Berserk

Note: 3.93/5
(3.93/5 pour 30 avis)

Vie et vengeance d'un Berserk, guerrier légendaire animé par la seule fureur qui "foule de sa sandale les tombeaux des rois..." Monstres gigantesques, démons cannibales, villes en flammes, compagnons mystérieux et combats démentiels, voici le quotidien de Guts, le Chevalier Noir.


Baston Dark Fantasy Glénat Hakusensha Le meilleur du Manga Manga : 1996/97, l'explosion Seinen

Guts est le Berserk, un chevalier noir presque invincible qui lutte contre les démons qui lui ont volé son humanité. Armé d'une épée plus grande que lui et d'un bras mécanique qui fait aussi bien arbalète que canon portatif (comme Cobra), il parcours la lande inculte et désolée à la poursuite des "Cinq de la main de Dieu", les 5 démons qui depuis toujours sont responsables du mal dans l'histoire de l'humanité. Guts fait très vite la rencontre de Puck, un elfe des bois minuscule qui va dès lors se cramponner aux basques du Berserk, qui n'a pas la compagnie facile. Puck tente de comprendre peu à peu le passé et les motivations de cet homme cruel et sans coeur. Guts est lié à la "marque du démon", un symbole gravé dans la chair de son cou qui ne peut cicatriser et qui attire à lui tous les démons. Sa vie n'est plus qu'une lutte permanente contre les monstres. Trop tôt pour le dire...

Scénario
Dessin
Traduction
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 1996
Statut histoire Série en cours (42 tomes au Japon, série en cours) 42 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an

Couverture de la série Berserk © Glénat 1996
Les notes
Note: 3.93/5
(3.93/5 pour 30 avis)
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L'avatar du posteur monsieur quentin

Berserk est une œuvre avec un dessin très propre, une histoire prenante, un univers bien construit mais avec des personnages au mieux bornés sur leurs positions. Guts c'est un peu monsieur pas de chance qui va subir jusqu'à avoir un pic du pire et redescendre pour le surmonter, j'ai trouvé ça très générique à la longue et prévisible. Passé le tome 13 (que j'ai trouvé anecdotique au possible) on attend que ça reparte sans trop y croire. Au final on arrive à revenir à quelque chose de très bien et stable, avec des questionnements sur le bien fondé de la vengeance et une foule d'introspections sur la vie en générale, mais à coté on se tape les pires personnages comiques qu'il m'ait été donné de voir, des méchants secondaires d'une platitude digne d'une crêperie bretonne et des intrigues qui n'avancent pas ou très peu.

06/07/2024 (modifier)
Par Yannis
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Yannis

Berserk est sans doute l'une des œuvres les plus prenantes et les plus "choquantes" du 9eme art. Après lecture des 16 premiers tomes il est difficile de ressortir Indemne de cette lecture. Trois premiers tomes d'exposition avant de partir sur les traces de Guts et la troupe du faucon. Et petit à petit on s'attache aux différents personnages le héros bien entendu mais aussi ses compagnons notamment Casca mais aussi Pippin ou Rickert. Et puis c'est le choc du tome 13 et du sabbat. Toutes ces péripéties sont portées par le dessin de l'auteur incroyablement détaillé même si sur certaines scènes d'actions il peut être à mon goût un peu confus ou chargé. Berserk est une oeuvre extrême qui ne plaira pas à tout le monde mais qui mérite d'être découverte. Je lirai la suite et espère que le tome 41 le dernier de l'auteur décédé depuis conclura la série malgré tout à moins que l'éditeur poursuive avec un autre scénariste. MAJ 18/05/2024 J'ai lu les 41 tomes et je trouve que ce dernier constitue une fin acceptable et pour moi réussie de la série. On peut chipoter et trouver que cela mérite de continuer afin d'aller plus loin dans l'histoire et d'amener une autre fin qui conclurait de manière ferme et définitive la série mais je trouve celle-ci acceptable. On sait désormais que la série se poursuivra à voir quelle qualité aura la reprise

