Scénario:
+ les personnages ont tous de vraies personnalités, avec un passé original
+ les mauvais travers de l'homme ne sont jamais masqués
+ des rebondissements réguliers malins
+ pas de sensation de rechauffé
- des flashbacks tombant sans prévenir prettant souvent à confusion
- l'insistance sur le super Overtime, finalement sous-utilisé
Graphismes:
+ dessin fouillé, varié et détaillé
+ le nombre incroyables de costumes
+ la colorisation pop puis froide. Par contre on aime ou on déteste mais il faut reconnaître l'énorme boulot
Général:
+ un univers glaçant et hypnotique
+ l'empathie dégagée par de nombreux protagaonistes et le background des personnages secondaires
- un temps de parution terriblement lent
Beaucoup de points positifs, beaucoup d'attente à chaque nouvelle parution. Et pourtant à chaque fois des frustrations car des interrogations ne trouvent pas de réponses, des thématiques sont lancées mais ne sont pas suivies, les flashbacks embrouillent les esprits le temps de plusieurs pages. Les éceuils qu'a su éviter par exemple RIP en abordant le point de vue d'un personnage par tome.
Brubaker et Phillips profitent des contraintes du confinement Covid et du ralentissement de l’industrie du comics pour adopter un nouveau format (des albums complets et non sérialisés), et pour lancer une nouvelle série et un nouveau personnage : Ethan Reckless.
Si le genre reste le même que dans leur série phare Criminal, le personnage donne un ton frais aux récits : Reckless rappelle les détectives privés des feuilletons littéraires à la Jack Reacher : passé trouble et traumatisant, méthodes discutables voire illégales, compétences criminelles acquises alors qu’il bossait au FBI, et « petits boulots » douteux pour renflouer les caisses.
Les auteurs démontrent tout leur talent : Les intrigues sont prenantes et remarquablement écrites, la narration est aux petits oignons et la mise en image de Phillips père et fils est parfaite. Les rebondissements sont bien amenés et ont réussi à me surprendre à chaque fois. Le tome 2 maintient la qualité du premier, et le tome 3 n’est pas en reste, et lâche une sacrée bombe en fin de récit… Les tomes 4 et 5 prennent place en même temps, et suivent Anne et Ethan qui s’occupent de deux affaires différentes... Rigolo comme concept.
Voilà, un coup de cœur, vivement la suite !
On pourrait dire que ce récit d’aventure aux faux airs de conte n’apporte rien de très original. En effet, la trame d’ensemble et pas mal de détails ont déjà été exploités ailleurs.
Mais ceci dit, on ne peut que reconnaitre que Gipi a très bien utilisé ces ingrédients pour en faire quelque chose de très agréable à lire. La narration est fluide, prend le temps de développer personnages et intrigue (les cases sont aérées, l’importante pagination et des textes pas trop envahissants donnent de la légèreté et de la lisibilité à l’ensemble).
« Méchants » et « gentils » ne sont pas outranciers, et d’ailleurs tous les personnages montrent des fêlures, des faiblesses. Une narration agréable à suivre donc, dans laquelle la violence est agrémentée de petites touches d’absurde, d’un humour plus ou moins marqué (voir vers la fin le duel dans la fosse, avec des dialogues et des situations amusants).
Le héros éponyme de l’histoire est un peu (beaucoup parfois) niais, très naïf et, même s’il garde ces traits jusqu’à la fin, son « émancipation », son évolution, va de pair avec la résolution d’une intrigue et de ses secrets (comme d’autres par contre je ne pense pas être sûr d’avoir compris l’intérêt de cet anneau, qui semblait être une clef importante mais qui au final n’a pas éclairé grand-chose). Au final, il est amusant de comparer la situation d’Aldobrando et de son acolyte aux airs aussi débile Genaro entre leur rencontre des débuts et leur situation finale : Gipi renverse pas mal de certitudes – et d’habitudes scénaristiques. Je regrette juste une fin qui surjoue le happy-end.
Si l’histoire est si agréable à suivre, c’est aussi grâce au dessin, lui aussi simple et efficace, frais, très dynamique, expressif avec une économie de moyen louable.
Je l’ai d’autant plus apprécié que j’ai trouvé très très chouette la colorisation, qui est pour beaucoup dans le plaisir de lecture (les tons cuivrés, rouillés de certaines pages sont vraiment superbes !).
Bref, une trame sans doute pas hyper originale, mais un récit très bien mené, et très bien mis en images et en couleurs : une lecture très agréable.
