J'ai adoré cette BD. Son dessin en noir et blanc tout d'abord est enchanteur. C'est véritablement un dessin de très grand talent. La mise en page ensuite est souvent très inspirée et très évocatrice, j'ai adoré. L'unique petit reproche que je lui ferai (pour en faire un) est la difficulté parfois de différencier les visages de certains personnages.
Les loups ; animaux carnassiers, animaux sociaux, prédateurs et surtout : Symbole. Symbole de la lâcheté humaine ; bouc émissaire de tous les vices de l'humanité ; Miroir de toute la cruauté des hommes. Riu ne nous montre pas des loups, ou si peu, il nous montre des hommes... Quelle belle narration, quel talent.
J'ai passé un bon moment en compagnie de ces loups, et je vous conseille d'y jeter un œil si, comme moi, vous tombez par hasard sur un exemplaire encore en bon état.
Franchement, à lire les avis précédents, je m’attendais à quelque chose de banal, voire de convenu et c’est tout le contraire. Certes, le récit n’a rien de bien original mais il puise sa force dans la narration exemplaire d’Yves Leclercq. Contrairement à d’autres, je n’ai pas trouvé l’histoire confuse. Le fait qu’elle se passe à différentes époques avec la présence de flash-back peut sans doute être à l’origine de cette impression. On se laisse prendre par l’atmosphère de ce récit imprégné par la fatalité, les petites frappes, l’amour et la dure réalité d’un bled paumé. J’apprécie assez le travail de Van Linthout avec un style graphique proche de celui de Baru. Bref, voici une bonne chronique d’un fait divers qui ne laissera pas tout le monde indemne.
Un bon album qu’il serait bien dommage de bouder.
Ben c'est carrément sympa! Les histoires sont bien différentes, l'action y est soutenue, ce n'est jamais bébête. L'humour est aussi de bon goût.
Bref une bonne surprise pour moi. Si le dessin un peu simple ne vous dérange pas, n'hésitez pas! En plus comme c'est des histoires indépendantes, vous pouvez en acheter que quelques unes.
Superbe réalisation que ce Chéri-bibi tant au niveau scénaristique que graphique. Avec un rythme enlevé, des personnages charismatiques et une intrigue prenante, cette adaptation d'un roman de Gaston Leroux permet une immersion totale dans cette France des années 1930, où bagnards côtoient gens de la haute bourgeoisie.
De l'aventure de haut niveau où l'on comprend petit à petit les rouages globaux avec de multiples flashes back et un rythme soutenu. Bref, on ne s'ennuie pas une seconde aux côtés de Jean, alias Chéri-Bibi, alias 3126 ; l'homme aux multiples personnalités, un homme prêt à tout pour réaliser son voeu le plus cher, quitte même à endosser un rôle qui n'est pas le sien... Je me répète, mais le scénario est intelligent (avec quelques invraisemblances par moment) et riche du côté dramatique.
Le dessin est très très bon, les personnages travaillés et les décors parfaitement réalisés. Boidin semble aussi à l'aise lors des scènes d'action que lors des passages plus dramatiques. Il donne de l'intensité au récit et offre une somptueuse colorisation à son graphisme.
Quand le sort s'acharne, rien ne peut le contrer... Fatalitas !
Très bonne série policière qui prend comme thème tout ce qui tourne autour de la politique et des manipulations des dirigeants d'entreprise. Le sujet est original et semble très proche de nous. Contrairement à certaines séries du même type, celle-ci semble très réaliste, elle ne part pas dans des travers de grands complots énormes à avaler avec des "super flics" pour les résoudre.
Le premier cycle (T1 à T4) nous plonge dans le milieu de la politique. Si au début, il faut s'accrocher au scénario pour pouvoir suivre, la diversité des personnages est riche, et plusieurs intrigues se mêlent avec bonheur les unes aux autres. Les dessins sont magnifiques de détails et nous font découvrir Londres et sa banlieue.
Dans le deuxième cycle (T5 et T6), nous retrouvons notre couple de policiers londoniens, alors que dans le premier cycle, le fil de l'histoire était principalement tenu par un autre personnage impliqué. Cet aspect est une bonne chose et permet de relancer la série dans d'autres directions, comme cette fois-ci où nous allons à Bruxelles dans les méandres des structures européennes tout autant passionnantes.
