Les derniers avis (32095 avis)

Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Chroniques de Jérusalem
Chroniques de Jérusalem

C'est toujours un plaisir pour moi de lire un carnet de voyage de Delisle ! Ça commence doucement et après une vingtaine de pages je suis complètement embarqué dans le récit. L'auteur a le don pour rendre ses voyages passionnants. J'ai beaucoup appris durant ma lecture, notamment les différentes mentalités que l'on retrouve à Jérusalem. C'est pas une ville où j'aimerais habiter ! Il y a trop de religieux emmerdeurs à mon goût ! Ce que j'aime surtout c'est que l'auteur ne prend jamais position. On voit par ses réactions ce qu'il doit sûrement penser, mais il ne fait jamais de discours moralisateur. Il ne fait que montrer ce qu'il voit et c'est une démarche que j'ai appréciée tant le sujet Israël-Palestine est controversé et qu'il est facile de tomber dans la caricature.

15/05/2012 (modifier)
Couverture de la série Chats Chats Chats
Chats Chats Chats

Un album jouissif pour tout qui aime les chats comme moi. On voit que les auteurs les connaissent bien. Ils décrivent à merveille leur caractère fier et indépendant, leur curiosité, leur esprit de contradiction... mais aussi comme l'a dit Mac Arthur leur côté un peu crétin et froussard. Sans aucune parole, la plupart des gags font mouche et m'ont fait sourire et même parfois éclater de rire, tant j'y retrouve des situations cocasses que j'ai déjà vécues avec mon chat (mon gros Garfield à moi... comment ça c'est une femelle et elle s'appelle Cannelle ???). Les chats sont bien croqués. Le dessin est sympathique, coloré et devrait plaire autant aux petits qu'aux grands. Un petit bijou d'humour, très vite lu et relu. A recommander à tous les amoureux de chats... et pourquoi pas aux autres ;)

15/05/2012 (modifier)
Par Chalybs
Note: 4/5
Couverture de la série Le Premier Meurtre (Les Mysteres du Meurtre)
Le Premier Meurtre (Les Mysteres du Meurtre)

J'aime mes amis qui me prêtent des BDs :) Je peux leur faire confiance pour découvrir des albums surprenants ! Celui là ne déroge pas à la règle et si mes sentiments sont mitigés, c'est plutôt pour des bonnes raisons. Je commencerai par le dessin, qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais qui fait son office. Les personnages sont reconnaissables, même si les visages manquent de précision. Le trait est assez clair, manquant un peu de détails, mais l'essentiel y est et cela suffit à une bonne compréhension des lieux et des situations. Seules les couleurs déçoivent réellement. Un peu ternes, ou au contraire trop flashy, il manque un juste milieu. J'ai trouvé que le graphisme s'approchait plus des comics des années 80 que du dynamisme et du style actuel. De plus, heureusement un moment que la voix off annonce qu'il fait nuit, parce que les couleurs n'avaient pas changé par rapport au jour et le ciel était encore bleu... Bref, un manque de précision et de cohérence, ma foi pas si gênant car là n'est pas le plus crucial de cet album. Non, l'important est indéniablement le scénario qui nous plonge au milieu des arcanes supérieures et de la création de l'univers en particulier. Si le scénario commence de manière classique presque trop classique, dès l'apparition de Raguel, l'ange vengeur de Dieu, le scénario décolle et prend une tournure beaucoup plus originale et il est alors difficile de lâcher la BD. Nous nous plongeons au cœur de la création du monde avec une vision nouvelle de périodes où la terre et les hommes n'existaient même pas encore en pensée, où Dieu et ses anges travaillaient toujours sur les concepts et les sentiments... Nous découvrons le premier crime de l'Histoire, celui de Carasel Ange créateur. J'ai beaucoup aimé l'ambiance instaurée, la vision de l'auteur sur la création du monde. En plaçant son scénario avant la création de la Terre et même de l'Univers, il aborde une période qui n'est à ma connaissance pas développée dans les livres sacrés que sont la Torah, la Bible ou le Coran. Je sais que dedans on commence à partir du Big Bang, mais là, dans cette BD j'ai l'impression que l'on est même dans une période antérieure... L'auteur même, réussit à respecter d'assez belle manière les concepts religieux en donnant une vision pourtant très personnelle et vraiment en marchant sur un fil pour ne pas donner dans le sacrilège. La fin de l'enquête céleste surprenante me conforte dans ma pensée et donne réellement la force à cette bande dessinée. Le retour à la réalité donne un écho au début classique du scénario. Le développement intermédiaire permet pourtant de rajouter une touche mystérieuse et légèrement mélancolique qui fait refermer cet album avec regret. Grâce à son originalité, je décide sur le fil de mettre 4 étoiles.

