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Soda

Note: 3.94/5
(3.94/5 pour 68 avis)

Un jeune flic se faisant passer pour un curé devant sa mère est en fait un véritable flic de haut vol ! Courses poursuites, fusillades, bref de l'action et de la forte.


Double vie Dupuis Institut Saint-Luc, Liège Journal Spirou Les Roux ! New York

"On m'appelle SODA, mais mon vrai nom, c'est Solomon, David Elliot Hanneth Solomon." "Si elle savait, ma mère vous dirait sans doute que je suis policier, mais à New York, il n'y a pas de policiers, juste des flics. De toute façon, elle ne sait pas, ça l'inquièterait, elle m'a toujours cru pasteur... Depuis l'an dernier, elle habite avec moi ; elle ne sort jamais et ne lit pas les journaux qui sont pleins de violence." "C'est pas plus mal : les types que j'arrête sont parfois un peu morts..."

Scénariste
Dessinateurs
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 1987
Statut histoire Une histoire par tome 13 tomes parus
Couverture de la série Soda

30/07/2001 | Brice
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Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Benjie

A chaque fois que je relis cette série, à chaque fois je la savoure différemment. Manhattan, 416 Church Avenue, 23e étage, c’est là que vivent Soda et Mary, sa maman. Entre la rue et le 23e étage, heureusement qu’il y a l’ascenseur qui, matin et soir, donne le temps à Soda de se changer pour passer de son uniforme de pasteur à celui de flic et vice versa. Eh oui ! La gentille et attentionnée maman du lieutenant ne sait pas qu’il est flic. Pas étonnant : elle ne sort jamais (la rue est si dangereuse !) et ne regarde pas les News (on n’y voit tant de violence !) Profondément croyante, elle est fermement convaincue que son fils adoré exerce son ministère dans une paroisse des environs. Cette rupture entre ces deux mondes que tout oppose est la base du récit. C’est aussi son principal ressort humoristique. Soda est lieutenant de police à New York. Il est courageux et n’hésite pas à utiliser son arme pour défendre la vie de ses collègues. Tous les jours, il côtoie la mort, la violence, la pauvreté des clochards, l’errance des jeunes paumés. A chaque album, on se replonge dans l’ambiance des rues de Manhattan, de Harlem ou du Bronx : une toile de fond de circulation infernale, de foules de personnages hétéroclites qui arpentent les trottoirs de la ville (ça vaut le coup de les regarder en détails), de haute criminalité où la frontière entre le Bien et le Mal reste floue. On y retrouve la vie du commissariat avec les remontées de bretelles mémorables des supérieurs, les blagues à deux balles des collègues mais aussi, ses blessés… et ses morts en intervention. Un polar sombre, des scénarios bien rythmés, des dialogues ciselés et grinçants, un dessin semi réaliste qui gagne en qualité d’albums en albums. Sous l’apparence d’une comédie noire, Soda est un concentré des grandes questions qui traversent la société new yorkaise. Que du bon…

28/03/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 4/5
L'avatar du posteur Yann135

Votre Soda … avec glace ou sans glace ? Voilà une belle série enthousiasmante. Même si ce n’est pas le même dessinateur tout au long des différents albums, le dessin est plutôt sympathique et notre héros mi pasteur mi flic est plutôt attachant. Les différentes enquêtes de Soda tiennent la route, même si à la base l’intrigue n’est pas très originale. Un flic de New-York fait croire à sa mère qu’il exerce à la paroisse du quartier pour la tranquilliser. On assiste donc inévitablement dans chaque album à la transformation du personnage – souvent dans un ascenseur. Hilarant of course. Des albums donc bien rythmés et ponctués de traits d’humour en ne tombant jamais dans le glauque et le sordide. Je conseille vivement cette série pour tous ceux qui apprécient le polar, les intrigues avec un zest de dérision.

22/07/2020 (modifier)
Par Joseph
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

Fan de films et séries policiers, je pense ne pas prendre trop de risques en disant que SODA est le meilleur polar en bande dessinée depuis 30 ans. Plus on avance dans les albums, plus les personnages s’étoffent et le contexte général devient de plus en plus passionnant. Du bon, du très très bon!!! Mon album préféré? Allez, un petit coup de cœur pour "Prières et balistique"... Peut être parce que c'est la seule fois de ma vie où j'ai vu ces deux mots dans la même phrase :)...

