Pinocchio (Winshluss)

Note: 4.03/5
(4.03/5 pour 29 avis)

Angoulême 2009 : Prix du meilleur album. Le conte de Pinocchio revisité à notre époque.


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Pré-publié en partie dans la revue Ferraille Illustré de 2003 à 2005 et interrompu par Winshluss pour se consacrer avec Marjane Satrapi à la réalisation du film d'animation Persepolis (primé au festival de Cannes et au César et nominé au Oscar), Pinocchio narre les (més)aventures de la célèbre marionnette, revues et corrigées par ce bon petit diable de Winshluss. La trame y est globalement la même que dans le célèbre roman de Collodi, cependant l'intrigue y est largement modernisée : On retrouve ici un Pinocchio bien loin du gentil petit garçon de Walt Disney ! Le pantin de bois devient là un simple androïde conçu par un ingénieur en mal de reconnaissance. Tandis que le grillon qui parle (ici un cafard) connaît un sort plus enviable que celui du roman originel, puisqu'il s'agit d'un SDF qui trouve à squatter bien confortablement dans la boite cranienne du petit robot en question.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 28 Novembre 2008
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Pinocchio (Winshluss)
Les notes (29)
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10/12/2008 | Miranda
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Une vision bien trash mais rigolote de Pinocchio. J’avoue avoir longtemps hésité à la lire tant je craignais de tomber sur un truc pas fait pour moi. Ce n’est qu’après avoir lu « Dans la forêt sombre et mystérieuse » que j’ai osé approfondir mon exploration de l’univers de Winshluss et, dans le cas présent, je ne le regrette pas. Ne vous attendez pas à une adaptation du conte au sens strict. L’auteur prend des largesses, s’amuse en introduisant des personnages venus d’autres contes. Mais il respecte ce que je qualifierais de « passages obligés » qui nous permettent de dire que, oui, il s’agit bien d’une version de Pinocchio. Le dessin est assez terrible. L’auteur n’hésite pas à changer de registre en fonction des circonstances. Avec une certaine pertinence mais aussi avec beaucoup de talent ! Le résultat est totalement irrévérencieux, trash et vulgaire à l’occasion mais pas stupide du tout (j’ai particulièrement aimé cette petite phrase assassine qui dit que les riches deviennent de plus en plus riche et les pauvres de plus en plus cons). Ma note irait entre le « pas mal » et le « franchement bien » mais c’est une lecture que je conseille (si du moins vous n’avez pas peur de l’humour trash et grossier). Quant à l'achat... je ne le déconseille pas mais feuilletez l'album avant de passer au tiroir-caisse, histoire de vous assurer que ce type d'humour peut vous plaire.

15/10/2018 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Alors je n'irais pas jusqu'à dire que j'ai pris une claque. Soit!, la chose remporte le prix de l'inventivité et de l'originalité. Voilà un scénario millimétré qui sait retomber sur ses pattes et de fort belle manière. Hélas cela ne suffit pas à faire mon bonheur. S'il suffit pour être qualifié de trash et donc être encensé par la critique de dessiner quelques corps charcutés ou dénudés, de mettre Blanche Neige en situation scabreuse, alors oui cette BD est trash. Ici ou là dans cette œuvre l'on sent poindre une critique virulente du système mais bien souvent, le conte originel oblige, la critique retombe, et comme dit plus haut ce n'est pas la vision d'un morceau de cervelle explosée ou un sein qui sauve l'affaire. Alors oui je reconnais le talent de l'auteur, son coup de crayon, son passage d'un style pictural à l'autre mais je n'éprouve pas une émotion particulière à la lecture. C'est bien foutu mais un peu vain. L'objet est beau mais cela ne suffit pas pour moi. Étonnant, à voir.

02/03/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Erik

J'avais très peur en empruntant cet ouvrage de ne pas l'aimer. J'ai été baigné dans la culture Disney et j'avais peur d'une dénaturation complète du mythe. Je suis bien servi ! Et pourtant, j'ai littéralement adoré. Le traitement graphique est d'une réussite sans nom et qui laisse sans voix. On reprend donc l'histoire de Pinocchio qui devient dans cette version un robot crée par un inventeur Geppetto dont la femme est un peu nymphomane. J'ai adoré les petites histoires de Jiminy Cafard. Que dire encore de Blanche Neige et des 7 salopards? C'est bizarre mais c'est le genre d'humour que j'aime bien car il y a un sens à travers chaque situation apparemment anodine. Oui, il y a une critique en règle du monde capitaliste, de l'armée, de la religion et même des parcs d'attraction à la Disney ! Je déteste pourtant le trash. Il y a quand même des exceptions dont celle-ci fera partie. C'est drôle et intelligent à la fois. Ce Pinocchio est-il politiquement correct? Certainement pas mais c'est pour notre plus grande réjouissance. Sur la forme, c'est visuellement une réussite. On s'aperçoit que l'auteur maîtrise différentes formes de graphisme qu'il alterne. Quant au scénario, il est d'une logique implacable tant les éléments se rejoignent. C'est fichtrement bien pensé ! Je comprends qu'on puisse considérer une telle oeuvre comme culte. En tout cas, c'est le meilleur conte moderne que j'ai pu lire jusqu'à ce jour. Grâce à bdthèque, j'ai pu acquérir cette oeuvre qui maltraite tous les codes avec une irrévérence savoureuse. Note Dessin: 4.5/5 - Note Scénario: 5/5 - Note Globale: 4.75/5