15/05/2012 (modifier)
Couverture de la série Jeremiah
Jeremiah

30 tomes de pur dépaysement, d’inquiétante ambiance, d’anarchie propice aux plus folles inventions dictatoriales et exploitantes humaines. Evidemment, tous les tomes ne se valent pas ! Il n’y a même pas de logique de temps puisqu’on trouve du très bon et du moyen aussi bien dans les premiers que dans les derniers opus. Si les premiers moments du récit nous montrent des personnages déracinés aux comportements violents, on finit néanmoins à s’attacher à nos héros. La rencontre et cet épisode de la mule m’a marqué alors que je n’ai pas lu ce premier opus en premier. Hermann nous emmène dans des groupuscules de survivants ayant créé une communauté avec ses propres règles et ses propres lois. De fait l’arrivée d’étrangers fait toujours figure de déstabilisateur. On pourrait croire à un côté malsain de voir systématiquement nos héros se mettre dans des situations glauques qui ne les regardent guère, mais il y a un je ne sais quoi de Corto Maltese dans l’un des deux, sorte de post romantique arriéré aimant le geste pour l’idéal tout en refusant bien de se l’admettre lui-même. Graphiquement, Hermann commence avec un trait classique sombre et fouillé décoré par une mise en couleur western aux tons chauds. Mais lorsqu’il passe en couleur directe, tout bascule et l’on se prend à admirer les ambiances. Nuit et jour, froid et chaleurs étouffantes se succèdent et prennent le lecteur à la gorge. Car Hermann, c’est avant tout un environnement, certes on peut admettre que les personnages se ressemblent au gré des aventures et que les méchants ont souvent le même genre de gueule, et alors ? Le totalitarisme n’a-t-il pas toujours le même visage quelle que soit la forme avec laquelle il se présente ? L’inégalité des tomes empêche d’en faire un album culte et pourtant il y a du très-très bon au niveau du scénario dans les premiers tomes et du très-très bon graphiquement quand on passe en couleur directe. Le moins bien de certains scénarios associé au moins bien d’une certaine redondance pourrait finir par donner l’impression que l’on tourne en rond, du moins qu’il n’y a plus guère de surprises quant au déroulé de l’aventure qui nous sera racontée. Aussi agréable à lire (scénario) qu’à lire (dessin), cette série mérite sa place dans votre BDthèque.

15/05/2012 (modifier)
Par kanibal
Note: 4/5
Couverture de la série London
London

La première chose qui frappe à la lecture de cette BD c'est l’atmosphère qui s'en dégage. Les dessins décrivent parfaitement le Londres du XIXe, le scénario est assez intelligent, même si au milieu de l'histoire on a déjà compris toute l'intrigue, mais cela reste passionnant avec les fausses pistes du début.

15/05/2012 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Les Beaux jours reviennent
Les Beaux jours reviennent

On assiste, aux alentours des grandes élections, à une floraison d'oeuvres qui font la part belle à la caricature, ou se penchent sur l'histoire de tel ou tel parti, ou telle ou telle personnalité politique. Mais peu prennent le risque de la politique-fiction. Manolo Provo répare cet oubli en nous mettant dans la situation d'un pays transformé en peu de temps par une extrême droite qui accède au pouvoir, au travers du regard d'un prof de maths-physique. Retour des cours de morale... chrétienne, retour de la conscription à partir de 14 ans, condamnation des grèves, mariage obligatoire pour tous les couples, ghettoïsation, avortement criminel, caméras dans les rues, les classes... Bien des clichés y passent, mais pas tous. Cependant le message est clair, cette dérive finira mal, très mal... De manière très simple, Manolo Provo montre cette (pas si) lente descente aux enfers d'une société entière. C'est bien sûr très exagéré, mais ça fait peur. Provo parvient à captiver très vite son lectorat, grâce à une narration claire, à des situations bien amenées. Il y a des petites défauts de rythme par-ci par-là, mais rien de bien méchant. Graphiquement Provo se situe entre Mazan et Alfred, son trait gras, charbonneux souligant bien un style fort agréable à l'oeil, dans une ligne claire décomplexée qui est une belle découverte. Et je trouve le titre excellent. A lire.