24/12/2019 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ju

Soda est une bd que j'ai découverte dans le journal de Spirou, et on peut dire qu'elle dénotait. Non pas au niveau du dessin (qui est magnifique) mais du scénario, assez sombre. Je viens de me relire tous les albums, l'occasion de découvrir une référence à Les Innommables, que je ne connaissais pas à l'époque, et de ré-apprécier à sa juste valeur l'excellent dessin de Bruno Gazzotti. Le dessin, parlons-en tout de suite : les deux premiers tomes, ainsi que les 10 premières planches du tome 3 ont été réalisées par Warnant, avec des résultats très disparates : le tome 1 est un peu brouillon, le tome 2 s'améliore nettement. Par contre, les premières planches du tome 3 sont vraiment moches et donnent l'impression d'être bâclées. On sent que le mec voulait ou savait qu'il allait passer la main. Quant au style, c'est du franco belge classique, j'aime bien, mais on sent que ça aurait fini par devenir lassant. Car c'est bien avec l'arrivée de Gazzotti que la bd entre dans une autre sphère. Si ça reste assez classique, et d'un style plutôt "jeunesse", cela n'en reste pas moins très travaillé, très bien exécuté. Et autant le style de Warnant était passe-partout, autant celui de Bruno Gazzotti est très reconnaissable. Bref, c'est très beau, très bien fait. New York est dépeinte de façon crue et cocasse à la fois (les têtes des truands sont souvent pas mal), et Solomon est stylé. Le dernier tome (13) est l'oeuvre de Dan. C'est pas mal mais perso j'ai eu beaucoup de mal à accrocher, pas forcément à cause du style en lui même mais à cause de la différence entre celui-ci et celui de Gazzotti, qui avait accompagné toute la série. Difficile de faire la transition, qui s'était faite assez facilement entre Warnant et Gazzotti. Côté scénario, c'est du classique avec une touche d'originalité. Soda est un policier qui fait croire à sa mère qu'il est pasteur. Nous avons droit à une histoire complète par tome, ce qui fait qu'il n'y a pas besoin de les lire dans l'ordre. De plus, Tome nous rappelle au début de chaque tome (haha) pourquoi Soda en est arrivé à se faire passer pour un pasteur. Quand on les lit tous, c'est un peu chiant, mais indispensable, je suppose, pour tout nouveau lecteur. On a donc droit à une série policière, mais assez noire pour l'univers de Spirou et le lectorat auquel elle s'adresse. La mort y est très souvent présente, le héros est un peu un débauché, et la misère quotidienne d'une grande ville comme New York est étouffante. En fait, Soda, c'est un peu le Seuls de son époque. Une bd jeunesse qui traite de sujets plus sérieux et profonds. C'est d'ailleurs Gazzotti qui est au dessin dans les deux séries, ce qui est incontestablement une des clés du succès des deux séries. Il y a des tomes meilleurs que d'autres, ça oscille entre le "pas mal"(tome 1,2,3,6,10,11,12) et le "franchement bien" (4,5,7,8,9). Le tome 4 frôle même la note parfaite. En fait, il n'y a que le tome 13 qui ne m'ait pas plu, peut-être à cause du dessin notamment, qui m'a un peu perdu, et du scénario trop abracadabrant. Finalement, c'est un gros 3. Je voulais mettre 4 mais je m'aperçois qu'il y a plus d'albums "pas mal" que de "franchement bien". J'écoute donc la voix de la raison. C'est une bonne bd pour les jeunes ados qui ont envie d'évoluer petit à petit vers quelque chose de plus mature.

10/03/2018 (modifier)

