Attention ovni !
Une histoire surprenante, originale et décalée. Quel plaisir de découvrir une série qui ne ressemble à aucune autre. Le monde de notre petit cuistot va être bouleversé, suite à un voyage pour le moins étonnant… je n’en dirais pas plus pour ne pas gâcher l’effet de surprise.
Surprenant et innovant, ces deux mots collent parfaitement à ce premier tome rempli d’humour et de situation décalée. Le deuxième et dernier tome (Déjà !) est donc vivement attendu.
Albert, le roi de la croquette à la crevette est vraiment un personnage très attachant et on a hâte de le retrouver, dans son drôle de périple.
Le dessin agréable et léger s’avère très expressif, et nous offre des gueules assez poilantes.
Une belle découverte, bravo aux auteurs de sortir des sentiers battus et de laisser libre cours à leur imagination, pour notre plus grand plaisir.
Dans la lignée de « Chienne de vie », Prado continue d’explorer la bêtise humaine et les travers de notre société avec ce cynisme si particulier.
Un regard aiguë et sans complaisance, qui pique au vif tel un coup de poinçon bien ajusté. Prado, s’amuse avec le surréalisme et l’absurde qu’il manie de façon très habile, pour construire ses courtes histoires et nous peindre une société qui marche sur la tête…
J’avoue rentrer pleinement dans les délires que nous propose l’auteur, surtout que le trait prononcé et sa colorisation particulière, donnent à Prado une réelle marque de fabrique. Au premier coup d’œil, son style l’identifie. Ajoutez à cela ce ton acerbe et ce cynisme mâtiné d’absurde dans une mise en scène de la vie quotidienne, et vous obtenez un nouveau petit bijou qui se laisse plus que lire !
Avec « Stratos », Prado pousse sa ligne de front un peu plus loin, en quittant le registre de l’absurde et passer le pas de la science fiction. Vous me direz, la frontière est parfois un peu mince entre les deux…
Autre changement notoire, le passage au noir et blanc et un coup de crayon beaucoup plus sombre et beaucoup plus marqué. Surprenant de prime abord, mais on se rend rapidement compte qu’il colle parfaitement à cette sinistre société dont les aberrations socio-économique qu’il dénonce sont tragiquement transposables à notre actualité… Quand on se rend compte que cette BD a quand même 22 ans, ça fait réfléchir…
Prado conserve la forme qui fait aussi sa marque de fabrique, la succession d’histoires courtes, avec cette fois-ci un fil d’Ariane plus marqué que dans d’autre de ses réalisations. Réapparition de personnages clés, télescopages de destinés, Prado tisse habillement sa toile pour nous proposer une satyre sociale d’anticipation très réussie et que feraient bien de relire les espagnols aujourd’hui… Un album très réussi !
Comme beaucoup, il m’a fallu un certain temps pour réussir à rentrer dans l’univers de Marazano et Luo. Non pas que ce qu’il propose soit hermétique, mais bien au contraire, j’avais l’impression de plonger dans un savant cocktail de liqueurs pompées à droite à gauche, qui risquait à tout moment de virer et de terminer en cercueil…
Mais c’était sans compter sur le talent de nos deux auteurs. Car si l’influence graphique et scénaristique de Miyazaki et de Lewis Caroll et son Alice, peuvent faire tiquer au début, l’onirisme et les apports personnels finissent par renverser la vapeur. On se laisse prendre au jeu et bringuebaler dans ce monde absurde et complètement déjanté, en suivant les pas de cette fillette.
Les idées et l’inventivité de Marazano sont réjouissantes, et Yin Luo a un réel talent pour mettre tout cela en image. Je lui reprocherais juste quelques cases qui font un peu trop bricolées, notamment avec le chat, qui donne un peu l’impression d’être passé sous un 38 tonnes et rescotché sur la planche ensuite… Mais mis à part cela, le tout a vraiment de la gueule ! Rêve, mystère, cocasserie et ineptie : j’en redemande, surtout à cette sauce là !
Un album « jeunesse » qui ravira certainement les plus grands, surtout les amateurs d’animés japonais façon Miyazaki.
Encore un très bon album de chez Carabas qui me fait apprécier de plus en plus cette petite collection dédiée à ceux qui se lancent à l’assaut du monde de la BD !
Bienvenue dans un monde où l’imagination fait loi ! Alors, certains (adultes) me diront que cette histoire n’a rien de révolutionnaire, j’en conviens. C’est juste que son traitement est parfait à mon goût, et que nos jeunes têtes blondes qui découvre la BD n’y trouveront rien à redire. C’est rythmé, coloré, le découpage original (je vous renvoie à l’avant dernière planche), et le dessin de Mickaël Roux est expressif. Il s’amuse en plus en fin d’album à nous glisser une petite touche d’humour avec quelques « scènes auxquelles vous avez échappé » qui sont assez sympas et qui en feront marrer plus d’un(e).
