Les derniers avis (7525 avis)

Par Cacal69
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Cycle d'Ostruce
Le Cycle d'Ostruce

Cela faisait quelques années que j'allais sur le site de bdtheque pour y dénicher quelques bonnes infos. Puis en ce début d'année j'ai franchi le pas, je me suis inscrit. Et là, deux problèmes à résoudre. Trouver un pseudo, mais pas n'importe quoi, un truc qui en "jette" et c'est venu naturellement : Cacal69 (on ne rit pas). Et ensuite, une image de profil, et comme une évidence j'ai pensé à Ajjer. Oui une femme, sûrement mon côté féminin qui ressort ;-) Je suis tombé en amour de cette série que je relis avec toujours autant de plaisir. Je vais reprendre le mot de Miranda et Sloane : JOUISSIF. Pona nous livre un scénario foisonnant d'idées et fourmillant de personnages hétéroclites. C'est comme prendre les restes du frigo et en faire un mets de choix. Nous avons ici de la fantasy, de la magie, du steampunk et de l'uchronie sur fond de révolution Russe. Loin d'être un bordel sans nom, ce délicieux mélange nous offre un plat cinq étoiles. Pas de héros mais deux magnifiques héroïnes. Ajjer, l'amazone drack qui aime fumer de temps en temps son petit cigarillos et Katiana, sorcière à ses heures, qui ne dit pas non à un verre de vodka. Un dragon empereur, un commissaire du peuple créant la glace, un ogre, une lamie, une déesse/ballon dirigeable, un hôpital psychiatrique peuplé de sylves .... Malgré tout ce petit monde le récit est fluide, on se laisse porter jusqu'au dénouement final et sa petite surprise. Pour sa première bande dessinée, Dubois a fait très fort, un mélange de Andreae et de Bourgeon. Un univers riche, inventif et grouillant de détails. Un dessin reconnaissable au premier coup d'œil. La force des grands. De très belles couleurs où le rouge et le blanc prédominent. C'est très très beau. En espérant vous donner l'envie de découvrir ce Cycle d'Ostruce trop peu connu. Coup de cœur depuis 2007.

21/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Buddy Longway
Buddy Longway

"De 7 à 77 ans" disait un célèbre slogan pour promouvoir la lecture de Tintin. Je pense que cela convient bien mieux à Buddy Longway. Comme les CE1 ou CE2 ne postent pas souvent des avis je vais essayer de me faire leur porte-parole. J'ai sept ans. Je sais lire depuis peu et papa m'a offert une vraie bande dessinée de grands. Pas une pour les bébés, non non!! une de sa bibliothèque !!!!!! Papa (ou maman) éteint son téléphone portable (chouette !!), on se serre bien tous les deux sur le canapé et pendant vingt minutes nous partons en Amérique. C'est moi qui lit car les textes sont assez faciles pour moi. Nous regardons les grandes et belles images de monsieur Derib. Papa m'explique la nature, les animaux, le courage, le bonheur d'être ensemble comme maintenant. Il m'explique que Chinook, la maman, elle est différente de Buddy dans sa peau et ses habits mais à l'intérieur c'est pareil. D'ailleurs ils ont eu des bébés, le métissage qu'il appelle ça mon papa. A la maison c'est pareil, papa est tout blanc, maman toute noire et moi je suis tout beau dit ma maman. J'ai un peu peur parce que les héros vieillissent et meurent !! J'ai pas envie que mes héros , maman et papa partent… Papa lisait la même histoire avec mon grand grand frère et ma grande grande sœur, il y a longtemps longtemps. Le bonheur quoi… Merci monsieur Derib.