Je ne connais pas les romans de Moorcock et l’adaptation bd d’une autre de ses œuvres, à savoir Hawkmoon, m'avait relativement refroidi. Je me suis donc lancé dans Elric avec un peu d’appréhension … vite envolée je dois dire.
J’ai trouvé cette version excellente, ça envoie du lourd !! Je l’ai découverte dans sa magnifique intégrale, un bel écrin noir avec stylet rouge qui ajoute au charme, agrémenté de nombreux bonus sympathiques : cahier de recherche graphique, on retrouve aussi les couvertures des 4 tomes, et petits mots ou dessins hommages de grands noms : Neil Gaiman, Alan Moore, Andreas, Lauffray, Ledroit … que du beau monde, plus un truc que j’apprécie grandement quand je lis une œuvre Fantasy, c’est que la carte de ce monde est jointe.
Bref parfait pour l’immersion.
Sur ce point, la mise en page en rajoute encore une couche, un dessin somptueux, des architectures et costumes réussis, on ressent le malaise de cette civilisation. Le taf est assez grandiose, le changement d’équipe ne m’a pas gêné outre mesure, le tout est d’une belle qualité.
Niveau histoire, ça m’a également bien plu, je n’ai pas retrouvé ce côté un peu vieillot descellé dans Hawkmoon malgré quelques évènements qui sont devenus clichés dans le genre.
La préface éclaire bien sur les intentions de l’auteur, notamment sur la dégénérescence des habitants de l’île aux dragons, une critique déguisée.
Vraiment du tout bon cette série, j’ai pris un grand plaisir à me perdre dans cet univers. Je ne sais pas si une suite est prévue mais ce 1er cycle m’a bien mis en appétit, epique tragique et sanglant.
Avec cette série David Ratte poursuit son adaptation humoristique des récits bibliques en remontant dans le temps.
On ne peut pas se tromper sur les intentions de l'auteur. Yona ressemble plus à Louis de Funes de Rabbi Jacob qu'à Charlton Heston des dix commandements.
Contrairement à la première époque du Nouveau Testament où l'action était assez éloignée de l'épicentre ici Ratte nous installe au coeur du récit du livre de l'Exode.
Cela cadre plus le récit sur des événements qui ne sont pas forcément du domaine de l'humour. L'auteur s'accommode parfaitement de cette difficulté en équilibrant les situations et les attitudes comiques avec des passages plus sérieux.
La double personnalité de Yona est l'épine dorsale de la cohérence du récit et de son humour. J'ai un peu plus de réserve quant à la personnalité de Libi qui est plaisante dans les deux premiers tomes avec son attitude d'ado moderne. Toutefois je la trouve assez répétitive et superficielle à la longue (ce qui explique la fin ?). C'est la même chose avec ses dialogues anachroniques drôles s’ils sont utilisés avec justesse mais moins percutants quand il y en a trop.
Je suis fan du graphisme de Ratte. Sa rondeur et son expressivité conviennent à merveille à ce type de récit. Les ambiances sont magnifiques et ses dessins sont une invitation à la visite du désert du Sinaï.
Le découpage et la mise en page participent pleinement au dynamisme de l'histoire même si j'ai perçu quelques longueurs au tome 3 et 4.
La mise en couleur de Myriam Lavialle rend la lecture très agréable.
Une lecture que j'ai trouvé un poil en dessous de la première époque mais qui reste d'un très bon niveau pour passer un bon moment de lecture humoristique et sans vulgarité.
J'ai bien aimé cette gentille série de Nicolas Poupon qui s'adresse plus particulièrement aux enfants qui délaissent les livres.
Sous forme d'un conte facilement accessible, Poupon rappelle l'importance la liberté de la création littéraire pour ne pas tomber dans un conformisme déprimant et mortifère.
On peut avoir plusieurs lectures du récit de Poupon et cela peut être enrichissant de les partager avec ses enfants.
Il y a bien sûr le danger des brûleurs de livres déjà exposés de nombreuses fois. Mais ici je lis aussi le danger des sources uniques d'informations les je-sais-tout du numérique.
Le graphisme accompagne très bien le récit avec un trait à la fois souple et puissant. La mise en couleur travaille à la compréhension du récit passant d'un gris dystopique à une liberté arc-en-ciel.
Un bon ouvrage pour les enfants et leurs parents.
C'est indiscutablement un très bon titre, animé d'un véritable souffle épique. Je me suis retrouvé embarqué avec ces parias dans les paysages grandioses de l'Ouest américain d'avant le chemin de fer. L'ambiance est parfaite. Les étendues sauvages, parfaitement représentées, m'ont laissé muet d'admiration. J'étais moi-même un indien intimement lié à la nature, ou alors je l'ai été dans une autre vie tant je me suis retrouvé à partager la vie sauvage de ces personnages au destin hors du commun.
