Candélabres

Note: 3.95/5
(3.95/5 pour 38 avis)

Le mythe de Faust revisité avec sensibilité


Delcourt École européenne supérieure de l'image Gays et lesbiennes Handicap La BD au féminin La Danse Les Roux ! Séries hélas abandonnées

Suite à une étrange rencontre, Paul, handicapé depuis sa plus tendre enfance, retrouve l'usage de ses jambes. Cet homme en noir, affublé d'un haut-de-forme avait fait un véritable miracle . Très vite les jambes magiques de Paul lui permettent d'aller bien plus loin encore, il devient danseur étoile et est applaudi sur toutes les plus grandes scènes d'Europe. L'ennui, c'est que Solédango, l'homme en noir, avait omis de préciser qu'il y avait un prix à payer pour ça...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1999
Statut histoire Série abandonnée (5 tomes prévus) 4 tomes parus
Couverture de la série Candélabres
Les notes (38)
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28/06/2002 | ArzaK
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Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

A l'issue de la lecture des quatre tomes, il semblerait qu'un cinquième devait conclure l'affaire, mon sentiment c'est : gentillet. Certes cette BD est classée dans le genre fantastique mais j'ai trouvé que ces Candélabres étaient justes bons à "pimenter" un dimanche soir pluvieux sur M6. Ce n'est pas le dessin en lui même qui est mauvais même si on peut lui reprocher quelques raideurs sur les visages, il aurait même à certains endroits des fulgurances, trop rares qui tendent vers un petit côté art déco fort bienvenu. C'est vraiment le scénario que j'ai trouvé un peu léger, l'amourette entre Paul et son copain est d'un lourdingue et traîne en longueur. Quand à l'apparition de ce brave Liam, point n'est besoin d'être devin pour deviner justement de qui il s'agit et de la conclusion de l'affaire en fin de tome 4. Alors oui je le redis c'est gentillet, ça brasse des bons sentiments à la pelle, nous avons même droit à la femme turque bien courageuse qui élève sa si mignonne petite fille toute seule. Il paraît que l'auteure se fout des lecteurs susceptibles de revendre son œuvre, tout ce que je peux lui dire c'est que la revente va pas être évidente, je vais avoir du mal à faire l'article.

14/03/2018 (MAJ le 14/03/2018) (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Superbe série. Je viens de dévorer les 4 tomes d'un coup et je suis sous le charme. Je crois que c'est la seule bd dont l'auteur est une femme que j'ai lue. Je pense que le maître mot concernant Candélabres est la simplicité. Ainsi le dessin est simple et beau donnant la priorité aux personnages et ne s'intéressant aucunement aux décors. Pour le coup ces personnages sont une vraie réussite, le trait d'Algésiras allié au scénario parvient à faire ressentir toute l'émotion et les sentiments qu'ils éprouvent. J'apprécie particulièrement le dessin des apparitions de Julien avec sa longue cape ténébreuse qui se déroule gracieusement sur le sol. Le scénario aussi est d'une grande simplicité et ne cherche jamais l'hermétisme et la complication. Depuis le début tout s'articule autour de 3 axes : les quelques éléments fantastiques qui forment un ensemble cohérent et qui sont liés les uns avec les autres (les candélabres, la source, le dernier candélabre endormi, Aribal et le tableau), la danse et les sentiments. Les rebondissements, peu nombreux, ne sont jamais artificiels car l'auteur a l'habileté de laisser de nombreux indices ce qui fait que souvent nous devinons des choses en même temps que le personnage principal. Cette simplicité dans l'histoire et le dessin ainsi que la beauté et la pureté des jeunes personnages masculins rappellent davantage le yaoi que la bd fantastique franco-belge. C'est donc une oeuvre véritablement à part dans l'univers de la bd. Je crains cependant que la série reste inachevée le cinquième et dernier tome se faisant tout de même beaucoup attendre. Ce serait vraiment dommage que Candélabres ne puisse pas obtenir la fin qu'elle mérite.