Enfin le troisième cycle nous fait revenir en Angleterre. Ce que je trouve dommage à partir du tome 7, c'est le dessin qui change (Richelle est maintenant au scénario et au dessin), et je le trouve moins bon, dans le sens où avant il y avait plus de détails et le fond était plus détaillé. Maintenant, c'est plus terne et lisse. Ceci fait descendre un peu ma note. Par contre, le scénario est lui toujours aussi fouillé et intéressant.
Bon l'œuvre est magnifique, simplement magnifique, je ne vois pas quoi dire de plus, les couleurs comme les dessins sont somptueux, on est à mille lieux de ce que fait Wolinski...
L'histoire : une série de meurtres barbares (par décapitation) dans un monde pré médiéval celtique où la doctrine oppose les moines aux druides. Un druide et son apprenti sont dépêchés sur place (un village monastique) pour enquêter sur ces meurtres... Le druide en question a les traits de Sean Connery (là c'était quand même aller un peu loin dans le plagiat) et c'est son apprenti qui nous narre cette fresque épique. Ajoutez encore à cela un vieux moine un peu à l'écart et atteint de cécité (les yeux ouverts mais voilés de blancs comme dans... "Le Nom de la Rose"). Et finalement, à la fin du tome 1, on se demande si un écrit ne serait pas à l'origine des meurtres... Bref, un copié/collé du film de Jean-Jacques Annaud. A quelques différences prés : les meurtres par décapitation, la présence de magie druidique, l'opposition dominicains/bénédictins remplacée par une opposition de nature différente entre religieux et druides et l'atmosphère moins austère, en raison notamment du huis clos monastique ici rompu. heureusement, le second tome s'écarte totalement du "nom de la rose" pour trouver sa propre voie et conter sa propre histoire faite de héros maudits, de haines ethniques et de conflits pseudo-historiques.
Bref, si après ce premier et superbe tome, il était encore impossible de savoir si cette œuvre est un pur et simple plagiat ou si elle ne fait que reprendre des éléments de la version cinématographique du roman d'Umberto Eco pour nous offrir une véritable aventure policière digne de ce nom, Le doute est vite dissipé par le second tome, toujours aussi beau mais aussi enchanteur par les mystères qu'il évoque. Avec le tome 4 qui vient de sortir, je commence à avoir un peu le sentiment d'être balloté d'une idée à une autre en fonction des tomes et je trouve que le fil conducteur (les meurtres de moines) peine à conserver la cohésion de l'ensemble. J'espère que la suite sera un peu plus posée...
Ah ! La série originale est bien mieux que le hors-série. Il faut dire que les auteurs semblent plus à l'aise dans les aventures qui durent tout un album.
Tout d'abord, j'ai bien aimé le dessin que je trouve beau et plein de charme. Ensuite, j'ai été captivé par le scénario qui mélange plusieurs histoires sans jamais rendre la trame du récit confuse. Les sentiments des personnages sont très bien montrés et j'ai souvent rigolé.
Le sujet n'est pas très original (la vie quotidienne d'un trentenaire), mais il faut lire cette série.
De Baru, j’avais lu « Cours camarade ! », « L’enragé » et « Pauvres zhéros » avant d’entamer « L’autoroute du soleil ». Ce sont les nombreux avis positifs postés sur bdthèque qui m’ont poussés à découvrir « L’autoroute du soleil »… je n’ai pas été déçu !
« L’autoroute du soleil » met en scène Karim et Alexandre. Le premier est un tombeur d’origine maghrébine et toujours habillé façon 1950, le second est un looser qui voue une grande admiration pour Karim. Lord d’une virée, Karim va pratiquement se retrouver face à face au mari d’une de ses maîtresses, il ne dit qu’au salut d’Alexandre qui l’a avertit à temps… seulement voilà, ce mari, c’est le docteur Raoul Faurissier, il est membre d’un parti d’extrême droite dont leur credo est de mettre les étrangers dehors. A partir de ce jour, Karim et Alexandre vont être constamment poursuivis par Raoul Faurissier et sa bande qui ont juré leurs pertes…
Avant de réaliser « L’autoroute du soleil » , Baru avait jeté les premières bases de cette bd en accomplissant « Cours Camarade ! ». Ainsi, le lecteur pourra retrouver plus ou moins certains personnages et certaines scènes de « L’autoroute du soleil » en feuilletant « Cours camarade ! ».