Les dessins sont jolis (même si parfois les visages sont un peu taillés à la serpe), les couleurs impeccables bénéficient juste ce qu'il faut du rehaut de l'infographie en ce qui concerne les effets lumineux (les ambiances lors des bivouac notamment sont très réussies), et le scénario est parfaitement ficelé. Inutile d'aller plus loin en ce qui concerne les éloges car tout a déjà été dit à ce sujet.
Alors quoi ? Vas-y grand ! Colle-lui un bon 5/5, ou un vieux coup de coeur de derrière les fagots ! Bah ouais, j'y ai bien pensé.
Sans vouloir cracher dans la soupe, je vais tâcher d'être constructif. Et puis aussi, faut dire que je tatillonne. J'ai parfois des exigences qu'on pourra juger déplacées. C'est comme ça, ça se loge dans des endroits, t'y peux rien. Ca sort malgré toi. Oui, certes ! Mais c'est ainsi. Hoka Hey est une très bonne BD, et j'ai pris beaucoup de plaisir à la lire, d'une traite qui plus est. C'est pourquoi quelques détails incompréhensibles sont venus gâcher par-ci par-là mon élan. Et ça, ça agace un tantinet !
Tout d'abord, j'ai relevé quelques maladresses graphiques qui passent d'autant moins bien que le style graphique est lui-même ambitieux. Le terme est peut-être mal choisi, mais en feuilletant l'ouvrage, on comprend tout de suite que Neyef n'est pas Claire Braud (qui a fait l'excellent La forêt - Une enquête buissonnière). Pas du tout le même délire ! Il y a dans Hoka Hey une recherche de perfection qui est tout à l'honneur de son talentueux auteur, alors du coup, certaines cases font un peu mal aux yeux. Le pire, c'est qu'habituellement, je ne relève pas ce genre de choses, quand je ne m'en moque pas carrément. Mais dans ce cas précis, ça m'a sauté aux yeux. Bon, je passe sur la tête trop petite du cheval en couverture, mais la plus criante de ces maladresses se trouve page 187, cinquième case. C'est quoi cette horrible perspective du cadavre, doublée d'une erreur de proportion pendable ? Bon, je ne vais pas faire une liste, mais il y en a quelques autres, moins flagrantes toutefois. De manière général, j'ai parfois trouvé que les chapeaux faisaient un effet bizarre à l’œil. Page 154 par exemple, case 3, on a l'impression que le gars porte un panier sur la tête, ou une coiffe bigoudène. Enfin, bref !
Autre petites sources d'agacement, moins fréquentes celles-là : les phrases parfois un peu alambiquées dans la bouche d'un enfant. Rololo ! Voilà que je fais ma vieille prof de français !
Bon, j'arrête là. Je reconnais que c'est un peu dégueu d'insister sur ces pécadilles alors que par ailleurs, cette histoire est tout bonnement excellente. Mais je crois aussi que l'agacement est à la hauteur de mon affection pour Hoka Hey ! Oui, Neyef a pondu ce qui peut se faire de mieux en matière de Western, jonglant allégrement avec les codes. C'est en tout cas l'une des meilleures histoires dans ce genre qui m'ait été donnée de lire ; genre qui n'est, mine de rien, pas celui que j'affectionne le plus habituellement. Chapeau bas ma bigoudène !
Effectivement, ce tome se lit un peu comme si on transposait la période de la ruée vers l'or dans la Russie moderne en Sibérie.
Sauf que l'or que nos protagonistes recherchent est de l'or blanc, de l'ivoire. Pour être plus précis des défenses de Mammouth qui sont libérées par la disparition du permafrost. Parenthèse explicative: comme son nom l'indique, le permafrost est une zone de Sibérie au sol normalement gelé en permanence, mais qui commence à se ramollir sous l'effet du réchauffement climatique. Dans la préhistoire, cette zone était un mélange de grande prairies entrecoupées de marécages, où de nombreux animaux se sont fait piéger (notamment des troupeaux de Mammouths entiers) et qui sont dans un incroyable état de conservation. Sachant qu'une défense en bon état se négocie autour de 30.000$, un vrai trafic totalement illégal s'est depuis mis en place, les multiples interventions humaines détruisant davantage les sols que le dégel en lui-même.
On retrouve plus ou moins tous les ingrédients d'histoires de chercheurs d'or : de la misère, des personnages n'ayant pas grand-chose à perdre et prêts à tout, même à tuer, de l'alcool, de la violence, un côté très poisseux (forcément la Sibérie en plein permafrost avec les moustiques et la saleté, cela ne va pas sentir la rose).
