Je n'ai absolument pas réussi à entrer dans cette histoire, je le regrette, surtout pour le dessin que j'adore, mais c'est ainsi. Je n'ai plus souvenir de l'implication de Magda sur Sherman et je n'ai pas lu Charly, mais je trouve son dessin clair et lumineux, il m'a fait penser un peu au style de Dodier sur certains albums de Jérôme K. Jérôme Bloche et à Rossi sur le tome 3 de Les Errances de Julius Antoine... j'aime beaucoup ce style graphique.
Sinon, c'est un récit intimiste assez obscur qui aborde des sujets graves comme l'inceste et la pédophilie, sauf que la narration hésite trop, cache des choses et verse trop dans la retenue, c'est vrai que c'est pas évident à traiter. Mais surtout, il se passe trop de choses dans la vie de cette femme, Christine, quadragénaire encore séduisante, et Marvano balance trop d'éléments et de faits rythmant la vie de Christine que ça en devient confus ; l'ensemble est brouillon et finit par ennuyer. Les composants de sa vie sont assez compliqués, et le lecteur doit se débattre dans ce fatras qui traine en longueur et qui ne captive pas vraiment, sans compter des séquences que j'ai eu du mal à comprendre.
Encore une fois, je le redis, je regrette le traitement très moyen de ce long récit introspectif au développement poussif et très statique, le dessin aurait mérité mieux, mais je me suis trop vite ennuyé avec cette histoire.
J'ai été attiré par ce one-shot à cause du dessin.
Au niveau du dessin, je n'ai pas été déçu. Il est très beau, dynamique et le style me fait penser à de l'animation. Le problème vient plutôt du scénario. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est vraiment mauvais. Disons simplement qu'il ne m'a pas captivé, parce que je ne suis pas un grand fan d'histoires de samouraïs et, comme l'a écrit Alix, il y a peu d'originalité dans le scénario, ce qui a fait en sorte que je me suis rapidement ennuyé. Il faut dire aussi que la période dont il est question, l'ouverture forcée du Japon au reste du monde et la modernisation qui s'en est suivie, a déjà été traitée par des mangas que j'ai lus et qui m'ont semblé meilleurs.
Donc voilà, pour les gros fans de samouraïs uniquement.
Nous sommes en 2122. Le monde que vous connaissez a disparu ! Désormais c’est le désordre le plus total. La terre est brulée par le soleil. Ca tape fort ! Plus besoin de regarder les prévisions météorologies… c’est canicule tous les jours. Les rescapés n’ont qu’une seule préoccupation ! Une seule ! C’est trouver de l’eau.
J’avoue que sur ces bases, je dis oui tout de suite. Les décors apocalyptiques sont plutôt réussis. Le trait de Jaouen Salaün est visuellement intéressant. Je suis même séduis.
Et là c’est patatras ! Dans ce décor crade à la Mad Max apparaissent des créatures étranges. On ne sait pas trop d’où elles viennent et ce qu’elles recherchent. L’incompréhension est totale au point de ne pas vouloir continuer la série. Le scénario devient complexe. J’en ai marre. Je lâche prise. Cette giclée de science-fiction est rebutante.
Il y avait pourtant de la matière dans ce chaos où la violence au sein de la communauté était plus que palpable. Le mixte western et l univers post apocalyptique était pourtant une bonne idée. Grosse désillusion au final.
Dessin 3 étoiles – Histoire 1 étoile
Nous voici devant un péplum qui vise une réflexion sur la quête du pouvoir, et le moyen de l'obtenir et de le conserver, c'est une sorte de variation romaine au service d'un propos philosophique, un péplum psychologique sans gladiateurs, sans batailles, sans orgies et sans sexe comme dans Murena ou Les Aigles de Rome. Autant dire que ce propos ne m'a pas du tout convaincu. Sur le plan historique, c'est respecté et une partie me semble vraisemblable, mais l'ensemble est alourdi par une histoire de résistance aux poisons qui n'est absolument pas passionnante, plombé par trop de dialogues pompeux et qui n'apportent pas grande chose d'intéressant. Là-dessus, le dessin de Régis Penet m'a semblé moins soigné, plus quelconque, en gros je l'ai trouvé moins performant que sur Marie des loups ou Fleurs carnivores qui avaient une vraie identité ; j'ai trouvé certains décors pas mal, mais le trait semble un peu rigide.