05/06/2014 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Erik

J’ai découvert cette série bien tardivement car elle figurait notamment dans les immanquables de ce site. Verdict ? Une réussite incomparable au niveau d’un scénario original qui nous tient vraiment en haleine (bien que cela m'a un peu rappelé l'excellent film "entretien avec un vampire"). J’ai dévoré les 4 tomes d’un coup dans la foulée tant c'était prenant. Chacun des personnages est doté d’une psychologie qui lui est propre. On suit véritablement leurs évolutions, leurs doutes et leurs songes notamment celui de Paul, jeune handicapé qui ne peut plus marcher à cause de sa moelle épinière, et qui va connaître un miracle en approchant un "candélabre". Mais, au fait, qu'est ce qu'un "candélabre"? Un candélabre est une créature fantastique ayant l'apparence humaine, sorte d'esprit issu du feu et le maîtrisant. Ces candélabres interfèrent dans le quotidien des principaux personnages du récit notamment celui de Paul qui va se rendre compte qu'il a deux vies bien séparées : l'une liée à ses créatures fantastiques et l'autre à sa vie quotidienne. J'ai également apprécié ces scènes assez proches du huis-clos pendant un certain nombre de pages. Progressivement, on va assister au "coming-out" de Paul notamment dans le 4ème tome. Le thème de l'homosexualité est traité sans esprit manichéen. Il y a quelque chose de véritablement audacieux dans cette oeuvre mais le message pourra être incompris par certains lecteurs ayant du mal avec certains schémas. Il faut faire preuve d'une véritable ouverture d'esprit sans tomber pour autant dans le politiquement correct à tout va. Ce n'est pas une bd commerciale "grand public". J'ai vraiment aimé cette série. La véritable faiblesse de cette série viendrait plutôt du côté du dessin (notamment les traits et couleurs) qui reste cependant très correct et qui va en s’améliorant au fil des tomes. Je renonce cependant à lui donner la note culte tant que le dernier chapitre ne nous sera pas révélé. J'ai désormais de sérieux doutes sur l'achèvement de l'oeuvre. C'est juste franchement dommage d'en arriver là. En effet, Algésiras n’a toujours pas terminé ce dernier tome. Elle a avoué qu’il n’est pas certain que Delcourt le publie. Diantre mais pourquoi ? Elle refuse d’en donner la raison en arguant que cela ne regarde personne. Même pas le lecteur qui a acquis les 4 premiers tomes ? Oui, il semblerait ! Pire encore, elle indique également qu'elle se fiche éperdument des lecteurs qui souhaitent revendre leur série car elle haït cette mentalité. Visiblement, elle n'arrive pas à être en adéquation avec son public: c'est un gros défaut. Il est vrai que Delcourt a tiré un trait non sans raison. Note Dessin : 3.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4/5

21/02/2007 (MAJ le 11/09/2011) (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

L’intrigue est originale et élégante mais ce scénario n’est pas le plus trépidant que j’ai lu. Heureusement, le climat étrange suffit à capter mon attention. La narration sous la forme de multiples flash-back n’est pas des plus originales mais j’aime bien ce procédé. Je regrette le côté « melting-pot » du script, qui, outre la dimension fantastique, intègre une réflexion sur l’homosexualité et sur la réussite professionnelle. Sans égarer l’histoire, ces éléments l’encombrent tout de même aux entournures. Les personnages sont intéressants, voire attachants. Les portraits sont sensibles mais il y a tout de même un arrière-goût de guimauve dans cette série où tous les personnages sont séduisants (même si ce charisme peut parfois être inquiétant). Le dessin froid et élégant convient très bien pour ce genre de série. Je regrette son manque de richesse en profondeur (décors très vides) mais j’apprécie la finesse et la lisibilité du trait. Pas mal, en somme. Original sans être révolutionnaire. Elégant mais un peu trop superficiel pour réellement me convaincre. Quant à l’achat, je n’ose me prononcer. Le dernier tome se fait maintenant attendre depuis plus de 5 ans et, sans celui-ci, la série donne un goût d’inachevé très navrant. Par prudence, je vous conseille d'attendre la sortie de ce tome final avant de vous lancer dans l'achat des précédents.