Le personnage principal est un russe nommé Alexei, que son ami Boris convainc de l'accompagner dans une nouvelle expédition de recherche, et qui va découvrir un petit enfer. Les personnages, bien que seulement esquissés, sont crédibles, tout comme l'environnement général. On sent que l'auteur a bien recherché son sujet. Ce n'est pas une histoire joyeuse, mais une tranche de vie réaliste sur un milieu très méconnu. Je conseille donc la lecture.
J'ai beaucoup apprécié la lecture du "Piège malais" et j'ai du mal à comprendre la somme de mauvais avis à l'encontre de cette série.
J'ai découvert le travail de Didier Conrad via sa série Jeunesse Donito à laquelle j'ai immédiatement adhéré à la fois dans l'humour et dans le graphisme.
La lecture du piège malais m'a convaincu de l'excellence du travail de Conrad ainsi que son originalité créative. En premier lieu c'est intéressant de voir comment son style graphique peut passer d'un public jeune à un public franchement adulte.
Car le piège malais qui fait voyager Ernest, petit routard français du 19ème siècle, entre le catalogue du Kamasutra et celui des supplices chinois n'a pas vraiment sa place entre des mains enfantines. Contrairement à d'autres lecteurs, je trouve le personnage d'Ernest très bien choisi.
Ernest petit cartésien agnostique ou athée, opportuniste, qui se croit libre de toute autorité est le témoin impuissant du choc entre deux mondes dont il est exclu. Pire Ernest est un anti-OSS que sa qualité de Blanc ne met à l'abri ni des humiliations les plus infamantes ni d'une fatalité la plus sordide.
Sous couvert d'un récit à valeur humoristique, cynique et satirique, Conrad laisse percevoir une réelle connaissance des coutumes et croyances indiennes. S’il ne cache pas le côté choquant que peut avoir à nos yeux d'occidentaux, une société de castes, Conrad équilibre la balance avec l'hypocrisie, la bêtise et la vénalité des colons.
Je trouve même cette oeuvre toujours aussi pertinente dans la perception des fractures et les chocs potentiels de civilisations différentes sur de nombreux points fondamentaux spirituels et temporels.
Je n'ai pas été choqué par l'apparition du fantastique dans le récit qui accompagne la plongée du lecteur dans une ambiance indienne de plus en plus puissante.
La fin nous rappelle que la réalité n'est pas un conte de fée qui sourit toujours à nos héros maisons.
Le graphisme assez humoristique m'a permis de prendre de la distance par rapport à la noirceur du contenu du récit. Conrad n'hésite pas utiliser des scènes explicites dans le sexe ou la torture sans jamais tomber dans la bestialité ou le voyeurisme.
J'ai trouvé la construction très dynamique, sans longueur et bien dans l'ambiance des rapports de force en présence.
En conclusion j'ai beaucoup aimé ce moment de lecture original et non-conformiste.
J'ai beaucoup apprécié ce regard sur la famille Zola. Ce n'est pas vraiment une biographie mais plus un récit intimiste qui place la femme de Zola au centre d'une dynamique qui a profité au talent du grand écrivain.
J'ai beaucoup lu de l'oeuvre de Zola mais j'ignorais tout de sa vie familiale et de l'influence que cela a pu avoir dans sa créativité ou ses décisions de vie. Le tableau proposé par les autrices est très flatteur pour les trois principaux personnages Emile, Alexandrine sa femme et Jeanne sa maîtresse.
J'aime beaucoup Emile Zola romancier mais la lecture de la série à compléter mon admiration pour l'homme avec sa grandeur même dans ses faiblesses. J'ai trouvé le récit captivant car il augmente en intensité dramatique au fil de l'ouvrage. Si le début peut être lu comme une biographie du couple, l'apparition de Jeanne puis l'Affaire Dreyfus nous fait rentrer dans une dramaturgie où Zola sort grandi à tous les points de vue.
Je conseille aussi de relire le très bel avis de Canarde pour son analyse de l'importance de "l'épouse" dans le processus de création.
Le choix du graphisme avec des aquarelles rappelle l'importance du contexte pictural des impressionnistes dans les débats artistiques qui ont influencé Zola. J'ai beaucoup aimé la peinture des corps dénudés, la diversité des tons et l'expressivité des principaux personnages.
Une excellente lecture que je proposerai à mes enfants avant de se lancer dans la découverte de la saga des Rougon-Macquart.