25/12/2021 (MAJ le 18/05/2024) (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’essaye d’étoffer ma culture manga, en sortant parfois quelque peu de ma zone de confort, comme ici avec ce « Berserk », qui semble être une des séries manga les plus appréciées. Et j’avoue ne pas avoir compris pourquoi, tellement j’ai été rebuté par cette lecture – quand elle ne m’a pas laissé indifférent. J’ai lu certains avis, et je ne peux que m’étonner que beaucoup louent le dessin. Certes, je ne suis pas fan a priori du manga classique, mais je l’ai trouvé souvent plein de défauts – indépendamment des figures de style que je n’aime pas. Les longues bastons, avec actions au ralenti, délayées sur quatre ou cinq pages, ce n’est pas mon truc ! Et honnêtement, le dessin n’est ni clair ni bon (après, c’est sans doute affaire de goût, mais moi, ça ne passe pas). Quant à l’histoire et les dialogues, je n’y ai rien trouvé d’intéressant. Ma médiathèque avait les cinq premiers albums, que j’ai empruntés. Je me suis arrêté aux trois premiers, tellement ça me gonflait et ai rapidement rendu les cinq. Un peu de gore et de trash OK, je n’y suis pas réfractaire, mais ici ça faisait souvent remplissage inutile, au milieu de très longues bastons, dans lesquelles le chevalier noir de héros découpe à la chaine ses adversaires (humains ou démons), avec une épée plus grande et large que lui. Au moins dans Krän on sentait la déconne, un aspect parodique et volontairement exagéré qui faisait passer presque tout. Mais là, non. J’ai lu dans certains avis que la série est meilleure au bout d’un moment. Meilleure je veux bien croire, mais je ne le vérifierai pas (il faut dire qu’une autre de mes préventions envers le genre manga, c’est justement ces séries interminables…).

29/03/2023 (modifier)

Le chevalier Noir : son nom est Gatsu. Un guerrier enragé qui, malgré de nombreuses mutilations, poursuit une quête maudite : traquer ceux qui ont vendu leur âme aux puissances maléfiques, les "god hands" pour devenir des monstres hideux, les "apôtres". Et surtout sa haine pour le mystérieux Griffith. L'intrigue laisse planer le mystère sur les motivations de ce combat qui semble désespéré, pour faire très vite un flash-back vers la jeunesse de Gatsu : un mercenaire qui va entrer dans la troupe des Faucons, commandé par un jeune homme dévoré d'ambition, pour lequel il se liera bientôt d'amitié, et sa rencontre avec la belle Casca... Berserk ! Sans doute l'un des mangas parmi les plus malsain que je connaisse ! Mais quel chef d'œuvre : un scénario palpitant dans un terrifiant univers médiéval, et surtout une qualité graphique et un souci du détail bluffant. L'adaptation animée n'est malheureusement pas à la hauteur du manga papier que je vous conseille absolument ! L'animé aurait sans doute pu être meilleur avec d'autres moyens, mais son principal défaut est de s'arrêter là où l'intrigue prend un tournant décisif : il ne s'agit que de l'adaptation des 13 premiers volumes ! Pour conclure foncez sur le manga papier mais surtout évitez l'animé... (mini spoiler) en effet l'animé s'achève là où l'horreur et le désespoir atteignent un point culminant dans le récit, alors que le manga papier continue encore bien au-delà !

29/07/2022 (modifier)
Par TheVoid
Note: 4/5

Tout simplement excellent. J'ai vu beaucoup d'avis de personnes ayant adoré les 15 premiers tomes et qui sont largement déçus de la suite, principalement pour le fait qu'elle s'éloigne de la quête "principale" de Guts. Il est moins question de sa revanche contre les Gods Hand et plus d'aventures secondaires. Guts n'est plus seul mais s'entoure d'un groupe. On s'éloigne même par moment de la Dark Fantasy.... Alors oui, mais pour moi c'est aussi cette diversité qui fait la richesse de l'histoire. Je ne vois pas d'incohérence dans le récit et il nous transporte à travers un tas d'histoires et d'ambiances de façon fluide, sans que cela ne choque ou questionne le lecteur. L'intégralité de la série mérite à mon sens la note que je lui ai mise, 4/5. On attend la fin de cette histoire avec impatience, ou pas...