Cet album est un sacré road-movie ! C’est une des bd les plus rythmées que j’ai lue jusqu’à maintenant ! Du début jusqu’à la fin de la cavale de Karim et Alexandre, nos deux compères ne vont pas finir de changer de coin ! Ainsi, le lecteur les verra se balader du nord jusqu’au sud de la France sans arrêt (sauf dans la deuxième partie de la bd que je vous laisse découvrir !) ! Même si l’auteur utilise des gros ficelles pour faire rebondir son scénario, j’ai été littéralement accroché par cette lecture, il faut dire que la narration m’est apparue excellente, très fluide : c’est un vrai bonheur de suivre les péripéties de Karim et Alexandre sans prise de tête.
Il faut avouer aussi que les personnages principaux et secondaires sont hauts en couleurs : du pompiste jusqu’au bourgeois en passant par la bombinette facile, tous ont des gueules incroyables, s’ils sont loin parfois d’attirer de la sympathie, il faut reconnaître qu’il est difficile de les oublier ! A mon avis, le point fort de cette bd est justement le fait que l’auteur a su rendre ses protagonistes très marquants.
Et que dire des dialogues ? Baru a -comme à son habitude- parsemé sa bd de commentaires chocs, directs, parfois crus qui dérangent, font rires, remuent nos méninges… moi, j’adore ça !
A travers ce thriller haletant, l’auteur y glisse quelques travers de la société des années 1990. Ainsi, à travers le personnage de Raoul Faurissier, Baru ne fait que souligner la montée des extrémistes et du racisme…
Graphiquement, même si je préfère le dessin en couleurs (« Pauvres zhéros » est un vrai régal sur ce point !) que le noir et blanc de Baru, « L’autoroute du soleil » m’est apparu assez agréable à contempler. J’y ai apprécié la finesse et le dynamisme de son trait, moins certains cadrages où j’ai éprouvé des difficultés à bien saisir ce que voulait nous montrer l’auteur.
Finalement, j’ai aimé « L’autoroute du soleil », j’y ai découvert un thriller haletant, très difficile à décrocher tant la narration est excellente. J’y ai apprécié énormément la présence de personnages très truculents. Si le dessin de Baru ne m’est pas apparu si irréprochables que ça au niveau des cadrages, je reconnais que son trait est très dynamique, très personnel et s’avère parfaitement adapté à ce scénario.
A lire impérativement surtout si vous aimez les road-movies !
Ce manga est vraiment bien, le scenario pas très original, mais des personnages attachants (aussi bien les gentils que les méchants !!!) et surtout des dessins magnifiques qui évoluent de plus en plus au fil de la série...
Alors ça vaut vraiment le coup de l'acheter, et perso, je trouve que la série ne s'épuise pas du tout, au contraire, les derniers tomes sont beaucoup mieux que les premiers...
Ca, c’est vraiment pas mal du tout ! Ce « Lys noir » relate la vie d’une famille et de ses rendez-vous avec l’Histoire. Pour un premier scénario, Goepfert se défend dans une narration « haut la main ».
L’histoire se passe sur plusieurs niveaux : c’est d’abord celui du fils aîné d’une famille aisée plongé dans cette fameuse « guerre des Boxers » que fut la révolution chinoise de 1900. Mais là, à Pékin, le scénario se divise également en plusieurs « tiroirs » où l’on suit la vie de Constantin Bertin, de Tchang, de Villard pendant les combats. Sous le couvert d’une fresque historique réelle, des hommes vont se rencontrer, se battre, s’unir, se déchirer, se haïr, tuer aussi.
D’un autre côté, on plonge en France, au sud de Paris où -même si l’on ne se bat pas au sabre- cette famille Bertin-Chevrière se débat dans moult soucis. Qui plus est, Goepfert fait intervenir des personnages « extérieurs » : un homme âgé et ses deux chiens, un inconnu au visage masqué de cire… qui forment des sortes de relais entre les grands fils de l’intrigue.
Le dessin ?… un graphisme au beau trait réaliste, clair, bien enlevé, est mis au service de cases détaillées et souvent bien fournies tant en personnages que décors. Belles recherches aussi sur le modus vivendi de l’époque, ses costumes, armes, constructions, etc. Ce grand souci du détail donne une véritable force d’authenticité à l’ensemble.
J’ai eu affaire à une véritable saga, laquelle m’a offert un heureux mélange de didactisme et d’une grande et turbulente histoire à suivre ; un peu comme ces feuilletons qui paraissaient dans les journaux de cette époque. Du bien beau et bon travail soigné et stylé.
Dommage, une suite annoncée n’est jamais parue et je n’ai pas l’impression que je connaîtrai un jour la fin de cette histoire vraiment prenante. Un réel coup de cœur quand même.
