Kirouek

Note: 3/5
(3/5 pour 6 avis)

Barnabé et son fidèle oiseau vont tenter de rendre ses couleurs à une ville polluée par la "Rabougrite", une maladie qui rend tout gris.


Albums jeunesse : 6 à 10 ans Maladies et épidémies

Il était une fois une grande ville à qui la mystérieuse "Rabougrite" avait pris toutes ses couleurs... Tout y est gris : les immeubles, les gens, leurs pensées... Seul Barnabé et son ami l'oiseau-bec (dont le cri, "Kirouek !", donne son titre à l'album) ont conservé leur couleurs. Leur secret ? Barnabé a réussi à préserver le dernier bouquinier, c'est-à-dire arbre à livres, de la ville... Un ultime livre pousse sur la branche du bouquinier mourant. Barnabé lui raconte une histoire, toujours la même, pour l'aider à mûrir. Il espère qu'un jour, il rendra à la ville ses couleurs grâce à lui.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 2001
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Kirouek
Les notes (6)
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10/11/2002 | Cassidy
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Par gruizzli
Note: 3/5
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Un mignon petit conte, sans grande prétention et avec une belle morale, qui incite à la lecture et à la joie de vivre. C'est agréable et pour une lecture avec des enfants, ça devrait passer sans problème. Le dessin exploite très bien les couleurs et le noir & blanc, et reste dans le très correct. Je n'aurais pas grand chose à en dire, ce n'est ni inoubliable ni indispensable, mais c'est sympathique et mignon, quelque chose qu'on peut lire sans en attendre un chef-d'oeuvre et qui sait prendre le temps de divertir. Parfois ça fait du bien, des histoires simples comme celle-là.

04/10/2017 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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Un drôle de conte… Une parabole sur le livre, et sa disparition progressive, rendant la vie morne et grise, littéralement. Au milieu de la morosité ambiante, un homme, Barnabé, qui résiste encore et toujours, préservant le dernier arbre, et par là même le dernier livre, le dernier espoir. L’arbre est déjà en lui-même une allégorie de la connaissance, et le lien (au-delà de celui, évident, constitué par le bois) avec le livre est tout trouvé. A partir de là, Nicolas Poupon va construire un conte plutôt bien fichu, assez facile à comprendre même pour les plus jeunes (disons à partir de 8 ans), emmenant le lecteur à réfléchir sur la place du livre dans la société. On pourra arguer que l’histoire est un tantinet longue pour son propos, mais l’idée de départ et l’argument sont vraiment intéressants. Le trait de Nicolas Poupon a forcément évolué, gagné en maturité depuis que Kirouek est sorti, mais sa patte est tout de même reconnaissable, malgré quelques menus tics de jeunesse. La mise en scène et les cadrages me semblent vraiment bons, et le travail sur la couleur –indissociable du propos- tout à fait approprié. Il faut savoir que l’auteur en a retouché et redessiné une partie pour la réédition de 2011, augmentant bien sûr le niveau d’ensemble Un conte incontournable.

24/06/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Je n’aime pas les séries « jeunesse », souvent niaises à mes yeux d’adulte, or ici ce n’est pas du tout le cas. Évidemment, le fait de citer des livres portant des noms de contes comme « Le petit chaperon rouge » ou « Blanche Neige », cela donne tout de suite une connotation très jeune à l’ensemble. Si l’auteur avait cité « Les misérables » ou « L’homme révolté », ça aurait logiquement ciblé un lectorat plus âgé, mais Nicolas Poupon préfère s’adresser au plus grand nombre en citant des contes connus de tous et de toutes les générations. Alors si vous évitez cette lecture pensant qu’elle n’est que pour les petits, vous vous privez d’une très belle histoire, originale, amusante, aux personnages attachants ou méprisables, à la trame souvent angoissante et au final joyeux et libérateur. D’autant qu’elle véhicule un débat essentiel, peut-on vivre sans livres, sans histoires, sans rêves et sans connaissance ? « La rabougrite » est une maladie triste et grise, celle de la misère intellectuelle, qui rend les gens stupides et hargneux. La narration faite de rimes, lui donne ce petit air propre aux contes, mais est à mille lieux d’être naïve ou même purement enfantine. Pour toutes ces raisons et parce qu'elle est visuellement en accord parfait avec le texte, cette B.D. est pour moi non seulement un énorme coup de cœur, mais je la classe aussi dans mes lectures indispensables.

16/06/2011 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
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Voici un conte complètement original qui s’est révélé de lecture plaisante. Dans cette histoire, les livres poussent sur un arbre appelé "bouquinier" et apportent gaieté et couleurs à la ville et ses habitants. Mais un jour les livres ont disparu pour laisser place à la rabougrite qui mine le moral des gens et grisaille la ville. Pour retrouver la joie de vivre, Barnabé et l’oiseau bec partent à la recherche du dernier livre. Ce récit fort simple est accessible aux enfants. Je dirais d’ailleurs qu’ils en sont la cible privilégiée. Le final est prévisible mais l’ensemble forme un tout d’une grande cohérence. Côté dessins, Nicolas Poupon délaisse son style habituel pour un graphisme plus proche de l’illustration avec un trait gras et appuyé et des couleurs aux tons pastel. Le rendu est pas mal et bien adapté pour illustrer ce conte inédit. A lire !

06/06/2007 (modifier)

"Kirouek!" est un mignon petit conte, au dessin et aux couleurs très jolis, mais finalement très court et peu développé. L'idée de base étant ce qu'elle est, le résultat est joli, l'album se lit bien, mais le tout a un aspect "gentil" très prononcé et sans prétention à part faire passer un (rapide) bon (petit) moment. Sa lecture doit être très sympa pour des enfants, et je pense qu'il ferait d'ailleurs un album jeunesse très correct, mais là comme ça pour moi, son achat est vraiment dispensable.

11/12/2003 (modifier)
Par Cassidy
Note: 2/5

Plutôt fan de Poupon depuis que fourmi et ses copines me l'ont fait découvrir, j'avoue ne pas accrocher à cet album. Sans doute n'ai-je pas su garder mon âme d'enfant... Le "message" du livre n'est pas idiot (les livres et les histoires qu'ils racontent mettent des couleurs dans nos tristes vies), mais asséné de façon un peu cucul-la-praline et lourde... Bref, je n'ai pas détesté, et peut-être que les mômes adoreront, mais moi je préfère quand Poupon donne dans le dessin d'humour.

10/11/2002 (modifier)