Véritablement indispensable, au moins les 11 premiers tomes (19/20).
L’histoire est vraiment béton. L’intrigue monte en puissance de tome en tome, il y a des révélations à presque chaque album, des rebondissements, de l’action, des complots, une panoplie de personnages intéressants et assez bien développés, bref tout y est et c’est vraiment le meilleur dans le genre.
Evidemment, on ne peut que comparer notre héros à Jason Bourne (de La Mémoire dans la peau, qui a été écrit avant "XIII"). Je trouve cependant que l’histoire de "XIII" est plus intéressante car plus riche en rebondissements. On n'est pas laissé pour compte a la fin de chaque BD, on a eu notre lot de révélations (toujours pour les 11 premières encore une fois).
J’ai été déçu par les tomes suivants (du 12 au dernier - 10 /20). Attention, l’histoire est tout de même correcte.
C’est jusque qu’après avoir été habitué à de l’excellent, le juste correct ne suffit pas.
Je dirais même plus, certaines fois la sauce ne prend plus, les ficelles sont devenues très grosses, et l’auto-pub dans la BD est même risible. Bon, reconnaissons tout de même que les deux derniers tomes sont quand même plus corrects et ont le mérite de clore la série (en tous cas avec Van Hamme au scénario).
Si je compte bien, avec les 11 premiers tomes indispensables et les 2 derniers corrects, on obtient un total de 13 BD. Ainsi l’histoire aurait pu tenir en 13 tomes. Dommage car si les auteurs avaient su s’arrêter a temps il n’y aurait eu dans les avis que du culte (pas de mauvais jeux de mots hein !).
Scénario (coefficient 2) : 17/20
Dessin : 13/20
Univers, atmosphère : 15/20
Développements et psychologie des personnages : 18.5/20
(16.1/20)
J'ai découvert cette série récemment et un peu par hasard... C'est vrai que les deux derniers tomes sont vraiment difficiles à trouver.
Les plus ? Un humour omniprésent, un peu délirant, des personnages secondaires hauts en couleur, une critique acide mais toujours drôle de certains problèmes de société...
Les moins ? Le côté inachevé de certaines histoires : par exemple, on nous annonce à la fin du tome 4 que la suite paraîtra dans l'album Le King. Or cette suite n'est jamais parue ! Le tome 5 (le bouclier de Luctérios) commence avec une autre intrigue.
Au final, une série tout de même très sympa que j'ai lue avec plaisir.
A savoir : Un nouveau tome sortira en octobre 2008.
Hauteville House, c’est l’histoire de la résistance républicaine française à l’empire de Napoléon dans un passé parallèle steam-punk. Ce premier cycle nous mène de Jersey à l’Amérique du Nord en plein Guerre de Sécession en passant par l’Amérique du Sud et le Mexique.
Première chose à dire, c’est que l’idée est originale, et c’est réussi. J’aime beaucoup les univers historiques revisités sous un jour nouveau, soit fantasy soit magique soit steam punk. Cela permet de créer un univers beaucoup plus riche et facilement assimilable par le lecteur.
Le dessin et les couleurs sont des gros points forts de cette série. C’est un style que j’apprécie beaucoup, l’ensemble du graphisme est très réussi et contribue à rendre vivante cette version improbable de l’histoire.
Le scénario est bien fait, la narration est réussie et les personnages sont suffisamment charismatiques pour susciter l’intérêt. Le petit bémol du scénario est qu’il n’est pas spécialement torturé. J’aurais aimé plus de rebondissements, ou une plus grande place aux luttes d’influence. Il est vrai que poser les bases d’un univers, de mettre en place les forces en présence, le tout en 4 tomes, ne permet pas forcément de rendre le scénario complexe. Mais j’attends beaucoup du ou des cycles suivants, maintenant que les bases sont saines, on peut avoir quelque chose de plus complexe et intéressant.
Je conseille l’achat du premier cycle. C’est une bonne base pour la suite de la série, et si par hasard le reste est décevant, ce premier cycle se suffit à lui-même.
Deuxième série d’un univers particulier où des cartes sont des catalyseurs à énergie qui permettent de manipuler les probabilités. Les séries de cet univers sont : Arcanes, "Arcane Majeur" et L'Histoire Secrète (dans l’ordre anti-chronologique inverse).