04/10/2009 (MAJ le 04/01/2015) (modifier)
Par DamBDfan
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Et bien mes cochons, quelle claque, mais quelle claque !! Tout simplement EX-CE-LL-ENT !! Certains verront ce livre comme une hérésie à l’œuvre originale de Disney, moi j’y vois du pur génie. Noir, glauque, malsain, dérangeant, ironique, immoral, pessimiste, désabusé mais aussi terriblement jouissif, poétique et réaliste d’un autre côté. Voilà les mots qui qualifient au mieux ce chef-d’œuvre. Vision cruelle du monde, critique de la société, dureté de la vie, philosophie de comptoir...tout y passe et avec maestria. On est souvent proche de la virtuosité tant au niveau graphique que de la narration quasi muette. Certains passages avec Jiminy Cafard sont à se tordre de rire et je suis parfois resté longtemps à contempler certaines planches et savourer le moindre détail, les couleurs…Quelle talent ce Winshluss ! Un album ainsi, on en lit pas tous les jours. L’année 2014 vient de commencer mais il y a beaucoup de chance pour que cette lecture reste la number one pour toute cette année. Incontournable!

15/02/2014 (modifier)
Par Ned C.
Note: 2/5

A entendre et voir les critiques à propos de ce « Pinocchio » de Winshluss, je suis relativement déçu après lecture (mais pas surpris, car habitué à ne pas être dans le consensus). C’est vraiment sombre, dérangeant et mouvementé ; ça aurait pu me plaire mais trop vide de sens pour moi. Pinocchio est ici un robot à l’apparence enfantine, mais impassible et invulnérable face aux nombreux périples qu’il va traverser. Le récit presque exclusivement muet est entrecoupé de courtes histoires et de scénettes de la vie de Jemini le criquet, vivant à l’intérieur de celui-ci. Toutes ces petites histoires, mettant en scène de nombreux personnages secondaires, se recoupent pour rejoindre l’aventure principale. J’ai trouvé le parti-pris de l’auteur d’en faire une histoire sans parole, assez audacieux et efficacement réalisé, malgré que cela soit très difficile à faire. Pourtant, je n’ai pas eu de vrai plaisir lors de la « lecture » ; trouvant ce monde trop chaotique et Pinocchio sans intérêt. Les références employées sont intéressantes comme l’inspecteur de police Bob Javer avec sa tête à la façon statue d’île de Pâques ou bien le clochard Wonder faisant référence à l’antéchrist musulman Dajjâl, borgne de l’œil droit et venant de sous terre. Le petit clin d’œil aux dessins animés Walt Disney est terrible, nous montrant un chaperon rouge capturé et ligoté afin de remplacer une Blanche-Neige qui était l’objet sexuel des sept salopards (sept nains). Bambi et sa clique de mignons amis de la forêt regardent la scène par la fenêtre, tels de petits voyeurs. Les dessins et les couleurs rendent bien le coté glauque de l’histoire. La narration, bien que muette, est efficace et l’on suit sans peine mais attention à ne pas se laisser submerger par le spleen. Les protagonistes sont soit sans personnalité, soit empreints d’une cruauté vicelarde sans limites, si bien que je n’ai pas apprécié cet album. Je lui reconnais un bel effort graphique et l’emballage est joli mais je n’en recommande pas l’achat (cher pour ce que c’est).