C'est vraiment dommage parce que Sylla est le personnage central de cet album, il est un personnage romain beaucoup moins connu que César du grand public, et il aurait été intéressant de décrire son action en une sorte de biopic qui aurait pu avoir un sacré potentiel, plutôt que de construire tout un album sur une histoire de poisons. Général et dictateur de la République romaine avant César, de la fin du IIème siècle et du début du Ier siècle av. J.C., Sylla est surtout connu pour avoir vaincu Jugurtha en Numidie, pour ses campagnes victorieuses contre les Cimbres, et son inimité farouche avec Marius, autre politique romain de même poids, qui s'affronteront dans une guerre civile sanglante pour le pouvoir ; après la mort de Marius, Sylla est nommé dictateur puis consul, et il restaurera le pouvoir du Sénat avant de se désintéresser totalement des affaires et se retirer en 78 av. J.C.
Voila ce que j'aurais préféré que les auteurs me content dans cet album, je pense qu'il y avait de la matière pour une chouette Bd et non pour un dégoisement sans saveur. Une vraie déception !
Tome 1
Les veuves électriques c'est l'histoire du combat mené par 3 femmes qui ont perdu leurs maris dans l'accident de la centrale nucléaire du coin. Elles se retrouvent un peu laissées pour compte, mais elles n'ont pas l'intention d'en rester là et compte bien faire entendre leur voix pour dénoncer tout ça. La trame narrative de la série oscille entre 2 aspects. D'abord il y a un ton un peu militant qui essaye de dénoncer certains travers de notre société avec les problèmes environnementaux, mais aussi le contrôle des médias sur l'image et l'information. De l'autre il y a un ton humoristique avec des situations rocambolesques, des petits jeux de mots ou des traits d'esprits très axé sur la déconne.
C'est plus ou moins efficace. Ce qui est sur c'est que ça donne une lecture légère, vraiment pas prise de tête et très second degré. C'est pas toujours drôle, notamment car certaines séquences sont trop caricaturales. Comme par exemple quand les médias décident de s'emparer du fait divers de la manif et détourne naïvement et involontairement une situation quelconque pour la faire passer pour une agression caractérisée. Un peu trop exagéré pour qu'on rigole vraiment. A coté de ça les personnages de nos 3 veuves sont plutôt bien vu, leurs réactions et leurs idées pour essayer de se sortir de tout ça sont plutôt amusantes. Ça ne se passe bien sur pas comme prévu, et ce lot d'imprévus entraine une surenchère de situations improbables plutôt rigolotes.
Le dessin est efficace, contribuant bien au ton léger et décalé de l'ensemble. En conclusion un premier tome divertissant.
Tome 2
Suite de l'aventure. D'abord sur le plan visuel, le dessin, enfin surtout l'encrage s'est affiné et donne un style plus précis. Si au début c'est un peu déstabilisant car certains personnages secondaires ont l'air d'avoir changé un peu de tête, c'est quand même au final un peu plus esthétique.
Coté scénario c'est par contre décevant. L'humour moyennement drôle basé sur des situations caricaturales redouble d'intensité. Le président qui se comporte comme le larbin de l'oligarque qui a financé sa campagne, l'otage qui se dandine sur la danse des canards avec ses ravisseurs... ça vole vraiment pas haut. Ce qui essaye d'être léger et 38e degré se révèle assez lourdingue au final car c'est comme ça tout le long de l'album. Les mésaventures de nos veuves ne sont même plus tellement le centre du récit. On enchaine les situations clichées et forcées. Tout cela se révèle en fin de compte pas bien drôle. Dommage.
