Un peu de tout dans ce manga qui s'attache aux personnages qui ne savent pas toujours bien où ils en sont. Certains verront un classique triangle amoureux, sauf qu'il s'agit uniquement de filles ici (enfin, ça dépend comment on voit les choses). D'autres verront se dessiner des relations amoureuses autres, pas toujours très faciles non plus.
Amateurs d'action pure et dure : passez votre chemin ! Tout est ici basé sur les sentiments et souvent les non-dits.
Pour moi, c'est un manga court en 5 volumes qui se laisse lire avec plaisir.
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Le dessin animé diverge complètement quant à la fin de l'histoire... Par contre, il explique mieux certains points de détail du premier volume. Hélas, Hazumu est souvent à baffer dans l'anime !!!
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Pour l'anime, il existe une autre fin parue plus tard qui respecte celle prévue dans le manga.
Il s'agit pour moi du premier album que je lis sur cette période et sur cette vision côté allemand. Et je crois que j'ai tout simplement adoré.
J'ai été touché par cette innocence, par cette fausse naïveté rendue par le regard d'un enfant sur cette guerre. J'ai aussi beaucoup aimé cette vision de l'autre côté de la frontière. Nous avons tous en France une idée de ce que fut la victoire des Alliés, mais rares sont ceux qui ont cette vision de la défaite du IIIème Reich suivie de l'occupation américaine puis russe.
La manière tendre de raconter son histoire contraste avec la violence sous-jacente sur laquelle nombre d'auteurs préfèrent s'appesantir.
Ici, il n'y a ni regret, ni question, ni réponse. Juste l'explication du regard d'une jeune fille de huit ans qui n'a jamais connu que la guerre comme un état de fait. Pour elle qui n'a connu que cela, il est normal de se cacher dans la cave, de ramasser des herbes pour les soldats…
Et puis, ce récit respire l'authenticité. La narration simple et directe ne recherche ni le sensationnel ni le misérabilisme.
Le ton est juste et touchant.
Tout cela est accompagné par un magnifique dessin en monochromie noir et blanc qui nous replonge dans ces vieux films d'époque, dans ces reportages d'alors où le technicolor n'existait pas encore. Le trait précis et sobre de l'auteur donne un excellent rendu et contribue à l'émotion naturelle qui se dégage de l'œuvre.
Cet album paru en 2001 se suffit à lui-même avec une fin qui conclut ce chapitre de manière autonome, j'en viens à regretter qu'aucune suite n'ait été donnée à ce magnifique album.
Je ne saurais que remercier mon ami qui m'a prêté une belle série de BD ambiance western avec le sympathique Chiens de prairie, le décevant Angela, l'agréable Wayne Redlake et maintenant le très bon "Adios Palomita".
Une belle série pour les amateurs du genre.
Adios Palomita s'ancre dans la même veine que Wayne Redlake des presque mêmes auteurs. Je commencerai par le dessin de Lamy qui dans cet album fait preuve d'une jeunesse encore trop perfectible dans le trait. Certes, les cadrages, découpages, mise en scène et proportions sont bien respectés, mais les visages notamment sont perfectibles et montrent des signes de faiblesse.
Cela se sent encore plus alors que je viens de lire Wayne Redlake réalisé 4 ans plus tard et où l'évolution de la qualité graphique de Lamy est indéniable.
Malgré tout, l'album est visuellement très plaisant, doté d'un bon dynamisme et avec notamment une très bonne mise en couleur.
Mais là où cette BD se démarque c'est incontestablement dans son scénario original beaucoup plus réussi selon moi que les autres BDs citées précédemment.
Tout en gardant cet esprit western spaghetti de très bon aloi, nous avons ici les rôles inversés entre hommes et femmes. Si ces dernières nous dévoilent toujours leurs charmes de manière discrète et plaisante, elles n'en portent pas moins la culotte et relèguent le rôle du héros à celui de simple servant, bandit hors-la-loi perdu sans sa dulcinée.
Il est aussi plaisant de voir les nombreux rebondissements et le chassé-croisé de nombreuses personnes qui donnent un vrai dynamisme au scénario.
Un western à découvrir si cela n'est pas déjà fait !
Après avoir lu le western Angela qui m'avait plu malgré un classicisme de bon aloi, je tente maintenant un autre album réalisé par une partie des mêmes auteurs.
Etrangement, ces deux BDs n'ont pas beaucoup de points communs mais on arrive à la même conclusion. Pleins de qualités, mais aussi encore trop classique et parfois convenu.