J’ai lu les 3 séries dans l’ordre anti-chronologique, et je conseille fortement de plutôt le faire dans l’ordre chronologique. L’univers devient bien plus compréhensible, et agréable à lire pour peu que l’on accroche au concept.
C’est ma série préféré de l’univers « Arcane ». Le dessin m’est très agréable, et le fait que la série est une histoire continue me plaît aussi. Cette série apporte son lot d’éclaircissements sur l’univers, mais devient vraiment limpide avec "L’Histoire Secrète" en tête.
Concernant le scénario, j’aime particulièrement le côté suivi de l’histoire avec explication parallèle de faits historiques (comme l’assassinat de JFK).
Comme pour "Arcane", il faut prendre du recul sur l’idée de manipulation des probabilités pour pleinement apprécier l’univers. Personnellement, l’idée que les cartes sont des catalyseurs à énergie mystique permettant de faire des choses « magiques » (la manipulation des probabilités n’en est que la partie simple) me paraît plus judicieuse pour expliquer tous les phénomènes.
Au final, une agréable série mais difficile à lire en-dehors du contexte des deux autres.
Je ne conseille pas l’achat de cette série, car dans l’absolu, il faudrait acheter l’ensemble des autres séries. Or, le nombre important d’albums à acheter et la qualité pas toujours au rendez-vous des autres séries, ne se prêtent pas à un achat comme celui-là.
En quête d’aventure heroic fantasy mangaesques (et sombre) pour étancher ma soif, étant en manque après Berserk et Claymore, l’on m’avait conseillé "Übel Blatt".
Mon premier contact ne fut pas très réjouissant, et j’avoue que je m’attendais à autre chose graphiquement parlant que du pur style shonen-gros yeux mâtiné d’un soupçon de ecchi (jolies tenues de combats mesdames...). Style graphique très loin d'être moche en soi, au contraire, mais surprenant étant donné l’objet de ma recherche.
Et pourtant (genre c’est une surprise avec mes quatre étoiles), au fil des tomes j’ai découvert une intrigue effectivement sombre mais aussi et surtout assez dure psychologiquement parlant, tout en étant loin d’être conne. Le sixième et dernier tome paru dans nos contrées pour l’instant est à mon sens le meilleur, et mon intérêt pour ce manga ne cesse de monter au fil de l'histoire.
En ce qui concerne l’univers qui nous est présenté, il est encore un peu tôt pour porter un jugement définitif mais ça me semble très bien foutu. Du moyenâgeux pur allègrement mélangée avec des machines presque anachroniques, issues de ruines d’une civilisation magique disparue (cf mon compatriote plus bas et les machines volantes).
Un excellent divertissement, qui sans détrôner les ténors du genre vaut vraiment son pesant de cacahouètes. J’attends avec beaucoup d’impatience la suite.
edit: Ahah, j'avais pas lu le "tome 0" (quelle idée aussi). Bon remplacez le "ecchi" par "hentai sauvage" xD, parce-que c'est là qu'on voit que l'auteur s'est considérablement calmé sur la suite Oo.
C'est pas totalement désagréable (enfin...), mais un peu lourd, et surtout surprenant, y a une scène je suis même revenu en arrière pour voir si j'avais pas rêvé ou si c'était pas les phantasmes d'un des personnages... Et puis en règle général, sans être aucunement mauvais ce tome introductif est de toute façon en deça de la suite, ne vous faites donc pas avoir et continuez.
Un très bon Tezuka, le meilleur peut-être.
Je ne saurais être aussi disert que mes camarades au sujet de cette série (et pour tout vous dire, je ne suis pas très inspiré). Mais je dois tout de même faire remarquer que s'attaquer à la biographie d'un personnage historique et religieux aussi important est la preuve d'un grand courage, et que Tezuka l'a menée à bien avec beaucoup de talent. Et l'idée de mettre de l'humour et des anachronismes permet aux plus jeunes de saisir tout son propos, sans s'embarrasser d'expressions vieillottes enfin, plus en phase avec l'époque antique du récit.
Un énorme classique.
