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Chiens de prairie

Note: 3.17/5
(3.17/5 pour 23 avis)

L'épopée d'un homme au far west trainant le cadavre de son ami jusqu'à sa dernière demeure


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Calamity Jane Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles [USA] - Middle West

Tranche de vie de J.B. Bone, une célébrité : pilleur de banques, tueur de femmes et d'enfant. Sa tête est mise à prix mais cela ne l'empêche pas de se montrer Suite à un braquage, son complice y reste. J.B. Bone lui avait promis de l'enterrer près de sa belle et il va le faire même s'il doit traverser tout un pays Il ne sera pas seul, même si c'est contre son gré

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1996
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Chiens de prairie
Les notes (23)
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28/09/2002 | cac
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L'avatar du posteur Agecanonix

Voila un western qui explore quelques figures et lieux mythiques de l'Ouest, on y voit Calamity Jane, Wild Bill Hicock se faire tuer en jouant au poker (scène véridique), le champ de bataille de Little Big Horn où périt Custer... bref toute une mythologie bien recréée, mais cependant je reste perplexe devant ce western étrange, sombre, un peu désenchanté, sans un réel intérêt et avec des séquences bizarres, bref j'accroche pas des masses à cette histoire. Et pourtant, le western est mon genre de prédilection, mais là ça passe pas, il y a quelque chose que je n'arrive pas à définir qui ne fait pas naître la passion. Le principal intérêt vient de la narration par Calamity Jane, qui s'appuie sur les "Lettres à ma fille", série de 25 lettres écrites de 1877 à 1902 par Martha Jane Cannary Hicock et remises après sa mort à sa fille Janey Hicock. Ces lettres qui ont fait l'objet d'un petit ouvrage (que je possède) édité en 1979 par Le Seuil, sont un témoignage souvent émouvant d'une femme qui a manqué à ses devoirs maternels et qui l'a regretté amèrement jusqu'à sa mort. Le scénariste Foerster s'inspire de ces lettres et n' hésite pas à reprendre des passages entiers dans sa narration en hors-texte, d'où une authenticité qui se mêle à la cavale de J.B. Bone et du gamin. Cette authenticité a souvent été remise en cause, car Calamity aimait raconter des craques aux reporters et semer la confusion ; ne disait-elle pas : "Why don't the sons of bitch leave me alone and let me go to hell in my own way" ? Heureusement, des chroniqueurs ont corroboré certains de ses propos. Au niveau graphique, j'ai trouvé que Berthet se laisse aller un peu vers un dessin plus épuré, je n'ai pas retrouvé le dessin affûté et plus policé qu'il adopte sur d'autres Bd comme Sur la route de Selma ou même Le Privé d'Hollywood. Au final, c'est une semi-déception, je ne ma suis pas vraiment ennuyé, mais je n'ai pas bondi, et dans le même créneau, je préfère des westerns comme Après la nuit, Black Hills ou L'Etoile du Désert.

25/12/2014 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5

Voici un très bon western comme je les aime, c'est à dire, sans temps mort, sans concession et violent. Les personnages sont tous charismatiques que ce soit le chasseur de primes fou Wallace et sa soeur, J.B. Bone le hors-la-loi et le jeune gosse sourd-muet qui a bien caché son jeu durant toute l'aventure. L'histoire est simple, bien racontée et on ne s'ennuie jamais grâce à des scènes percutantes, efficaces et parfois glauques, notamment la fin que j'ai particulièrement bien apprécié (Vin d'jeu toutes ces mouches, qu'est-ce que ça doit puer...) Le dessin est clair, précis, agréable à l'oeil et sert bien le scénario ainsi que l'ambiance pessimiste du récit. A lire.

08/06/2014 (modifier)
Par fab11
Note: 3/5

Finalement j'ai réussi à me procurer, à un prix modeste, ce sympathique one shot et je ne regrette absolument pas mon achat. Même si je ne suis pas un fan de Philippe Berthet, j'ai dévoré ce western avec beaucoup de plaisir. Ce récit nous propose de suivre les dernières aventures de J.B Bone, un despérado accompagné d'un jeune garçon à priori muet, qui nous sont narrées par la célèbre Calamity Jane elle même. Et oui l'auteur mêle aux personnages fictifs des célébrités de l'époque . En plus de celle que je viens de citer on peut nommer Wild Bill Hickok dont on voit les derniers instants, mais il cite également le célèbre Général Custer. Je me suis plu à suivre les péripéties de ce duo , je devrais dire "trio" car J.B Bone traîne tout le long du récit un cercueil renfermant le cadavre de son ancien acolyte , à travers les plaines de l'Ouest américain. Le scénariste nous invite même à traverser le champ de bataille de Little Big Horn en nous racontant (grâce à la voix off de Calamity)des anecdotes intéressantes concernant cette célèbre bataille , mais par contre je ne suis pas sûr qu'elles soient véridiques. Le dessin comme je l'ai dit plus haut n'est pas ma tasse de thé, mais il reste néanmoins agréable à l'oeil. Berthet est fidèle à son style que l'on avait pu apprécier ou non dans la série Pin-Up. Je conseille donc à tous les amateurs de western la lecture de de ce one shot qui respecte tous les codes du genre.