Le feuilletage à la biblio m'a convaincu d'embarquer "Tanz !" avec moi. Le dessin m'a beaucoup plus de prime abord, et ça s'est confirmé à la lecture. Avant le dessin, c'est la colorisation à l'aquarelle qui m'avait attirée le plus. Très tonique, les couleurs donnent tout de suite un ton joyeux, jovial.
J'aime l'univers de la danse de loin, je n'y connais pas grand chose. La danse en BD par contre, c'est pas un automatisme de lecture. Mais comme j'ai pu avoir une très très belle surprise avec Polina, je retente. Mais contrairement au récit de Vivès, qui possède un caractère universel, ici certains passages nous "obligent" à avoir une culture de la danse pour comprendre les dialogues de certaines scènes et le point de vue des personnages. Il y a peu de dialogues et l'écriture générale est concise, donc même si ces passages sont relativement courts, je suis frustré de ne pas profiter du texte quand l'occasion se présente.
Uli, personnage principal, ne m'intéresse pas des masses non plus. Il n'y a pas tout à jeter loin de là, c'est juste que ça n'est pas assez profond. Au cour de ma lecture, je me demandais tout simplement quel était le fil conducteur. J'avais l'impression qu'il n'y avait pas d'histoire à suivre à part que : il baise facile, sa copine n'arrive pas à percer... Bon. Et son copain black Anthony avait beaucoup d'arguments pour être intéressant, mais là encore le sujet est à peine traiter.
On dirait que le sujet se veut grave (1ère génération allemande après l'Allemagne nazie, identité sexuelle et discrimination, identité sociale et discrimination...) mais que les arguments manquent pour donner de la consistance au récit. Et puis cette époque 50' aux Etats-Unis avec cette comparaison conflictuelle faite entre la danse de Broadway et le Folkwang ou autre danse traditionnelle... non seulement c'est un thème qui risque de fédérer un petit nombre de lecteurs, mais en plus il ne permet pas, je trouve, de dégager une histoire forte.
Je regrette de noter si bas un ouvrage qui possède de si belles qualités graphiques, mais je ne m'y suis vraiment, vraiment pas retrouvé au niveau du scénario. A bon entendeur, soyez danseur. Je n'hésiterai pas à renouveler une nouvelle expérience de lecture venant de cette autrice, il y a quand même quelque chose de prometteur qui se dégage.
Quel dommage ! cette histoire de destins croisés et sentimentaux de 4 personnages au coeur des combats entre 1940 et 1962, avait un potentiel inestimable, mais le traitement n'est pas à la hauteur de son ambition.
Sur une période courant sur 22 ans, le scénario plonge ces 4 personnages (3 hommes et 1 femme) qui n'ont pourtant rien en commun, dans les tourments de 3 guerres : Seconde guerre mondiale, guerre d'Indochine, guerre d'Algérie. Déja, pour se retrouver à chaque fois, c'est pas très crédible je trouve, mais bon à la rigueur, je peux passer là dessus. La description des conflits et des contextes n'est le plus souvent qu'effleurée, pourtant le sujet central est bien celui de la guerre au 20ème siècle, sans manichéisme, juste exposée sous ses plus hideux visages. Je crois que c'est surtout une histoire d'amitié durable, c'est ce qu'il faut en retenir, sinon quel est le fin mot de cette Bd ? Son rythme est assez étrange, il manque quelque chose à cette Bd pour qu'elle soit plus passionnante, ça manque de souffle et d'ampleur.