07/09/2010 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
L'avatar du posteur iannick

J’ai lu « Candélabres » parce que je connais des amis bédéphiles qui l’ont adoré et qui, par conséquent, m’ont vivement conseillé sa lecture. J’ai tenté plusieurs fois de feuilleter cette série tant le dessin d’Algésiras me rebutait. Et puis, je me suis décidé à la lire en me forçant. Après première lecture, je n’ai pas été captivé par cette histoire fantastique qui met en scène un jeune handicapé moteur retrouvant ses jambes après avoir rencontré un « candélabre », sorte d’homme feu qui apparaît et disparaît d’un claquement de doigts. Après en avoir parlé avec mes amis de ma déception de cette lecture, je me suis remis à relire plus attentivement « Candélabres »… et rien à faire, j’ai abandonné la série au bout du troisième tome. Alors pourquoi cette déception ? Parce que je trouve que « Candélabres » comporte de nombreuses longueurs, de longs bavardages où en réalité, il ne se passe pas grand’chose. Tout est centré sur la psychologie des personnages dans cette série, je n’ai rien de contre sur des bds de ce genre mais quand ça traine sur plus de trois tomes, je m’en lasse ! Du coup, pour vous dire franchement, je ne me souviens de rien sur ce récit, rien qui ne m’a marqué ! Et le dessin d’Algésiras ne me plait pas, je le trouve trop figé. Les décors –même s’ils ne sont pas primordiales pour ce genre d’histoire- sont minimalistes et la mise en couleurs est –à mon avis- correcte sans plus (pour avoir feuilleté rapidement le quatrième tome, il me semble que des progrès ont été réalisés sur ce point). Bref, rien d’inoubliable de ce côté-là non plus ! Au final, « Candélabres » est une série qui ne m’a pas du tout enthousiasmé. Ce récit souffre –à mon avis- de nombreuses longueurs et les personnages ne me sont pas apparus attachants. De plus, le dessin d’Algésiras me laisse indifférent. Bref, une grosse déception…

24/01/2010 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Candélabres est une série qui fait partie des classiques, à en croire les commentaires des uns et des autres. C'est donc avec une certaine curiosité que je l'ai abordée à mon tour. En effet l'histoire est plutôt bien construite, l'univers des candélabres plutôt cohérent. Seulement j'aurais aimé en apprendre un peu plus. J'ai l'impression qu'il manque des choses... De même, la fin me semble bien étrange, là encore j'ai l'impression d'avoir loupé un truc. Mais à la relecture de la dernière partie, c'est le même sentiment qui prévaut : un manque. Le dessin d'Algésiras est beau, mais pas autant que je l'aurais cru. Il y a un petit manque de maturité dans ce style épuré... Et puis, à vouloir faire dans l'épure, elle en rend parfois son dessin trop insuffisant, la tentation du vide est grande... N'est pas Moebius qui veut ! Cependant ses ambiances sont réussies, et ce n'est pas si mal pour une première série aussi ambitieuse. Dans l'ensemble j'ai tout de même passé un très bon moment de lecture, même si la série ne restera pas parmi les plus inoubliables en ce qui me concerne...

05/09/2009 (modifier)
Par Thaugor
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Beaucoup de choses m'ont plu dans cette série, je vais donc tenter de toutes les retranscrire par des mots. Déjà, les dessins sont superbes : simples mais justes, sans s'encombrer de trop de détails mais seulement ce qu'il faut. Les couleurs sont sobres et agréables, presque des couleurs chaudes ce qui est très bien adapté au thème. La façon de scénariser, on se croirait dans un film : les endroits où sont représentés les protagonistes sont recherchés et originaux, les angles de « prise de vue » du dessin, les zooms avant et arrière. Et même si il y a peu d'action, cette mise en scène permet de donner du mouvement. Les thèmes abordés sont variés, parfois très visibles et directs, comme le handicap, l'homosexualité et le mystique, mais parfois plus discrets comme la difficile frontière entre le bien et le mal, le mensonge. Et j'ai beaucoup aimé la manière de narrer et de tenir le lecteur en haleine, avec le mystère qui s'éclaircit petit à petit. J'avoue qu'à partir du 2e tome, j'ai avalé la suite d'une seule traite sans m'arrêter tellement j'étais captivé. Je ne connaissais pas Algésiras, mais franchement, ça me donne bien envie d'aller voir les autres séries qu'il a réalisées. Je ne mets pas la note maximale malgré la tentation en attendant de lire le dernier tome qui est censé clôturer la série.