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Urban
Scénario: + les personnages ont tous de vraies personnalités, avec un passé original + les mauvais travers de l'homme ne sont jamais masqués + des rebondissements réguliers malins + pas de sensation de rechauffé - des flashbacks tombant sans prévenir prettant souvent à confusion - l'insistance sur le super Overtime, finalement sous-utilisé Graphismes: + dessin fouillé, varié et détaillé + le nombre incroyables de costumes + la colorisation pop puis froide. Par contre on aime ou on déteste mais il faut reconnaître l'énorme boulot Général: + un univers glaçant et hypnotique + l'empathie dégagée par de nombreux protagaonistes et le background des personnages secondaires - un temps de parution terriblement lent Beaucoup de points positifs, beaucoup d'attente à chaque nouvelle parution. Et pourtant à chaque fois des frustrations car des interrogations ne trouvent pas de réponses, des thématiques sont lancées mais ne sont pas suivies, les flashbacks embrouillent les esprits le temps de plusieurs pages. Les éceuils qu'a su éviter par exemple RIP en abordant le point de vue d'un personnage par tome.
Reckless
Brubaker et Phillips profitent des contraintes du confinement Covid et du ralentissement de l’industrie du comics pour adopter un nouveau format (des albums complets et non sérialisés), et pour lancer une nouvelle série et un nouveau personnage : Ethan Reckless. Si le genre reste le même que dans leur série phare Criminal, le personnage donne un ton frais aux récits : Reckless rappelle les détectives privés des feuilletons littéraires à la Jack Reacher : passé trouble et traumatisant, méthodes discutables voire illégales, compétences criminelles acquises alors qu’il bossait au FBI, et « petits boulots » douteux pour renflouer les caisses. Les auteurs démontrent tout leur talent : Les intrigues sont prenantes et remarquablement écrites, la narration est aux petits oignons et la mise en image de Phillips père et fils est parfaite. Les rebondissements sont bien amenés et ont réussi à me surprendre à chaque fois. Le tome 2 maintient la qualité du premier, et le tome 3 n’est pas en reste, et lâche une sacrée bombe en fin de récit… Les tomes 4 et 5 prennent place en même temps, et suivent Anne et Ethan qui s’occupent de deux affaires différentes... Rigolo comme concept. Voilà, un coup de cœur, vivement la suite !
Aldobrando
On pourrait dire que ce récit d’aventure aux faux airs de conte n’apporte rien de très original. En effet, la trame d’ensemble et pas mal de détails ont déjà été exploités ailleurs. Mais ceci dit, on ne peut que reconnaitre que Gipi a très bien utilisé ces ingrédients pour en faire quelque chose de très agréable à lire. La narration est fluide, prend le temps de développer personnages et intrigue (les cases sont aérées, l’importante pagination et des textes pas trop envahissants donnent de la légèreté et de la lisibilité à l’ensemble). « Méchants » et « gentils » ne sont pas outranciers, et d’ailleurs tous les personnages montrent des fêlures, des faiblesses. Une narration agréable à suivre donc, dans laquelle la violence est agrémentée de petites touches d’absurde, d’un humour plus ou moins marqué (voir vers la fin le duel dans la fosse, avec des dialogues et des situations amusants). Le héros éponyme de l’histoire est un peu (beaucoup parfois) niais, très naïf et, même s’il garde ces traits jusqu’à la fin, son « émancipation », son évolution, va de pair avec la résolution d’une intrigue et de ses secrets (comme d’autres par contre je ne pense pas être sûr d’avoir compris l’intérêt de cet anneau, qui semblait être une clef importante mais qui au final n’a pas éclairé grand-chose). Au final, il est amusant de comparer la situation d’Aldobrando et de son acolyte aux airs aussi débile Genaro entre leur rencontre des débuts et leur situation finale : Gipi renverse pas mal de certitudes – et d’habitudes scénaristiques. Je regrette juste une fin qui surjoue le happy-end. Si l’histoire est si agréable à suivre, c’est aussi grâce au dessin, lui aussi simple et efficace, frais, très dynamique, expressif avec une économie de moyen louable. Je l’ai d’autant plus apprécié que j’ai trouvé très très chouette la colorisation, qui est pour beaucoup dans le plaisir de lecture (les tons cuivrés, rouillés de certaines pages sont vraiment superbes !). Bref, une trame sans doute pas hyper originale, mais un récit très bien mené, et très bien mis en images et en couleurs : une lecture très agréable.
