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Couverture de la série GTO - Great Teacher Onizuka
GTO - Great Teacher Onizuka

GTO, c’est bien. GTO, c’est hilarant et violent en même temps. GTO, c’est une œuvre providentielle pour toute une génération. GTO, c’est un guide pour la vie. Eikichi Onizuka est un jeune homme de 22 ans ancien voyou chef de gang de bikers, qui cherche à se reconvertir mais comme il ne sait pas trop quoi foutre, il décide de devenir enseignant de lycée parce qu’il y a la sécurité de l’emploi, que c’est un job « tranquille », et l’idéal pour secrètement se taper des petites jeunes. Parce que oui, Onizuka a beau être le type bad ass gros dur à cuir, il est néanmoins puceau. Pas de bol, il se retrouve à devoir enseigner à de jeunes merdeux de collège. Une classe sur les sentiers de la perdition composée de gosses mal à l’aise dans leurs pompes même s’ils le nient et qui en font voir de toutes les couleurs à leurs profs (dans un esprit cruel et non pas bon enfant). Mais faut-pas-faire-chier Onizuka qui a des méthodes pas très… « académique ». GTO ça raconte plein de trucs : du social avec des histoires touchantes sur ces jeunes ados qui manquent surtout de repères ou qui se sentent inadaptés au système scolaire (japonais mais le problème se pose aussi bien en France) qui cherche à les faire rentrer dans des petites cases ; un peu de philosophie sur l’expérimentation de la vie ; beaucoup d’humour en-dessous de la ceinture ; de la bagarre décomplexée ; un esprit très encré dans la mentalité japonaise où il est mal vu de pleurer sur son sort et de montrer ses émotions, etc. Comme beaucoup j’ai d’abord découvert GTO par la série animé, c’était un truc énorme à l’époque. Je crois que c’était diffusé pour la première fois en France en 2004. J’avais à peu près le même âge que les personnages de la série et ce qu’ils vivaient me touchait donc d’autant plus, même si les histoires étaient pour la plupart invraisemblables, ce n’est pas le propos. Il y avait aussi cette VF magique avec des acteurs qui usaient d’un langage argotique qui rendait la série mémorable : « Toi quand je t’appellerai pot-de-chambre, tu sortiras de sous le lit » (et monsieur le Directeur avec sa Cresta… qu’est-ce que je me suis fendu la poire avec ses malheurs). Et cette musique très jazzy bien dans les années 2000 était tout aussi culte. C’est vrai qu’on ne retrouve bien évidemment pas ces choses-là dans le manga mais l’air de rien l’anime lui est très fidèle. L’humour libidineux-3ème degré est le même, les tronches des personnages sont les mêmes également, l’histoire ne bouge quasiment pas d’un iota, en tout cas pas dans les grandes lignes (cette fin en points de suspensions est néanmoins regrettable). Et puis le dessin de Toru Fujisawa est vraiment bon quoi. Souvent entre manga et adaptation il y en a souvent un des deux qui morfle, là les deux sont au top. Je recommande aussi bien les deux médias (avec une préférence pour l’anime). Franchement on pourrait en parler sur des pages et des pages, mais à quoi bon ? Si vous avez entre 27 et 33 ans (grosso modo), il n’y a pas besoin d’expliquer en long-en large pourquoi GTO est archi-cultissime. Pour les ados, il faut lire le Great Teacher Onizuka ! Pour les plus vieux, ce n’est pas de votre génération, mais qui sait, ça pourrait vous surprendre.

18/11/2017 (modifier)
Couverture de la série Et si l'amour c'était aimer ?
Et si l'amour c'était aimer ?

Après un gros succès (mérité) avec son Zaï Zaï Zaï Zaï et un retour à l’autodérision soft et humoristique chez La Cafetière avec Pause, voilà de nouveau Fabcaro chez 6 Pieds avec une histoire d’humour crétin, voire totalement débile. On y retrouve le dessin et la bichromie déjà utilisés sur son génial Zaï Zaï Zaï Zaï, et certains types de dialogues farfelus, où l’absurde, le non-sens font souvent mouche. Ici, il est question de caricaturer les histoires à l’eau de rose, les romans photos débiles, avec textes au kilomètre et dialogues abscons, erreurs de traduction et autre délicieuse exaltation du néant intellectuel (déjà, rien que le titre…). J’avoue avoir bien ri à plusieurs réparties, surprenantes, débiles. Par contre, si j’ai globalement bien aimé cet album, je l’ai trouvé un tout petit cran en deçà de ZZZZ. Plus inégal, avec une panoplie d’humour moins large, même si le même ton absurde prédomine. Mais moins bien que génial, cela reste quand même très bien ! Nan, mais il faudrait quand même qu’il arrête, Fabcaro, il commence à me coûter cher, hein !?