Parker et Badger m'ont vraiment fait rire. Il est rare aujourd'hui de voir des séries à gags qui nous font rigoler à chaque page.
D'une part le dessin se distingue car ce n'est pas du graphisme franco-belge humoristique "classique" (comme Gaston Lagaffe), il est plutôt comics, d'autre part les idées sortent du lot car les gags sont vraiment drôles.
C'est joli, ça se prend pas la tête, ce n'est pas redondant, c'est franchement bien.
Il est difficile de réaliser une bonne saga transgénérationnelle d'envergure style Les Maîtres de l'Orge ou encore plus récemment Le Décalogue. C'est à quoi les auteurs s'attèlent.
Ici, il fallait oser le cadre: le commerce du cigare à l'heure où en France le tabac est devenu l'ennemi public numéro 1. Après l'alcool, pourquoi pas? L'histoire mêle habilement le présent au passé. C'est d'ailleurs dans le passé que se déroule la plus grande partie de l'épisode. Le récit passe d'un banal acte de piraterie à savoir une mutinerie à une vague chronique familiale.
Les personnages principaux sont malheureusement trop stéréotypés, la palme revenant au machiavélique, fourbe et couard Capitaine Portero. D'ailleurs, on devine très vite le lien qui le rattache au dernier nabab du cigare: Charles Porter.
Les dessins du prolifique Stalner sont toujours un régal pour nos yeux avec une mention spéciale pour les visages des personnages qui révèlent une précision incroyable peut-être pour éloigner le spectre du même héros blondinet qui plane sur tous ses derniers albums. Par ailleurs, la colorisation est très agréable. De même, l'enchaînement des cases verticales successives pour les scènes d'action notamment sur le bateau est plutôt réussi pour nous faire vivre cette aventure.
Pour autant, ce récit ne m’a pas totalement convaincu à la première lecture. J'attends de voir la contyinuité de cette série. Et cette suite sera vraiment une réussite car l'histoire prend une nouvelle dimension par l'introduction de nouveaux personnages dans le présent helvétique. Du coup, j'ai relevé ma note car les promesses de cette grande saga familiale sont vraiment tenues.
On y découvre un Cuba qu'on ne connaît guère: celui du développement effervescent de l'île sur fond de rivalités entre les créoles et les espagnols tout en n'oubliant pas le lourd tribu payé par les esclaves d'Afrique noire.
Bref, nous avons là une saga aux parfums romanesques dans l'univers fumeux du cigare.
Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5
L’histoire a lieu pendant la période du « siècle des lumières » (à savoir le XVIIIème siècle) et mêle obscurantisme avec enquête scientifique. Cela fait penser un peu au film Sleepy Hollow avec Johnny Depp. Une histoire par tome. Lecture assez rapide (46 planches seulement). Le Marquis est un personnage fort cartésien et courageux mais parfois un peu naïf.
Le dessin par sa sobriété semble le point faible de la série mais le découpage est excellent et les couleurs sombres viennent renforcer le côté obscur du scénario. Sobre et efficace, sa colorisation se met au service d’une ambiance magnifiquement lugubre.
J’ai adoré le thème : derrière les mystères fantastiques, il y a toujours une réalité rationnelle. En effet, à chaque album, une histoire complète se noue autour d’un mécanisme fort habile : le marquis d’Anaon cherche à rendre rationnel un phénomène étrange. Bref, je ne peux que vous conseiller cette lecture captivante.
Le tome 5 marque une petite rupture avec l'aventure située dans les régions françaises. En effet, cette fois-ci nous sommes entraînés dans une Egypte mystérieuse où l'auteur nous surprend encore en nous livrant sa théorie sur la pyramide de Khéops pour le moins intéressante. Voilà un scénariste intelligent qui semble s'affranchir des archétypes des récits d'aventure du genre! J'aime voilà tout. :)
Note Dessin : 3.75/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4/5
Ce premier album des aventures de Célestin le bien nommé, puisque le lien avec sa marraine la lune est vite établi, est une plaisante fable romantique oscillant à maintes reprises vers la farce comique. Le mélange entre ces genres fournit action, poésie, romantisme et situations cocasses et emmêle gaiement les différents niveaux sociaux nous menant de la taverne populaire aux lits des comtesses et autres marquises. Nul n'est meilleur que l'autre et cet état de fait est bénéfique à cette histoire. Le verbe alerte et vif du héros donne un rythme enlevé au scénario. L'action jamais ne se tarit, joliment contrebalancée par l'apport de la poésie issue de Jean-Marc Bernard, ou encore Chenedollé ou Charles Keller. Si le fond comme la forme rappellent par moment, les grands classiques de Molière, l'auteur lui-même avoue s'être inspiré de Ronsard, Théophile Gautier, Musset ou même Brassens...