Elric (Glénat)
Je ne connais pas les romans de Moorcock et l’adaptation bd d’une autre de ses œuvres, à savoir Hawkmoon, m'avait relativement refroidi. Je me suis donc lancé dans Elric avec un peu d’appréhension … vite envolée je dois dire. J’ai trouvé cette version excellente, ça envoie du lourd !! Je l’ai découverte dans sa magnifique intégrale, un bel écrin noir avec stylet rouge qui ajoute au charme, agrémenté de nombreux bonus sympathiques : cahier de recherche graphique, on retrouve aussi les couvertures des 4 tomes, et petits mots ou dessins hommages de grands noms : Neil Gaiman, Alan Moore, Andreas, Lauffray, Ledroit … que du beau monde, plus un truc que j’apprécie grandement quand je lis une œuvre Fantasy, c’est que la carte de ce monde est jointe. Bref parfait pour l’immersion. Sur ce point, la mise en page en rajoute encore une couche, un dessin somptueux, des architectures et costumes réussis, on ressent le malaise de cette civilisation. Le taf est assez grandiose, le changement d’équipe ne m’a pas gêné outre mesure, le tout est d’une belle qualité. Niveau histoire, ça m’a également bien plu, je n’ai pas retrouvé ce côté un peu vieillot descellé dans Hawkmoon malgré quelques évènements qui sont devenus clichés dans le genre. La préface éclaire bien sur les intentions de l’auteur, notamment sur la dégénérescence des habitants de l’île aux dragons, une critique déguisée. Vraiment du tout bon cette série, j’ai pris un grand plaisir à me perdre dans cet univers. Je ne sais pas si une suite est prévue mais ce 1er cycle m’a bien mis en appétit, epique tragique et sanglant.
Le Voyage des Pères - L'Exode selon Yona
Avec cette série David Ratte poursuit son adaptation humoristique des récits bibliques en remontant dans le temps. On ne peut pas se tromper sur les intentions de l'auteur. Yona ressemble plus à Louis de Funes de Rabbi Jacob qu'à Charlton Heston des dix commandements. Contrairement à la première époque du Nouveau Testament où l'action était assez éloignée de l'épicentre ici Ratte nous installe au coeur du récit du livre de l'Exode. Cela cadre plus le récit sur des événements qui ne sont pas forcément du domaine de l'humour. L'auteur s'accommode parfaitement de cette difficulté en équilibrant les situations et les attitudes comiques avec des passages plus sérieux. La double personnalité de Yona est l'épine dorsale de la cohérence du récit et de son humour. J'ai un peu plus de réserve quant à la personnalité de Libi qui est plaisante dans les deux premiers tomes avec son attitude d'ado moderne. Toutefois je la trouve assez répétitive et superficielle à la longue (ce qui explique la fin ?). C'est la même chose avec ses dialogues anachroniques drôles s’ils sont utilisés avec justesse mais moins percutants quand il y en a trop. Je suis fan du graphisme de Ratte. Sa rondeur et son expressivité conviennent à merveille à ce type de récit. Les ambiances sont magnifiques et ses dessins sont une invitation à la visite du désert du Sinaï. Le découpage et la mise en page participent pleinement au dynamisme de l'histoire même si j'ai perçu quelques longueurs au tome 3 et 4. La mise en couleur de Myriam Lavialle rend la lecture très agréable. Une lecture que j'ai trouvé un poil en dessous de la première époque mais qui reste d'un très bon niveau pour passer un bon moment de lecture humoristique et sans vulgarité.
Kirouek
J'ai bien aimé cette gentille série de Nicolas Poupon qui s'adresse plus particulièrement aux enfants qui délaissent les livres. Sous forme d'un conte facilement accessible, Poupon rappelle l'importance la liberté de la création littéraire pour ne pas tomber dans un conformisme déprimant et mortifère. On peut avoir plusieurs lectures du récit de Poupon et cela peut être enrichissant de les partager avec ses enfants. Il y a bien sûr le danger des brûleurs de livres déjà exposés de nombreuses fois. Mais ici je lis aussi le danger des sources uniques d'informations les je-sais-tout du numérique. Le graphisme accompagne très bien le récit avec un trait à la fois souple et puissant. La mise en couleur travaille à la compréhension du récit passant d'un gris dystopique à une liberté arc-en-ciel. Un bon ouvrage pour les enfants et leurs parents.
Hoka Hey !