17/11/2017 (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5
Couverture de la série Red Ketchup
Red Ketchup

Plus je relis les albums de Red Ketchup, plus j'aime cette série. Même les histoires qui me paraissaient moyen il y a quelques années me semblent excellent aujourd'hui. À l'occasion de la sortie du dernier album, je réécris mon avis. Red Ketchup est un spin-off de la série Michel Risque. En effet, c'était un personnage secondaire qui est devenu tellement populaire qu'il éclipsa Michel Risque. Il connut d'abord des aventures en une dizaine de pages avant de connaitre 8 grandes aventures en 44 pages. La dernière fut subitement interrompu lorsque le magazine qui le publiait (Croc) ferma ses portes et il a fallut attendre 22 ans pour voir la suite et la fin de cette histoire ! Cette série a plusieurs qualités a commencé par le dessin en ligne clair très personnel de Réal Godbout que j'aime bien. Red Ketchup est un des meilleurs anti-héros que je connaisses et il est une très bonne parodie de la violence que l'on retrouve dans la société américaine. L'humour de cette série me fait bien rire, mais il faut aimer l'humour noir. Les scénarios sont bien construits et prenant et je pense que mon affection pour les scénarios du duo Fournier-Godbout. Chaque mois il devait fournir pour Croc quatre pages de Michel Risque et puis par la suite 4 pages de Red Ketchup et chaque mois ils déballaient toutes les idées qu'ils avaient en tête ce qui explique sans doute pourquoi cette série (ainsi que Michel Risque) est remplit de personnages mémorables, du personnage le plus important au simple figurant. Le dernier album dont plus de la moitié a été conçu deux décennies après le commencement du récit est remarquable car il est aussi bon que les autres albums ! Le dessin de Godbout n'a pas prit une ride. Les seuls trucs que je peux reprocher c'est que les têtes m'ont semblés un peu bizarre parfois et il me semble que la coloration sur les nouvelles pages me semble différente que le reste de l'oeuvre, mais c'est pas trop grave. La fin de cette aventure laisse une porte ouverte pour de nouvelles aventures de Red Ketchup et si cela arrive j'espère que les auteurs ont encore pleines de bonnes idées dans leurs têtes !

27/10/2009 (MAJ le 17/11/2017) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu
L'Homme qui n'aimait pas les armes à feu

J'aime le genre du western spaghetti dont semble s'inspirer ce titre. Il y a déjà une grande maîtrise du scénariste qui nous présente des personnages aux caractères bien trempés et donc différentiables. On se souvient tous de la magnifique série culte Alim le tanneur. J'ai été agréablement surpris de voir le même auteur abordé un genre différent. Un petit mot également pour le dessinateur Paul Salomone dont c'est la première réalisation à ce niveau pour dire qu'il dessine très bien. La colorisation est également parfaitement réussie. Bref, la qualité est incontestablement au rendez-vous. Maintenant, il reste à savoir si cette aventure va continuer sur cette lancée. On l'espère en attendant le second tome. Je n’avais pas trop compris la résonnance de ce titre car on voit un homme Byron Peck qui semble prendre son pied avec les armes à feu bien qu’il dit les détester. Le second tome va être une véritable révélation à défaut de révolution mexicaine. On va se pencher sur le passé récent de nos trois protagonistes et surtout découvrir le traumatisme de notre héros qui ne sera pas forcément aussi sympathique qu’on le croyait. J’ai beaucoup aimé le changement progressif de ce personnage avocat de métier. Bref, la psychologie sera de mise après l’humour dévastateur du premier volume. Et puis, et surtout, il y a l’objet de la quête que l’on comprend. Il s’agit d’une interprétation de l’un des articles les plus litigieux de la Constitution des Etats-Unis d’Amérique. On aperçoit clairement quels sont les enjeux de ce petit bout de papier qui fut volé malencontreusement. De nos jours encore, le port d’arme est l’objet d’un vif débat dans ce pays pas comme les autres. Les récentes tueries n’ont pas eu raison des marchands d’armes représenté par le puissant lobby la National Rifle Association dont le but est de promouvoir les armes à feu sous couvert de protection des droits civiques. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la boutade de l’auteur au niveau des dédicaces sur la page de garde. En conclusion, ce second tome aura réussi l’exploit à faire mieux que le premier en prenant un virage inattendu. En effet, on avait été plongé au cœur d’une action tonitruante. Le second a une portée plus philosophique au risque d’un long flashback. Résultat : l’aventure s’éclaire. Pari réussi. Et puis, ce dessin est d’une incroyable vitalité. J’adore véritablement ! Le troisième tome nous offre la suite des aventures de Byron, Tim et Hoggart qui courent toujours après la méchante Margot détentrice des fameux documents pouvant changer la face de l'Amérique et sa législation sur les armes à feu. C'est une véritable course-poursuite avec ses nombreux rebondissements. On est au coeur de l'action sous le soleil de plomb du désert de l'Arizona. A noter que les dialogues sont plus rares pour laisser place à l'action. Le quatrième et dernier tome marque la conclusion de cette sympathique série. A noter que l'humour sera beaucoup moins présente pour laisser place à une terrible tragédie. Cela ne se terminera pas forcément bien alors que l'on aurait sans doute attendu le contraire. Du coup, cela laisse un goût un peu amer. A chaque tuerie aux Etats-Unis, on ne peut s'empêcher de penser à ce fameux second amendement... Juste un dernier mot pour dire que j'aimerais bien voir plus de titres dans le genre « western ». Cela me manque de ne plus voir de western à la télé comme dans le temps. Le genre a disparu même si régulièrement on trouve quelques œuvres ici et là. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5