L'ambiance m'a charmé, la joie de vivre de ce héros rêveur et galant contraste avec le quotidien et nous emmène joyeusement sur d'autres doux nuages.
Les personnages ont du caractère tel que le demande une farce afin de nous satisfaire. Les noms de maints protagonistes ajoutent encore à cette ambiance et à cette comédie : Célestin, le Gobe-La-Lune ; Pimprinule, la princesse ; Momo 1er , le roi ; Acariatine, la chaperonne...
Le dessin et les couleurs sont de Yannick Corboz dont j'avais déjà très fortement apprécié le dessin sur Voies off. Mais il a incontestablement progressé avec un style plus rond et des couleurs vraiment belles. Certains décors apparaissent floutés, moins précis afin de faire ressortir l'avant-plan, des jeux de couleurs vraiment sympathiques.
Il remet ça avec son style personnel proche de l'esquisse, du brouillon sur lequel on jetterait directement les couleurs. Cela donne des traits de contours souvent légèrement trop épais, avec de fines hachures qui contribuent à donner le volume aux êtres et aux choses. Le trait ici et le style s'approche des albums tels que Garulfo avec beaucoup plus de précision cependant mais avec des personnages semi réalistes. Les poses et le mouvement sont merveilleusement rendus avec comme tout dans cet album une pointe d'excès bienfaisante.
Les couleurs sont belles et tranchées.
Bref, j'adore son travail et son style personnel et sortant indéniablement des sentiers battus.
A découvrir au clair de lune...
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XIII
Véritablement indispensable, au moins les 11 premiers tomes (19/20). L’histoire est vraiment béton. L’intrigue monte en puissance de tome en tome, il y a des révélations à presque chaque album, des rebondissements, de l’action, des complots, une panoplie de personnages intéressants et assez bien développés, bref tout y est et c’est vraiment le meilleur dans le genre. Evidemment, on ne peut que comparer notre héros à Jason Bourne (de La Mémoire dans la peau, qui a été écrit avant "XIII"). Je trouve cependant que l’histoire de "XIII" est plus intéressante car plus riche en rebondissements. On n'est pas laissé pour compte a la fin de chaque BD, on a eu notre lot de révélations (toujours pour les 11 premières encore une fois). J’ai été déçu par les tomes suivants (du 12 au dernier - 10 /20). Attention, l’histoire est tout de même correcte. C’est jusque qu’après avoir été habitué à de l’excellent, le juste correct ne suffit pas. Je dirais même plus, certaines fois la sauce ne prend plus, les ficelles sont devenues très grosses, et l’auto-pub dans la BD est même risible. Bon, reconnaissons tout de même que les deux derniers tomes sont quand même plus corrects et ont le mérite de clore la série (en tous cas avec Van Hamme au scénario). Si je compte bien, avec les 11 premiers tomes indispensables et les 2 derniers corrects, on obtient un total de 13 BD. Ainsi l’histoire aurait pu tenir en 13 tomes. Dommage car si les auteurs avaient su s’arrêter a temps il n’y aurait eu dans les avis que du culte (pas de mauvais jeux de mots hein !). Scénario (coefficient 2) : 17/20 Dessin : 13/20 Univers, atmosphère : 15/20 Développements et psychologie des personnages : 18.5/20 (16.1/20)
Rona
J'ai découvert cette série récemment et un peu par hasard... C'est vrai que les deux derniers tomes sont vraiment difficiles à trouver. Les plus ? Un humour omniprésent, un peu délirant, des personnages secondaires hauts en couleur, une critique acide mais toujours drôle de certains problèmes de société... Les moins ? Le côté inachevé de certaines histoires : par exemple, on nous annonce à la fin du tome 4 que la suite paraîtra dans l'album Le King. Or cette suite n'est jamais parue ! Le tome 5 (le bouclier de Luctérios) commence avec une autre intrigue. Au final, une série tout de même très sympa que j'ai lue avec plaisir. A savoir : Un nouveau tome sortira en octobre 2008.