C'est indiscutablement un très bon titre, animé d'un véritable souffle épique. Je me suis retrouvé embarqué avec ces parias dans les paysages grandioses de l'Ouest américain d'avant le chemin de fer. L'ambiance est parfaite. Les étendues sauvages, parfaitement représentées, m'ont laissé muet d'admiration. J'étais moi-même un indien intimement lié à la nature, ou alors je l'ai été dans une autre vie tant je me suis retrouvé à partager la vie sauvage de ces personnages au destin hors du commun. Les dessins sont jolis (même si parfois les visages sont un peu taillés à la serpe), les couleurs impeccables bénéficient juste ce qu'il faut du rehaut de l'infographie en ce qui concerne les effets lumineux (les ambiances lors des bivouac notamment sont très réussies), et le scénario est parfaitement ficelé. Inutile d'aller plus loin en ce qui concerne les éloges car tout a déjà été dit à ce sujet. Alors quoi ? Vas-y grand ! Colle-lui un bon 5/5, ou un vieux coup de coeur de derrière les fagots ! Bah ouais, j'y ai bien pensé. Sans vouloir cracher dans la soupe, je vais tâcher d'être constructif. Et puis aussi, faut dire que je tatillonne. J'ai parfois des exigences qu'on pourra juger déplacées. C'est comme ça, ça se loge dans des endroits, t'y peux rien. Ca sort malgré toi. Oui, certes ! Mais c'est ainsi. Hoka Hey est une très bonne BD, et j'ai pris beaucoup de plaisir à la lire, d'une traite qui plus est. C'est pourquoi quelques détails incompréhensibles sont venus gâcher par-ci par-là mon élan. Et ça, ça agace un tantinet ! Tout d'abord, j'ai relevé quelques maladresses graphiques qui passent d'autant moins bien que le style graphique est lui-même ambitieux. Le terme est peut-être mal choisi, mais en feuilletant l'ouvrage, on comprend tout de suite que Neyef n'est pas Claire Braud (qui a fait l'excellent La forêt - Une enquête buissonnière). Pas du tout le même délire ! Il y a dans Hoka Hey une recherche de perfection qui est tout à l'honneur de son talentueux auteur, alors du coup, certaines cases font un peu mal aux yeux. Le pire, c'est qu'habituellement, je ne relève pas ce genre de choses, quand je ne m'en moque pas carrément. Mais dans ce cas précis, ça m'a sauté aux yeux. Bon, je passe sur la tête trop petite du cheval en couverture, mais la plus criante de ces maladresses se trouve page 187, cinquième case. C'est quoi cette horrible perspective du cadavre, doublée d'une erreur de proportion pendable ? Bon, je ne vais pas faire une liste, mais il y en a quelques autres, moins flagrantes toutefois. De manière général, j'ai parfois trouvé que les chapeaux faisaient un effet bizarre à l’œil. Page 154 par exemple, case 3, on a l'impression que le gars porte un panier sur la tête, ou une coiffe bigoudène. Enfin, bref ! Autre petites sources d'agacement, moins fréquentes celles-là : les phrases parfois un peu alambiquées dans la bouche d'un enfant. Rololo ! Voilà que je fais ma vieille prof de français ! Bon, j'arrête là. Je reconnais que c'est un peu dégueu d'insister sur ces pécadilles alors que par ailleurs, cette histoire est tout bonnement excellente. Mais je crois aussi que l'agacement est à la hauteur de mon affection pour Hoka Hey ! Oui, Neyef a pondu ce qui peut se faire de mieux en matière de Western, jonglant allégrement avec les codes. C'est en tout cas l'une des meilleures histoires dans ce genre qui m'ait été donnée de lire ; genre qui n'est, mine de rien, pas celui que j'affectionne le plus habituellement. Chapeau bas ma bigoudène !
Mamoht
Effectivement, ce tome se lit un peu comme si on transposait la période de la ruée vers l'or dans la Russie moderne en Sibérie. Sauf que l'or que nos protagonistes recherchent est de l'or blanc, de l'ivoire. Pour être plus précis des défenses de Mammouth qui sont libérées par la disparition du permafrost. Parenthèse explicative: comme son nom l'indique, le permafrost est une zone de Sibérie au sol normalement gelé en permanence, mais qui commence à se ramollir sous l'effet du réchauffement climatique. Dans la préhistoire, cette zone était un mélange de grande prairies entrecoupées de marécages, où de nombreux animaux se sont fait piéger (notamment des troupeaux de Mammouths entiers) et qui sont dans un incroyable état de conservation. Sachant qu'une défense en bon état se négocie autour de 30.000$, un vrai trafic totalement illégal s'est depuis mis en place, les multiples interventions humaines détruisant davantage les sols que le dégel en lui-même. On retrouve plus ou moins tous les ingrédients d'histoires de chercheurs d'or : de la misère, des personnages n'ayant pas grand-chose à perdre et prêts à tout, même à tuer, de l'alcool, de la violence, un côté très poisseux (forcément la Sibérie en plein permafrost avec les moustiques et la saleté, cela ne va pas sentir la rose). Le personnage principal est un russe nommé Alexei, que son ami Boris convainc de l'accompagner dans une nouvelle expédition de recherche, et qui va découvrir un petit enfer. Les personnages, bien que seulement esquissés, sont crédibles, tout comme l'environnement général. On sent que l'auteur a bien recherché son sujet. Ce n'est pas une histoire joyeuse, mais une tranche de vie réaliste sur un milieu très méconnu. Je conseille donc la lecture.
