Les derniers avis (32094 avis)

Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Mémoires de l'Elan
Mémoires de l'Elan

Frank Pé (qu’on appelait juste Frank dans les années 80) avait eu la bonne idée d’illustrer les hauts de page de l’hebdo Spirou par des strips animés entre un Élan dépressif et mélancolique se plaignant d’être le seul héros de la revue à ne pas avoir d’album et Spirou. Effectivement si tout n’était pas à la hauteur, cela restait justement réjouissant et était parfaitement bien inséré entre les pages du magazine. Suivant l'actualité de l'époque et se faisant constamment rassurer par un Spirou qui aurait repris le rôle de Fantasio dans les Gaston, ces petites perles sont aussi amusantes à lire qu'à regarder avec ce charmant trait noir ne manquant pas de charme... Se terminant généralement par un gros chagrin de l’animal dont on ne voyait en général que sa tête, il y avait un joli prétexte à lire et à trouver toutes ces petites bandes d’autant plus que le dessin de l’auteur de Broussaille était et reste encore aujourd’hui aussi sobre qu’amusant. Forcément lire un album de l’Elan n’a pas de sens puisque c’est son but ultime, un peu comme si ce foutu contrat de Demesmaeker était enfin signé enfin vous imaginez l’intérêt réduit ? Les interventions allaient de surcroit avec l’actualité du magazine et créaient une véritable interaction avec le lecteur. Un pur régal quand j’y repense… et ce en quelques cases ! Je vous invite vivement à lire les aventures ou plutôt non-aventures de l’élan ici même http://www.frankpe.com/elan/elan.htm ou à vous procurer ses deux albums car le coup d’œil en vaut largement la peine. Comme quoi avec du talent et des idées on peut arriver à de jolis ovnis !!! Merci Frank !

18/05/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Les Enfants de l'envie
Les Enfants de l'envie

Deuxième lecture d'un album de Gabrielle Piquet et deuxième très bonne impression. L'auteure confirme ses bonnes appétences après Trois fois un, aussi bien en termes d'écriture que de mise en scène. Ici c'est l'histoire de Basile, dont la mère lui a toujours dit qu'il était le fils d'"Henry, un soldat américain de passage". Une histoire qui a façonné sa vie de A à Z, d'autant plus que la ville où il a presque toujours vécu, Laon, a vécu pendant 15 ans sous la coupe de l'armée américaine. Gabrielle Piquet propose donc une sorte de voyage initiatique, à la recherche des origines de ce jeune homme aux relations sociales faussées, au milieu des gens, de la ville, de son histoire... C'est très bien agencé, formidablement écrit par endroits, dans un souci de mélange avec le dessin parfois grisant. Parlons-en du dessin. Celui-ci a évolué depuis son premier album, difficile d'y déceler les influences (De Crécy ? Zep ?) où les cases n'existent plus, où les dessins n'ont plus de limites. Vraiment très plaisant. Une auteure à suivre, décidément.

17/05/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Adamson
Adamson

C’est un extraordinaire voyage que voilà. J’ai franchement adoré. Je regrette simplement que l’action soit si longue à se mettre en place et que les évènements soient aussi distillés même si cela fait monter la tension. On aimerait sans doute que cela avance plus vite. C’est tout de même bon signe de l’intérêt que l’on porte. Le premier tome est introductif. On fait la connaissance d’un héros suicidaire à savoir Adamson qui va donner le titre de la série. On va ignorer totalement ce qui l’a conduit à ce désespoir. On suppose que c’est le manque d’aventure. Et voilà qu'on lui offre sur un plateau une expédition réellement extraordinaire suite à la découverte inopinée d’une porte menant à une autre dimension. Et c’est parti comme si de rien n'était ! Bref, il y a de réelles facilités scénaristiques. Par ailleurs, ce personnage sera vite intégré dans un groupe d’aventuriers où son influence ne sera plus aussi déterminante pour la suite même si on veut nous le faire croire. Je n’ai pas perçu une trempe qui rend le personnage charismatique. C’est dommage. La dimension humaine semble effacée par rapport à celle des faits qui se produisent et qui sont pour le moins étonnants. Le second tome est celui de l’exploration de cet univers parallèle où l’on rencontre de monstrueux insectes plutôt dangereux. Cela ressemble un peu à ces fameux romans d’aventure de Jules Verne. L’originalité tient au fait de l’avoir inscrit dans le contexte de 1913 c'est-à-dire à l’aube de la Première Guerre Mondiale. Ce chapitre nous dévoile également les clés d’un mystère posé dans le tome précédent. On revient d’ailleurs sur un terrain plus rationnel avec l’entrée en lice des belligérants allemands. On va également assister à un scindement du récit en deux concernant une enquête dans le monde londonien. Le troisième tome sera sans doute le plus décevant car l’histoire semble faire du surplace avec cette course poursuite. Il n’en demeure pas moins que c’est réussi car la fin nous apporte un nouveau mystère qui fait que nous souhaitons avancer dans l’histoire. Un découpage plus efficace permettrait d’aller plus vite. Cependant, chaque case même contemplative est un bonheur pour les yeux. J’aime ce graphisme très réaliste. On se croirait dans un film digne de ce nom. On ne va pas se plaindre ! Cette série est un pur bonheur de lecture. C’est bien construit et on a envie de découvrir la suite avec impatience. Cependant, en mai 2012, on apprend que la série ne sera pas poursuivie faute de ventes suffisantes et là, je me dis que c'est une terrible déception. J'avais déjà amèrement regretté l'arrêt de séries excellentes comme Candélabres par exemple. Là encore, il y avait arrêt malgré la publication de plusieurs albums et un bon succès au niveau de la critique. Il est vrai que Adamson m'a été conseillé directement par ma libraire qui commence à connaître mes goûts. Je ne l'aurais pas acheté spontanément sans doute à cause d'un graphisme désuet qui fait veille époque mais qui est voulu pour le contexte de l'histoire. Et je n'ai pas été déçu de cette lecture au point de m'être précipité pour acheter tous les tomes. C'est dur quand c'est la logique commerciale qui dicte la loi en matière de publication. Adamson ne le méritait pas, loin de là. Et finalement, on se dit qu'il y a beau avoir des sites qui conseille ou mette l'accent, cela ne suffit pas. Tout cela est bien regrettable... Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.25/5