27/02/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Ca se laisse lire facilement. On croise quelques légendes de l’ouest, comme acteurs (Calamity Jane, Wild Bill Hickock…) ou comme décors (champ de bataille de la Little Big Horn). Bagarre dans un saloon, chasseurs de prime, Indiens menaçants, quelques ingrédients classiques s’y trouvent aussi, mais souvent uniquement pour le décor. La trame – avec un fil rouge épistolaire -, est elle plutôt originale, autour du duo mal assorti du vieux grincheux et du gosse qui lui colle aux basques. La fin est surprenante et glauque, au milieu des maccabés et des mouches… Un bon western, crépusculaire sans être spaghetti, à lire, vraiment. Note réelle 3,5/5.

06/01/2013 (modifier)
Par js
Note: 3/5

Un bon petit western où la narratrice est Calamity Jane ; sympathique. Le résumé au dos de l'album m'a fait accrocher à l'histoire ! Et il est vrai que les personnages ne sont pas des enfants de cœur ; et c'est pas mal car on ne voit presque pas de "gentils". Du coup, les protagonistes, sans pitié, cruels, violents, vont devenir les héros ("gentils") de l'histoire. J'ai bien aimé cet aspect de l'histoire. Le scénario est fluide, intrigant et mouvementé. On ne s'ennuie pas à la lecture ! La fin est vraiment bien. J'avais peur de la voir bâclée mais ce n'est pas le cas ! Le dessin, c'est moins bien. Je n'ai pas trop accroché. Des traits trop ronds, trop caricaturaux et simples. Cela fait perdre un peu de crédibilité aux personnages. Les décors font bien vivre l'histoire bien que les couleurs soient un peu trop sombres.

04/05/2011 (modifier)

Voici un joli western raconté par un narrateur. On croise des personnages attachants à foison y compris Calamity Jane, croisant le chemin de notre touchant bandit JB Bone. Le scénario nous propose un classique du western, le méchant cœur d’or au fond de lui-même qui fonce vers son destin funeste pour l’honneur. Traqué par des méchants très méchants du bon côté de la loi, notre hors-la-loi suivra un sacré parcours. En croisant Calamity, il récupérera un petit garçon qui ne le quittera plus malgré lui, garçon que le destin lui mettra dans les jambes et qui permettra la fin du chemin. Les personnages, tous des gueules aux caractères bien trempés, forment une jolie pléiade de caractériels ! Complètement crédibles dans un univers de western, le lecteur adopte immédiatement les différents protagonistes. Le récit monte en pression et en rythme à rythme lent pour un final haletant. Chapeau au scénariste. Le dessin nous présente un univers classique de western aux US. Du trait, des hachures, une ligne précise pour transmettre les décors intérieurs et extérieurs. La colorisation notable dans sa diversité tonale et la douceur de ses nuances donne à l’ensemble un côté presque poétique pour un univers de grosses brutes. Osons le dire, dans cette série, le mérite revient au coloriste qui permet de faire passer l’album d’un quelconque correct à un récit touchant. Vous l’aurez compris l’ensemble classique ne révolutionne pas le genre du western, mais il y a des touches touchantes qui donnent au récit des moments de grâce où scénario et dessins se mettent en résonance avec un talent particulier. Une bonne BD à lire et que l’on prendra plaisir à relire.

07/09/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Encore une fois, Delcourt nous propose un très bon one-shot dans un genre que j’affectionne particulièrement : le western. Toutefois, l’ambiance de celui-ci est résolument différente des excellents « Trio Grande » ou « Wayne Redlake ». En effet, si ceux-ci s’inspiraient directement du western spaghetti, j’ai trouvé que ce Chien de prairie lorgnait plus vers la seconde époque du western américain (un film comme Jérémiah Johnson, par exemple). Particularité du genre : son humanisme et son souci d’authenticité. Philippe Foerster a effectivement conçu un scénario, certes aux multiples rebondissements, mais dont le pouvoir magnétique réside avant tout dans le charisme de ses acteurs et la crédibilité de l’intrigue. Le duo vedette de cet album est très complémentaire, et la narration à la première personne accentue l’aspect « témoignage » de l’aventure. Le trait de Berthet (une ligne claire très sobre et précise) peut surprendre de prime abord. Toutefois, ses précédents succès de librairie nous ont familiarisés avec son style. J’ai trouvé l’artiste ici au mieux de sa forme, mais je regrette quelque peu le choix des teintes majeures, des teintes très ternes qui, par moment, assombrissent inutilement ses planches. Au final, l’album est vraiment très prenant et, si vous êtes amateurs du genre, mérite toute votre attention. Excellent, tout simplement.