26/04/2022 (modifier)
Par fuuhuu
Note: 5/5
L'avatar du posteur fuuhuu

Enfin je suis à jour dans ma lecture de ce manga dont j'avais tant entendu parlé. C'est le genre de manga où il est difficile d'arrêter sa lecture. Le genre de manga dont on rêve encore la nuit. Le genre de manga dont on parle à la pause clope/café/ jus de fruit/mariokart/ce que vous voulez. Le genre de manga dont on est profondément dégouté de certaines scènes. Le genre de manga dont les dessins nous scotchent, tellement ils sont travaillés. Le genre de manga dont certaines scènes sont tellement épiques et mémorables que je m'en souviendrais toute ma vie. Le genre de manga où le héros donne une véritable définition au mot "badass". Le genre de manga qui te fait ressentir une immense palette d'émotions dont les deux premières qui me viennent en tête sont la haine et la tristesse. Le genre de manga qui arrive à nous faire vraiment rire, tout en restant adulte et mature. Bref, c'est le genre de manga qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie. Même ma femme l'a lu et adoré, alors qu'elle ne lit jamais de manga. Si je ne met "que" 4 étoiles, c'est à cause du fait que la série tire à rallonge, elle surfe un peu trop sur son succès et donc la série perd en intérêt. Il est grand temps que l'auteur mette un terme à son histoire. Mais noter bien que les tomes 4 à 14 font partie des meilleurs mangas que je n'ai jamais lu. Je crois que je relirai cet arc au moins une fois par an. 4 étoiles MAUPERTUIS, OSE ET RIT ! màj du 20/05/21: Il faut qu'à peine 5 jours après la rédaction de mon avis, l'annonce du décès de Miura retentisse. Le hasard... Fort heureusement pour moi, ma première lecture de ce manga remonte à mes 16 ans. Je n'avais pas la maturité de lire une telle oeuvre. J'ai donc abandonné. Des années plus tard, grâce à mon frère, je recommence tout à zéro. Et ce fut une révélation. Berserk est le premier manga que je partage avec mon frère. Le premier d'une très longue série. Miura, par son oeuvre et son talent, a réussi à créer un nouveau lien avec mon frère. Depuis, à chaque fois que je passe du temps avec mon frère, nous passons des heures à discuter manga, au détriment de nos compagnes. Berserk a donc une grande importance à mes yeux. La disparition de Miura m'impacte beaucoup plus que ce que je pouvais imaginer. Je réalise que je ne connaitrai jamais la fin véritable de Berserk. Tout cela me fait prendre conscience que j'appréciais nettement plus la série que ce que je disais. Elle m'a réellement impacté. C'est pourquoi, je décide de changer ma note, seulement 5 jours plus tard. Je n'hésite plus, c'est une série culte. 5 étoiles Aujourd'hui, Maupertuis ne rit pas, il pleure