Alors on aime ou on n'aime pas ces personnages presque trop stéréotypés mais aux caractères bien trempés.
On aime ou on n’aime pas ce scénario en one shot aux nombreux rebondissements parfois malheureusement trop conventionnels.
Mais je crois que l'on ne pourra qu'aimer ce dessin splendide de Lamy. Au trait précis et détaillé juste comme il faut, aux proportions, positions et cadrages maitrisés... Aux couleurs chaleureuses et contrastées.
Moi en tout cas, certains rebondissements m'ont surpris, certains personnages m'ont surpris, notamment Dud dès les premières pages. Et cela est suffisant pour me contenter car l'ensemble est de très bonne facture, très Sergio Leone, très spaghetti.
Et je n'ai pas trouvé de point faible, pas vraiment de facilité, pas de raccourcis, pas de coups à deux euros pour sauver une situation, pas de fin gnangnan.
Ca m'a fait plaisir de trouver un one shot me replongeant dans cette ambiance du Bon, la brute et le truand. De plus, le fait de se retrouver au Mexique, plutôt que dans un Far West américain classique offre un dépaysement là encore bien venu.
Beaucoup de bons points donc pour l'un des premiers westerns que je lis en BD (sans compter les classiques avec l'inégalable Blueberry ou le conventionnel Durango) qui guide ma note vers le haut.
J’ai vraiment adoré cette histoire aux tons « urban-fantasy » très prononcés, et superbement mise en image.
L’histoire est riche, prenante, et dans la lignée de ce que propose généralement cet auteur : un univers fantasy original teinté de mythologie, l’omniprésence des rêves et des cauchemars, des monstres en tout genre… le mélange reste pourtant digeste, et le ton est assez léger voire parfois humoristique. Le dénouement final arrive à surprendre, et les dernières pages sont très belles (mais un peu convenues).
Le dessin est magnifique et très détaillé, certaines représentations de scènes urbaines et de paysages sont un vrai délice pour les yeux. Les délires dimensionnels qui parsèment l’histoire sont eux aussi superbement mis en images.
Amateurs de Gaiman et de ses univers fantasy teintés de mythologie, je vous conseille vivement la lecture de cette histoire, que cela soit en roman ou en BD (je n’ai personnellement lu que la BD).
tome 1
J'avais hâte de découvrir ce que le tandem Garetta (dessinateur de la série Insiders ) - Nury, fabuleux auteur de Je suis légion et de W.E.S.T allait donner.
Eh bien, je n'ai pas été déçu et l'alchimie fonctionne à merveille.
Même si le présent opus s'ouvre sur un incipit assez énigmatique et se clôt sur deux pages non moins mystérieuses au regard du récit que nous venons de suivre, l'histoire des deux frères Benson se révèle passionnante.
Une trame certes convenue (l'histoire de deux frères que tout oppose) mais qui, grâce au dessin de Garetta illustrant de manière parfaite la fin du 19ème siècle aux USA, renoue avec le genre.
De l'action, une intrigue amoureuse naissante, une rivalité entre deux frères, bref tous les atouts pour faire de cette nouvelle série (prévue en deux cycles de deux volumes chacun) une série prometteuse.
tome 2:
Ce second volume intitulé bizaremment huit petits fantômes (on en comprendra le sens à la fin)prend un tournant plus classique . Exit (provisoirement ?)la confrontation entre les deux frères et place à une enquête policière somme toute traditionnelle (avec ses rebondissements comme tout polar qui se respecte ) mais aussi à l'ascension de Richard Benton.
Cette trame m'a fait sérieusement penser au premier film du Parrain , ce qui vient un tout petit peu gacher mon plaisir de lecture.Fabien Nury ,en effet, abandonne ici, toute reférence au paranormal ou au fantastique, tel qu'il le faisait dans ses précedentes séries.
Reste comme atout majeur le dessin réaliste de Renaud Garreta, que j'apprécie dans la série insiders et une intrigue bouclée en deux tomes.
Au début, j'avais de la difficulté à rentrer dans l'histoire et je me disais 'Oh non ! Je vais m'emmerder pendant toutes ces pages." Puis, j'ai ri une fois quand Dupuy est dans un genre de festival et j'ai totalement embarqué quand Berberian fait sa première histoire et se rabaisse par rapport à son co-auteur. Ça m'a fait rire aux larmes !