14/05/2012 (modifier)
Couverture de la série Milady de Winter
Milady de Winter

Etonnante idée menée à bien ! Voilà vraiment mon impression finale. L’auteure s’amuse en effet à nous conter l’histoire des 3 mousquetaires par l’autre bout de la lorgnette, celui de Milady. Et si les péripéties demeurent grosso modo les mêmes, le manichéisme, lui, disparait totalement. Chaque personnage gagne en profondeur, dévoile des zones d’ombre ou de lumière que l’on ne lui soupçonnait pas. Là, je n’ai qu’une chose à faire : tirer bas mon chapeau ! L’histoire, nous la connaissons tous plus ou moins bien. Cette version la respecte et est techniquement bien réalisée. Quelques retours en arrière, quelques artifices narratifs permettent de nous délivrer toutes les informations dont nous avons besoin sans spécialement alourdir la lecture. Le dessin a de la personnalité… à défaut de précision. J’ai apprécié son dynamisme et son expressivité mais j’ai tiqué sur les mains, les pieds, les chevaux et le manque de stabilité des visages. Cela n’a pas gêné ma lecture mais il y a là, je pense, encore quelques progrès à faire. Au final, j’ai dévoré les deux tomes, malgré quelques temps morts. Franchement, c’est bien ! 3,5/5. J'arrondis à la note supérieur parce qu'il s'agit d'une première oeuvre.

14/05/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Duds Hunt
Duds Hunt

Excellent ! J’ai lu ce one-shot avec beaucoup de plaisir. On rentre tout de suite dedans grâce cette intrigue accrocheuse et dynamique. L’histoire est simple mais efficace et les scènes bien rythmées s’enchainent avec une grande fluidité. On retrouve la thématique chère à l’auteur, la vengeance de la victime. Les dessins sont de bonne qualité, le design est impeccable et l’action est rendue avec beaucoup de clarté. Bref, voici un excellent thriller à l’ambiance particulièrement sombre et violente qui devrait séduire un large lectorat.

14/05/2012 (modifier)
Couverture de la série La Douce (Schuiten)
La Douce (Schuiten)

Cet album n’aurait certainement pas dénoté s’il avait été intégré aux Cités obscures. Signé du seul Schuiten, il est cependant paru comme un one-shot. On retrouve bien des ingrédients auxquels l’auteur nous a déjà habitués : un objet industriel et esthétique comme élément central (ici, une locomotive), une femme-enfant belle et énigmatique, une quête, un final qui mène les personnages vers de nouveaux horizons, un dessin léché, élégant, un univers marqué par le travail de l’homme mais non dénué de poésie. Le résultat est plaisant. Le début m’a rappelé « la bête humaine » de Zola, la suite est moins puissante mais je me suis attaché à ce vieux monsieur refusant la modernité et parti pour une quête désespérée autant qu’ultime. Le final, un peu plat et convenu m’a laissé sur ma faim, par contre. Mais un album de Schuiten dépasse souvent son simple support. L’auteur est un chercheur, un aventurier de la bd. Dans le cas présent, acquérir l’album permet de mener une expérience médiatique étonnante qui associe bande dessinée et informatique. Cette technique permet d’ouvrir de nouvelles portes même si, dans le cas présent, il s’agit plus d’une démonstration de savoir-faire que d’un ajout ludique. Au final, voilà un bel album qui plaira aux amateurs du genre. Mieux que « pas mal », mais « franchement bien » me serait paru excessif… s’il n’y avait eu ce petit plus de l’association bd/informatique.

14/05/2012 (modifier)
Couverture de la série Anuki
Anuki

Le tome 2 est tout aussi plaisant que le premier. Le trait est même plus fort. Anuki est un gamin fort plaisant et ses aventures dépassent le lectorat de prime jeunesse. Cet album offre la possibilité de partager un bon moment entre un enfant et un adulte. Je le recommande chaleureusement.

14/05/2012 (modifier)