15/05/2021 (MAJ le 20/05/2021) (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Après tant d'années à voir cette série trôner fièrement dans les séries de mangas les plus appréciées sur différents sites, malgré son âge canonique de 24 ans maintenant, j'ai enfin lu les tomes de Berserk que possède mon coloc. Et je ressors de ma lecture avec un sentiment plus mitigé que je n'aurais pensé au départ, même si je lui reconnais bien toute l'importance de cette BD dans la Dark Fantasy. En commençant à lire, j'avais déjà entendu parler de la façon dont l'histoire se déroulerait, c'est à dire trois tomes d'introduction, puis une douzaine de flashback expliquant toute l'histoire ayant mené à cette situation, puis la reprise de l'histoire. Et comme beaucoup, après trois tomes agréables mais qui ne sont qu'une mise en bouche, j'ai réellement adoré l'arc de l'âge d'or (tome 4 à 14) et les quelques péripéties qui ont suivi, notamment celle de l'inquisition. C'est sanglant, glauque et plutôt malsain, sombre aussi, mais avec des personnages qu'on a envie de suivre et des combats dantesques servis par un dessin qui a franchement de la gueule. Surtout que l'auteur affirme son style au fur et à mesure, produisant de la qualité presque tout du long. Malheureusement, je trouve que les tomes suivants se perdent un peu dans une histoire moins intéressante, accumulant l'humour lourdingue dont Puck est l'origine (principalement) et qui désamorce beaucoup de la tension dramatique que la série arrivait à maintenir jusque là. Les arcs narratifs s'enchainent sans réel intérêt et j'ai enchainé les dix derniers tomes sans trop de plaisir, notamment l'arc du roi de la mer qui m'a franchement paru être du remplissage. Et c'est dommage, parce qu'avec ce tome 40 j'ai enfin l'impression que l'histoire va progresser, et c'est pas dommage. Le souci, c'est que j'ai l'impression qu'on va avoir droit à beaucoup de tomes encore, avant d'avoir une fin convenable : les arcs sur Griffith, sur la sorcière, sur les enfants du forgeron, le cavalier à tête de mort ... Avant que tout ceci ne se finisse, je pense qu'il y aura une flopée de tomes, et je n'ai pas franchement l'envie de les lire ou de les attendre. Je ressors de ma lecture satisfait de celle-ci, mais sans grande envie de continuer ou attendre la suite. C'est le genre que je lirais si je connais quelqu'un qui le possède, mais je ne vais pas l'acheter. Et c'est dommage, le début m'a vraiment semblé prometteur !

