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Ginger

Note: 3.29/5
(3.29/5 pour 7 avis)

Ginger et Véraline se retrouve sans cesse dans des situations incroyables, pour entraver la marche de savants avides de pouvoir


Journal Spirou

Savants fous, humains aux capacités surdéveloppées, illusions monstrueuses, centre aérospatial dissimulé... Nombreux sont les personnes avides de pouvoir, prêts à tout pour assurer leur conception de l'avenir aux détriments de bien des innocents. Heureusement, Ginger et sa copine sont là, l'oeil ouvert, prêts à intervenir dans n'importe quelle situation.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juillet 1979
Statut histoire Une histoire par tome (ou pour deux tomes) 7 tomes parus
Couverture de la série Ginger
Les notes (7)
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02/08/2002 | Thorn
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L'avatar du posteur Eric2Vzoul

Voici une série injustement oubliée. Ginger est un pur (et très bon) produit de “l'école de Marcinelle”, dont les auteurs firent les beaux jours du magazine Spirou. Je trouve même qu'il s'agit de l'une des meilleures séries policières créées chez Dupuis. Jidéhem n'a jamais abandonné Ginger, le premier personnage qu'il a créé au début des années 1950 pour Heroïc-Albums, revue hebdomadaire consacrée aux bandes dessinées d'aventures inspirées des récits produits outre-Atlantique dans les années qui ont précédé l'Occupation. C'est d'ailleurs au sein de cette revue où nombre de grands de la BD ont fait leurs premières armes qu'il fait la connaissance de Maurice Tillieux, lequel l'incite à postuler chez Dupuis. Mais, dans Spirou, pas question de raconter des histoires aussi violentes à cause de la censure. Jidéhem se voit confier un rôle de second couteau, puisqu'il est chargé de fignoler les décors pour Franquin. Il peaufine son style avant de démarrer la série Starter, puis connaît le succès avec Sophie. Ce n'est qu'à la fin des années 1970 que ce désormais vieux briscard de la BD reprend son personnage de Ginger pour quatre albums. Il y a donc deux Ginger, que trois décennies séparent. Le premier, né en 1953, vit des aventures rocambolesques dont le format est conditionné par un média qui propose des histoires courtes, vites écrites et dessinées. Celui-ci a le visage découpé à la serpe du gros dur à l'américaine. Le second Ginger renaît dans les années 1980 pour les quatre meilleurs albums de la série. Il a gardé ses manières de Sam Spade, ses allures de Jack Palance, sa manie de fumer clope sur clope et son caractère rugueux. Mais son comparse Alan a disparu et c'est sa secrétaire Véraline (devenue blonde) qui prend du galon. Jidéhem s'inspire fortement de Gil Jourdan et met en scène les aventures d'un détective privé dur-à-cuire et de son assistante-secrétaire canon, qui ne peuvent pas s'empêcher de se mêler de ce qui ne les regarde pas. Rien d'original a priori, si ce n'est que le détective et sa secrétaire sont aussi amants et que ladite secrétaire met la main à la pâte et s'avère aussi efficace que son associé. Ça peut sembler banal aujourd'hui, mais donner un tel rôle à une femme était encore d'une audace folle chez Dupuis dans les années 1980. Le dessin est remarquablement précis dans les moindres détails. Jidéhem adore les véhicules, mais il est aussi très efficace pour mettre en dessins les décors dans son style semi-réaliste. Ses personnages sont bien troussés, et, à part Ginger qui garde son faciès minimaliste des années 1950, les autres sont plutôt expressifs. Les intrigues sont habiles, bien rythmées et l'auteur trouve des idées plutôt originales. Savez-vous qui est cochliomyia hominivorax ? Lisez les mouches de satan et vous la craindrez. Quand on empoigne un de ces albums, on le lit d'une traite. Bien sûr, si vous considérez qu'aucune bande dessinée parue avant le magazine À Suivre n'est digne d'intérêt, cela vous semblera daté, un peu naïf, enfantin… Mais Jidéhem n'a pas conçu la série Ginger pour que Télérama lui consacre une chronique. Vous qui appréciez la bande dessinée franco-belge classique, vous serez emballés. Les albums de Ginger sont aujourd'hui épuisés, mais la série mériterait une de ces belles rééditions en intégrale dont Dupuis a le secret.

29/10/2014 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
L'avatar du posteur Jetjet

Voici une excellente petite série méconnue, synthèse de films d'espionnage, d'action et surtout de mystère. Un joli mix qui peut même faire penser à un enfant illégitime de Blake et Mortimer, les interminables dialogues en moins avec un dessin de qualité dont le seul reproche serait le visage même du héros Ginger dont on a l'impression qu'il fait constamment la gueule. Heureusement l'atout charme rééquilibre ce défaut par l'entrée en scène de la jolie Véraline qui ne se contente pas de jouer à la potiche de service mais partage à titre égal le rôle principal. Scènes d'action, héros qui fume, un soupçon de fantastique et l'envie de tourner chaque page jusqu'à son dénouement... C'était remarquable à l'époque et ça le reste toujours encore aujourd'hui. Jidéhem est peut être malheureusement un des plus grands oublis de la prestigieuse école franco-belge d'alors mais il est toujours temps d'y remédier...