21/09/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un été cruel
Un été cruel

Pour mon 2000 ème avis sur le site je ne pouvais faire mieux que donner un avis sur le duo Brubaker/ Phillips, géniaux auteurs d'une maintenant belle brochette de Policier/thriller de très haute volée. J'arrête avec ces deux auteurs de tourner autour du pot et j'affirme qu'ils méritent amplement les cinq étoiles. Que l'on se réfère à leurs bibliographies : La série Criminal, Fondu au noir, Fatale, Scène de crime, Incognito (Delcourt), Mes héros ont toujours été des junkies, Pulp, Kill or be killed, Sale Week-End et enfin ce dernier "Un été cruel". Tous, je dis bien tous ces titres, procèdent d'une mécanique scénaristique absolument fabuleuse, parfaitement huilée qui fait paraitre des scénarios de films comme "Seven", pour de la rigolade simpliste. Pour construire ses histoires la méthode d'Ed Brubaker est souvent la même au fil de ses différents récits. Il s'agit pour lui de construire plusieurs arcs narratifs comprenant souvent de nombreux personnages ce qui demande une attention certaine du lecteur. Puis tout d'un coup ces arcs se rejoignent et l'on se dit mais oui c'est évident et en pensant également, putain mais c'est génial, quelle construction. Diabolique et subtilement ingénieux. Oui les mondes qu'il décrit n'ont rien de joyeux, parfois il offre à ses personnages cabossés par les coups du sort, par la vie, des moments de grâce où le lecteur pourrait presque croire à leur rédemption mais ce bougre d'auteur les fait replonger bien vite dans la noirceur de leur vie de déglingue. Pour appuyer un tel scénariste il fallait bien sûr un dessinateur à la hauteur, Sean Phillips est celui-là. Il n'a pas officié que dans le polar mais c'est à coup sûr un genre qu'il lui va comme un gant. Son travail sur les visages, (souvent des gueules cabossées), les ombres rendent parfaitement compte de l'ambiance du récit. C'est poisseux comme les bas-fonds dans lesquels évoluent ou plutôt se débattent les différents protagonistes. Si on y ajoute une colorisation tout à fait adéquate et réalisée depuis quelques titres par le fils du dessinateur, Jacob, on se trouve avec un petit chef-d’œuvre entre les mains. Quand la BD atteint ce niveau il n'y à pas grand-chose à dire, seulement se laisser prendre et emporter par le récit. Merci à vous Messieurs Brubaker et Phillips, j'attends votre prochain titre avec impatience. Forcément coup de cœur.

20/09/2021 (modifier)
Par herve
Note: 5/5
Couverture de la série Le Dernier Atlas
Le Dernier Atlas