05/06/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Une chose est sûre, Berserk n’a pas usurpé sa réputation de Saint-Graal de la dark fantasy. Les autres séries ont des allures d’Au pays de Candy en comparaison avec les atrocités se déroulant dans le Midland de Berserk. Comme cela a été mainte fois répété, mais je vais m’y mettre moi aussi, l’œuvre exutoire de Kentaro Miura raconte grosso modo l’histoire de Guts, un mercenaire hanté par des monstres cauchemardesques et autres créatures démoniaques qui tentent presque chaque nuit de le bouffer ou le buter, et ceci à cause d’une marque maudite sur sa nuque. Comment a-t-il reçu ce stigmate ? Pourquoi ? Quelle est sa quête ? C’est ce que l’on découvre progressivement, lentement et de manière posé durant on va dire la première moitié de la série. Il y a énormément à dire sur la série, aussi j’essaierai d’aller à l’essentiel de ce que j’en ai retenu. Berserk est une façon d’explorée toute la noirceur de l’âme humaine à travers deux personnages antagonistes : Guts et Griffith. Griffith c’est le gars qui a toutes les apparences du héros de conte de fée, la vie facile et un talent naturel pour attirer les autres à sa cause, avec son charmant physique androgyne il est aimé et désiré aussi bien par la gente masculine que féminine ce qui renforce son côté unificateur. D’une certaine façon il est presque une sorte de prophète ou de Jésus Christ réincarné et c’est le visage que l’auteur nous montre de lui pendant une longue partie de l’intrigue. Mais sous le voile des apparences il y a un monstre tapis sous ce personnage dévoré par l’ambition et qui est prêt à tout les sacrifices pour arrivé à ses fins. Guts représente l’inverse, il a le corps scarifié, homme solitaire et plutôt inabordable, sans trop en révéler sur son passé on peut facilement dire qu’il en a bavé et qu’il a eu une jeunesse des plus merdique. Seulement ce n’est pas un type qui fait dans les faux-semblant, il vous emmerde et le monde entier avec lui, et lorsque tout le monde se met à genoux quand les ténèbres surgissent, lui se tient debout et n’a pas peur d’aller à la charcute. Là où Griffith cherche à changer le monde avec ses fausses utopies génocidaires, Guts se montre sans concession et c’est en cela qu’il est le plus susceptible d’atteindre l’illumination. Berserk n’est donc pas juste une histoire mettant en scène un personnage ultra bourrin, il y a un vrai propos derrière toute cette violence. Tout cela n’a pas bien l’air folichon mais raconté sur une dizaine de tomes (l’arc Golden Age), on finit par s’attacher aux personnages et la tragédie de fin de cycle apparaît d’autant plus cruelle alors. Une violence totalement décomplexée et exacerbée par le trait de Kentaro Miura qui place Berserk à la croisée des chemins de l’horreur et de la dark fantasy. Des batailles où on ne nous épargne rien des tripes à l’air et des giclées de sang à gros bouillon, le viol, l’infanticide, inceste, torture de l’inquisition chrétienne, aucune censure ou si peu, juste ce qu’il faut pour ne pas basculer dans le hentaï à tentacule car souvent (tout le temps ? ) c’est vraiment dégueulasse. Mais il aura fallu du temps à l'auteur pour enfin trouver sa vitesse de croisière et proposer sur la durée des compositions d’un réalisme effroyable. J’entends et je rejoins (en partie) les critiques des lecteurs sur les graphismes des premiers tomes qui ne sont pas super beaux ni bien conté il faut bien le confesser. C’est surtout dommage pour la série car on sait bien l’importance d’accrocher le lecteur dès le début. Surtout que l’on est bombardé dans cet univers froid sans tour de chauffe, bien que cela puisse s’expliquer par le rythme de publication différent au Japon et de l’importance d’aller directement à l’essentiel au début. Il faut bien attendre les tomes 4-5 pour que le dessin se stabilise sur quelques choses de très correct. Mais à mes yeux on commence vraiment à atteindre les sommets à peu prêt vers les tomes 9-10. Et le truc le plus dingue c’est que la qualité ne cesse de s’améliorer depuis. Toutes ces créatures tour à tour grotesques et gigantesques, ces plans sur la folie du berserk en action sorties de l’imagination de Kentaro Miura sont un nectar de perversité. Perversité dans son sens propre : une attirance, un plaisir presque coupable de regarder quelque chose de malsain. C’est juste génial. On regrettera par conséquent les défauts qui empêchent à mon sens Berserk de figurer comme roi incontesté et incontestable de la dark fantasy : - Le dessin je l’ai déjà mentionné qui tarde trop à se sublimer. Trois tomes sur trente-huit actuellement ce n’est pas énorme et loin d’être insurmontable certains rétorqueront, mais l’air de rien cela compte. Après je l’ai dit c’est divin. - Il est peut être temps aussi que la série se termine non ? Cela commence à faire long et je suis comme tout le monde, j’ai adoré le cycle Golden Age, à peu près du tome 4 au tome 15, un flashback qui revient sur la jeunesse de Guts et son parcours au sein de la compagnie des Faucons. Cycle expliquant le pourquoi du comment et tous les traumas du personnage. J’ai également adoré le cycle de l’inquisition qui va du tome 18 à 20 à peu près qui se boucle sur quelque chose d’apocalyptiquement barbare et sanglant. Après, je n’ai rien contre la suite qui est de bonne facture : il y a une évolution, même si l’ambiance demeure dark fantasy, petit à petit on se rapproche de la high fantasy. Guts formant peu à peu un cercle de compagnon l’aidant dans son combat. Ce changement ne me dérange pas trop (hormis l’humour qui devient lourdingue), déjà que le cycle Golden Age tendait vers l’heroic fantasy… Mais… je ne sais pas, j’ai cette impression qu’on commence sérieusement à tirer en longueur et qu’il est grand temps de boucler la boucle (d’autant plus qu’on pourrait très bien se passer de certains pans de la série) . Casca finira t-elle par enfin retrouver la raison ? (après le 1000ème viol on commence à se lasser). A quand l’ultime rencontre entre Guts et les God Hands et Griffith ? Vite ça urge ! (mais j’apprends qu’on en a encore pour 30 ans paraît-il. Aaaargh!) PS : une nouvelle adaptation animée est en cours. C’est le moment de se mettre à jour pour ceux qui ne connaissent pas encore le guerrier noir.