Soda. Derrière cet alias se cache une bande dessinée que j'ai pris grand plaisir à lire et à parcourir, elle ressemble à pas mal de films et séries policières américaines et j'adore ce genre de décor urbain gangréné par la surcriminalité (petite et grande). Oui parce que la vie dans le New-York de cette BD n'est pas un long fleuve tranquille, c'est le moins que l'on puisse dire. Dans un brouhaha provoqué par les cahots incessants du traffic routier, le quotidien de cette mégalopole américaine ou la misère la plus abjecte fréquente le luxe le plus fastueux est rythmé par les crimes et les délits commis par les pires raclures. La fameuse NYPD est là pour faire régner l'ordre (du mieux qu'elle le peut) et parmi tous ses éléments, un homme se distingue : David Elliot Hanneth Solomon, ou plutôt Soda, pour les intimes. L'intérêt et l'originalité de cette série vient de la double identité de cet homme: devant sa mère, il se fait passer pour un sage pasteur épris de dévotion. En dehors du cocon maternel, il devient un flic redoutable et efficace. Avec sa coéquipière (et petite amie occasionnelle) Linda Tchaïkowsky, ils forment un duo de fines gâchettes, d'ailleurs c'est drôle leur binôme m'a fait immédiatement penser à XIII et au major Jones. Durant toutes ces aventures on suit avec grand appétit et un peu d'appréhension cet individu qui se balance d'une identité à une autre entre une fusillade et un repas de famille, dans une double-vie proche de celle des super-héros. Ces deux facettes de son existence se retrouvent même jusque dans les titres, qui empruntent souvent aussi bien à la terminologie policière et criminelle que religieuse ( Tu ne buteras point, Tuez en Paix, etc). Tome et Gazzotti maitrisent leur sujet et savent retenir le souffle des lecteurs, les histoires sont parfois choquantes, l'ultraviolence guette à tous les coins de rue et blancs comme noirs s'y adonnent sans la moindre once de scrupule (devant des enfants ou dans des lieux de culte). J'ai souvent refermé des tomes, secoué et mélancolique, en méditant sur l'absurdité et la tragédie de la vie. Au final on peut dire que Soda est un honnête polar franco-belge, qui brasse un grand nombre de thèmes (la police, la religion , la mort et la violence...) avec un savoir-faire certain. David Solomon (ooooups Soda pardon...) est un protagoniste qui charme par son panache et la façon humoristique qu'il a de gérer sa carrière et sa vie familiale. Pas facile de cacher tous les jours son vrai métier à sa môman ! Mais comme il le dit lui-même : " C'est pas plus mal : les types que j'arrête sont parfois un peu morts..."

12/11/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Dès le premier tome, on est embarqué dans une histoire menée à cent à l’heure, c’est très dynamique et ça castagne, ça tire à tout va. Cela devait être l’une des plus agitées des séries de chez Dupuis et du Journal de Spirou ! Par la suite, si ça homicide encore pas mal, c’est plus irrégulier, y compris dans le rythme et la qualité des différents albums (j’ai lu les 8 premiers albums, mais il n’y a que le deuxième que je n’ai pas aimé). Mais globalement, cela se laisse lire agréablement, avec un personnage principal, flic new-yorkais qui vit avec sa mère (à qui il fait croire qu’il est pasteur !). Tome, qui s’adresse à un public relativement jeune au départ, réussit à construire une série qui touche rapidement tous les publics, et à bien rendre une certaine atmosphère urbaine nord-américaine. Le dessin de Warnant est lui aussi réussi, et – même si d’habitude je n’apprécie pas du tout ce genre de chose – la passation de pinceau avec Gazzotti à partir du milieu du troisième tome se fait sans trop de bouleversements au niveau du style. Gazzotti a de toute façon vraiment un bon coup de crayon, qui modernise le style franco-belge de chez Dupuis (voir son très bon dessin sur Seuls). Au final, les grands enfants et/ou jeunes ados – mais aussi leurs parents ! – peuvent acheter ou se faire offrir quelques albums. Ceux-ci peuvent se lire indépendamment les uns des autres (le deuxième est toutefois dispensable).

22/04/2017 (modifier)
Par BDenis
Note: 4/5

(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) J'adore. Le flic qui cache à sa mère son dangereux métier, afin de ménager son cœur, et se fait passer pour un pasteur, constitue une entrée en matière des plus prometteuses. Suite au décès du père, Soda accueille sa mère chez lui (chat compris – important, le chat !). A New-York. Au 23e étage d'un immeuble. Important, le 23e étage, car cela lui laisse le temps, néanmoins minuté, de changer de costume dans l'ascenseur, quand il rentre du boulot, pour passer son déguisement de pasteur. Et inversement quand il quitte son appartement. Tout un art ! Les enquêtes sont dynamiques et très bien foutues, avec un tome 2 un ton en dessous, mais un n°6 de haute volée : Soda qui doit investiguer pendant que sa mère, qui ne sort d'habitude jamais, fait des examens à l'hôpital, et qui doit être présent toutes les deux heures entre chaque examen à la demande de celle-ci, constitue une prouesse scénaristique pour un résultat jouissif. Et le chat est de la partie ! Les dialogues sont affûtés, ils m'ont fait rire plus d'une fois. Les personnages, même secondaires, sont attachants : les lubies animalières du capitaine de police valent leur pesant de cacahuètes ! Le dessin de Gazzotti, qui succède avec succès à Warnant au cours du tome 3, est fabuleux, dans la lignée des Uderzo, Franquin et consorts. Avec quelques petits détails hilarants au second plan. Mais ne nous y trompons pas, l'aspect comique du dessin et des dialogues ne doit pas occulter le réel intérêt des enquêtes qui, elles, sont très sérieuses. Et ce mélange des genres s'amalgame de la meilleure des façons pour donner ce petit bijou de série. Incontournable. (j'ai lu les neuf premiers tomes) 17 / 20