Au niveau graphique, c'est plutôt difficile à suivre, on peine à identifier les protagonistes, le dessin est en mode aquarelle, déja je n'aime pas ce style, surtout sur une Bd de guerre comme ici, ou sur une Bd historique ; les actions militaires sont à peu près bien rendues, mais ce sont les visages qui posent problème, c'était identique sur Sigurd & Vigdis, ce dessinateur abuse de son style graphique qui semble par endroits hésitant ou pas fini, avec des sortes de crayonnés qui en plus ne sont pas vraiment esthétiques. Cette bd est pour moi décevante, alors que son sujet développé autrement et avec un dessin réaliste dans un style Stalner par exemple, aurait pu avoir un impact phénoménal.
Enfant, j'avais été fan de cette série dont j'avais essayé (vainement) de me procurer les différents albums. Aujourd'hui, en relisant ces albums dans la bibliothèque parentale, ça coince un peu plus !
La série n'est pas mauvaise et il faut surtout la considérer à l'égard de son grand âge. Le premier volume est paru en 78, 14 ans avant ma naissance ! D'autre part, les albums sont très nombreux, et il est évident que l'auteur tire un peu sur la corde au bout de quelques uns. Cela dit, il améliore aussi grandement son trait entre les premiers albums, au dessin parfois hésitant ou cartoonesque dans le rendu, avec ensuite des planches plus travaillées, notamment au niveau des décors. J'ai toujours une réserve concernant la rigidité des corps, avec plusieurs cases qui me heurtent l’œil lorsque je les regarde à nouveau. Ce n'est pas systématique, mais dans certains albums on a l'impression que le trait fut moins soigné qu'à l'ordinaire, comme s'il avait voulu le faire à la va-vite.
Pour le reste ... la nostalgie parle un peu, même beaucoup, mais il y a quand même des soucis dans les histoires, il faut bien le dire. Si les premiers albums sont souvent assez sombres et dans des thématiques fantastiques, voir tragiques (comme Les larmes du géant ou Le colosse sans visage), la série finit par s'empêtrer dans une sorte de récit pour enfants mais sans leur accorder le sérieux auquel ils ont droit. Certains albums devenaient franchement mauvais et les antagonistes trop caricaturaux (avec un "je me vengerais" du dieu Seth dans l'album La fureur des dieux qui m'a fait pousser un gros soupir !). Quelques personnages interviennent de façon parfois trop accentué, comme Poin qui est systématiquement limité au rôle du comique.
La série à toutefois de bonnes idées, entre la mise au gout du jour de l’Égypte antique de façon accessible ou le personnage de Theti-Chéri qui est un personnage féminin plutôt bien campé et ne faisant pas systématiquement le rôle de demoiselle en détresse, ce qui est très agréable dans des publications pour enfant. Mais voila, les albums s'enchainent un peu trop, souvent les histoires sont oubliables et pas particulièrement travaillées, les méchants parfois trop caricaturaux. Il y a du bon, mais il faut aller le chercher. Malheureusement, en tombant d'entrée de jeu sur les mauvais albums on reste très vite sur sa faim quant à cette série.
Bref, la série à quelques idées et du potentiel qui est assez mal exploité à mon gout, retombant au final dans des travers de BD pour jeunes, avec des clichés du genre et des histoires trop cloisonnées et répétitives pour intéresser sur la longueur. J'ai assez bien aimé le début, lorsque j'étais jeune, je suis bien plus circonspect maintenant. C'est bien, mais franchement ça ne vole pas au-delà de cette note.
Watchmen figure à la plus haute place de mon panthéon de la BD, une œuvre quasi parfaite que je relis avec toujours autant de plaisir. Par conséquent, j'ai toujours cette envie mêlée d'appréhension quand on me présente à lire des séries dérivées de cet univers. J'avais beaucoup aimé certains albums Before Watchmen tandis que d'autres m'étaient un peu tombés des mains, j'ai été à la fois enthousiasmé et déçu par la série télévisée et idem pour l'album Doomsday clock. Rorschach étant l'un des protagonistes les plus marquants de Watchmen, j'aurais eu du mal à passer à côté de ce nouveau spin-off. Mais cette fois, ce n'est plus vraiment un sentiment mitigé que j'ai, mais plutôt une vraie déception.