18/09/2011 (MAJ le 12/11/2017) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Murena
Murena

Murena est produit par un scénariste très talentueux à savoir Dufaux et un dessinateur hors-paire: Delaby. Murena est un somptueux péplum riche en rebondissement tragiques. L'une de ses grandes forces est de coller scrupuleusement à la réalité historique et de la rendre palpable et émouvante. Le premier cycle "celui de la mère" raconte l'histoire de la jeunesse de l’empereur Néron dans la Rome antique. L'empereur Claude est tombé amoureux d'une jeune femme, délaissant ainsi la terrible Agrippine et son fils adoptif, le futur empereur Néron. Agrippine n'aura de cesse que de faire reconnaître son fils comme unique héritier de l'empire et s'opposer à Brittannicus. Elle sera prête à tout même à tuer ceux qui barrent la route au chemin du trône. Néron est un jeune homme écrasé par le poids de sa mère, il se soumet à tout ce qu'elle prévoit pour lui, jusqu'à être complice du plus terrible des actes. Devenu empereur, ce dernier prend conscience des véritables motivations de sa mère au point d'ordonner son assassinat. Mais avant de disparaître, Agrippine élabore une dernière machination: placer Néron entre les griffes de l'inquiétante Poppée. Le second cycle "celui de l'épouse" explore les années où Néron est enfin parvenu à se soustraire de l'emprise de sa mère et où il règne sans partage sur l'Empire mais où il a succombé aux charmes vénéneux d'une femme encore pire que sa défunte mère. Son meilleur ami Murena apprendra à ses dépens qu'il n'est pas bon de rester près du pouvoir. Néron va sombrer petit à petit dans la folie que lui connaissons attisée par son épouse Popée. Pour autant, l'auteur ne le considère pas comme un personnage tout noir. Il y a comme une espèce de réhabilitation à un moindre degré que l'on ressent par exemple dans le tome 7 où l'on découvre qu'il a véritablement de la peine après la mort de sa fille unique. On voit également qu'il n'a pas allumer le feu dans Rome ce que je croyais véritablement d'après ce qui en avait été dit jusqu'à présent. Oui, le récit de sa vie réserve quelques surprises de taille ! Le troisième cycle est "celui de la mort" et commence véritablement avec le tome 9 à savoir les épines qui sera le dernier dessiné par le regretté Philippe Delaby. On le regrettera beaucoup car il a porté cette série sur des sommets historiques. Autant dire que le tome 10 était particulièrement attendu 4 ans après le dernier. Il fallait prendre la relève de l'excellent dessinateur Philippe Delaby. Pas facile vu le niveau graphique de ce dernier qui frisait avec la perfection. Je n'ai pas été déçu par Théo qui a repris le flambeau avec honneur. C'est la série qui en dépendait véritablement. Il apporte une autre touche tout aussi intéressante. Son dessin est certes un peu plus anguleux et sans doute un peu moins perfectionniste. Cependant, il y a une parfaite maîtrise des corps et des décors tout en assurant un cadrage digne de ce nom à cette production. Une bonne idée que cette tête de cochon pour un banquet assez prometteur. Le récit est relancé par la perte de mémoire de Murena qui va se retrouver mêler à un complot visant à tuer l'empereur. Je considère cette série comme un réel chef d’œuvre tant par le dessin qui frise la perfection que par la psychologie de ses personnages. Les luttes intestines sont montrées dans toute leur dureté. Tous les coups sont permis pour des personnages dévorés par la passion du pouvoir, ce dernier les poussant à accumuler trahisons et crimes! Une BD « culte » même si le personnage du héros portant le nom de la série pourrait être plus étoffé. Il est vrai que c'est le seul personnage principal de la série à être fictif. Murena est tout à tour témoin et acteur de l'existence mouvementée de Néron. C’est du grand art! De loin, une des meilleurs BD historique avec un souci du réalisme qui imprègne chaque case des albums jusque dans ses moindres détails. Bref, Murena restitue dans toute sa splendeur, sa violence et son horreur le règne de Néron. Une captivante et prodigieuse leçon d'histoire! :) :: Note Dessin : 5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.75/5