Hauteville House
Hauteville House, c’est l’histoire de la résistance républicaine française à l’empire de Napoléon dans un passé parallèle steam-punk. Ce premier cycle nous mène de Jersey à l’Amérique du Nord en plein Guerre de Sécession en passant par l’Amérique du Sud et le Mexique. Première chose à dire, c’est que l’idée est originale, et c’est réussi. J’aime beaucoup les univers historiques revisités sous un jour nouveau, soit fantasy soit magique soit steam punk. Cela permet de créer un univers beaucoup plus riche et facilement assimilable par le lecteur. Le dessin et les couleurs sont des gros points forts de cette série. C’est un style que j’apprécie beaucoup, l’ensemble du graphisme est très réussi et contribue à rendre vivante cette version improbable de l’histoire. Le scénario est bien fait, la narration est réussie et les personnages sont suffisamment charismatiques pour susciter l’intérêt. Le petit bémol du scénario est qu’il n’est pas spécialement torturé. J’aurais aimé plus de rebondissements, ou une plus grande place aux luttes d’influence. Il est vrai que poser les bases d’un univers, de mettre en place les forces en présence, le tout en 4 tomes, ne permet pas forcément de rendre le scénario complexe. Mais j’attends beaucoup du ou des cycles suivants, maintenant que les bases sont saines, on peut avoir quelque chose de plus complexe et intéressant. Je conseille l’achat du premier cycle. C’est une bonne base pour la suite de la série, et si par hasard le reste est décevant, ce premier cycle se suffit à lui-même.
Arcane Majeur
Deuxième série d’un univers particulier où des cartes sont des catalyseurs à énergie qui permettent de manipuler les probabilités. Les séries de cet univers sont : Arcanes, "Arcane Majeur" et L'Histoire Secrète (dans l’ordre anti-chronologique inverse). J’ai lu les 3 séries dans l’ordre anti-chronologique, et je conseille fortement de plutôt le faire dans l’ordre chronologique. L’univers devient bien plus compréhensible, et agréable à lire pour peu que l’on accroche au concept. C’est ma série préféré de l’univers « Arcane ». Le dessin m’est très agréable, et le fait que la série est une histoire continue me plaît aussi. Cette série apporte son lot d’éclaircissements sur l’univers, mais devient vraiment limpide avec "L’Histoire Secrète" en tête. Concernant le scénario, j’aime particulièrement le côté suivi de l’histoire avec explication parallèle de faits historiques (comme l’assassinat de JFK). Comme pour "Arcane", il faut prendre du recul sur l’idée de manipulation des probabilités pour pleinement apprécier l’univers. Personnellement, l’idée que les cartes sont des catalyseurs à énergie mystique permettant de faire des choses « magiques » (la manipulation des probabilités n’en est que la partie simple) me paraît plus judicieuse pour expliquer tous les phénomènes. Au final, une agréable série mais difficile à lire en-dehors du contexte des deux autres. Je ne conseille pas l’achat de cette série, car dans l’absolu, il faudrait acheter l’ensemble des autres séries. Or, le nombre important d’albums à acheter et la qualité pas toujours au rendez-vous des autres séries, ne se prêtent pas à un achat comme celui-là.