Tome 1 Depuis un moment, mon libraire insiste pour me faire lire « le dernier Atlas », une pépite selon lui. Je l’ai feuilleté puis reposé. Cela ne me disait rien. Et puis, je suis tombé dessus à la médiathèque et j’ai commencé à le lire pour vraiment m’en faire une idée et je ne l’ai plus lâché ! Le début de cette histoire est pourtant assez banal : un petit truand de Nantes, Ismael Tayeb qui magouille dans les machines à sous. On pourrait facilement tomber dans le polar avec une guerre des gangs, que nenni ! De mystérieuses migrations d’animaux dans le désert algérien viennent bouleverser la vie de Tayeb. Autour de Tayeb, gravite une galerie de personnages assez étonnants : Martin et Jean Legoff pour la pègre, Françoise, l’ancienne journaliste au « canard enchainé », sans oublier les anciens du « George Sand », le dernier Atlas, robot hors norme dédié à la construction. Sur les conséquences de la fin de la guerre d’Algérie, cet album nous entraine en fin de compte dans une uchronie française étonnante, qui finalement nous est révélée dans le dossier présent à la fin de l’album. J’ai suivi avec une certaine fascination l’histoire de Tayeb, qui au fil des chapitres, s’affirme de plus en plus et finit par s’émanciper de la pègre nantaise. Ce premier opus de cette série (qui en comptera 3) est littéralement addictif. J’en ai pour preuve que mon fils m’a emprunté, à son tour cet album, et lui qui lit rarement des bd, l’a dévoré d’une traite. Les auteurs confirmés (Vehlman, de Bonneval, Tanquerelle & Blanchard) nous livrent là une histoire digne des meilleures séries TV : aucun temps mort, on passe d’un personnage à l’autre, d’un continent à l’autre avec une facilité déconcertante de lecture. Après avoir lu ce premier opus dans sa version standard (en couleur), j’ai finalement acheté la version noir et blanc , en tirage limité, de canal bd. Cette version est splendide (ce qui n’enlève rien au travail remarquable de la coloriste, Laurence Croix) et met en valeur le dessin d’Hervé Tanquerelle, que je rapproche ici du dessin de Frédéric Peeters, période RG, comme le souligne également Jérôme Briot dans le magazine Zoo (mars/avril 2019). J’ai lu que canalbd allait continuer à éditer les deux volumes suivant en noir et blanc, je m’en réjouie d’avance. Cet album est une des meilleurs sorties de ces derniers mois, et tranche avec la production actuelle. Dépaysant, original et addictif, bref une réussite. Tome 3 J'ai été littéralement subjugué par le premier tome de cette série, qui, ouvrait de nombreuses portes. J'avoue avoir trouvé le second tome plus faible que le précédent mais là, les auteurs concluent avec maestria cette série. J'ai retrouvé le côté "page turner"du premier tome avec cet ultime volume. En associant encore plus le côté uchronie de l'histoire ( ah! le président François Fillon qui remporte les élections présidentielles) avec la science fiction (avec la réapparition de l'UMO), et l'aspect policier, les auteurs ont réussi leur pari de construire une série prenante, à l'image de certaines série TV devant lesquelles on ne peut plus décrocher. Beaucoup attendaient les auteurs (Tanquerelle, Blanchard, Vehlman, de Bonneval) au tournant, imaginant un final apocalyptique. En recentrant l'intrigue autour d'Ismael Tayeb, les scénaristes offrent aux lecteurs un final à la hauteur de leurs attentes. Je conseille tout de même de lire les trois volumes à la suite pour apprécier toutes les subtilités de cette série. J'ai lu l'ensemble de ces albums dans la version noir et blanc ,ce qui m'a permis d'obtenir un superbe coffret chez mon libraire canalbd. Il faut saluer le travail des auteurs qui nous ont offert plus de 700 pages de qualité en 3 ans!

14/05/2019 (MAJ le 15/09/2021) (modifier)
Par Cleck
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Franquin est un génie ! Ses Spirou, les Gaston et Idées noires méritent l'adoration collective. Inattaquable tant idéologiquement (même si sa conception de l'écologie est... disons datée), que dans le trait d'un dynamisme et d'une rondeur incroyables.

15/09/2021 (modifier)
Par Cleck
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Schtroumpfs
Les Schtroumpfs

Je l'affirme, je peux soutenir cette BD au-delà du raisonnable. Ces personnages bleus sont pour moi la plus belle invention de la bande dessinée. Oui, il y aurait à redire sur le méchant Gargamel, le non féminisme de "La Schtroumpfette", le peut-être racisme des "Schtroumpfs noirs". Mais malgré tout, c'est absolument merveilleux ! Seul le Marsupilami a approché la richesse poétique et la pertinence globale de cette invention miraculeuse. Clairement, l'album "Le Schtroumpfissime" mérite le Panthéon. Et combien de merveilleuses idées dans "Les Schtroumpfs et le Cracoucass", "Le Cosmoschtroumpf", "L'oeuf et les schtroumpfs"... Indiscutable coup de mou après l'excellent tome 9 "Schtroumpf vert et vert schtroumpf", déjà aperçu lors des gags en une planche : Peyo cède aux sirènes de la notoriété et accentue le côté jeunesse-mignon de la série, rendant la relecture des contes banale dans l'épisode de la soupe, le discours sur le sport bien convenu, etc. Bien tristement surtout, seuls les albums de Peyo père méritent cet éloge, car Culliford a plus que trahi l'esprit et l'idéologie saint-simonienne. L'inachevé "Schtroumpf financier" demeure beau et stimulant, mais davantage pour la méta-lecture offerte quant au combat d'influence créatrice (sinon parricide en cours) entre le génial Peyo et son horrible Culliford de fils.