Quelle belle initiative des Humano que de rééditer cet ensemble de courts récits (une dizaine en tout) plus le mythique « Bandard Fou », tous parus dans les années 70’ !
Une belle couverture, du beau papier, une attention portée à la qualité de réimpression non négligeable, qui augmente encore le plaisir de se replonger dans ces bonnes vieilles Moebiuserie !
Et ça commence fort ! « Cauchemar Blanc » nous replonge dans cette sempiternelle peur de l’étranger et ses conséquences… avec tout l’humour noir et le décalage sont sait user Moebius. Une histoire qui malheureusement reste toujours d’actualité…
S’en suit, une ribambelle d’histoires plus ou moins courtes, toutes aussi plus magnifiques les unes que les autres d’un point de vue graphique. Si certaines peuvent surprendre par leur scénario lors d’une première lecture, on n’en appréciera la subtilité ou l’absurdité qu’à force de relecture et de redécouverte. Un univers entier nous est ici offert, où nous naviguons entre fantasmes, références, conscient et subconscient. Le Moebius est un animal joueur qui sait semer ses petits cailloux à bon escient pour nous faire arriver à bon port ou glisser sur ses délires, car l’expérience est ici de mise.
A lire absolument !
J'ai été vraiment scotché sur cette bd, un bon scénario qui laisse présager un second tome intéressant, qui devrait normalement je crois paraître en juin. Sur un point, j'aurais voulu en connaître un peu plus sur ce monde où les primates demeurent quand même au dessus des humains.. Sinon tout le long du récit on ressent cette montée en puissance certaine du conflit singes-humains après la mort de l'archonte. Vivement la suite après cette fin explosive....
Des recueils sur des histoires fantastiques de la veine d'un Edgar Allan Poe, il en existe un paquet...
Des plus nostalgiques comme les revues pulp américaines des années 50 comme la série des "Tales" aux plus glauques comme les séries de Foerster chez Fluide, il y en a eu bien une aussi courte que de qualité qui a émergé dans les années 80...
En effet Cossu n'a pas son pareil depuis le méconnu Alceister Crowley pour dépeindre un fantastique bizarre et dérangeant auquel son joli trait rend particulièrement justice.
Qu'il s'agisse des cadrages comme des décors aux regards sombres de ses personnages, l'ambiance est bien vite posée et la conclusion est comme souvent plutôt surprenante même si elle peut paraître convenue.
Une réédition serait la bienvenue d'urgence afin de profiter du travail exemplaire de cet artiste et sortir ce petit bijou d'humour noir de la rubrique "Bds oubliées" où elle a été injustement rangée...
Je ne saurais que vous conseiller de lire Cossu, enfant naturel de Tardi et de Moebius ni plus ni moins !
Voici une excellente petite série méconnue, synthèse de films d'espionnage, d'action et surtout de mystère.
Un joli mix qui peut même faire penser à un enfant illégitime de Blake et Mortimer, les interminables dialogues en moins avec un dessin de qualité dont le seul reproche serait le visage même du héros Ginger dont on a l'impression qu'il fait constamment la gueule.
Heureusement l'atout charme rééquilibre ce défaut par l'entrée en scène de la jolie Véraline qui ne se contente pas de jouer à la potiche de service mais partage à titre égal le rôle principal.
Scènes d'action, héros qui fume, un soupçon de fantastique et l'envie de tourner chaque page jusqu'à son dénouement... C'était remarquable à l'époque et ça le reste toujours encore aujourd'hui. Jidéhem est peut être malheureusement un des plus grands oublis de la prestigieuse école franco-belge d'alors mais il est toujours temps d'y remédier...
Sans le coup de projecteur du festival d'Angoulème, je serais sans nul doute passé à côté de ce pavé. C'est le premier livre de Guy Delisle que je découvre, et malgré ses 335 pages, je l'ai dévoré dans la journée.
Ce carnet de voyage est vraiment époustouflant. Je ne m'y suis pas ennuyé une seule seconde.
Ouvrage très instructif, drôle et avec des réflexions pertinentes.
Delisle nous relate avec ce côté "huron" à la Voltaire ces choses que nous connaissons tous à travers les reportages télé : les check points, l'intifada, les juifs orthodoxes, les juifs non orthodoxes et surtout ce mur, très présent dans cet ouvrage, à un point que je n'imaginais pas.
Le tout sur un fond assez décalé, celui de la situation d'homme au foyer de dessinateur.
Ayant été dans cette position pendant longtemps, je me suis reconnu dans certaines situations.
Bref, un livre que j'ai adoré.