Concrètement, ce n'est pas une mauvaise BD. Et elle respecte également bien l'esprit de la série d'Alan Moore et du personnage de Rorschach. Mais j'ai trouvé son histoire soporifique et trop bavarde. Et surtout, il n'y aurait quasiment rien eu à y changer pour que ça puisse se dérouler dans notre monde sans avoir nullement besoin d'impliquer l'univers de Watchmen et de Rorschach.
C'est une unique enquête policière s'étalant sur près de 300 pages. Le héros, un inspecteur de police, est chargé d'approfondir l'enquête sur la mort de deux personnes ayant visiblement tenté d'assassiner un candidat à la présidence des Etats-Unis. La particularité de ces deux là : l'une était une femme déguisée en cowboy masqué, tandis que l'autre portait le costume de Rorschach. Celui-ci étant décédé plus de 30 ans auparavant et le masque étant faux, il ne fait aucun doute que ce n'est pas le même homme que dans Watchmen (et pour ceux qui l'ont lu, ce n'est pas non plus celui de Doomsday clock). En remontant la piste consciencieusement, le détective va en apprendre de plus en plus sur l'identité et les motivations de ces deux assassins présumés, et sur tout ce qui entoure leur action et leur mort. Jusqu'à un dénouement en forme de twist pas forcément épatant.
Que ceux qui cherchent un récit de super-héros passent leur chemin. Il y a quelques références aux héros de Watchmen mais juste comme des éléments de décors, des souvenirs d'histoire ancienne. L'impact de la catastrophe de New York et du Calmar géant est très présent au cœur de l'intrigue et de l'esprit des protagonistes, mais ça aurait pu être remplacé par l'impact du 11 Septembre et la phobie du complot terroriste sans rien changer au scénario. L'enquête est crédible, mais aussi presque trop réaliste par sa lenteur et son absence complète d'action. Ce sont des dialogues bavards du héros avec ceux qu'il interroge mais aussi beaucoup de monologues intérieurs et des discussions du détective avec l'image qu'il se fait de ceux sur qui il enquête, plus particulièrement la femme cowboy dont le personnage n'est pas inintéressant mais trop peu exploité. Ces dialogues intérieurs embrouillent partiellement le lecteur car la narration laisse à voir les éléments du passé en même temps que ceux du présent, pour montrer comment l'esprit de l'enquêteur reconstruit les faits. La mise en page ajoute encore plus de confusion par-ci par-là avec des narrations parallèles comme ces quelques pages où le héros interroge trois témoins et où l'on suit leurs trois récits différents en même temps sans deviner facilement dans quel ordre lire les cases et les pages pour s'y retrouver. Ce n'est pas incompréhensible mais il faut un esprit bien éveillé pour ne pas être noyé et pour bien tout capter de l'enquête.
L'effort aurait pu être récompensé par une fin marquante mais celle-ci, même si elle se veut un peu surprenante, tombe à plat pour moi.
Je suis d'autant plus déçu que j'ai l'impression d'avoir été arnaqué : j'ai voulu lire cet album pour y retrouver l'univers de Watchmen et de ses héros, et au final j'ai eu droit à un polar noir lent et passablement ennuyeux pour lequel le personnage de Rorschach et le monde de Watchmen sont totalement inutiles et dispensables.
J'avoue que j'ai emprunté cet album en sachant qu'il y avait peu de chance que ça soit bon. J'aime bien le comics Garfield des années 1980-1990 (ensuite les gags vont devenir trop standards, avec les mêmes thèmes qui reviennent encore et encore) et Grumpy Cat est un meme qui me fait rire, mais là c'est clair qu'on a trop exploité cette pauvre chatte.
