Trio Grande

Note: 3.75/5
(3.75/5 pour 28 avis)

Angoulême 1992 : Alph-Art coup de coeur Un très grand western couronné par l'Alph-Art Coup de Coeur 1992.


1872 - 1899 : de la IIIe république à la fin du XIXe siècle Angoulême : récapitulatif des séries primées BDs à offrir Mexique et mexicains

Joseph Carpenter, bandit notoire, est un homme très recherché... Mary, la blonde pulpeuse, est prête à tout pour l'enlever et obtenir le divorce. Dolores, la brune explosive, aidée de ses frères sanguinaires et dégénérés, veut à tout prix le récupérer. Et Stubborn, mi-shérif mi-chasseur de primes, attend patiemment, au nord du Rio Grande, de cueillir les trois fugitifs: la blonde, la brune, et le truand.

Scénaristes
Dessinateurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 01 Novembre 1991
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Trio Grande
Les notes (28)
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15/10/2001 | Kael
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Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

3.5 Une très bonne histoire qui est bien mieux que l'autre one-shot des mêmes auteurs qui m'avait peu marqué. Ici, l'histoire est bien menée et il y a quelques trucs assez originaux comme ce loup alcoolique. Les personnages sont intéressants et attachants. Les deux femmes de l'histoire sont très jolies et ont des personnalités assez fortes ! C'est un récit purement divertissant qui ne semble pas trop se prendre au sérieux et qui m'a fait passer un bon moment de lecture. Si vous aimez bien les westerns spaghetti, c'est à lire. En revanche, si ce genre de western (ou le western en général) vous laisse indifférent, je ne vois pas comment vous allez vous amuser en lisant cet album.

08/07/2017 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Je ne sais pas si c'est plus spaghetti qu'autre chose. Quoiqu'il en soit, voilà des aventures jubilatoires. Coincé entre deux femmes pulpeuses à souhait et aux caractères bien trempés, notre héros, avec cette nonchalance qui le caractérise, a fort à faire et ma foi s'en dépatouille plutôt bien. Le scénario est bien fichu. Pour une fois, ce sont les femmes qui tiennent la vedette, et de fort belle manière. Les trois frangins mexicains sont juste parfaits, bref ça dézingue à tout va, quelques scènes osées mais juste ce qu'il faut et puis zut ! une histoire plus que divertissante qui tient la route avec une fin assez réjouissante. Le dessin nerveux est en accord avec l'histoire, un brin caricatural mais sans en faire trop, moi j'aime et j'en redemande. A lire donc pour être sûr de passer un agréable moment.

11/12/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'avais gardé un très bon souvenir de Wayne Redlake des mêmes auteurs, et voila que je tombe sur cet album lors d'un échange de Bd, quelle joie ! C'est exactement ce que j'aime, de la détente pure, alliée à mon genre préféré. C'est encore du western très influencé par l'univers de Sergio Leone qui a décidément beaucoup inspiré les auteurs de BD. Mais cet univers sait inventer ses propres particularités, tel ce décor de rochers au bord de la mer, décor assez rare en western ; si ma mémoire est bonne, je n'ai vu la mer dans un tel contexte que dans la Vengeance aux 2 visages, de Marlon Brando, et dans L'homme des hautes plaines, de Clint Eastwood. Les auteurs installent une ambiance des plus jouissives, des codes bien établis, une outrance réjouissante et des séquences typiques de ce type de western un peu cradoque et ambigu, où la frontière entre bons et méchants est floue, le tout tempéré par un joyeux érotisme dont ils n'abusent pas, alors qu'il aurait été si facile de dénuder encore plus les 2 belles pépées de ce récit. Tous ces éléments seront repris de plus belle en 1995 dans Wayne Redlake, même le dessin sera plus nerveux et vigoureux. Ici, Lamy fait preuve d'un trait joli et léché, on sent qu'il s'est bien appliqué à soigner des détails, mais son dessin n'a pas la même vigueur que dans Wayne Redlake, il est moins musclé, tout en adoptant un style cinématographique qu'il amplifiera, à savoir des gros plans de flingues et de visages, des contre-plongées, et surtout des cases au format panoramique rappelant le cinémascope des films de Leone. A ce titre, le duel final dantesque dans la rue entre les 2 héroïnes est superbe avec ses cases en continuité en double page. Je crois que cet album régalera plus un public de mecs que de filles (pourtant c'est les femmes qui mènent le bal), mais tout amateur de western doit le lire, même si le final est très cliché..

26/11/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Le western est un de mes genres BD préférés. Et entre certains grands classiques réalistes (comme Blueberry) ou comiques (comme Lucky Luke) beaucoup d’auteurs ont eu du mal à trouver leur place et à renouveler un peu le genre. Et bien dans les années 1990, Delcourt a accueilli quelques pépites du genre, dont ce plus que jouissif « Trio Grande ». Dans cet album tout est exagéré, du dessin (Lamy allonge corps et trognes à l’envie) à l’intrigue de Vatine et Clément, qui part dans tous les sens (comme les coups de feu et les répliques d’ailleurs !). On est dans un univers spaghetti. S’il y a eu des bons, ils ne le sont plus. Ne restent plus que des brutes et des truands. La gente féminine (une belle brune et une belle blonde, il y en a pour tous les goûts : mais elles sont toutes les deux réussies !) n’est pas en reste. Un peu de jalousie pimente les histoires de vengeance ou les hold-up. C’est donc assez violent (le très classique duel dans la grande rue voit s’opposer deux femmes – dont une armée d’une mitrailleuse !?). C’est donc très vivant – les flash-backs relient entre eux les divers protagonistes (peu de temps avant qu’ils ne meurent, parfois par fratrie entière…), et parfois drôle. La fin, en forme de happy-end, détourne quelque peu les codes machistes du western ! Une grande réussite que tout amoureux du western se doit de lire – et d’avoir dans sa BDthèque. A noter qu’une partie de l’équipe de « Trio Grande » va très brillamment récidiver quelques années plus tard avec Wayne Redlake, et un peu moins bien avec Angela chez le même éditeur.