Par la suite, j'ai apprécié les autres récits car les auteurs ont du talent pour ne pas endormir le lecteur et raconter des anecdotes savoureuses. Toutefois, je ne pense pas que tout le monde puisse aimer ce genre d'album. Je pense qu'il faut aimer le style des auteurs.
Après la lecture des avis postés sur BDT, j'ai acheté cette BD. Que dire, si ce n'est que je ne regrette pas l'investissement, bien au contraire.
Si le dessin, bien que bon, ne m'a pas interpellé plus que ça, j'ai vraiment aimé l'histoire (et ses "sous-histoires"). Il est difficile de définir ce qu'est ce "Noirhomme". J'ai l'impression qu'il est le support matériel sur lequel les auteurs s'appuient pour décortiquer la psychologie des personnages dans leurs travers. Ces derniers sont tiraillés et doivent faire des choix, le Noirhomme les pousse à assumer pour le meilleur et le pire, leur envie première, fut-elle inconsciente ou préjudiciable dans leur vie quotidienne, personnelle ou professionnelle. C'est étonnant mais si sur la forme cela n'a aucun rapport, je note des similitudes avec la série Le Tueur, notamment sur l'aspect existentiel.
En tout cas, je conseille vivement ce premier tome.
24/08/08 : après la lecture du second tome : confirmation de l'intérêt de cette série qui dispose d'un scénario très travaillé.
Très enthousiasmé par ce début de série, avec encore un des mes thèmes préférés développés ici, à savoir les œuvres d’anticipation apocalyptiques. Y le dernier homme raconte donc l’histoire de Yorick qui se retrouve du jour au lendemain le dernier représentant mâle sur la planète, tous les autres étant décédés dans des conditions qui restent encore mystérieuses. Très bonne idée, menée de main de maître par Vaughan qui arrive à dynamiser agréablement sa série, prenant nombres de contre-point sur la gente féminine et envisageant un avenir plus sombre qu’on aurait pu le penser. Quelque part, ce comics me fait penser à ce roman de Golding, Sa majesté des mouches qui, pour ceux qui ne connaissent pas, met en scène des jeunes garçons naufragés sur une île déserte. Rapidement, ils se déshumanisent, sombrent petit à petit dans la sauvagerie et en viennent à s’opposer les uns aux autres. Un grand roman soit dit en pensant qui rejoint avec pas mal de similitudes l’histoire dont je rédige le petit avis.
Vaughan installe un climat réaliste : les femmes semblent perdues non pas forcément par la disparition des hommes, mais plus par le fait qu’elles doivent repenser leur façon de vivre et tout ce qui tourne autour comme par exemple la survie de l’espèce humaine, refonder une société avec des codes nouveaux, revoir l’idée du couple que l’on a tous inconsciemment en nous,… ; il donne une vision personnelle de ce que pourrait donc être un monde sans homme, d’un point de vue politique, culturel, idéologique, géopolitique,… il brasse tous les sujets donnant à son scénario une dose de vérité.
Et dans ce contexte, il implante un homme, que l’on pourrait penser comme un bienfait pour l’humanité et une chance de rétablir l’ancien ordre « naturel »… et pourtant, son apparition suscite souvent des réactions totalement contradictoire entre les femmes qui ne souhaite pas la réapparition de l’homme, celles qui sont estomaquées de revoir un mâle, celles qui envisagent les possibilités, celles qui ne pensent qu’à l’utiliser,… bref Yorick devient tout à coup un individu sur lequel les enjeux sont énormes. Et l’histoire ne repose globalement que sur ce fait, que faire de cet être masculin et surtout comment le maintenir en sécurité ?
Et puis, les auteurs prennent beaucoup de plaisir à nous présenter le voyage de Yorick et de ses compagnons (355, professeur Mann, Esperluette…). Ils distillent beaucoup d’humour et de situations décalées. La série se dose entre action, réflexion et petites phrases assassines, un mélange qui pour l’instant se révèle payant. J’espère juste que de la lassitude ne va pas s’installer et que les auteurs arriveront à nos tenir en haleine jusqu’au bout.
Très bonne nouvelle série Lanfeust :
La recette gagnante est toujours là : Troll rigolo, belles filles, héros, méchants, super méchants, nouveaux mondes, nouveaux êtres…
Franchement c’est une bonne suite à Lanfeust de Troy avec en prime des explications sur l’origine du monde de « Troy » et de Lanfeust.
