Dans la secte

Note: 3.1/5
(3.1/5 pour 10 avis)

Plongée dans une secte bien connue...


Autobiographie La Boite à Bulles Sectes

Marion est une jeune femme presque comme des milliers d'autres. Directrice artistique dans une agence de pub, elle est stressée, fatiguée, ne s'entend pas bien avec son principal collaborateur. Elle aime bien parfois s'amuser, prendre des substances illicites. Mais là, elle vient (encore) de perdre son dernier petit ami. Un ami de confiance lui parle d'une communauté qui lui permettrait de résoudre tous ses problèmes. Cette communauté, c'est l'Eglise de Scientologie, qui commence à prendre pied en Europe à cette époque (nous sommes dans les années 1982). Marion commence à y aller, à se confier, se lier avec certaines personnes. Elle plaît, commence à monter dans la hiérarchie, et on lui propose d'aller à Copenhague, parfaire sa culture scientologue. Là, elle se retrouve dans une espèce de caserne, où on l'oblige à toujours courir, travailler dans une urgence continue, l'empêchant de se poser et de faire le point. Mais Marion est plus forte qu'elle n'y paraît, et va finir par réagir...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Août 2005
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Dans la secte
Les notes (10)
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02/09/2005 | Spooky
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L'avatar du posteur Noirdésir

Le sujet est intéressant – et difficile à traiter je pense : raconter une expérience d’endoctrinement, de dépersonnalisation au sein d’une secte, en l’occurrence l’Eglise de Scientologie. Classé en Roman graphique, l'album aurait tout aussi bien pu l'être en Documentaire d'ailleurs. Je ressors de ma lecture avec un sentiment mitigé. Le récit se laisse lire, plutôt fluide et relativement court (l’album est vite lu). Ni pathos ni cri de haine. J’en viendrais presque à le regretter. En effet, je m’attendais à davantage de punch, et j’ai trouvé la narration un peu mollassonne, la jeune femme qui raconte son expérience n’arrivant pas à ma captiver au-delà d’une compassion ou d’un soutien de principe. Le dessin – et surtout la colorisation sont peut-être à l’origine de cette frustration. Sans réel défaut, ils m’ont paru renforcer le ton neutre et dépassionné de l’ensemble, au détriment d’une certaine émotion. C’est quand même intéressant à lire – et on ne dira jamais assez le danger que représente cette secte, qui use de la complicité de stars (Tom Cruise en tête) et de techniques roublardes (pseudo scientifiques, pour soutirer des infos sur les futures victimes et avoir prise sur elles) pour enrichir les dirigeants, comme une vulgaire entreprise hypocrite. Et qui détruit des individus, surtout.

16/09/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Témoignage instructif, cet album pèche malheureusement par le manque d’émotion dégagée. La faute peut-être à ce dessin en ligne claire, sympathique au demeurant, mais qui me semble peu adapté à ce type de récit. Le sujet est grave mais le trait invite à la légèreté, et ce décalage bloque sans doute la transmission des émotions. Reste donc ce témoignage, sincère et réaliste. L’enchainement des événements nous est exposé avec clarté. Les méthodes sournoises employées par la secte sont bien mises en évidence. En résumé : c’est intéressant, instructif par plus d’un côté mais ce n’est pas le genre d’album que j’aimerais posséder. Pour moi, il s’agit là de l’exemple type de livre que l’on devrait facilement pouvoir se procurer auprès d’une bibliothèque dans le cadre d’un travail scolaire ou pour une motivation personnelle.

04/11/2013 (modifier)
Par elveen
Note: 3/5

Le rôle de cet album est purement instructif : mettre en garde contre les sectes et leurs pratiques insidieuses. Objectif rempli. Oui, mais… Si l’histoire est intéressante, je n’ai pas ressenti d’empathie envers les personnages. La narration est plutôt fluide, le dessin agréable, mais ils ne font pas assez passer les émotions. Cela aurait pu être un récit poignant, il est seulement instructif. Dommage.

23/09/2013 (modifier)
Par Pierig
Note: 3/5
L'avatar du posteur Pierig

J’éprouve toujours de la difficulté à noter et surtout à conseiller ou non l’achat de ce genre de bd. Comme le dit Spooky, cet album est d’utilité publique car il est un témoignage édifiant des rouages d’une secte, la scientologie en l’occurrence. On apprend donc des choses, beaucoup même ! Mais ce one shot est trop orienté "documentaire" que pour me passionner outre mesure. Des faits sont exposés, point. En général, ce n’est pas trop ce que je recherche en lisant une bd. Il manque donc une dimension supplémentaire pour rendre cet album à la fois instructif et prenant. Le dessin épuré convient bien à ce récit. C’est donc un album d’information qui aura toute sa place dans les bibliothèques. Sa lecture est chaudement recommandée mais, personnellement, je n’en conseille pas son achat. Je ne sanctionne pas ici le travail des auteurs, ni l’intérêt de cet album. Juste que, une fois lu, je ne le lirai plus.