14/01/2015 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5

Je n’ai vraiment rien trouvé d’exceptionnel dans cette lecture, les westerns spaghettis se ressemblent tous et celui-ci n’échappe pas à la règle, ça chevauche, ça mitraille, ça braque et éventuellement ça baise. De plus, l’histoire souffre d’un défaut assez frustrant à mes yeux, le passage où Carpenter raconte ce qui lui est arrivé pendant les 5 dernières années est trop narratif. J'aurais plutôt vu cette partie sous forme d’un tome supplémentaire, histoire de donner du poids au récit qui semble de ce fait un peu amputé, ainsi qu'un peu plus de profondeur psychologique aux personnages. Par ailleurs, la classique opposition entre la brune et la blonde, qui n'ont que la couleur de cheveux pour les différencier, même taille, mêmes seins, même cul, même gueule, ça m‘a pas mal gonflée car en plus je les ai trouvées artificielles et leur caractère très forcé. Je me suis vite ennuyée dans ce désert pas brulant du tout. Le dessin est très beau, tant au niveau des couleurs qu’à celui de l’aisance de mouvement des personnages. En deux mots : trop classique.

09/07/2011 (modifier)
Par pewi
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Le coup de patte, la couleur et les personnages m'ont fait tout de suite penser à Gine. J'ai retrouvé cette manière de donner du souffle au dessin dans le dessin de Fabrice Lamy. L'histoire manque d'originalité, par contre le scénario est très bien ficelé avec un tempo excellent dans la narration. Je regrette la dernière page qui n'est pas à la hauteur du reste de l'histoire. Dommage aussi que le plus moche dans cette bd soit la première de couverture.

11/03/2011 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Soleil menteur, p'tites pépées aux gros nougats, cow-boys frileux et flingues enrayés, la formule du western est là. On ressent bien la "patte" d'Olivier Vatine, grand amateur de western. Au dessin, Fabrice Lamy s'en sort pas trop mal, avec un style inspiré de Vatine justement, malgré une intrigue un peu légère... Ce n'est pas ce que Vatine a fait de mieux, mais ça se laisse lire...

14/05/2002 (MAJ le 31/03/2009) (modifier)
Par herve
Note: 4/5
L'avatar du posteur herve

Grand amateur de Western, aussi bien en bande dessinée qu'au cinéma, j'ai découvert assez tardivement cette aventure imaginée par Vatine et Clément. Quelle claque ! Bien sûr on songe aux westerns spaghettis de Sergio Leone à la lecture d'Adios Palomita, et il ne manque que la musique d'Ennio Morricone pour se croire devant le grand écran ! On rit beaucoup dans cet opus, où l'ensemble des canons du western est présent: trahison, duels, poursuites, hold -up et une pointe d'érotisme, qui sous les pinceaux de Fabrice Lamy, est plus qu'agréable... Un récit extrêmement bien construit, mené à un rythme d'enfer ; et sans doute un des meilleurs one shot que j'ai lu sur cette époque. One shot, en effet, car il est fort dommage que la série se soit arrêtée à cet unique opus. Mais si vous voulez poursuivre dans la même veine, je ne peux que recommander "500 fusils"(Wayne Redlake), du même dessinateur.

27/02/2009 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Un western spaghetti comme je les aime. Sur un scénario (très) bien construit de Vatine et Clement, Lamy illustre un Far West digne de Sergio Leone. Les cadrages sont très cinématographiques et l'ambiance... poussiéreuse. Seuls les visages laissent quelque peu à désirer mais cet aspect disparaît totalement à la lecture car (et je me répète) le scénario est très prenant. Cette bd n'est pas dénuée d'humour, mais un humour plutôt viril (C'est "Il était une fois dans l'Ouest", pas "Desperate Housewives"...). Les personnages sont attachants et l'opposition entre les deux héroïnes, quoique conventionnelle, est bien réussie. Franchement bien, oui.

05/02/2009 (modifier)
Par kalish
Note: 4/5

Pas trop de risque pour ce one-shot. J’avais tellement aimé Wayne Redlake, je partais assez confiant. Et je pourrai donner à peu près le même avis ; un scénario riche pour un one-shot, un dessin dynamique, des personnages charismatiques, un peu d’humour à la Sergio Leone. En fait, tout ça mais en un peu mieux. C’est peut-être la présence de ces deux femmes de caractère qui me l’a fait préférer. L’apothéose étant le superbe duel final sur double planche. Pas grand chose à dire de plus, lisez le. Pour moi, c’est une référence.

23/09/2008 (modifier)