30/03/2011 (MAJ le 17/05/2012) (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série Saison brune
Saison brune

Si la démarche de l’auteur relève clairement d’un style documentaire, elle souhaite surtout au travers de cette enquête sur le climat tirer la sonnette d’alarme d’un futur assez sombre pour notre planète… En écrivant ces quelques lignes, je me demande si le terme « sonnette d’alarme » est bien choisi ? Je devrais sans doute parler de « constat d’échec ». Ma perception est un tout petit peu mitigée à la fermeture de ce pavé. D’un côté, j’aime ce style journalistique, cette approche emprunte d’investigation subtilement mêlée à des passages autobiographiques sincères et sensibles. D’un autre côté et paradoxalement, j’ai trouvé que les nombreuses explications scientifiques – chiffrées pour la plupart – étaient parfois pesantes. J’aurais voulu un meilleur équilibre ou une approche plus décalée et didactique, comme a su si bien le faire Jens Harder dans Alpha... directions. Néanmoins, si le lecteur fait le (très) léger effort de s’accrocher, l’enquête qu’a mené Philippe Squarzoni est dense et intéressante. Tout le monde a déjà entendu parler du réchauffement climatique mais combien d’entre vous sont capables d’expliquer l’impact à long terme des gaz à effet de serre ? Le débat ne se cantonne pas uniquement à l’écologie mais propose une ampleur de vue bien plus globale en y mêlant un constat démographique, ethnique, économique et sanitaire. Un autre point abordé qui m’a particulièrement interpellé est cette dichotomie de notre société entre l’ultra-consommation quasi-instinctive et le souci de la préservation de la nature et in fine de notre espèce. Cela donne à réfléchir et, une fois mis en perspective avec le débat climatique, cela en devient carrément brillant. Vous aurez sans doute compris, l’auteur ne parle pas exclusivement de « la pluie et le beau temps ». Il va beaucoup plus loin dans sa réflexion, grâce aussi à l’expertise des membres du groupe intergouvernemental d’experts sur le climat, le GIEC. La spéculation et le sensationnalisme ne sont pas de mises même si clairement, le message se veut – comment aurait-il pu en être autrement – angoissant et pessimiste ; vous voilà prévenu. Pour aborder en quelques lignes l’aspect graphique de cet album, je dirais simplement que c’est très réussi. Le trait est fin, le noir et blanc sied parfaitement à ce style et la mise en page m’a semble réfléchie et bien adaptée. En conclusion, cet album ne vous propose donc pas une bonne tranche de rigolade. Mais si cette prise de conscience urgente et obligatoire vous intéresse, alors je vous conseille sans hésiter cette BD; elle se veut tout simplement bien documentée, bien dessinée et très pertinente. J’adore la BD !