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Les Loups
J'ai adoré cette BD. Son dessin en noir et blanc tout d'abord est enchanteur. C'est véritablement un dessin de très grand talent. La mise en page ensuite est souvent très inspirée et très évocatrice, j'ai adoré. L'unique petit reproche que je lui ferai (pour en faire un) est la difficulté parfois de différencier les visages de certains personnages. Les loups ; animaux carnassiers, animaux sociaux, prédateurs et surtout : Symbole. Symbole de la lâcheté humaine ; bouc émissaire de tous les vices de l'humanité ; Miroir de toute la cruauté des hommes. Riu ne nous montre pas des loups, ou si peu, il nous montre des hommes... Quelle belle narration, quel talent. J'ai passé un bon moment en compagnie de ces loups, et je vous conseille d'y jeter un œil si, comme moi, vous tombez par hasard sur un exemplaire encore en bon état.
La Nuit du Lièvre
Franchement, à lire les avis précédents, je m’attendais à quelque chose de banal, voire de convenu et c’est tout le contraire. Certes, le récit n’a rien de bien original mais il puise sa force dans la narration exemplaire d’Yves Leclercq. Contrairement à d’autres, je n’ai pas trouvé l’histoire confuse. Le fait qu’elle se passe à différentes époques avec la présence de flash-back peut sans doute être à l’origine de cette impression. On se laisse prendre par l’atmosphère de ce récit imprégné par la fatalité, les petites frappes, l’amour et la dure réalité d’un bled paumé. J’apprécie assez le travail de Van Linthout avec un style graphique proche de celui de Baru. Bref, voici une bonne chronique d’un fait divers qui ne laissera pas tout le monde indemne. Un bon album qu’il serait bien dommage de bouder.
Soda
Ben c'est carrément sympa! Les histoires sont bien différentes, l'action y est soutenue, ce n'est jamais bébête. L'humour est aussi de bon goût. Bref une bonne surprise pour moi. Si le dessin un peu simple ne vous dérange pas, n'hésitez pas! En plus comme c'est des histoires indépendantes, vous pouvez en acheter que quelques unes.
Chéri-Bibi
Superbe réalisation que ce Chéri-bibi tant au niveau scénaristique que graphique. Avec un rythme enlevé, des personnages charismatiques et une intrigue prenante, cette adaptation d'un roman de Gaston Leroux permet une immersion totale dans cette France des années 1930, où bagnards côtoient gens de la haute bourgeoisie. De l'aventure de haut niveau où l'on comprend petit à petit les rouages globaux avec de multiples flashes back et un rythme soutenu. Bref, on ne s'ennuie pas une seconde aux côtés de Jean, alias Chéri-Bibi, alias 3126 ; l'homme aux multiples personnalités, un homme prêt à tout pour réaliser son voeu le plus cher, quitte même à endosser un rôle qui n'est pas le sien... Je me répète, mais le scénario est intelligent (avec quelques invraisemblances par moment) et riche du côté dramatique. Le dessin est très très bon, les personnages travaillés et les décors parfaitement réalisés. Boidin semble aussi à l'aise lors des scènes d'action que lors des passages plus dramatiques. Il donne de l'intensité au récit et offre une somptueuse colorisation à son graphisme. Quand le sort s'acharne, rien ne peut le contrer... Fatalitas !
Les coulisses du pouvoir
Très bonne série policière qui prend comme thème tout ce qui tourne autour de la politique et des manipulations des dirigeants d'entreprise. Le sujet est original et semble très proche de nous. Contrairement à certaines séries du même type, celle-ci semble très réaliste, elle ne part pas dans des travers de grands complots énormes à avaler avec des "super flics" pour les résoudre. Le premier cycle (T1 à T4) nous plonge dans le milieu de la politique. Si au début, il faut s'accrocher au scénario pour pouvoir suivre, la diversité des personnages est riche, et plusieurs intrigues se mêlent avec bonheur les unes aux autres. Les dessins sont magnifiques de détails et nous font découvrir Londres et sa banlieue. Dans le deuxième cycle (T5 et T6), nous retrouvons notre couple de policiers londoniens, alors que dans le premier cycle, le fil de l'histoire était principalement tenu par un autre personnage impliqué. Cet aspect est une bonne chose et permet de relancer la série dans d'autres directions, comme cette fois-ci où nous allons à Bruxelles dans les méandres des structures européennes tout autant passionnantes. Enfin le troisième cycle nous fait revenir en Angleterre. Ce que je trouve dommage à partir du tome 7, c'est le dessin qui change (Richelle est maintenant au scénario et au dessin), et je le trouve moins bon, dans le sens où avant il y avait plus de détails et le fond était plus détaillé. Maintenant, c'est plus terne et lisse. Ceci fait descendre un peu ma note. Par contre, le scénario est lui toujours aussi fouillé et intéressant.