15/09/2021 (modifier)
Par Cleck
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série De Cape et de Crocs
De Cape et de Crocs

Merveilleuse BD d'aventure. Du panache, un souffle romanesque, la richesse thématique via le théâtre, des tirades en vers admirables. Une totale réussite. Le diptyque consacré à Eusèbe n'est malheureusement pas du même acabit. L'arrière-goût des amours de jeunesse perdus est présent durant la lecture, le sacrilège plus qu'effleuré, mais la mythologie est respectée et le résultat fort acceptable néanmoins.

15/09/2021 (modifier)
Par patwer
Note: 5/5
Couverture de la série Les Contes Drolatiques
Les Contes Drolatiques

Je n’ai jamais été un grand fan de Balzac, monument de la littérature française. Pourtant j’ai découvert avec grand plaisir les contes drolatiques revendiqués par l’auteur dans la veine de Rabelais. Et pour moi, une belle réussite, j’ai trouvé cela drôle, truculent, attachant et d’une certaine façon émouvant. Mais surtout, je ne serais pas venu vers cette œuvre sans l’adaptation BD faite par les frères Brizzi. L’introduction de chaque conte par Balzac lui-même est très réussie et les mimiques de l’écrivain très maitrisées et d’une grand justesse ; j’imagine que si le cinéma existait à l’époque et si Balzac y avait été croqué, c’est aux illustrations des frères Brizzi que cela ressemblerait. Le contenu des contes m’a aussi enchanté par la qualité du dessin, en particulier des dames) et la justesse des expressions des différents personnages. Les scènes d’action sont également magistralement dessinées. Enfin l’absence de couleur donne un charme suranné qui rappelle un peu Daumier ou Gustave Doré par moments. Bref vous aurez compris que j’ai beaucoup aimé cet album, mais à ne pas mettre entre toutes les mains bien sûr.

15/09/2021 (modifier)
Couverture de la série Taka Takata
Taka Takata

J'ai 64 ans, et j'adore toujours autant cette création, qui a égayé mon enfance, j'aimerais tellement pouvoir m'offrir toute la collection de bandes dessinées, ce petit Taka m' a laissé de trop bons souvenirs, je pense à lui quand je regarde un film sur la guerre contre les Japonais, ça ne rate jamais !

10/09/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lulu Femme Nue
Lulu Femme Nue

Le gros problème avec BDthèque, c’est que tu ne postes pas que des avis, tu consultes aussi les avis de tes pairs et forcément ta liste des albums à acheter devient vite monumentale (à date je dois avoir 48 albums à me procurer au plus vite !). Cet album d’Etienne Davodeau en faisait partie. Quelle claque les amis. C’est juste merveilleusement bien. Et pourtant, j’avoue ne pas avoir accroché plus que ça en visionnant le film de Solveig Anspach avec notamment Karin Viard dans le rôle de Lulu, une quarantenaire éteinte qui sur un coup de tête décide de faire une pause dans son quotidien loin de ses proches. L’approche est douce et sensible. Pas de jugement pour cette femme qui l’espace de quelques jours s’évade de son ordinaire morne et insipide. Beaucoup de bienveillance de la part d’Etienne Davodeau pour cette femme qui prend sa vie en main en prenant le large ! Nous suivons donc son errance rédemptrice sur la côte atlantique. Je subodore que nous sommes entre les Sables d’Olonne et St Gille Croix de vie. Je crois avoir reconnu quelques paysages familiers. Je me suis laissé porter même si le rythme est lent. Que c’est bon cette escapade sous le signe de la liberté retrouvée loin de son connard de mari qui ne la regarde plus depuis trop longtemps. Cette errance va la rendre lumineuse. Le dessin est délicat et suave. Une tuerie. Mais nous sommes habitués avec cet auteur. Quelle note ? A la lecture de Lulu, c’est un énorme 4 étoiles. Mais là je vais rajouter une étoile supplémentaire. En effet Futuropolis vient de sortir l’intégral en format souple pour … 10,90 euros ! Chapeau bas à l’éditeur pour ce prix canon. Mon coup de cœur de la rentrée.

06/09/2021 (modifier)