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Kashimashi - Girl meets Girl
Un peu de tout dans ce manga qui s'attache aux personnages qui ne savent pas toujours bien où ils en sont. Certains verront un classique triangle amoureux, sauf qu'il s'agit uniquement de filles ici (enfin, ça dépend comment on voit les choses). D'autres verront se dessiner des relations amoureuses autres, pas toujours très faciles non plus. Amateurs d'action pure et dure : passez votre chemin ! Tout est ici basé sur les sentiments et souvent les non-dits. Pour moi, c'est un manga court en 5 volumes qui se laisse lire avec plaisir. --- Le dessin animé diverge complètement quant à la fin de l'histoire... Par contre, il explique mieux certains points de détail du premier volume. Hélas, Hazumu est souvent à baffer dans l'anime !!! --- Pour l'anime, il existe une autre fin parue plus tard qui respecte celle prévue dans le manga.
Ingrid
Il s'agit pour moi du premier album que je lis sur cette période et sur cette vision côté allemand. Et je crois que j'ai tout simplement adoré. J'ai été touché par cette innocence, par cette fausse naïveté rendue par le regard d'un enfant sur cette guerre. J'ai aussi beaucoup aimé cette vision de l'autre côté de la frontière. Nous avons tous en France une idée de ce que fut la victoire des Alliés, mais rares sont ceux qui ont cette vision de la défaite du IIIème Reich suivie de l'occupation américaine puis russe. La manière tendre de raconter son histoire contraste avec la violence sous-jacente sur laquelle nombre d'auteurs préfèrent s'appesantir. Ici, il n'y a ni regret, ni question, ni réponse. Juste l'explication du regard d'une jeune fille de huit ans qui n'a jamais connu que la guerre comme un état de fait. Pour elle qui n'a connu que cela, il est normal de se cacher dans la cave, de ramasser des herbes pour les soldats… Et puis, ce récit respire l'authenticité. La narration simple et directe ne recherche ni le sensationnel ni le misérabilisme. Le ton est juste et touchant. Tout cela est accompagné par un magnifique dessin en monochromie noir et blanc qui nous replonge dans ces vieux films d'époque, dans ces reportages d'alors où le technicolor n'existait pas encore. Le trait précis et sobre de l'auteur donne un excellent rendu et contribue à l'émotion naturelle qui se dégage de l'œuvre. Cet album paru en 2001 se suffit à lui-même avec une fin qui conclut ce chapitre de manière autonome, j'en viens à regretter qu'aucune suite n'ait été donnée à ce magnifique album.
Trio Grande - Adios Palomita
Je ne saurais que remercier mon ami qui m'a prêté une belle série de BD ambiance western avec le sympathique Chiens de prairie, le décevant Angela, l'agréable Wayne Redlake et maintenant le très bon "Adios Palomita". Une belle série pour les amateurs du genre. Adios Palomita s'ancre dans la même veine que Wayne Redlake des presque mêmes auteurs. Je commencerai par le dessin de Lamy qui dans cet album fait preuve d'une jeunesse encore trop perfectible dans le trait. Certes, les cadrages, découpages, mise en scène et proportions sont bien respectés, mais les visages notamment sont perfectibles et montrent des signes de faiblesse. Cela se sent encore plus alors que je viens de lire Wayne Redlake réalisé 4 ans plus tard et où l'évolution de la qualité graphique de Lamy est indéniable. Malgré tout, l'album est visuellement très plaisant, doté d'un bon dynamisme et avec notamment une très bonne mise en couleur. Mais là où cette BD se démarque c'est incontestablement dans son scénario original beaucoup plus réussi selon moi que les autres BDs citées précédemment. Tout en gardant cet esprit western spaghetti de très bon aloi, nous avons ici les rôles inversés entre hommes et femmes. Si ces dernières nous dévoilent toujours leurs charmes de manière discrète et plaisante, elles n'en portent pas moins la culotte et relèguent le rôle du héros à celui de simple servant, bandit hors-la-loi perdu sans sa dulcinée. Il est aussi plaisant de voir les nombreux rebondissements et le chassé-croisé de nombreuses personnes qui donnent un vrai dynamisme au scénario. Un western à découvrir si cela n'est pas déjà fait !