27/02/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai bien aimé cette oeuvre autobiographique car elle explique en détail les mécanismes qui entraînent des gens comme vous et moi dans la spirale des sectes. Bon, il n'y aura pas mort d'homme mais une véritable exploitation de l'être humain ce qui reste parfaitement condamnable. Exploiter la détresse humaine est un comportement bien vil. Je suis choqué que certaines stars internationales apportent leur soutien à ces organisations employant des méthodes de voyous. J'arrive à comprendre mieux pourquoi il faut prévenir les gens de ne pas tomber dans les griffes d'une secte. Ils détruisent l'être humain de l'intérieur en exploitant une situation de faiblesse qui peut être momentanée dans une vie. Il y a des gens qui en réchappent et d'autres qui vont malheureusement vivre dans l'illusion. C'est bien malheureux d'autant qu'ils coupent le lien avec leur famille et leurs vrais amis. C'est ce qui arrive à notre jeune héroïne, une publicitaire qui vient de perdre son travail. Pour ma part, je suis pour un renforcement des lois visant à lutter contre ces structures pseudo-religieuse ou philosophique. Cela irait jusqu'à l'interdiction de publier des avis d'une oeuvre même sur ce site plutôt ouvert. On va crier à la liberté d'expression mais justement, les sectes se raccrochent à cet argument pour prospérer dans leurs idées aux travers les oeuvres de leurs gourous. Je pense qu'un simple avertissement ne suffit pas. En tout cas, cet ouvrage est effectivement d'utilité publique. Par ailleurs, la narration est assez fluide et le dessin même s'il n'est pas révolutionnaire n'en demeure pas moins agréable. Au-delà de la forme, on sera vite emballé par le fond du sujet qui est rarement abordé en bande dessinée. Raison de plus pour lire cette oeuvre.

08/10/2009 (MAJ le 09/10/2009) (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

Le graphisme simple et la mise en couleurs en bichromie de dominante bleue donnent un aspect agréable, un côté sympa à lire pour cette bd. Cela semble avoir été fait pour que ce sujet sensible soit facilement lisible par tous, jeunes lecteurs compris. Ce pari est gagné, un peu trop même parce que je n’ai pas suffisamment ressenti la descente en enfer qu’a subi Marion. Résumons un peu les choses : Nous sommes dans les années 80, Marion est stressée par son travail et sa vie sentimentale n’est pas vraiment une réussite. Un jour, elle rencontre un ami qui pratique la scientologie et qui l’emmène à un débat au sein de la secte. Marion va ensuite faire un « essai » par curiosité et en ressortira convaincu. C’est ensuite que la jeune femme prendra la décision de suivre les directives de la scientologie… Ce qui m’est apparu assez surprenant dans cette histoire, c’est que je ne m’attendais pas à ce que la scientologie soit une « vraie » secte bien que les médias en aient parlé souvent. Pour cela, « Dans la secte » m’a servi de bon documentaire sur cette « religion ». Cependant, j’aurai bien aimé ressentir un peu plus son « combat » pour se détacher de la secte. J’ai eu l’impression que tout ceci n’a été qu’une petite erreur de parcours de la part de Marion et qu’on peut s’en sortir assez facilement… malgré les mises en garde de la vraie victime et de l'UNADFI (union Nationale des Associations de défense des Familles et de l'Individu). D’un autre côté, la bd évite les effets mélo-dramatiques qui auraient pu rebuter des lecteurs. A découvrir ! Note finale : 3,5/5

06/09/2005 (MAJ le 01/12/2008) (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Difficile de juger cette BD qui aborde un sujet complexe. Cette BD témoignage explique une partie du fonctionnement de l'église si importante à Tom Cruise. En effet, l'approche ne concerne que la base du système et les abus que subissent les petits. Ca donne envie d'en savoir plus car si l'on comprend le côté négatif des sectes, on n'en survole que la partie émergée de l'iceberg. Le dessin est très basique, l'histoire ne devant pas être occultée ou déformée par un dessin inadapté. Il faut lire pour comprendre et se faire une idée, cette BD ayant le courage de dénoncer et de toucher à ce sujet tabou. Une bonne initiative même si je reste sur ma faim.