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Attention ovni ! Une histoire surprenante, originale et décalée. Quel plaisir de découvrir une série qui ne ressemble à aucune autre. Le monde de notre petit cuistot va être bouleversé, suite à un voyage pour le moins étonnant… je n’en dirais pas plus pour ne pas gâcher l’effet de surprise. Surprenant et innovant, ces deux mots collent parfaitement à ce premier tome rempli d’humour et de situation décalée. Le deuxième et dernier tome (Déjà !) est donc vivement attendu. Albert, le roi de la croquette à la crevette est vraiment un personnage très attachant et on a hâte de le retrouver, dans son drôle de périple. Le dessin agréable et léger s’avère très expressif, et nous offre des gueules assez poilantes. Une belle découverte, bravo aux auteurs de sortir des sentiers battus et de laisser libre cours à leur imagination, pour notre plus grand plaisir.
C'est du sport
Dans la lignée de « Chienne de vie », Prado continue d’explorer la bêtise humaine et les travers de notre société avec ce cynisme si particulier. Un regard aiguë et sans complaisance, qui pique au vif tel un coup de poinçon bien ajusté. Prado, s’amuse avec le surréalisme et l’absurde qu’il manie de façon très habile, pour construire ses courtes histoires et nous peindre une société qui marche sur la tête… J’avoue rentrer pleinement dans les délires que nous propose l’auteur, surtout que le trait prononcé et sa colorisation particulière, donnent à Prado une réelle marque de fabrique. Au premier coup d’œil, son style l’identifie. Ajoutez à cela ce ton acerbe et ce cynisme mâtiné d’absurde dans une mise en scène de la vie quotidienne, et vous obtenez un nouveau petit bijou qui se laisse plus que lire !
Stratos
Avec « Stratos », Prado pousse sa ligne de front un peu plus loin, en quittant le registre de l’absurde et passer le pas de la science fiction. Vous me direz, la frontière est parfois un peu mince entre les deux… Autre changement notoire, le passage au noir et blanc et un coup de crayon beaucoup plus sombre et beaucoup plus marqué. Surprenant de prime abord, mais on se rend rapidement compte qu’il colle parfaitement à cette sinistre société dont les aberrations socio-économique qu’il dénonce sont tragiquement transposables à notre actualité… Quand on se rend compte que cette BD a quand même 22 ans, ça fait réfléchir… Prado conserve la forme qui fait aussi sa marque de fabrique, la succession d’histoires courtes, avec cette fois-ci un fil d’Ariane plus marqué que dans d’autre de ses réalisations. Réapparition de personnages clés, télescopages de destinés, Prado tisse habillement sa toile pour nous proposer une satyre sociale d’anticipation très réussie et que feraient bien de relire les espagnols aujourd’hui… Un album très réussi !
Le Rêve du papillon
Comme beaucoup, il m’a fallu un certain temps pour réussir à rentrer dans l’univers de Marazano et Luo. Non pas que ce qu’il propose soit hermétique, mais bien au contraire, j’avais l’impression de plonger dans un savant cocktail de liqueurs pompées à droite à gauche, qui risquait à tout moment de virer et de terminer en cercueil… Mais c’était sans compter sur le talent de nos deux auteurs. Car si l’influence graphique et scénaristique de Miyazaki et de Lewis Caroll et son Alice, peuvent faire tiquer au début, l’onirisme et les apports personnels finissent par renverser la vapeur. On se laisse prendre au jeu et bringuebaler dans ce monde absurde et complètement déjanté, en suivant les pas de cette fillette. Les idées et l’inventivité de Marazano sont réjouissantes, et Yin Luo a un réel talent pour mettre tout cela en image. Je lui reprocherais juste quelques cases qui font un peu trop bricolées, notamment avec le chat, qui donne un peu l’impression d’être passé sous un 38 tonnes et rescotché sur la planche ensuite… Mais mis à part cela, le tout a vraiment de la gueule ! Rêve, mystère, cocasserie et ineptie : j’en redemande, surtout à cette sauce là ! Un album « jeunesse » qui ravira certainement les plus grands, surtout les amateurs d’animés japonais façon Miyazaki.
Jour de pluie
Encore un très bon album de chez Carabas qui me fait apprécier de plus en plus cette petite collection dédiée à ceux qui se lancent à l’assaut du monde de la BD ! Bienvenue dans un monde où l’imagination fait loi ! Alors, certains (adultes) me diront que cette histoire n’a rien de révolutionnaire, j’en conviens. C’est juste que son traitement est parfait à mon goût, et que nos jeunes têtes blondes qui découvre la BD n’y trouveront rien à redire. C’est rythmé, coloré, le découpage original (je vous renvoie à l’avant dernière planche), et le dessin de Mickaël Roux est expressif. Il s’amuse en plus en fin d’album à nous glisser une petite touche d’humour avec quelques « scènes auxquelles vous avez échappé » qui sont assez sympas et qui en feront marrer plus d’un(e).