28/12/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Soda est un brave gars officiant dans la police de New York. Pour ménager sa maman fragile du coeur, il se fait passer pour un curé. Cela donne lieu à des situations assez cocasses et franchement drôles. Pourtant, l'humour peut être plus sombre à l'image des situations navrantes qui peuvent s'abattre sur notre héros pas comme les autres. Police, religion et mort sont les thèmes principaux. la violence urbaine est également présente. J'aime bien cette approche concernant un monde gris, situé entre le bien et le mal. Il y a une sorte de démystification du monde du polar. Au final, tous les tomes de Soda ne se valent pas. Les derniers sont plutôt une déception. Cependant, l'oeuvre dans son ensemble est assez satisfaisante par son audace. Note réelle: 3,5.

01/03/2008 (MAJ le 06/02/2015) (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

3,5/5 C'est sympa, bien fait et bien dessiné, le peronnage éponyme est très intéressant mais pourtant je n'ai lu que les quatre premiers albums sans avoir envie de continuer plus loin, tous simplement par ce que la série possède un défaut rédhibitoire dans mon cas: il s'agit de one shots. Gamin ça me gênait pas pour Lucky luke, Asterix et compagnie mais maintenant je suis incapable de lire une série de one shot, je finis toujours par décrocher, il me faut un fil conducteur à l'intrigue, qui se développe sur plusieurs et au minimum des cycles comme pour Thorgal sinon ça devient trop répétitif et ça n'évolue pas assez à mon goût. En effet dans Soda si les enquêtes sont variées, quoique insuffisamment développée du fait qu'elles ne tiennent que sur un tome, trop de situations sont identiques: le décalage entre la réalité de la vie de Soda et la manière dont la perçoit sa mère, le méchant qui kidnappe la mère ou la rencontre sans qu'elle se rende compte du danger, Soda qui se change dans l’ascenseur, Soda qui est pris dans le feu de l'action en habits de pasteur ce qui crée des situations décalées, et la répétition à tous les tomes qu'il ne peut pas dire la vérité à sa mère parce qu'elle est cardiaque et qu'elle ne supporterait pas de le voir flic... Ne supportant pas le comique de répétition tout cela m'a vite gavé. Je pense qu'il aurait au moins fallu créé des diptyques à la Largo Winch ou un ennemi récurrent ou un quelconque arc qui donne l'impression d'une évolution et donne envie de lire la suite.

21/12/2014 (modifier)
Par yOyO
Note: 4/5

Une série très intéressante que ces albums de Soda. Tome excelle dans l'art des dialogues et des répliques cinglantes. Cette série fait partie des meilleures séries de Dupuis, pas trop enfantine, ni complètement adulte. Alors certes il y a des clichés, certes le scénariste nous affuble des efforts du héros qui cache la vérité à se mère, certes on décrit toujours les mêmes aspects de NewYork ... mais à chaque épisode, on passe un bon moment, ça se prend pas la tête, ça n'a pas l'intention de laisser le lecteur sur sa faim. Preuve que le scénario est vraiment bien fait, malgré des albums de différents niveaux. Coté dessin, Gazzotti reprend après Warnant et emmène la série au sommet de sa qualité graphique au fil des albums. Un dessin semi réaliste, dans le plus pur style franco-belge, qui remet la série vers sa cible : le grand public. Dan reprend le flambeau après plusieurs années d'absence avec la qualité et la rigueur des séries Dupuis. Rien à dire là dessus, il est de la bonne école. Un bon album où les auteurs ont mis le paquet pour montrer que la série ne s'est jamais arrêtée.

28/11/2014 (modifier)