10/04/2009 (modifier)
Par tolllo
Note: 4/5

Voilà une œuvre très poétique, en première lecture les dessins m’avaient rebuté, puis finalement après la lecture des 4 premiers tomes, je dois dire qu’ils sont parfaits pour le récit. Qui sont ces Candélabres qui se nourrissent de feu et vivent par eux ? Nous suivons donc Julien un jeune homme paralysé qui grâce à l’apparition d’une de ces présences va retrouver l’usage de ses jambes. Il va devenir un grand danseur, va également se poser des questions sur sa vie, sur sa résurrection, ses convictions, sa sexualité, mais le tout est fait calmement, humainement. On se laisse vraiment porté par ce récit, sa poésie et son lyrisme. Une très belle histoire, des personnages envoûtants, une intrigue bien menée, des questions posées. Pas grand chose à dire d’autre, j'en ai dit beaucoup déjà... C’est une très belle œuvre qui peut se lire de différentes manières, chacun pourra y voir sa façon de penser, la mienne fut agréable. Vivement le dernier tome, dans 2 mois ? Dans 2 ans ? Qu’importe, on attendra ! (14.5/20)

12/02/2009 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

J'ai emprunté la série en pensant avoir autant de plaisir à la lecture que la plupart des gens qui ont donné leur avis. Au début, ce fut le cas. L'idée de départ était excellente et j'ai tout de suite voulu savoir la suite après avoir refermé le tome 1 ! Le tome 2 est dans la même veine. C'est à partir du tome 3 que ça s'est gâté. L'intrigue ralentit un peu et les sentiments homosexuels prennent plus de place. Le tome 4, lui, est uniquement orienté sur ce que ressent Paul envers David et Solédango et je trouve ça chiant. Ce n'est pas que je suis homophobe, mais leurs sentiments me laissent de marbre. J'espère que le tome 5 va clôturer la série en beauté. Je pourrai mettre 4/5 et conseiller l'achat de la série. Pour le moment, c'est non.

18/11/2008 (modifier)

A mon tour de remercier toutes celles et ceux dont l'avis positif a attiré mon attention sur cette série, que j'aurais, sinon, soigneusement évitée, tant le dessin me paraissait fade et figé. Depuis Aldébaran et Bételgeuse, je sais pourtant qu'il ne faut pas s'arrêter à ce genre de considérations, mais vraiment, même après lecture des 3 premiers tomes, je me prends à rêver de ce qu'aurait pu donner le traitement graphique de cette histoire par Marini, par exemple. Imaginez le beau Soledango avec un petit quelque chose du Scorpion, hum ? ;) Mais bon, c'est ainsi, passons au scénario : j'ai trouvé cette histoire de candélabres, sorte d'esprits du feu, à la fois très originale et très poétique. Il émane, de ce fait, de la série une atmosphère d'une grande douceur. Toutefois, certains détails me gènent un peu, il me semble qu'il y a quelques raccourcis inexpliqués, notamment dans les relations entre les personnages, mais pas seulement. Autre point noir : le troisième tome est paru en 2002, j'espère que la série n'est pas abandonnée, ce serait bien dommage, car plusieurs jours après la lecture des 3 tomes, je suis encore comme envoûtée ... Tome 4 (26.03.06) Alors là, non ! Déçue, je suis. Déçue, déçue, déçue. Le tome 3 nous laissait avec de nombreuses questions dont je pensais trouver, sinon toutes, du moins certaines réponses au tome suivant. Il n'en est rien. On tourne en rond, on s'englue dans l'histoire de la relation plus qu'ambigüe entre Paul et son ami d'enfance, David. J'ai trouvé ça d'un lourd ! Par ailleurs, l'histoire avec las candélabres n'avance pas, à se demander si l'auteure sait où elle veut en venir, on fait du surplace. Le dessin, par contre, me déplait un petit peu moins ; l'irruption et la disparition de Solédango notamment, sont mieux réalisées, de même la mise en couleurs est assez réussie. le seul truc que je continue de lui reprocher, et que je trouve franchement gênant, c'est l'extrême raideur des personnages, le peu d'expressivité de leur visage (après avoir goûté à Nana, on devient exigeant) bref, le caractère figé de tout ça, alors même qu'il est question de danse et de feu, qui sont pour moi synonyme de grâce et de fluidité. rien de cela, ici. Bref, grosse déception. Un album pour rien. Du coup, je baisse la note à 2, tiens !

31/10/2005 (MAJ le 04/11/2007) (modifier)