14/02/2007 (MAJ le 12/11/2017) (modifier)
Par herve
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Travailleur de la nuit
Le Travailleur de la nuit

Lorsque j'ai commencé la lecture de cette bande dessinée , je ne savais pas où je m'embarquais. Et bien, je n'ai pas lâché ce livre jusqu'à la dernière page. Véritablement passionnant de bout en bout. La vie d'Alexandre Jacob, scénarisée par le talentueux Matz, m'a enthousiasmé. "Gentleman cambrioleur" avant l'heure, Alexandre Jacob a traversé le XXième siècle avec plus ou moins de bonheur. Mais quelle vie il a eu, digne d'un roman ! Du mouvement ouvrier aux sombres anarchistes, aux préparations des vols (Ah! la visite "amicale" chez Pierre Loti) en passant par la guerre de 39-45 et le bagne de Cayenne (qu'Albert Londres contribuera à fermer), tout y est! Et le tout parfaitement mis en scène par Matz, qui en ancrant le récit à partir d'un prétoire, donne encore plus de force à cette incroyable aventure. Dès le début, on sympathise avec le jeune Alexandre, dans un Marseille formidablement dessiné par Chemineau. Car Léonard Chemineau illustre de manière magistrale cette aventure (dessin et couleurs sont superbes) C'est sans aucun doute, une des meilleures bandes dessinées que j'ai lu depuis ce début d'année. Alors, achetez- la, empruntez- la, volez- là mais lisez cette bd ! Vous ne serez pas déçu du voyage.

03/11/2017 (modifier)
Par Jérem
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gunnm
Gunnm

Après une énième relecture du cultissime Gunnm, je décide enfin d’en faire un petit avis. Je fais court car la série est déjà très largement commentée et plébiscitée sur le site. Gunnm, c’est la symbiose parfaite d’un univers post-apocalyptique immersif, d’une héroïne grandiose, d’une histoire haletante et de combats dantesques. Graphiquement déjà, le manga en impose. Au-delà de la très grande qualité des dessins, Kishiro a réussi à créer un monde incroyablement dense et cohérent, au visuel très original, jouissant d’un dynamisme et d’une expressivité parfaits. Les nombreux personnages sont pour la plupart intéressants et charismatiques mais c’est bien Gally et de loin qui est le plus réussi. Attachante, complexe et imprévisible, ambigüe parfois, elle accroche très vite le lecteur au manga, en dépit d’un début d’intrigue un peu « bateau » (une combattante amnésique à la recherche de son passé). L’histoire prend heureusement très vite beaucoup d'ampleur. Chef d’œuvre de la SF, Gunnm est une série puissante et incontournable !