18/05/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Et dire que j’ai failli passer à côté de cette série ! Car, voyez-vous, Jidéhem, c’était avant tout, et à mes yeux, un très bon dessinateur, passionné par la mécanique et un complice de longue date d’André Franquin mais aussi un auteur de second plan. Non que ce terme soit péjoratif, à l’époque les grands dessinateurs franco-belges étaient tellement nombreux que rester dans l’ombre d’un Peyo, Franquin, Morris ou Tillieux était tout sauf honteux. Mais, tout de même, je ne m’attendais pas à une telle qualité dans les scénarios d’une série plutôt oubliée. Bon, débarrassons-nous directement du point qui fâche (car tout n’est pas parfait) : la série manque un chouïa d’humour. En cause, trois raisons. D’abord, Ginger tire la gueule à longueur de cases. Son air renfrogné en fait un personnage très figé, peu expressif et finalement manquant quelque peu de charisme. Ensuite, les seconds rôles sont bien trop sages. Son assistante comme le commissaire Bouleau ne sont pas des personnages burlesques, loin de là. Ils agissent sans fantaisie mais avec intelligence et application. Enfin, les scénarios sont tellement denses et bien construits qu’ils laissent peu ou prou de place à des séquences humoristiques. Je m’attendais donc à quelque chose d’assez léger et je me suis retrouvé face à des enquêtes policières assaisonnées à la sauce fantastique qui jouent plus sur l’anticipation que sur la science-fiction farfelue. Le suspense est souvent bien conservé et le propos n’est pas primitivement manichéen. La lecture est dense, les rebondissements sont nombreux, l’ensemble est cohérent, solide, passionnant à l’occasion. Une vraie lecture de délassement ! Et puis, il y a le dessin. Grosse erreur selon moi, disais-je, sur le personnage de Ginger. Sa mine constamment renfrognée prive l’auteur de la faculté de faire exprimer à ce visage diverses émotions. Mais pour le reste, il n’y a aucun reproche à formuler. Les décors sont soignés, Jidéhem s’amuse d’ailleurs à illustrer une foultitude de véhicules différents (son point fort, incontestablement). Le trait est dynamique, expressif. La colorisation n’est pas toujours top mais, là, c’est l’époque qui veut ça. Finalement, voici une série qui officie dans la même veine qu’un Gil Jourdan, avec moins d’humour mais un sens de l’anticipation peut-être un brin plus élevé. Entre le « pas mal du tout » et le « franchement bien ». J’opte pour cette dernière cotation du fait de la grande qualité des intrigues.

18/10/2011 (modifier)
Par Duncan
Note: 4/5

En fait, j'ai récemment découvert cette ancienne série, par un ami de fac qui me l'a conseillée. J'ai seulement trouvé les deux premiers tomes de la série Ginger, sur le marché aux puces, car devenue rare et plus éditée de nos jours. Et c’est bien dommage. J’ai vraiment aimé l’ambiance et les personnages, même s’il est vrai que ça manque un peu d’humour. Les histoires de Jidéhem sont prenantes et très bien construites, malgré quelques dialogues parfois long et ennuyeux. Je vous assure que ça ne gâche en rien le plaisir de lecture d‘ensemble. Jidéhem se veut seulement réaliste dans ses propos. J’aime beaucoup les dessins (très école Belge), ils sont précis et stylisés. Une série de grande qualité et bien plaisante à lire, que je conseille à tous de découvrir.

05/12/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Curieuse, la vie de Ginger. Il fait ses débuts dans les "Héroïc-Albums", n° 48, début Décembre 1954. Plusieurs histoires complètes paraissent. La fin de ce magazine, n° 52 de Décembre 1956, sonne le glas des aventures de Ginger. Le glas ?... Hé non... Il effectue son retour, en 1979, dans l'hebdo Spirou. Il est cette fois accompagné de la jolie Véraline. Différence pourtant avec les premières histoires : de récits policiers, la série passe plutôt à l'espionnage. Ginger ?... Ben, il ne m'accroche pas tellement. Le postulat de départ sort pourtant -légèrement- des sentiers battus de l'époque : le héros est un aventurier au chômage qui va se mettre à résoudre des énigmes policières et -un peu- fantastiques. Problème : il n'est pas marrant, le Ginger. Un ton trop sérieux qui le fait rapprocher de Gil Jourdan. Mais Jidéhem n'est pas Tillieux. "Jourdan" est accompagné de deux "gugusses" qui font l'attrait de la série. "Ginger", lui, résoud les énigmes sans faire preuve du moindre humour. "Ginger" ?... Une bonne série policière, mais dotée d'un héros qui manque nettement de charisme. Vous aimez l'oeuvre de Jidéhem ? Ginger (première série) fera bien dans votre bédéthèque. Vous ne connaissez pas ?.. Vous pouvez passer outre...

10/10/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Des histoires policières mélant parfois une pointe de science-fiction, le tout ressemblant un peu à "Gil Jourdan", si ce n'est qu'il y a là un net manque d'humour. Cette série se veut un peu trop réaliste, et il est facile de ne pas y accrocher. Néanmoins, je trouve les scénarios pas mauvais (notamment les 2 premiers tomes), et ça se laisse lire.

19/10/2003 (modifier)
Par Thorn
Note: 1/5

Je n'en ai lu que 4 tomes, un jour où je devais vraiment m'ennuyer. Ces histoires d'aventures rocambolesques et de savants fous ne me passionnent pas, et le scénario me semble sonner creux (quand il n'est pas prise de tête). Ce pourrait être une dérision du genre, mais non, il n'y a pas une trace d'humour. Les dessins sont classiques, sans grand intérêt. A éviter.

02/08/2002 (modifier)