Übel Blatt
En quête d’aventure heroic fantasy mangaesques (et sombre) pour étancher ma soif, étant en manque après Berserk et Claymore, l’on m’avait conseillé "Übel Blatt". Mon premier contact ne fut pas très réjouissant, et j’avoue que je m’attendais à autre chose graphiquement parlant que du pur style shonen-gros yeux mâtiné d’un soupçon de ecchi (jolies tenues de combats mesdames...). Style graphique très loin d'être moche en soi, au contraire, mais surprenant étant donné l’objet de ma recherche. Et pourtant (genre c’est une surprise avec mes quatre étoiles), au fil des tomes j’ai découvert une intrigue effectivement sombre mais aussi et surtout assez dure psychologiquement parlant, tout en étant loin d’être conne. Le sixième et dernier tome paru dans nos contrées pour l’instant est à mon sens le meilleur, et mon intérêt pour ce manga ne cesse de monter au fil de l'histoire. En ce qui concerne l’univers qui nous est présenté, il est encore un peu tôt pour porter un jugement définitif mais ça me semble très bien foutu. Du moyenâgeux pur allègrement mélangée avec des machines presque anachroniques, issues de ruines d’une civilisation magique disparue (cf mon compatriote plus bas et les machines volantes). Un excellent divertissement, qui sans détrôner les ténors du genre vaut vraiment son pesant de cacahouètes. J’attends avec beaucoup d’impatience la suite. edit: Ahah, j'avais pas lu le "tome 0" (quelle idée aussi). Bon remplacez le "ecchi" par "hentai sauvage" xD, parce-que c'est là qu'on voit que l'auteur s'est considérablement calmé sur la suite Oo. C'est pas totalement désagréable (enfin...), mais un peu lourd, et surtout surprenant, y a une scène je suis même revenu en arrière pour voir si j'avais pas rêvé ou si c'était pas les phantasmes d'un des personnages... Et puis en règle général, sans être aucunement mauvais ce tome introductif est de toute façon en deça de la suite, ne vous faites donc pas avoir et continuez.
La Vie de Bouddha
Un très bon Tezuka, le meilleur peut-être. Je ne saurais être aussi disert que mes camarades au sujet de cette série (et pour tout vous dire, je ne suis pas très inspiré). Mais je dois tout de même faire remarquer que s'attaquer à la biographie d'un personnage historique et religieux aussi important est la preuve d'un grand courage, et que Tezuka l'a menée à bien avec beaucoup de talent. Et l'idée de mettre de l'humour et des anachronismes permet aux plus jeunes de saisir tout son propos, sans s'embarrasser d'expressions vieillottes enfin, plus en phase avec l'époque antique du récit. Un énorme classique.
Parker et Badger
Parker et Badger m'ont vraiment fait rire. Il est rare aujourd'hui de voir des séries à gags qui nous font rigoler à chaque page. D'une part le dessin se distingue car ce n'est pas du graphisme franco-belge humoristique "classique" (comme Gaston Lagaffe), il est plutôt comics, d'autre part les idées sortent du lot car les gags sont vraiment drôles. C'est joli, ça se prend pas la tête, ce n'est pas redondant, c'est franchement bien.
Flor de Luna
Il est difficile de réaliser une bonne saga transgénérationnelle d'envergure style Les Maîtres de l'Orge ou encore plus récemment Le Décalogue. C'est à quoi les auteurs s'attèlent. Ici, il fallait oser le cadre: le commerce du cigare à l'heure où en France le tabac est devenu l'ennemi public numéro 1. Après l'alcool, pourquoi pas? L'histoire mêle habilement le présent au passé. C'est d'ailleurs dans le passé que se déroule la plus grande partie de l'épisode. Le récit passe d'un banal acte de piraterie à savoir une mutinerie à une vague chronique familiale. Les personnages principaux sont malheureusement trop stéréotypés, la palme revenant au machiavélique, fourbe et couard Capitaine Portero. D'ailleurs, on devine très vite le lien qui le rattache au dernier nabab du cigare: Charles Porter. Les dessins du prolifique Stalner sont toujours un régal pour nos yeux avec une mention spéciale pour les visages des personnages qui révèlent une précision incroyable peut-être pour éloigner le spectre du même héros blondinet qui plane sur tous ses derniers albums. Par ailleurs, la colorisation est très agréable. De même, l'enchaînement des cases verticales successives pour les scènes d'action notamment sur le bateau est plutôt réussi pour nous faire vivre cette aventure. Pour autant, ce récit ne m’a pas totalement convaincu à la première lecture. J'attends de voir la contyinuité de cette série. Et cette suite sera vraiment une réussite car l'histoire prend une nouvelle dimension par l'introduction de nouveaux personnages dans le présent helvétique. Du coup, j'ai relevé ma note car les promesses de cette grande saga familiale sont vraiment tenues. On y découvre un Cuba qu'on ne connaît guère: celui du développement effervescent de l'île sur fond de rivalités entre les créoles et les espagnols tout en n'oubliant pas le lourd tribu payé par les esclaves d'Afrique noire. Bref, nous avons là une saga aux parfums romanesques dans l'univers fumeux du cigare. Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5