Wayne Redlake - 500 Fusils
Après avoir lu le western Angela qui m'avait plu malgré un classicisme de bon aloi, je tente maintenant un autre album réalisé par une partie des mêmes auteurs. Etrangement, ces deux BDs n'ont pas beaucoup de points communs mais on arrive à la même conclusion. Pleins de qualités, mais aussi encore trop classique et parfois convenu. Alors on aime ou on n'aime pas ces personnages presque trop stéréotypés mais aux caractères bien trempés. On aime ou on n’aime pas ce scénario en one shot aux nombreux rebondissements parfois malheureusement trop conventionnels. Mais je crois que l'on ne pourra qu'aimer ce dessin splendide de Lamy. Au trait précis et détaillé juste comme il faut, aux proportions, positions et cadrages maitrisés... Aux couleurs chaleureuses et contrastées. Moi en tout cas, certains rebondissements m'ont surpris, certains personnages m'ont surpris, notamment Dud dès les premières pages. Et cela est suffisant pour me contenter car l'ensemble est de très bonne facture, très Sergio Leone, très spaghetti. Et je n'ai pas trouvé de point faible, pas vraiment de facilité, pas de raccourcis, pas de coups à deux euros pour sauver une situation, pas de fin gnangnan. Ca m'a fait plaisir de trouver un one shot me replongeant dans cette ambiance du Bon, la brute et le truand. De plus, le fait de se retrouver au Mexique, plutôt que dans un Far West américain classique offre un dépaysement là encore bien venu. Beaucoup de bons points donc pour l'un des premiers westerns que je lis en BD (sans compter les classiques avec l'inégalable Blueberry ou le conventionnel Durango) qui guide ma note vers le haut.
Neverwhere
J’ai vraiment adoré cette histoire aux tons « urban-fantasy » très prononcés, et superbement mise en image. L’histoire est riche, prenante, et dans la lignée de ce que propose généralement cet auteur : un univers fantasy original teinté de mythologie, l’omniprésence des rêves et des cauchemars, des monstres en tout genre… le mélange reste pourtant digeste, et le ton est assez léger voire parfois humoristique. Le dénouement final arrive à surprendre, et les dernières pages sont très belles (mais un peu convenues). Le dessin est magnifique et très détaillé, certaines représentations de scènes urbaines et de paysages sont un vrai délice pour les yeux. Les délires dimensionnels qui parsèment l’histoire sont eux aussi superbement mis en images. Amateurs de Gaiman et de ses univers fantasy teintés de mythologie, je vous conseille vivement la lecture de cette histoire, que cela soit en roman ou en BD (je n’ai personnellement lu que la BD).
Le Maître de Benson Gate
tome 1 J'avais hâte de découvrir ce que le tandem Garetta (dessinateur de la série Insiders ) - Nury, fabuleux auteur de Je suis légion et de W.E.S.T allait donner. Eh bien, je n'ai pas été déçu et l'alchimie fonctionne à merveille. Même si le présent opus s'ouvre sur un incipit assez énigmatique et se clôt sur deux pages non moins mystérieuses au regard du récit que nous venons de suivre, l'histoire des deux frères Benson se révèle passionnante. Une trame certes convenue (l'histoire de deux frères que tout oppose) mais qui, grâce au dessin de Garetta illustrant de manière parfaite la fin du 19ème siècle aux USA, renoue avec le genre. De l'action, une intrigue amoureuse naissante, une rivalité entre deux frères, bref tous les atouts pour faire de cette nouvelle série (prévue en deux cycles de deux volumes chacun) une série prometteuse. tome 2: Ce second volume intitulé bizaremment huit petits fantômes (on en comprendra le sens à la fin)prend un tournant plus classique . Exit (provisoirement ?)la confrontation entre les deux frères et place à une enquête policière somme toute traditionnelle (avec ses rebondissements comme tout polar qui se respecte ) mais aussi à l'ascension de Richard Benton. Cette trame m'a fait sérieusement penser au premier film du Parrain , ce qui vient un tout petit peu gacher mon plaisir de lecture.Fabien Nury ,en effet, abandonne ici, toute reférence au paranormal ou au fantastique, tel qu'il le faisait dans ses précedentes séries. Reste comme atout majeur le dessin réaliste de Renaud Garreta, que j'apprécie dans la série insiders et une intrigue bouclée en deux tomes.
Journal d'un album
Au début, j'avais de la difficulté à rentrer dans l'histoire et je me disais 'Oh non ! Je vais m'emmerder pendant toutes ces pages." Puis, j'ai ri une fois quand Dupuy est dans un genre de festival et j'ai totalement embarqué quand Berberian fait sa première histoire et se rabaisse par rapport à son co-auteur. Ça m'a fait rire aux larmes ! Par la suite, j'ai apprécié les autres récits car les auteurs ont du talent pour ne pas endormir le lecteur et raconter des anecdotes savoureuses. Toutefois, je ne pense pas que tout le monde puisse aimer ce genre d'album. Je pense qu'il faut aimer le style des auteurs.