24/09/2016 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

Sublime série de dark fantasy dans laquelle scénario et dessin sont virtuoses. Je déplore seulement la baisse flagrante de qualité depuis un trop grand nombre de volumes alors que jusqu'à présent on avait affaire à un chef d'oeuvre. Le public cible a clairement changé et l'univers devient presque enfantin et l'humour d'une lourdeur incroyable. Les nouveaux personnages introduits, en particulier la jeune sorcière, ne collent pas du tout à l'univers. Par ailleurs les combats deviennent de plus en plus lassants et répétitifs. Le dessin est superbe et les premiers tomes nous dépeignent une violence extrême rarement atteinte par d'autres œuvres. Ce manga sera quand même parvenu à créer l'un des personnages les plus fascinants que j'ai jamais rencontrés : Griffith. Androgyne, ambitieux, mystérieux et ambigu, il est impossible de lire dans ses pensées et nous ne connaissons jamais ses intentions et ses motivations. Impossible même de dire s'il est bon ou mauvais. Bref tout le flashback avec la compagnie du faucon est génialissime et passionnant, le point culminant étant ce que j'appelle la black sabbath, qui fait pas mal de dégats. Ca il faut absolument l'acheter. Le cycle suivant avec les inquisiteurs et les hérétiques est aussi très bon. Après ça ne fait que décliner et perdre de son intérêt. Le plus frustrant étant que les deux persos principaux, Guts et Griffith, s'éloignent l'un de l'autre alors que l'enjeu est justement leur affrontement. Bref les créateurs font volontairement durer la sauce pour vendre un maximum de tomes. J'espère qu'il va se passer une catastrophe et que beaucoup de nouveaux persos vont mourir et que la série retrouve sa maturité initiale.

22/05/2014 (modifier)