Le Marquis d'Anaon
L’histoire a lieu pendant la période du « siècle des lumières » (à savoir le XVIIIème siècle) et mêle obscurantisme avec enquête scientifique. Cela fait penser un peu au film Sleepy Hollow avec Johnny Depp. Une histoire par tome. Lecture assez rapide (46 planches seulement). Le Marquis est un personnage fort cartésien et courageux mais parfois un peu naïf. Le dessin par sa sobriété semble le point faible de la série mais le découpage est excellent et les couleurs sombres viennent renforcer le côté obscur du scénario. Sobre et efficace, sa colorisation se met au service d’une ambiance magnifiquement lugubre. J’ai adoré le thème : derrière les mystères fantastiques, il y a toujours une réalité rationnelle. En effet, à chaque album, une histoire complète se noue autour d’un mécanisme fort habile : le marquis d’Anaon cherche à rendre rationnel un phénomène étrange. Bref, je ne peux que vous conseiller cette lecture captivante. Le tome 5 marque une petite rupture avec l'aventure située dans les régions françaises. En effet, cette fois-ci nous sommes entraînés dans une Egypte mystérieuse où l'auteur nous surprend encore en nous livrant sa théorie sur la pyramide de Khéops pour le moins intéressante. Voilà un scénariste intelligent qui semble s'affranchir des archétypes des récits d'aventure du genre! J'aime voilà tout. :) Note Dessin : 3.75/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4/5
Célestin Gobe-la-lune
Ce premier album des aventures de Célestin le bien nommé, puisque le lien avec sa marraine la lune est vite établi, est une plaisante fable romantique oscillant à maintes reprises vers la farce comique. Le mélange entre ces genres fournit action, poésie, romantisme et situations cocasses et emmêle gaiement les différents niveaux sociaux nous menant de la taverne populaire aux lits des comtesses et autres marquises. Nul n'est meilleur que l'autre et cet état de fait est bénéfique à cette histoire. Le verbe alerte et vif du héros donne un rythme enlevé au scénario. L'action jamais ne se tarit, joliment contrebalancée par l'apport de la poésie issue de Jean-Marc Bernard, ou encore Chenedollé ou Charles Keller. Si le fond comme la forme rappellent par moment, les grands classiques de Molière, l'auteur lui-même avoue s'être inspiré de Ronsard, Théophile Gautier, Musset ou même Brassens... L'ambiance m'a charmé, la joie de vivre de ce héros rêveur et galant contraste avec le quotidien et nous emmène joyeusement sur d'autres doux nuages. Les personnages ont du caractère tel que le demande une farce afin de nous satisfaire. Les noms de maints protagonistes ajoutent encore à cette ambiance et à cette comédie : Célestin, le Gobe-La-Lune ; Pimprinule, la princesse ; Momo 1er , le roi ; Acariatine, la chaperonne... Le dessin et les couleurs sont de Yannick Corboz dont j'avais déjà très fortement apprécié le dessin sur Voies off. Mais il a incontestablement progressé avec un style plus rond et des couleurs vraiment belles. Certains décors apparaissent floutés, moins précis afin de faire ressortir l'avant-plan, des jeux de couleurs vraiment sympathiques. Il remet ça avec son style personnel proche de l'esquisse, du brouillon sur lequel on jetterait directement les couleurs. Cela donne des traits de contours souvent légèrement trop épais, avec de fines hachures qui contribuent à donner le volume aux êtres et aux choses. Le trait ici et le style s'approche des albums tels que Garulfo avec beaucoup plus de précision cependant mais avec des personnages semi réalistes. Les poses et le mouvement sont merveilleusement rendus avec comme tout dans cet album une pointe d'excès bienfaisante. Les couleurs sont belles et tranchées. Bref, j'adore son travail et son style personnel et sortant indéniablement des sentiers battus. A découvrir au clair de lune...