Cauchemar blanc
Quelle belle initiative des Humano que de rééditer cet ensemble de courts récits (une dizaine en tout) plus le mythique « Bandard Fou », tous parus dans les années 70’ ! Une belle couverture, du beau papier, une attention portée à la qualité de réimpression non négligeable, qui augmente encore le plaisir de se replonger dans ces bonnes vieilles Moebiuserie ! Et ça commence fort ! « Cauchemar Blanc » nous replonge dans cette sempiternelle peur de l’étranger et ses conséquences… avec tout l’humour noir et le décalage sont sait user Moebius. Une histoire qui malheureusement reste toujours d’actualité… S’en suit, une ribambelle d’histoires plus ou moins courtes, toutes aussi plus magnifiques les unes que les autres d’un point de vue graphique. Si certaines peuvent surprendre par leur scénario lors d’une première lecture, on n’en appréciera la subtilité ou l’absurdité qu’à force de relecture et de redécouverte. Un univers entier nous est ici offert, où nous naviguons entre fantasmes, références, conscient et subconscient. Le Moebius est un animal joueur qui sait semer ses petits cailloux à bon escient pour nous faire arriver à bon port ou glisser sur ses délires, car l’expérience est ici de mise. A lire absolument !
La Planète des Singes
J'ai été vraiment scotché sur cette bd, un bon scénario qui laisse présager un second tome intéressant, qui devrait normalement je crois paraître en juin. Sur un point, j'aurais voulu en connaître un peu plus sur ce monde où les primates demeurent quand même au dessus des humains.. Sinon tout le long du récit on ressent cette montée en puissance certaine du conflit singes-humains après la mort de l'archonte. Vivement la suite après cette fin explosive....
Histoires alarmantes
Des recueils sur des histoires fantastiques de la veine d'un Edgar Allan Poe, il en existe un paquet... Des plus nostalgiques comme les revues pulp américaines des années 50 comme la série des "Tales" aux plus glauques comme les séries de Foerster chez Fluide, il y en a eu bien une aussi courte que de qualité qui a émergé dans les années 80... En effet Cossu n'a pas son pareil depuis le méconnu Alceister Crowley pour dépeindre un fantastique bizarre et dérangeant auquel son joli trait rend particulièrement justice. Qu'il s'agisse des cadrages comme des décors aux regards sombres de ses personnages, l'ambiance est bien vite posée et la conclusion est comme souvent plutôt surprenante même si elle peut paraître convenue. Une réédition serait la bienvenue d'urgence afin de profiter du travail exemplaire de cet artiste et sortir ce petit bijou d'humour noir de la rubrique "Bds oubliées" où elle a été injustement rangée... Je ne saurais que vous conseiller de lire Cossu, enfant naturel de Tardi et de Moebius ni plus ni moins !
Ginger
Voici une excellente petite série méconnue, synthèse de films d'espionnage, d'action et surtout de mystère. Un joli mix qui peut même faire penser à un enfant illégitime de Blake et Mortimer, les interminables dialogues en moins avec un dessin de qualité dont le seul reproche serait le visage même du héros Ginger dont on a l'impression qu'il fait constamment la gueule. Heureusement l'atout charme rééquilibre ce défaut par l'entrée en scène de la jolie Véraline qui ne se contente pas de jouer à la potiche de service mais partage à titre égal le rôle principal. Scènes d'action, héros qui fume, un soupçon de fantastique et l'envie de tourner chaque page jusqu'à son dénouement... C'était remarquable à l'époque et ça le reste toujours encore aujourd'hui. Jidéhem est peut être malheureusement un des plus grands oublis de la prestigieuse école franco-belge d'alors mais il est toujours temps d'y remédier...
Chroniques de Jérusalem
Sans le coup de projecteur du festival d'Angoulème, je serais sans nul doute passé à côté de ce pavé. C'est le premier livre de Guy Delisle que je découvre, et malgré ses 335 pages, je l'ai dévoré dans la journée. Ce carnet de voyage est vraiment époustouflant. Je ne m'y suis pas ennuyé une seule seconde. Ouvrage très instructif, drôle et avec des réflexions pertinentes. Delisle nous relate avec ce côté "huron" à la Voltaire ces choses que nous connaissons tous à travers les reportages télé : les check points, l'intifada, les juifs orthodoxes, les juifs non orthodoxes et surtout ce mur, très présent dans cet ouvrage, à un point que je n'imaginais pas. Le tout sur un fond assez décalé, celui de la situation d'homme au foyer de dessinateur. Ayant été dans cette position pendant longtemps, je me suis reconnu dans certaines situations. Bref, un livre que j'ai adoré.