23/09/2013 (modifier)
Par jul
Note: 2/5

Enfin j'ai lu cette fameuse bd que j'aperçois souvent ici et là sur bdtheque (avis, thèmes, prix à Angoulême...). Et bien je suis fort déçu. Mes a prioris sur ce type d'oeuvre très caractéristique d'une certaine bd "moderne" se sont révélés exacts : c'est très soigné graphiquement, l'objet est magnifique et en impose mais après... bof. Tu lis ces 200 pages d'une traite étant donné qu'il n'y a presque pas de textes (hormis l'histoire de Jimmy Cafard, j'y reviendrai) et puis tu refermes ce gros pavé et il ne te reste rien en tête. Il n'y a pas de fond, aucune émotion. C'est uniquement une oeuvre graphique. Même le côté soit disant trash n'interpelle pas. Etant donné qu'il n'y a aucune émotion (Pinocchio est transparent tout comme l'ensemble des personnages) il y a beau avoir de beaux dessins trash ou pas, jolis et esthétiques cela ne procure aucune émotion. Et puis cette histoire de Jimmy Cafard (qui loge dans le corps de Pinocchio, pourquoi ??? ) n'a aucun sens et aucun rapport avec l'histoire de base et j'ai l'impression que c'est l'auteur qui se met en scène lui-même, genre bd de blog. Panne d'inspiration, doutes, il boit des coups avec un pote, appelle sa mère ... Qu'est-ce que cela vient foutre dans Pinocchio ? C'est complètement à côté de la plaque car faussement corrosif. Bref cela casse sérieusement le délire du récit originel. Je me rends compte que je suis en train d'incendier cette bd qui rappelons-le a quand même obtenu un prix à Angoulême. Pour tempérer un peu cette critique négative j'admets qu'il y a de très beaux dessins, de très belles couleurs dans un style neo-vintage. Winshluss a un véritable sens esthétique. La couverture est superbe. Le papier est épais et agréable au toucher, bref c'est un véritable bel objet. Mais pour moi c'est trop esthétique sans véritable souffle littéraire, épique ou corrosif. C'est presque une suite de strips avec des péripéties sans réel fil narratif. C'est donc plutôt creux...

21/06/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Peut-on faire du neuf avec du vieux ? Si elle s'était posée, la question ne se pose plus avec cette version de Pinocchio de l'excellent Winshluss. Cette BD a plusieurs vertus. D'abord de ne pas laisser dans mon esprit le monopole à Disney pour alimenter mon imagination concernant la petite marionnette. Pour le coup on ne peut pas confondre les deux versions ! Ensuite peut-être de permettre à l'auteur d'élargir son lectorat ? Je fais ici cette hypothèse sans bien savoir si elle est pertinente. En tout cas, entre Wizz et Buzz et d'autres séries plus underground, la palette de Winshluss s'étend aux confins de l'infini... Le livre renouvelle la vision de l'histoire et se refuse à ronronner, en multipliant les temps de respiration, les changements de rythme ou de style. C'est noir, parfois très noir, mais aussi drôle et poétique (une poésie noire là aussi évidemment): une relecture d'un classique qui a tout pour devenir elle-même classique, une très grande réussite ! Quant à l'objet livre en lui-même, Les Requins Marteaux ont fait fort: le ramage est au niveau du plumage. A lire absolument (et ce d'autant plus facilement que j'ai cru voir récemment une version en format plus petit mais surtout au prix moins élevé réédité par Les Requins)...

01/11/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5
L'avatar du posteur gruizzli

Oh comme c'est noir ! Oh comme c'est méchant ! Oh comme j'ai aimé ça ! Winschluss fait vraiment très fort avec ce livre. Ce conte moderne, détournement de conte ancien, est une pure merveille. Tant au niveau de l'histoire que des personnages, de la morale, du graphisme, de la construction et de l'humour. Winschluss, avec son humour habituel, croque une société, mais en la passant au vitriol. Tout ce qui peut être critiqué ou pointé du doigt l'est. Sans pour autant que cela ne choque dans l'histoire et en respectant (grosso modo) la trame première du conte de Carlo Collodi. Le trait est sublime, Winschluss alternant différents styles, parfois assez moche et crade, parfois avec des dessins en une page finalement pas mal du tout voir assez beau, et les passages avec Jimminy -métamorphosé pour l'occasion- en noir et blanc. Cette alternance est franchement bien faite et permet de ne pas être lassé par un style. Et que dire de la morale de cette BD. Car finalement, je pense qu'il y en a plusieurs, mais ça c'est au lecteur de se faire la sienne (surtout que je ne suis pas sur d'avoir tout bien compris). Mais cette œuvre fait vraiment réfléchir, et la fin de l'histoire avec Pinocchio m'a troublé. Je crois surtout que se dégage une dénonciation de la connerie humaine sous toute ses formes. De ce côté là, Pinocchio, robot mécanique, est finalement le seul épargné. Enfin, je dois dire que j'ai adoré les multiples clin d'oeil, tant aux autres comptes qu'a des choses réels. J'ai particulièrement aimé la réécriture de Blanche-neige, qui ne manque franchement pas de culot, mais qui est particulièrement génial. Bref, une histoire savoureuse aux multiples interprétations, des personnages hauts en couleur, un trait savoureux et des passages magnifiques, de la philosophie de bistrot ou plus profonde, Pinocchio est véritablement une œuvre superbe. Je pense qu'elle vaut largement le 5/5 et je conseille à tout le monde de se la procurer (surtout que des réeditions sont en cours). Un immanquable certain dont je garde encore la moral de Jimminy en tête : "Les riches deviennent de plus en plus riche et les pauvres de plus en plus con".