Les Druides
Bon l'œuvre est magnifique, simplement magnifique, je ne vois pas quoi dire de plus, les couleurs comme les dessins sont somptueux, on est à mille lieux de ce que fait Wolinski... L'histoire : une série de meurtres barbares (par décapitation) dans un monde pré médiéval celtique où la doctrine oppose les moines aux druides. Un druide et son apprenti sont dépêchés sur place (un village monastique) pour enquêter sur ces meurtres... Le druide en question a les traits de Sean Connery (là c'était quand même aller un peu loin dans le plagiat) et c'est son apprenti qui nous narre cette fresque épique. Ajoutez encore à cela un vieux moine un peu à l'écart et atteint de cécité (les yeux ouverts mais voilés de blancs comme dans... "Le Nom de la Rose"). Et finalement, à la fin du tome 1, on se demande si un écrit ne serait pas à l'origine des meurtres... Bref, un copié/collé du film de Jean-Jacques Annaud. A quelques différences prés : les meurtres par décapitation, la présence de magie druidique, l'opposition dominicains/bénédictins remplacée par une opposition de nature différente entre religieux et druides et l'atmosphère moins austère, en raison notamment du huis clos monastique ici rompu. heureusement, le second tome s'écarte totalement du "nom de la rose" pour trouver sa propre voie et conter sa propre histoire faite de héros maudits, de haines ethniques et de conflits pseudo-historiques. Bref, si après ce premier et superbe tome, il était encore impossible de savoir si cette œuvre est un pur et simple plagiat ou si elle ne fait que reprendre des éléments de la version cinématographique du roman d'Umberto Eco pour nous offrir une véritable aventure policière digne de ce nom, Le doute est vite dissipé par le second tome, toujours aussi beau mais aussi enchanteur par les mystères qu'il évoque. Avec le tome 4 qui vient de sortir, je commence à avoir un peu le sentiment d'être balloté d'une idée à une autre en fonction des tomes et je trouve que le fil conducteur (les meurtres de moines) peine à conserver la cohésion de l'ensemble. J'espère que la suite sera un peu plus posée...
Monsieur Jean
Ah ! La série originale est bien mieux que le hors-série. Il faut dire que les auteurs semblent plus à l'aise dans les aventures qui durent tout un album. Tout d'abord, j'ai bien aimé le dessin que je trouve beau et plein de charme. Ensuite, j'ai été captivé par le scénario qui mélange plusieurs histoires sans jamais rendre la trame du récit confuse. Les sentiments des personnages sont très bien montrés et j'ai souvent rigolé. Le sujet n'est pas très original (la vie quotidienne d'un trentenaire), mais il faut lire cette série.
L'Autoroute du soleil
De Baru, j’avais lu « Cours camarade ! », « L’enragé » et « Pauvres zhéros » avant d’entamer « L’autoroute du soleil ». Ce sont les nombreux avis positifs postés sur bdthèque qui m’ont poussés à découvrir « L’autoroute du soleil »… je n’ai pas été déçu ! « L’autoroute du soleil » met en scène Karim et Alexandre. Le premier est un tombeur d’origine maghrébine et toujours habillé façon 1950, le second est un looser qui voue une grande admiration pour Karim. Lord d’une virée, Karim va pratiquement se retrouver face à face au mari d’une de ses maîtresses, il ne dit qu’au salut d’Alexandre qui l’a avertit à temps… seulement voilà, ce mari, c’est le docteur Raoul Faurissier, il est membre d’un parti d’extrême droite dont leur credo est de mettre les étrangers dehors. A partir de ce jour, Karim et Alexandre vont être constamment poursuivis par Raoul Faurissier et sa bande qui ont juré leurs pertes… Avant de réaliser « L’autoroute du soleil » , Baru avait jeté les premières bases de cette bd en accomplissant « Cours Camarade ! ». Ainsi, le lecteur pourra retrouver plus ou moins certains personnages et certaines scènes de « L’autoroute du soleil » en feuilletant « Cours camarade ! ». Cet album est un sacré road-movie ! C’est une des bd les plus rythmées que j’ai lue jusqu’à maintenant ! Du début jusqu’à la fin de la cavale de Karim et Alexandre, nos deux compères ne vont pas finir de changer de coin ! Ainsi, le lecteur les verra se balader du nord jusqu’au sud de la France sans arrêt (sauf dans la deuxième partie de la bd que je vous