03/07/2008 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
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C'est avec une vraie curiosité que j'ai lu cette BD, dans un réel but d'en apprendre plus sur la scientologie et la façon dont quelqu'un peut se retrouver embrigadé dedans et peut réussir à s'en sortir. Sur ce plan là, cette BD correspond bien à ce à quoi je m'attendais. Le témoignage est authentique, on comprend les fonctionnements de ce système pervers qui a fait qu'une adulte intelligente se retrouve malgré tout à agir pendant presque toute une année de manière totalement incohérente vu d'un oeil extérieur, à agir et surtout penser sous influence. Bref, l'aspect informatif de cette BD est véritable et rendu d'autant plus fort que c'est une histoire strictement vraie telle que racontée par une femme qui n'a pourtant rien à première vue d'une naïve fragile. Je déplore uniquement le fait que j'aurais voulu en savoir encore plus : l'héroïne-victime n'est pas restée suffisamment longtemps dans la secte pour grimper vraiment les échelons et n'a vu qu'une partie qui me semble assez infime de ce que semble être cette secte multi-nationale. J'aurais aimé voir comment cet organisme fonctionnait à plus haut niveau. De même, j'aurais aimé comprendre un peu plus quels étaient ces cours auxquels elle participait et ce que ses "professeurs" tentaient de lui entrer dans la tête. Mais évidemment, nous parlons là d'un témoignage réel, je n'aurais pas voulu que Marion Latour subisse encore plus et pendant encore plus longtemps. Par contre, peut-être introduire le récit de celle qui deviendra ensuite son ami, Karine, aurait été intéressant car elle avait été cadre dans la secte, elle. Mais je ne sais pas si ça aurait été possible. Sur la forme, le dessin est dans la ligne du dessin simple d'inspiration Dupuy-Berberian, celui qu'on retrouve dans beaucoup de BD récentes. Il n'est pas très joli mais reste efficace. Et sur le plan de la narration, le récit est fluide et relativement plaisant à lire. Mais il manque un peu d'attrait. Il manque de quelque chose qui permettrait vraiment au lecteur de plonger dans la situation de Marion et de ressentir totalement ce qu'elle aurait pu ressentir. Une bonne BD informative donc, mais pas un must sur le plan de la Bande-Dessinée pure.

12/05/2006 (modifier)

Bon, autant le dire, même si ça saute aux yeux, l’argument majeur de cet album n’est certainement pas son dessin, que je qualifierais de minimaliste. Non, l’enjeu de cette BD se situe du côté de son scénario, qui met en scène le témoignage d’une ex-adepte de la scientologie, qui a réussi à s’en sortir, non sans dommages, tant psychologiques que pécuniers. Le récit se lit d’un trait, on ne s'ennuie à aucun moment. Par contre, on est un peu surpris de la naïveté de “l’héroïne”, qui accepte sans broncher, pendant plusieurs mois, un embrigadement et un mode de vie façon bataillon disciplinaire. Est-ce dû à son tempérament de battante qui fonce dans le tas sans se poser de questions, à son histoire qui la laisse désemparée face à ce qui lui arrive, ou bien est-ce uniquement une démonstration de la redoutable efficacité des méthodes d’embrigadement employées par les sectes ? Nous ne le saurons pas, ce qui doit nous inciter à la vigilance à l’égard de tous les mouvements pseudo-spirituels qui pratiquent la manipulation mentale et l’extorsion d’argent, parfois sous couvert de développement personnel ou de coaching. A ce titre, l’histoire est édifiante, et le propos accablant pour la secte, qui, soit dit en passant, a toujours pignon sur rue. Ce qui renforce la crédibilité du message, c’est la préface et la post-face de l’UNADFI, association de défense contre les sectes. En bref, l’intérêt que cet album peut susciter est essentiellement documentaire.

14/02/2006 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Cette histoire est vraie. Marion a vraiment eu tous ces problèmes. Elle a vraiment été séduite par la secte fondée par Lafayette Ron Hubbard. Elle est partie à Copenhague où elle est devenue une sorte de robot insensible. Son histoire, elle l'a confiée à Louis Alloing, le dessinateur du présent album, qui a décidé d'en faire un livre. La jeune femme a enregistré son expérience sur magnétophone, ne pouvant elle-même l'écrire. La secte en question ne brutalise pas ses adeptes, ne les oblige pas à faire des choses sales avec d'autres, mais elle instille dans l'esprit de chacun une espèce de discipline mentale complètement démente, si bien qu'il a fallu à "Marion" (bien évidemment, ce n'est pas le véritable prénom de cette malheureuse) une bonne quinzaine d'années avant de pouvoir exorciser sa peur, ses démons, son traumatisme. Ce qui est raconté dans l'album est donc vrai à 100 %, les auteurs n'ayant usé que d'artifices formels (tels des flash-back) afin de mieux l'adapter. Du coup, on est estomaqué par les méthodes d'embrigadement des scientologues, on a envie de leur casser la gueule pour sortir Marion et les autres de ce cauchemar. Le graphisme d'Alloing, entre celui de Dupuy/Berberian et de Peyraud, est extrêmement fluide, lisible par tous, y compris par les enfants (auxquels l'album est également destiné), rendant le propos universel. A noter que l'album est préfacé et postfacé (sous forme d'analyse de la méthode de la secte - très utile pour comprendre les mécanismes de l'embrigadement sectaire) par des membres de l'UNADFI (union Nationale des Associations de défense des Familles et de l'Individu). Une oeuvre d'utilité publique.

02/09/2005 (modifier)