsistera-t-il de nous? On aime ou on déteste mais personne ne restera indifférent. Pour moi, c'est un véritable chef d'oeuvre!

05/01/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série Et si l'amour c'était aimer ?
Et si l'amour c'était aimer ?

J'ai l'impression de ne pas être objectif quand je mets cette note à Fabcaro car c'est l'un des rares qui arrive à me faire sourire avec un humour très fin et distingué. Je succombe à chaque fois et ce depuis que je l'ai découvert alors qu'il était quasi-inconnu dans le vaste monde de la bd. C'est vrai que Zaï Zaï Zaï Zaï a tout changé et je me demande ce qui a enfin provoqué l'étincelle au niveau du public. Bien sûr, c'était mérité depuis longtemps. Avec ce titre, on flirte avec le roman photo qu'on trouvait dans les kiosques des gares et qui narrait les infidélités d'un couple sur fond d'eau de rose. Les références me parlent réellement à l'exception de la macédoine. Bon, en même temps, je ne verrai plus jamais ce légume de la même façon ! L'auteur est un formidable conteur qui sait bien nous embarquer. Le texte est véritablement hilarant. On passe un superbe moment de lecture détente avec cette parodie de roman photo dans un style Harlequin des années 80.

30/12/2017 (modifier)
Par Pierre
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ar-Men - L'Enfer des enfers
Ar-Men - L'Enfer des enfers

Ar-Men est un défi de l’homme lancé à la nature, un véritable bras de fer entre Bretons et (leur) Océan. Le scénario, un peu tortueux au début, se tient finalement et Lepage nous emmène, au gré des 92 pages, dans son univers. Côté dessin, à part les visages « simplistes » dont je ne suis pas accroc, les paysages marins sont justes fascinants car tout y est : le mouvement, les couleurs, la violence, la beauté, le mystère... Bref une très belle BD que je recommande donc !

30/12/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ar-Men - L'Enfer des enfers
Ar-Men - L'Enfer des enfers

Grandiose! Pas très loin de l'excellence. J'aime la mer, en Corse, au Pays Basque et en… Bretagne où elle possède une sauvagerie que pour l'instant je n'ai rencontré nulle part ailleurs. Certains d'entre vous habitent bien loin de là mais si l'occasion vous en est donnée, n'hésitez pas à venir faire un tour sur nos côtes. Après la côte de granit rose de Perros, pas besoin de GPS c'est tout droit vers le soleil couchant. Le Léon, les abers et enfin tel un Graal la pointe du raz et ses rochers magnifiques où la mer vient se fracasser. Le phare de la Vieille, légèrement vers le nord celui de Tevennec, ensuite on aborde l'île de Sein, pas tous les jours!, encore un phare et la chaussée avec en point de mire notre Ar-Men. Quand on pense que cet édifice d'une trentaine de mètres de haut fut construit sur un caillou d'à peine 12m de long sur 11 de large. Emmanuel Lepage est très fort, je ne m'appesantirai pas sur son graphisme, la qualité de sa colorisation. L'ensemble force le respect et avec un tout petit effort l'on sent presque les embruns, pour un peu on entendrait les mouettes. Ici le scénario est diablement intelligent, car ce n'est pas le bête récit de la construction d'un phare auquel nous avons droit, c'est un album sur les racines profondes de la Bretagne avec une magnifique évocation de la légende de l'Ankou qui ne l'oublions pas sévissait aussi sur les mers à bord de son vaisseau le Bag Noz. En surplus E. Lepage ancre son récit dans une autre temporalité, celle d'un père racontant à sa fille la légende de la ville d'Ys qui pour une fois met chaque acteur à sa véritable place, ôtant ainsi à Guenolé le beau rôle qui lui est souvent attribué. Alors que dire de plus; si vous avez un scénario intelligent accompagné de superbes planches, et dessiner la mer dans tous ses états n'est pas si simple. Ajoutez à cela un DVD pour la première édition, je répète, grandiose, coup de cœur et culte. Et puis tient venez donc faire un tour jusqu'à la pointe du continent ça mérite le détour.

29/11/2017 (modifier)
Par Salluste
Note: 5/5
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

- Le bureau de Gaston doit être par là, capitaine. Mais vraiment, je ne suis pas sûr que cela vaille la peine de le déranger. - C'est une question de principe, Tintin. Nous allons juste lui demander comment il fait pour être classé dans le top des Immanquables de Bdthèque... BOUM !! - Capitaine ! Vous ne vous êtes pas fait mal, j'espère. - Mille sabords ! Sur quoi ai-je donc glissé ? Sniff, sniff...Sacrebleu, c'est du guano ! Comment du gua... ça vous fait ricaner Tintin ? - Oh, ce n'est pas moi Capitaine. On dirait plutôt que c'est ce chat avec son air narquois. Ha, Gaston est là. Regardez comme il a l'air heureux en dormant. - Mr Tintin, Capitaine Haddock ?! Quel bon vent vous amène ? - Bonjour Mr Prunelle, nous venons voir Mr Lagaffe mais nous n'osons pas le réveiller. - Grrmbl... il va bien falloir pourtant. Mr DeMesmaeker attend ses contrats et Mlle Jeanne m'a dit que Gaston les a... euh Capitaine, puis-je voir les papiers avec lesquels vous essuyez votre semelle ?... ROGNTUDJUU !!! …. …. - Sapajou ! Moule à gauffres ! Gaffophone de musette ! - Capitaine, vous pouvez arrêter . Il ne vous entend plus. - Tonnerre de Brest ! Pourquoi m'avez-vous empêcher de lui coller une prune à ce Prunelle ? - En parlant de prune, regardez notre pare-brise Capitaine ! Nous aurions dû « nourrir l'affreux bouffre-fric » comme nous l'avait conseillé ce jeune homme en face. - M'enfin Tintin, M'enfin !

25/11/2017 (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ar-Men - L'Enfer des enfers
Ar-Men - L'Enfer des enfers

Cela finit par devenir une habitude, celle d'acheter "le dernier Lepage" les yeux fermés. Et bien, encore une fois, je n'ai nullement été déçu par son nouveau one-shot dédié au célèbre phare au large de l'île de Sein, Ar-Men, justement surnommée "l'Enfer des enfers". Emmanuel Lepage ne se contente pas ici de retracer l'histoire de la construction difficile du phare, à travers l'histoire du jeune Fouquet Moizez, mais il nous relate aussi la vie de gardien de phare avec Gabriel. Avec lui, nous retrouvons les grandes légendes de la Bretagne avec l'Ankou mais aussi celle de la ville d'Ys (pour aller plus loin, écoutez " Gwerz Kêr-Is" de Yann-Fanch Kemeneur, c’est une merveille) qui nous hantent toujours (ah ! J’oubliais de dire que j’étais breton). Outre le scénario où se mêlent histoires, légendes, documentaire et destin des hommes, ce qui fait la force de ce récit c’est évidemment le dessin d’Emmanuel Lepage qui prend toute sa démesure dans les planches de tempêtes nocturnes. Après l’Antarctique, et Tchernobyl, j’ai l’impression que Lepage fait partager aux lecteurs des éléments encore plus déchainés, au large des pointes bretonnes. Il faut noter qu’on peut prolonger le voyage avec le DVD (" les Gardiens de nos côtes ", documentaire de Herlé Jouon, avec Emmanuel Lepage ) qui est présent avec la première édition de cet album. Un très bel album qui mérite d’être lu et relu. Un régal pour les yeux, une très belle histoire d’hommes.

19/11/2017 (modifier)