17/05/2012 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5
Couverture de la série Pour l'Empire
Pour l'Empire

Voici peut-être la BD de Bastien Vivès la plus appréciée. B. Vivès, qui est un auteur (surtout de roman graphique) assez controversé mais qui possède une notoriété grandissante. Ici, il s'associe avec Merwan (que je ne connaissais pas), dans un style où on ne l'attendait pas (du moins, à la sortie du tome 1) : le péplum. Un péplum étrange... Qui dénote totalement de tout ce que j'ai pu lire jusqu'à présent dans la collection 'Poisson Pilote'. Pour le dessin, on reconnait bien le trait de Vivès (et pourtant, il ne dessine pas seul) bien loin de ses récits intimistes. On reconnait pourtant ses expressions/visages et l'anatomie de ses personnages (je ne connais pas le rôle exact de Merwan dans le dessin, ni d'ailleurs, dans le scénario). Le dessin est assez épuré, avec un trait très fin (pas forcément précis, mais lisible). Les décors eux sont un peu pauvres (normal, les Romains visitent des contrés désertes), mais assez jolis. J'aime aussi beaucoup, comment ils dessinent les animaux dans le tome 3 (les planches avec le taureaux sont vraiment magnifiques). Les couleurs elles aussi sont très sympa : elles ont des effets un peu délavés et sépiaes, comme si elles étaient imprimées sur du papier marron. J'aime bien le graphisme de la série. Le scénario ? L'ambiance est plus que sympa (tout comme les dialogues), avec des guerriers romans/colonisateurs très peu sympathiques, bourrins mais fins stratèges et très forts à la guerre (un peu des guerriers issus de 300) qui vont peu à peu sombrer dans la folie. Grâce à l'orgie du tome 2 (beurk) et tout le tome 3, la série devient carrément glauque et malsaine, chose qui n'est pas pour me déplaire. Et personnellement, je considère que la fin est bien trouvée, et la psychologie des personnages fouillée... Une très bonne série que je vous conseille !

17/05/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Le Dossier Kokombo
Le Dossier Kokombo

Je suis toujours époustouflé par les planches de Sergio Toppi… quelle précision dans le dessin, quelles compositions magistrales, et surtout quel esthétisme ! Les éditions Mosquito s’emblent s’être fixé comme objectif de publier l’intégralité de l’œuvre de cet auteur, et quand on en voit sa qualité, on veut bien les comprendre et on en redemande. Surtout que le fond lui-même ne fait pas pâle figure. Toppi nous raconte deux contes assez traditionnels, dans la lignée de sa version des contes des 1001 nuits (voir Sharaz-De), mais cette fois-ci teintés de légendes africaines. Le format est certes classique (un objet magique, une malédiction, une morale etc.) mais la lecture de ces deux histoires est fluide et agréable, et se termine sur des morales bien cruelles. Tout amateur de contes un peu noirs et de Toppi se doit se de procurer cet album de toute urgence !

17/05/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tony Chu Détective Cannibale
Tony Chu Détective Cannibale

Ouksébon ! Voilà le genre de série complètement barrée et déjantée qui me plait vraiment ! Prenez un inspecteur au pouvoir plus qu’étrange (Il est cibopathe, c’est à dire capable de retracer psychiquement la nature, l'origine et l'histoire de tout ce qu'il mange ou goûte… y compris les macchabés !). Ajoutez-y un partenaire à moitié bionique suite à un tragique « accident » de hachoir et qui se tape son patron pour couvrir les escapades de son comparse. Servez le tout dans un monde qui semble être le notre, à un détail près : suite à l’épidémie de grippe aviaire, le poulet a été purement et simplement banni de notre alimentation et de nos élevages… Résultat, le poulet est devenu l’objet principal de la contrebande mondiale… Au fil des 3 albums parus à ce jour, on découvre un comics à l’humour décapant, au rythme soutenu et qui sait se renouveler. Car ce qui frappe dans cette série, c’est le dynamisme qui s’en dégage et l’originalité de la forme. On sent que John Layman a bien réfléchi à sa narration et à sa façon de distribuer son jeu. Tout semble décousu, alors qu’en fait, les pièces de son puzzle reprennent tranquillement leur place au fil des albums. Il joue et se fait plaisir pour notre plus grand bonheur, à coup de rebondissements et de personnages tous plus truculents les uns que les autres ! Côté dessin, Rob Guillory n’est pas en reste ! Tout cela dégage et ventile à tout va ! Ses découpages (Et là c’est pas au hachoir !) et ses mises en pages sont plus qu’efficaces, et certaines planches tout simplement magnifiques ! Comme son comparse, on sent qu’il s’amuse, à travers l’expressivité de ses personnages, l’exagération de tel ou tel élément, le tout pour nous servir un petit mijoté graphique aux couleurs peps qui titille grave la papille ! C’est frais, agréable à lire et à voir et ça ne se prend pas vraiment au sérieux. Un TRES agréable moment de détente et de délire parfaitement mis en forme jusqu’ici ! En espérant que la suite soit du même tenant !