Le Piège Malais
J'ai beaucoup apprécié la lecture du "Piège malais" et j'ai du mal à comprendre la somme de mauvais avis à l'encontre de cette série. J'ai découvert le travail de Didier Conrad via sa série Jeunesse Donito à laquelle j'ai immédiatement adhéré à la fois dans l'humour et dans le graphisme. La lecture du piège malais m'a convaincu de l'excellence du travail de Conrad ainsi que son originalité créative. En premier lieu c'est intéressant de voir comment son style graphique peut passer d'un public jeune à un public franchement adulte. Car le piège malais qui fait voyager Ernest, petit routard français du 19ème siècle, entre le catalogue du Kamasutra et celui des supplices chinois n'a pas vraiment sa place entre des mains enfantines. Contrairement à d'autres lecteurs, je trouve le personnage d'Ernest très bien choisi. Ernest petit cartésien agnostique ou athée, opportuniste, qui se croit libre de toute autorité est le témoin impuissant du choc entre deux mondes dont il est exclu. Pire Ernest est un anti-OSS que sa qualité de Blanc ne met à l'abri ni des humiliations les plus infamantes ni d'une fatalité la plus sordide. Sous couvert d'un récit à valeur humoristique, cynique et satirique, Conrad laisse percevoir une réelle connaissance des coutumes et croyances indiennes. S’il ne cache pas le côté choquant que peut avoir à nos yeux d'occidentaux, une société de castes, Conrad équilibre la balance avec l'hypocrisie, la bêtise et la vénalité des colons. Je trouve même cette oeuvre toujours aussi pertinente dans la perception des fractures et les chocs potentiels de civilisations différentes sur de nombreux points fondamentaux spirituels et temporels. Je n'ai pas été choqué par l'apparition du fantastique dans le récit qui accompagne la plongée du lecteur dans une ambiance indienne de plus en plus puissante. La fin nous rappelle que la réalité n'est pas un conte de fée qui sourit toujours à nos héros maisons. Le graphisme assez humoristique m'a permis de prendre de la distance par rapport à la noirceur du contenu du récit. Conrad n'hésite pas utiliser des scènes explicites dans le sexe ou la torture sans jamais tomber dans la bestialité ou le voyeurisme. J'ai trouvé la construction très dynamique, sans longueur et bien dans l'ambiance des rapports de force en présence. En conclusion j'ai beaucoup aimé ce moment de lecture original et non-conformiste.
Les Zola
J'ai beaucoup apprécié ce regard sur la famille Zola. Ce n'est pas vraiment une biographie mais plus un récit intimiste qui place la femme de Zola au centre d'une dynamique qui a profité au talent du grand écrivain. J'ai beaucoup lu de l'oeuvre de Zola mais j'ignorais tout de sa vie familiale et de l'influence que cela a pu avoir dans sa créativité ou ses décisions de vie. Le tableau proposé par les autrices est très flatteur pour les trois principaux personnages Emile, Alexandrine sa femme et Jeanne sa maîtresse. J'aime beaucoup Emile Zola romancier mais la lecture de la série à compléter mon admiration pour l'homme avec sa grandeur même dans ses faiblesses. J'ai trouvé le récit captivant car il augmente en intensité dramatique au fil de l'ouvrage. Si le début peut être lu comme une biographie du couple, l'apparition de Jeanne puis l'Affaire Dreyfus nous fait rentrer dans une dramaturgie où Zola sort grandi à tous les points de vue. Je conseille aussi de relire le très bel avis de Canarde pour son analyse de l'importance de "l'épouse" dans le processus de création. Le choix du graphisme avec des aquarelles rappelle l'importance du contexte pictural des impressionnistes dans les débats artistiques qui ont influencé Zola. J'ai beaucoup aimé la peinture des corps dénudés, la diversité des tons et l'expressivité des principaux personnages. Une excellente lecture que je proposerai à mes enfants avant de se lancer dans la découverte de la saga des Rougon-Macquart.