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Communardes !

Note: 4/5
(4/5 pour 3 avis)

La Commune de Paris ou la lutte entre Communards et Versaillais. Sont mises en avant les femmes qui ont pris les armes pour faire valoir leurs droits...


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Académie des Beaux-Arts de Tournai Ecole Emile Cohl Guerrières La BD au féminin La Commune et l'occupation prussienne Paris

En octobre 1870, Paris est assiégée par les troupes prussiennes. Bismarck s’est même installé à Versailles. Beaucoup de Parisiens aisés ont fui la ville et les pauvres gens sont rationnés. Ils vont crever de faim et de froid pendant un hiver terrible. Les femmes sont mobilisées et certaines sont mêmes heureuses de voir se créer « les amazones de la Seine », qui vont prendre les armes aux côtés des hommes. La mère de Victorine, 11 ans, est dans ce cas. Eprise de liberté et d’égalité, elle rêve avec d’autres, Louise Michel, André Léo, d’un monde où la femme est l’égale de l’homme. Victorine, elle, passe le plus clair de son temps à s’amuser avec Castor et Pollux, les éléphants du jardin des plantes, ou à traîner avec la bande à Pamphyle. Les écoles de filles ont été fermées… Quand leurs logeurs louent leur chambre à des réfugiés, Victorine et sa mère déménagent dans une maison abandonnée par des riches. Ici, Victorine découvre une tête d’éléphant empaillée et de nombreux livres qui lui donnent des idées d’aventures grandioses…

Scénariste
Dessinateurs
Coloristes
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 30 Septembre 2015
Statut histoire Une histoire par tome (série terminée) 3 tomes parus
Couverture de la série Communardes !
Les notes (3)
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24/01/2016 | Erik
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Par Ro
Note: 4/5
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Communardes plonge le lecteur en plein dans la Commune de Paris de 1871 aux côtés de fortes femmes qui auront marqué les événements de leur empreinte, que ce soit sur les barricades, en arrière-plan ou à l'avant-plan politique et organisationnel. Chaque tome offre une histoire indépendante, avec pour seuls points communs la Commune elle-même et le fait de mettre en avant le parcours de femmes exceptionnelles, même si certains lieux, certaines références et certains protagonistes se croisent brièvement au détour d'une planche ou d'une autre. Des trois albums qui forment cette série, c'est le premier qui m'a le plus enthousiasmé. Attrait de la découverte d'une part, mais aussi histoire davantage captivante et aboutie. Il a la spécificité également d'avoir pour héroïne un personnage réel, contrairement aux deux autres. Le dessin d'Anthony Jean est très bon, très soigné et détaillé. Il donne vraiment vie au Paris de cette époque. Et c'est par son biais et celui du récit que j'ai découvert une situation différente de celle cataclysmique et d'une ville à l'état de ruine en ébullition que d'autres lectures sur le sujet m'avait fait imaginer. Je ne pensais en effet pas que derrière la ligne de front et les barricades, le reste de la ville continuait à vivre de manière presque si naturelle, avec même des anti-communards continuant à côtoyer des communards dans la capitale assiégée. Et j'ai découvert aussi le parcours incroyable de cette fameuse Elisabeth Dmitrieff qui est vraiment impressionnant. Le second tome se base sur une anecdote réelle, concernant les éléphants, mais sa jeune héroïne est cette fois fictive. Le dessin de Lucy Mazel y est toujours de bon niveau, mais il m'a un peu moins plu car je le trouve plus raide et les couleurs un peu trop froides. L'histoire est assez originale, avec cette idée d'impliquer les éléphants du zoo dans le conflit à la manière d'Hannibal Barca, et elle permet de découvrir une autre facette, moins adulte et politisée, du conflit entre la Commune et les Versaillais. La fin m'est paru un petit peu abrupte néanmoins, me laissant légèrement sur ma faim. Le troisième tome semble tout d'abord prendre pour héroïne une jeune fille de bonne famille, avant de finalement s'attacher à la bonne et néanmoins amie de cette dernière. Suite à un drame causé en grande partie par le comportement rétrograde et hautain de la famille de la première, la seconde se retrouve à éprouver une haine intense de la bourgeoisie hypocrite. Le dessin de Xavier Fourquemin est là encore très bon, donnant lui aussi une belle vie aux personnages et décors de l'époque et rendant la lecture d'autant plus agréable. L'histoire m'a beaucoup plu sur les deux tiers de l'album mais m'a un peu moins enthousiasmé sur le dernier tiers consistant globalement en un procès qui est l'occasion pour l'auteur de montrer le côté effroyable et réactionnaire du discours anti-socialiste des Versaillais de l'époque. Ces dernières pages se révèlent du coup un peu bavardes, limite indigestes. Même si du coup, le scénario m'a un peu captivé, je le trouve tout de même plaisant et instructif.

07/12/2018 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yannis

Pour "Les éléphants rouges" de Lucy Mazel, premier tome de la série que je viens d'acquérir et que j'ai dévoré. Période méconnue (pour moi en tout cas) en dehors des grands évènements, j'ai pu découvrir un contexte grâce à cette fiction bien menée par Lupano. Le dessin de Lucy Mazel permet une lecture agréable et accentue la sympathie que l'on éprouve pour Victorine et sa mère dans ce contexte difficile. Je vais lire la suite et sans doute passer cette série en coup de coeur puisqu'à priori les tomes suivants sont encore meilleurs.

15/09/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
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J'ai lu les deux premiers volumes tout à fait indépendants de ce triptyque consacré à la lutte des femmes lors de la Commune de Paris. Il est vrai que ce fut un épisode plutôt sanglant de l'histoire des révolutions socialistes. Le bon Monsieur Thiers a massacré plus de 30000 Parisiens de manière tout à fait impitoyable. Quand on songe qu'il y a encore des rues, des avenues ou des places qui portent son nom, on pourrait réellement avoir honte. Mais bon, ce massacreur a paraît-il été réhabilité comme le sauveur de la République et même comme le libérateur du territoire en s'empressant de payer la lourde amende de la défaite à Bismarck. On a eu moins d'égard pour le maréchal Pétain ! Le premier tome met en scène une jeune enfant durant le fameux hiver 1870 où les parisiens résistent courageusement à l'armée prussienne qui l'a assiégée. Victorine qui a seulement 11 ans imagine pouvoir sauver Paris en proie à la famine et au froid en livrant un combat avec des éléphants provenant du zoo. Malheureusement, les choses n'iront pas réellement dans son sens. Le second tome est encore plus réussi que le premier. Il met en scène une belle et jeune rebelle issue de l'aristocratie russe et qui va devenir la présidente de la première organisation ouvertement féministe d'Europe. On va suivre son combat. On verra également l'erreur fatale commise par la Commune qui a laissé tranquille la Banque de France. En effet, celle-ci n'a pas arrêté de financer les ennemis à savoir les Versaillais. Là encore, l'ignominie de ce bon Monsieur Thiers sera démontrée. Qu'attend-t'on pour débaptiser certaines rues de France ? Wilfrid Lupano est réellement au sommet de son art en réussissant de raconter une pure fiction avec un vrai contexte historique. Le premier tome a été dessiné par Lucy Mazel. Le second par Anthony Jean. Mention spéciale pour ce dernier car la beauté des planches est manifeste. J'ai beaucoup appris sur le déroulement des faits lors de la Commune. C'est très instructif. J'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à cette lecture qui met en scène des femmes qu'elles soient bourgeoises, ouvrières ou prostituées, célèbres ou anonymes. Tous unis pour un même combat: celui de la Liberté !

24/01/2016 (modifier)