03/10/2012 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Blue Boy

Un prix du meilleur album du Festival d'Angoulême largement mérité pour cette reprise très librement inspirée et surtout complètement déjantée du « Pinocchio » de Carlo Collodi. Ici, Pinocchio est un petit robot quasiment indestructible, le seul à ne pas mentir au milieu de personnages tout aussi abjects et méprisables les uns que les autres, y compris Geppetto son créateur, qui cherchera à vendre « son invention » aux militaires. Ces derniers finiront par le considérer comme dangereux alors que c’est davantage leur propre stupidité qui constitue la menace numéro un… Voilà en tous cas un album ô combien rafraîchissant et complètement hors normes, on en reste littéralement sur le cul ! L’auteur, issu de la BD indépendante tendance destroy, a pris quasiment toutes les libertés graphiques et scénaristiques, les seules limites étant celles imposées par les dimensions de la page… N’hésitant pas à alterner un trait sale à la Vuillemin avec des illustrations superbes, délicates et poétiques, en passant par un fusain délibérément désuet ou encore des crobards minimalistes proches de l’amateurisme, esprit punk oblige, l’auteur nous scotche littéralement tout au long de ce pavé de près de 200 pages. Ce mélange des genres ne choque même pas, tant la fascination pour cette histoire (quasiment) sans paroles joue à plein. Il s’agit bien là d’un parti pris car sous ses faux airs de bazar graphique, l’auteur sait exactement où il veut nous emmener et suit son fil rouge sans dévier d’un pouce. Quant au scénario, il est à l’image du graphisme, complètement azimuté : Blanche-Neige y fait même une apparition au milieu de sept nains maniaques sexuels, c’est dire… L’histoire avance à un rythme d’enfer, sans temps mort, un peu comme le robot incontrôlable qu’est ce « punkocchio ». Ce récit picaresque fait d’ailleurs beaucoup penser au Candide de Voltaire, avec un héros qui se finit toujours par se sortir des situations les plus périlleuses. Question textes, seuls les « intermèdes » avec Jiminy Cafard en comportent, et c’est toujours très décalé… Ce dernier, qui se contente de squatter le crâne de Pinocchio au lieu de lui faire la morale comme son double « Cricket » dans la version de Disney, débite des vérités pas toujours bonnes à dire, telle cette sentence prononcée à l’adresse de son pote lors d’une soirée alcoolisée : « Le grand projet, c’est de nous rendre débile pour mieux nous enfiler, mec ! ». Parole d’alcoolo certes mais pas moins lucide pour autant… C’est donc à la fois créatif, foisonnant, trash, drôle, poétique, et surtout sans compromission pour les âmes sensibles ou inhibées, mais cet OVNI a été conçu un peu comme un cocktail explosif jeté à la gueule du monde, en situation pré apocalyptique du fait de la bêtise, de l’égoïsme et de la rapacité de l’espèce dominante : la nôtre. C’est aussi un joli conte pour enfants qui ne veulent pas s’en laisser conter, ou pour adultes qui ont su garder leur âme d’enfant… Et comme en guise de pied de nez, l’ouvrage est présenté dans un format luxueux, ce qui en fait un objet magnifique qu’on a peur d’abîmer… Pas très punk, j’en conviens, mais si ça peut servir la cause, après tout… Comment ça, j’ai pas parlé de chef d’œuvre ? Fuck, who cares anyway ?…

05/01/2011 (modifier)
Par jurin
Note: 3/5

L’histoire de Pinocchio revisitée par Winshluss n’apporte pas beaucoup d’émotions. C’est noir et assez pessimiste, la plupart des personnages sont affublés des pires défauts : mégalomanie, cruauté, perversité, immoralité …et j’en passe. Comme le récit n’est pas traité avec beaucoup d’humour il n’y a pas de contrepartie à cette ambiance glauque et il ne faut pas compter sur le glacial Pinocchio pour apporter un peu d’humanité à ce récit. Notre monde, notre société dépeinte par Winshluss est décidément bien noire ! Le dessin est magnifique, du grand art et l’album réalisé par la maison d’édition est superbe.

24/10/2010 (modifier)