Noirhomme
Après la lecture des avis postés sur BDT, j'ai acheté cette BD. Que dire, si ce n'est que je ne regrette pas l'investissement, bien au contraire. Si le dessin, bien que bon, ne m'a pas interpellé plus que ça, j'ai vraiment aimé l'histoire (et ses "sous-histoires"). Il est difficile de définir ce qu'est ce "Noirhomme". J'ai l'impression qu'il est le support matériel sur lequel les auteurs s'appuient pour décortiquer la psychologie des personnages dans leurs travers. Ces derniers sont tiraillés et doivent faire des choix, le Noirhomme les pousse à assumer pour le meilleur et le pire, leur envie première, fut-elle inconsciente ou préjudiciable dans leur vie quotidienne, personnelle ou professionnelle. C'est étonnant mais si sur la forme cela n'a aucun rapport, je note des similitudes avec la série Le Tueur, notamment sur l'aspect existentiel. En tout cas, je conseille vivement ce premier tome. 24/08/08 : après la lecture du second tome : confirmation de l'intérêt de cette série qui dispose d'un scénario très travaillé.
Y Le Dernier Homme
Très enthousiasmé par ce début de série, avec encore un des mes thèmes préférés développés ici, à savoir les œuvres d’anticipation apocalyptiques. Y le dernier homme raconte donc l’histoire de Yorick qui se retrouve du jour au lendemain le dernier représentant mâle sur la planète, tous les autres étant décédés dans des conditions qui restent encore mystérieuses. Très bonne idée, menée de main de maître par Vaughan qui arrive à dynamiser agréablement sa série, prenant nombres de contre-point sur la gente féminine et envisageant un avenir plus sombre qu’on aurait pu le penser. Quelque part, ce comics me fait penser à ce roman de Golding, Sa majesté des mouches qui, pour ceux qui ne connaissent pas, met en scène des jeunes garçons naufragés sur une île déserte. Rapidement, ils se déshumanisent, sombrent petit à petit dans la sauvagerie et en viennent à s’opposer les uns aux autres. Un grand roman soit dit en pensant qui rejoint avec pas mal de similitudes l’histoire dont je rédige le petit avis. Vaughan installe un climat réaliste : les femmes semblent perdues non pas forcément par la disparition des hommes, mais plus par le fait qu’elles doivent repenser leur façon de vivre et tout ce qui tourne autour comme par exemple la survie de l’espèce humaine, refonder une société avec des codes nouveaux, revoir l’idée du couple que l’on a tous inconsciemment en nous,… ; il donne une vision personnelle de ce que pourrait donc être un monde sans homme, d’un point de vue politique, culturel, idéologique, géopolitique,… il brasse tous les sujets donnant à son scénario une dose de vérité. Et dans ce contexte, il implante un homme, que l’on pourrait penser comme un bienfait pour l’humanité et une chance de rétablir l’ancien ordre « naturel »… et pourtant, son apparition suscite souvent des réactions totalement contradictoire entre les femmes qui ne souhaite pas la réapparition de l’homme, celles qui sont estomaquées de revoir un mâle, celles qui envisagent les possibilités, celles qui ne pensent qu’à l’utiliser,… bref Yorick devient tout à coup un individu sur lequel les enjeux sont énormes. Et l’histoire ne repose globalement que sur ce fait, que faire de cet être masculin et surtout comment le maintenir en sécurité ? Et puis, les auteurs prennent beaucoup de plaisir à nous présenter le voyage de Yorick et de ses compagnons (355, professeur Mann, Esperluette…). Ils distillent beaucoup d’humour et de situations décalées. La série se dose entre action, réflexion et petites phrases assassines, un mélange qui pour l’instant se révèle payant. J’espère juste que de la lassitude ne va pas s’installer et que les auteurs arriveront à nos tenir en haleine jusqu’au bout.
Lanfeust des Etoiles
Très bonne nouvelle série Lanfeust : La recette gagnante est toujours là : Troll rigolo, belles filles, héros, méchants, super méchants, nouveaux mondes, nouveaux êtres… Franchement c’est une bonne suite à Lanfeust de Troy avec en prime des explications sur l’origine du monde de « Troy » et de Lanfeust.