17/05/2012 (modifier)
Par Chalybs
Note: 4/5
Couverture de la série Apprenti - Mémoires d'avant-guerre
Apprenti - Mémoires d'avant-guerre

L'apprenti est une belle BD. Une BD hors du temps. Ne cherchez pas d'intrigue, ce n'est pas l'idée ni le sujet. Cet album, un peu comme une histoire à la Pagnol, vise uniquement à nous faire découvrir un moment de vie, un morceau d'histoire et surtout des personnages ordinaires. Bien contée, l'histoire devient intéressante, prenante, surprenante. On se laisse embarquer dans ces moments personnels et intimes, dans ces petits riens qui font toute une vie. Bruno Loth raconte l'histoire de son père, Jacques. L'histoire d'une vie banale qui a tellement à dire. Jacques aurait pu faire des études brillantes, mais il décida de tout abandonner afin de devenir apprenti et de passer son C.A.P. sur un chantier naval. Nous suivons donc 2 années de ses 16 ans à sa majorité, 2 années au final desquelles il sera affecté à la construction de ''l'indochinois''. Sa mise à l'eau coïncidera avec la fin de son apprentissage et de cet album. Nous découvrons l'histoire de vies. La vie à l'atelier, dure, surtout quand on est apprenti, injuste, mal payée. La vie avec les copains adolescents et les balades des Week-End. La vie politique avec sous-jacent, l'arrivée d'Hitler à la tête de L'Allemagne, la montée de la crise en Espagne, l'arrivée de Leon Blum au pouvoir en France. Une vie sociale avec la semaine des 40 heures, et 2 semaines de congés annuels. La vie d'un homme et la découverte de l'amour... Des banalités dirait-on, mais Bruno Loth sait nous captiver par un récit continu, un flot tranquille d'informations qui nous rappelle le bon vieux temps. Bruno Loth nous raconte cette histoire sans parti pris, d'un œil relativement neutre, subjectif. Comme disait Raymond Devos, une fois rien, c'est rien, mais trois fois rien c'est déjà quelque chose. Alors imaginez une foule de riens mis bout à bout dans cet album ! Le dessin a aussi sa part dans l'aspect nostalgique de cet ouvrage. Tout d'abord des couleurs dans les tons dégradés du bleus, pour éviter le noir et blanc ? Mais qui du coup nous ramène dans ces années où la couleurs n'existaient pas. Parfois au milieu de ce bleu, une pointe de couleur fait ressortir un détail, une personne et donne du relief alors à point de cet belle histoire. Le trait très personnel est clair, lisible, aéré. La mise en page très sage laisse la part belle à un découpage efficace. Voilà un album atypique mais qui a su sans conteste me séduire.

16/05/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Clown (Le Hir)
Clown (Le Hir)

Cet album ne déborde certes pas d'originalité, mais aborde des thèmes très humains avec beaucoup de talent. L'histoire débute sur des tons de fable champêtre (pèche à la ligne, nuit à la belle étoile et autres joyeuseries) mais s'assombrit rapidement avant de virer au drame. La narration se fait discrète (pas de dialogues, quelques « voix off »), ce qui donne de la force au récit. Je me demande d'ailleurs si on n'aurait pas pu complètement se passer des voix off, elles n'apportent finalement pas grand chose, et un album complètement muet aurait pu être intéressant. Le dessin est magnifique, maîtrisé et élégant, et les couleurs sont un vrai délice. Je vous laisse admirer les planches dans la galerie... et bon sang quelle couverture ! Sur le coup Jean-Louis Le Hir laisse les pinceaux à son fils Louis, qui signe là son premier album... une réussite ! Cette histoire a réussi à me toucher et m'émouvoir malgré un temps de lecture assez court (absence de dialogues oblige), ce qui est quand même fort. Une chouette découverte, et un duo d'auteurs père/fils à suivre...

16/05/2012 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Chroniques de Jérusalem
Chroniques de Jérusalem

C'est toujours un plaisir pour moi de lire un carnet de voyage de Delisle ! Ça commence doucement et après une vingtaine de pages je suis complètement embarqué dans le récit. L'auteur a le don pour rendre ses voyages passionnants. J'ai beaucoup appris durant ma lecture, notamment les différentes mentalités que l'on retrouve à Jérusalem. C'est pas une ville où j'aimerais habiter ! Il y a trop de religieux emmerdeurs à mon goût ! Ce que j'aime surtout c'est que l'auteur ne prend jamais position. On voit par ses réactions ce qu'il doit sûrement penser, mais il ne fait jamais de discours moralisateur. Il ne fait que montrer ce qu'il voit et c'est une démarche que j'ai appréciée tant le sujet Israël-Palestine est controversé et qu'il est facile de tomber dans la caricature.

15/05/2012 (modifier)