J’ai décidé de commencer à combler mes lacunes en matière de mangas, avec l’œuvre culte que semblait être ‘Berserk’. Guts, le guerrier noir, passe le plus clair de son temps à pourfendre des démons à l’aide de sa gigantesque épée. Un héros brut, qui n’a pas pour habitude de verser dans le sentimentalisme. ‘Berserk’ met en scène de nombreux combats, mais ne pourrait se résumer à ça ! Mon plus grand reproche quant à cette série est – comme beaucoup d’autres ont pu le remarquer avant moi – son manque de constance. Si certains passages sont exceptionnels, d’autres par contre sont beaucoup plus moyens ! Sans doute aurait-il été opportun de réduire le nombre de tomes et de recentrer plus souvent le récit sur l’intrigue principale. Le dessin est très soigné et parfaitement adapté. Les scènes de combat sont parfois quelque peu confuses. L’on peut en effet avoir du mal à se représenter les mouvements que Guts effectue. En même temps, vu sa rapidité, je suis persuadé que mêmes ses adversaires ont des difficultés à décortiquer ses combos ;) ‘Berserk’ est une série relativement violente, certes, mais elle n’est pas gore pour autant. L’on verra notamment des hommes tranchés nets en deux, des yeux arrachés, mais, si vous votre seul désir est d’assister aux bains d’hémoglobine que semblent décrire certaines des critiques précédentes, vous risquez d’être déçus. Quant au caractère sexuellement explicite, ça ne va généralement – il y a quand même quelques exceptions (le tome 18, p. ex.) – pas plus loin qu’une poitrine dénudée. Personnellement, il n’y a finalement que la scène de viol sur mineur qui m’ait véritablement interpelé… 6 euros par tome, dans l’absolu, ce n’est pas cher payé. Mais sachant qu’il y en a quand même déjà une bonne trentaine et que la série n’est pas encore clôturée, c’est quand même un investissement… [SPOILER] Difficile de faire le point sur une saga de plus de trente tomes sans dévoiler les grandes lignes de l’intrigue. (Je n’ai plus l’ensemble de la série sous la main. Il est donc probable que la numérotation des tomes proposée soit approximative…) • Rencontre avec le guerrier noir (tomes 1 à 3) : 2,5/5 J’ai été surpris et, je l’avoue, déçu par le commencement des aventures de Guts. Suivre directement ce dernier dans sa chasse aux démons, apôtres, béhérits et godhands, sans rien connaître de son passé et de ses motivations, n’a pas grand intérêt. Les premiers tomes se résument finalement à des scènes de combats entrecoupées par les chamailleries de Guts et de son nouveau compagnon, l’elfe Puck. Mais, ayant lu la suite et disposant dès lors d’une vue d’ensemble, je suis à présent beaucoup moins critique. • La jeunesse de Guts, son incorporation dans la troupe du faucon et son départ de celle-ci (tomes 4 à 8 ) : 4,5/5 J’ai lu cette séquence quasiment d’une traite, tellement elle est passionnante ! Le caractère des personnages principaux est très fouillé et les relations qu’ils entretiennent sont souvent complexes (Guts-Gambino, Guts-Griffith, Guts-Casca, Casca-Griffith, etc.) • Le retour de Guts parmi la troupe du faucon, la libération de Griffith et l’ « avènement » (tomes 9 à 14) : 4/5 J’ai apprécié que Guts rejoigne la troupe du faucon et davantage encore que sa relation avec Casca évolue (moi aussi, j'avoue m’être attaché à cette petite :8 ) • Retour au guerrier noir et affrontement avec les elfes (tomes 14 à 17) : 2,5/5 J’ai été déçu d’abandonner Casca, Griffith et l’intrigue principale, pour en revenir à une quête beaucoup plus classique du guerrier noir. • Guts à la poursuite de Casca, au cœur de la chasse aux hérétiques (tomes 18 à 21) : 3,5/5 Un peu répétitif sur la fin. Guts est toujours sur le point de retrouver Casca, mais il y a inévitablement un nouvel ennemi qui apparaît au dernier moment pour la kidnapper. C’est là que j’en suis resté. Il me reste donc une bonne dizaine de tomes à lire. Je termine tout juste un cycle et je crains qu’après celui-ci, l’histoire n’évolue pas et se répète : Guts repartant guerroyer dans le cadre de quêtes secondaires, sans nouvelles de Griffith et des godhands… J’adapterai mon avis par la suite… [/SPOILER] -------- M.A.J. – 10.VII.2010 – après lecture des tomes 22 à 27 Comme la plupart des lecteurs précédents, je suis plutôt déçu par ce passage des aventures du guerrier noir. L’auteur semble assez vite reléguer au second plan ce qui me paraît pourtant être l’essentiel, à savoir les relations entre, d’une part, Guts et Casca et, d’autre part, Guts et Griffith. Sur ces deux points, les tomes 22 et 23 s’annonçaient relativement prometteurs mais les suivants ne sont malheureusement pas parvenus à maintenir le cap. Guts et sa bande (parce qu’en effet, lui qui avait franchement du mal à accepter la seule présence de l’elfe Puck au départ, a à présent une véritable petite troupe à ses côtés) se perdent dans une quête secondaire, en protégeant un village contre des trolls. Le personnage de Schierke, la petite sorcière (qui ne m’a pas vraiment convaincu), se révèle emblématique de l’ambiance générale de ce segment de ‘Berserk’ : sorts, magie et autres délires astraux. :O Bref, 4/5 pour les tomes 22 et 23 mais seulement 3/5 pour les tomes 24 à 26 de Berserk. Je ne me prononce pas encore sur le tome 27 qui introduit un nouveau cycle. -------- M.A.J. – 30.X.2010 – après lecture des tomes 27 à 32 Ça y est ! Je suis enfin à jour dans ‘Berserk’ ! Et j’ai le regret de constater que les derniers tomes de la série sont vraiment décevants et de confirmer les critiques de ma précédente mise à jour : - on perd de vue l’essentiel (la vengeance de Guts, les godhands, etc.), pour se concentrer sur des quêtes secondaires (j’ai vraiment dû me faire violence pour parvenir à lire la fin du combat dans le port du tome 31) ; - les meilleurs personnages (Casca, Griffith, etc.) sont relégués au second plan, pour se focaliser sur des protagonistes bien moins charismatiques (Schierke en tête). Je pense que Kentaro Miura aurait été bien mieux inspiré de s’arrêter au tome 14. En effet, autant le début de la série est merveilleux, voire franchement culte pour certains passages ::, autant la deuxième moitié est quelconque et redondante. :?) En conclusion, puisqu’il me faut attribuer une note pour l’ensemble de la série, je ne peux pas honnêtement maintenir mon 4/5. Et ça me désole. :((

06/02/2010 (MAJ le 30/10/2010) (modifier)