31/10/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Blast
Blast

J'ai bien aimé ce dernier Larcenet qui sait se renouveler à chaque fois. C'est en effet un peu différent de ce qu'il fait d'habitude. L'humour est généralement son genre de prédilection. Là, nous avons droit à une enquête policière sur un mystérieux gros personnage qui a sans doute commis l'irréparable. Les deux policiers veulent connaître les causes profondes d'un tel acte. Le suspect raconte alors l'histoire de sa vie sur un mode éminemment subjectif et c'est bien triste... La maîtrise narrative est parfaite. Les dialogues ainsi que les réflexions formulées sont du haut de gamme. Nous avons encore une oeuvre supérieure à la moyenne. Pas étonnant vu son auteur assez talentueux. Il excelle véritablement. En ce qui me concerne, il est devenu le maître incontesté de la BD en France. Le talent n'est même plus à démontrer. C'est vrai qu'il agace par son arrogance. Cependant, il n'y a qu'à juger sur pièce pour voir ce dont il est capable. Les plus grands ont souvent été critiqués. Il est clair que la laideur est ici revendiquée. Il n'y a qu'à voir la couverture. Bref, les détracteurs ne manqueront pas pour descendre en flèche cette œuvre et qui nous expliqueront qu'ils se sont ennuyés. Mais comment peut-on s'ennuyer devant cela alors qu'on peut s'extasier devant des productions insipides ? Oui, il faut avoir un certain niveau pour juger et tout le monde ne l'a pas, c'est ainsi. Mais respect également pour la médiocrité qui fait également partie de ce monde et qu'il faut bien accepter. Ne vous laissez pas abuser car nous avons là l'ébauche d'un chef-d'œuvre. J'ai été touché par cette œuvre qui parle de différence et de solitude, du mécanisme implacable qui explique le passage à l'acte. Il y a de la profondeur qui fait défaut à tant d'autres réalisations. Plus qu'une explosion, Blast est un véritable cri qui vient de l'intérieur ! A noter l'existence d'une intégrale qui est parfaite sur la forme malgré ses 800 pages. On a l'impression de lire un très gros roman. Inutile de préciser que j'ai acquis cet objet magnifique. J'en ai profité pour relire cette œuvre. Au sortir de cette lecture, il n'y a pas photo: c'est véritablement culte. Je rehausse par conséquent ma note. Note dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5

13/11/2009 (MAJ le 31/10/2017) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
Couverture de la série L'Araignée de Mashhad
L'Araignée de Mashhad

Ce sont des titres comme celui-ci qui me font renouer avec le monde de la bande dessinée dans ce qu’elle possède de plus beau et de plus passionnant. En effet, j‘ai trouvé le sujet fort intéressant car peu connu du grand public. Il faut savoir que dans l’Iran des Ayatollah, il y a également des meurtriers en séries mais qui ont leurs propres spécificités. Bref, un sérial-killer religieux. Cependant, celui-ci se considère comme un très bon père de famille qui fait le ménage à la place de l’Etat chiite pour se débarrasser des immondes prostitués qui inondent le trottoir de leur venin charnel. A l’écouter, il devient véritable héros à la nation, adulé par les commerçants de la place, vénéré par son fils et par son épouse. J’avoue avoir été bluffé du début jusqu’à la fin où l’on apprend la terrible vérité qui dépasse l’entendement. Ce titre est mon coup de cœur du moment. Je m’aperçois qu’il n’y a pas que Marjane Satrapi comme auteur iranien et qu’il y en a un autre à savoir Mana Neyestani qui fait un véritable carton. Le dessin est beaucoup plus abouti sans compter le scénario qui est maîtrisé d’une main de maître. Cela me donne même envie de connaitre les autres œuvres de cet auteur qui est devenu un réfugié politique dans notre pays. On peut en comprendre aisément les causes en lisant par exemple l’araignée de Mashhad. Le récit sera très fort et parfois assez poignant. Mais inutile d’ajouter que cela sera sidérant pour un lecteur occidental qui parviendra dès lors à mieux comprendre comment un Etat religieux peut bousculer les comportements et les consciences. Cela fait très peur sur ce qui nous attend si on approuve les entreprises de nettoyage qu’elles soient ethniques ou morales. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 4.5/5 - Note Globale: 4.5/5

30/10/2017 (modifier)
Par COMET
Note: 5/5
Couverture de la série Marc Edito
Marc Edito

Marc Edito c'est simplement un chef-d'œuvre du milieu des années 80, c'est à dire de la fin de l'âge d'or de la BD. Cet OVNI piloté par Piotr (Barsony) n'a pas pris une ride grâce à la richesse du dessin et à son humour vraiment trash. Piotr est un génie et son Marc Edito est une grande figure (trop éphémère hélas) de l'Echo des Savanes, aux côtés des personnages de Vuillemin, des Pypo l'intello et des Maurice le cowboy.

29/10/2017 (modifier)