laisse découvrir !) ! Même si l’auteur utilise des gros ficelles pour faire rebondir son scénario, j’ai été littéralement accroché par cette lecture, il faut dire que la narration m’est apparue excellente, très fluide : c’est un vrai bonheur de suivre les péripéties de Karim et Alexandre sans prise de tête. Il faut avouer aussi que les personnages principaux et secondaires sont hauts en couleurs : du pompiste jusqu’au bourgeois en passant par la bombinette facile, tous ont des gueules incroyables, s’ils sont loin parfois d’attirer de la sympathie, il faut reconnaître qu’il est difficile de les oublier ! A mon avis, le point fort de cette bd est justement le fait que l’auteur a su rendre ses protagonistes très marquants. Et que dire des dialogues ? Baru a -comme à son habitude- parsemé sa bd de commentaires chocs, directs, parfois crus qui dérangent, font rires, remuent nos méninges… moi, j’adore ça ! A travers ce thriller haletant, l’auteur y glisse quelques travers de la société des années 1990. Ainsi, à travers le personnage de Raoul Faurissier, Baru ne fait que souligner la montée des extrémistes et du racisme… Graphiquement, même si je préfère le dessin en couleurs (« Pauvres zhéros » est un vrai régal sur ce point !) que le noir et blanc de Baru, « L’autoroute du soleil » m’est apparu assez agréable à contempler. J’y ai apprécié la finesse et le dynamisme de son trait, moins certains cadrages où j’ai éprouvé des difficultés à bien saisir ce que voulait nous montrer l’auteur. Finalement, j’ai aimé « L’autoroute du soleil », j’y ai découvert un thriller haletant, très difficile à décrocher tant la narration est excellente. J’y ai apprécié énormément la présence de personnages très truculents. Si le dessin de Baru ne m’est pas apparu si irréprochables que ça au niveau des cadrages, je reconnais que son trait est très dynamique, très personnel et s’avère parfaitement adapté à ce scénario. A lire impérativement surtout si vous aimez les road-movies !
Naruto
Ce manga est vraiment bien, le scenario pas très original, mais des personnages attachants (aussi bien les gentils que les méchants !!!) et surtout des dessins magnifiques qui évoluent de plus en plus au fil de la série... Alors ça vaut vraiment le coup de l'acheter, et perso, je trouve que la série ne s'épuise pas du tout, au contraire, les derniers tomes sont beaucoup mieux que les premiers...
Le Lys noir
Ca, c’est vraiment pas mal du tout ! Ce « Lys noir » relate la vie d’une famille et de ses rendez-vous avec l’Histoire. Pour un premier scénario, Goepfert se défend dans une narration « haut la main ». L’histoire se passe sur plusieurs niveaux : c’est d’abord celui du fils aîné d’une famille aisée plongé dans cette fameuse « guerre des Boxers » que fut la révolution chinoise de 1900. Mais là, à Pékin, le scénario se divise également en plusieurs « tiroirs » où l’on suit la vie de Constantin Bertin, de Tchang, de Villard pendant les combats. Sous le couvert d’une fresque historique réelle, des hommes vont se rencontrer, se battre, s’unir, se déchirer, se haïr, tuer aussi. D’un autre côté, on plonge en France, au sud de Paris où -même si l’on ne se bat pas au sabre- cette famille Bertin-Chevrière se débat dans moult soucis. Qui plus est, Goepfert fait intervenir des personnages « extérieurs » : un homme âgé et ses deux chiens, un inconnu au visage masqué de cire… qui forment des sortes de relais entre les grands fils de l’intrigue. Le dessin ?… un graphisme au beau trait réaliste, clair, bien enlevé, est mis au service de cases détaillées et souvent bien fournies tant en personnages que décors. Belles recherches aussi sur le modus vivendi de l’époque, ses costumes, armes, constructions, etc. Ce grand souci du détail donne une véritable force d’authenticité à l’ensemble. J’ai eu affaire à une véritable saga, laquelle m’a offert un heureux mélange de didactisme et d’une grande et turbulente histoire à suivre ; un peu comme ces feuilletons qui paraissaient dans les journaux de cette époque. Du bien beau et bon travail soigné et stylé. Dommage, une suite annoncée n’est jamais parue et je n’ai pas l’impression que je connaîtrai un jour la fin de cette histoire vraiment prenante. Un réel coup de cœur quand même.