16/07/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

La collection Delcourt semble bien aimer les westerns one-shot. J'ai pu apprécier il y a quelques jours Après la nuit. C'est du même calibre tout en ayant un traitement graphique un peu différent. Il faut dire qu'il y a plus de 10 ans d'écart entre ces deux oeuvres. Et pourtant, nous avons également droit à un western dur et âpre dans la lignée du film aux oscars Impitoyable de Clint Eastwood. Je retrouve avec bonheur l'auteur Philippe Foerster dont j'avais pu apprécier un magnifique scénario dans L'Oeil du chasseur. Il possède véritablement une parfaite maîtrise que ne rogne pas la narration pesante pour certains. Le dessinateur de "Pin Up" à savoir Philippe Berthet ne déçoit pas même dans un genre radicalement différent de ce qu'il fait. La couverture de cette prairie est magnifique. Les plans sont judicieux. La lecture demeure plus que sympa. Pour autant, je n'irai pas jusqu'à dire que parce que nous retrouvons des personnages mythiques de la légende de l'Ouest (Calamity Jane, le juge Wallace, Wild Bill...), on baigne dans un récit historique. Il ne faut quand même pas déconner. Chiens de prairie reste un très bon western et je dois bien avouer que j'aime le genre surtout quand cela ne s'étale pas sur de multiples tomes. Achat conseillé pour passer un agréable moment. Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Bote globale: 4/5

15/07/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Personnellement, j'ai bien aimé ce western. Il n'est peut-être pas original, mais Foerster a beaucoup de talent pour créer des personnages captivants et donner une atmosphère à ses histoires. Je trouve que mettre des personnages historiques dans le récit est une bonne idée. Ça donne l'impression que ce récit est un fait historique ! Le dessin de Berthet est bon et complète très bien ce très bon scénario.

06/04/2009 (modifier)
Par chalybs
Note: 3/5

Les chiens de prairies, dans un western peuvent avoir deux significations. La première nous ramène plus à ce que l'on peut imaginer comme des chiens errants, survivants en chassant les plus faibles, sans pitié et en meute. Mais aux Etats-Unis, les chiens de prairies sont une race de rongeurs ressemblant beaucoup à nos marmottes à la différence qu'ils ne vivent pas en montagne mais en plaine dans lesquelles ils creusent des galeries souterraines afin de se cacher. Dans cet album, il s'agit plus de la première forme à laquelle nous sommes confrontés. JB Bone, un voleur, tueur, buveur après un dernier hold-up se retrouve avec deux-trois problèmes sur les bras. Le premier, une parole donnée à Ben son complice de longue date, la deuxième Ben lui-même dont la dépouille sise dans un cercueil ralentit considérablement sa marche, et enfin, un jeune garçon sourd et muet sorti de nulle part qui lui colle aux basques. C'est une sorte de Road Movie auquel nous assistons avec JB Bone qui a promis à son ami de l'enterrer à côté de sa femme. Il se retrouvera naturellement poursuivi par les pires chasseurs de prime de la région. Les personnages ont du caractère et de la profondeur, l'humour n'a pas sa place et l'on a entre les mains un western costaud loin de l'ambiance spaghetti. Les méchants crachent et tuent, les gentils sont méchants, crachent, jurent et tuent. Cette ambiance noire et sombre est cassée par l'arrivée assez classique d'un jeune garçon qui parviendra à se faire accepter et à toucher le cœur du vieux héros. Pour autant tous les personnages sont bien ficelés, toutes les brides de scénario et d'histoires initiales finissent par se rejoindre de manière fluide et intelligente. Si cet album n'apporte aucun nouveau concept, aucune grosse surprise, l'ensemble des pièces utilisées est très intéressant. On se laisse rapidement happer par le scénario avec un découpage fluide et des dialogues efficaces. Le tout est porté par un dessin de très bon calibre avec de très jolis plans et paysages. Les couleurs vivantes, chamarrées et lumineuses sont vraiment très belles et donnent un vrai plus à l'album. Ce one shot devrait satisfaire une grande majorité des adeptes des westerns.

24/08/2008 (modifier)