Malgré tout, cela aurait pu donner un truc sympathique, le scénariste Mark Evanier ayant été responsable du dessin animé Garfield et ses amis que je regardais et aimais lorsque j'étais petit. D'ailleurs, le scénario complètement délirant me rappelle le genre d'histoires qu'on retrouvait dans cette adaptation animée. Sauf que tout est ruiné par le dessin.
Déjà je trouve cela étrange qu'il y ait qu'un dessinateur crédité, parce que le dessin mélange deux styles, voire même trois (les personnages humains font très sous-manga je trouve). Disons que c'est étrange de voir Garfield, dessiné comme il est habituellement, côtoyer Grumpy Cat qui est dessinée dans un style plutôt moche. Le pire reste la mise en scène que je trouve bâclée. Certains gags qui auraient pu me faire sourire tombent à plat et la narration est poussive.
Bref, une œuvre de commande facilement dispensable.
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Les Petits Adieux
Je n'ai absolument pas réussi à entrer dans cette histoire, je le regrette, surtout pour le dessin que j'adore, mais c'est ainsi. Je n'ai plus souvenir de l'implication de Magda sur Sherman et je n'ai pas lu Charly, mais je trouve son dessin clair et lumineux, il m'a fait penser un peu au style de Dodier sur certains albums de Jérôme K. Jérôme Bloche et à Rossi sur le tome 3 de Les Errances de Julius Antoine... j'aime beaucoup ce style graphique. Sinon, c'est un récit intimiste assez obscur qui aborde des sujets graves comme l'inceste et la pédophilie, sauf que la narration hésite trop, cache des choses et verse trop dans la retenue, c'est vrai que c'est pas évident à traiter. Mais surtout, il se passe trop de choses dans la vie de cette femme, Christine, quadragénaire encore séduisante, et Marvano balance trop d'éléments et de faits rythmant la vie de Christine que ça en devient confus ; l'ensemble est brouillon et finit par ennuyer. Les composants de sa vie sont assez compliqués, et le lecteur doit se débattre dans ce fatras qui traine en longueur et qui ne captive pas vraiment, sans compter des séquences que j'ai eu du mal à comprendre. Encore une fois, je le redis, je regrette le traitement très moyen de ce long récit introspectif au développement poussif et très statique, le dessin aurait mérité mieux, mais je me suis trop vite ennuyé avec cette histoire.
Gaijin Salamander
J'ai été attiré par ce one-shot à cause du dessin. Au niveau du dessin, je n'ai pas été déçu. Il est très beau, dynamique et le style me fait penser à de l'animation. Le problème vient plutôt du scénario. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est vraiment mauvais. Disons simplement qu'il ne m'a pas captivé, parce que je ne suis pas un grand fan d'histoires de samouraïs et, comme l'a écrit Alix, il y a peu d'originalité dans le scénario, ce qui a fait en sorte que je me suis rapidement ennuyé. Il faut dire aussi que la période dont il est question, l'ouverture forcée du Japon au reste du monde et la modernisation qui s'en est suivie, a déjà été traitée par des mangas que j'ai lus et qui m'ont semblé meilleurs. Donc voilà, pour les gros fans de samouraïs uniquement.
Elecboy
Nous sommes en 2122. Le monde que vous connaissez a disparu ! Désormais c’est le désordre le plus total. La terre est brulée par le soleil. Ca tape fort ! Plus besoin de regarder les prévisions météorologies… c’est canicule tous les jours. Les rescapés n’ont qu’une seule préoccupation ! Une seule ! C’est trouver de l’eau. J’avoue que sur ces bases, je dis oui tout de suite. Les décors apocalyptiques sont plutôt réussis. Le trait de Jaouen Salaün est visuellement intéressant. Je suis même séduis. Et là c’est patatras ! Dans ce décor crade à la Mad Max apparaissent des créatures étranges. On ne sait pas trop d’où elles viennent et ce qu’elles recherchent. L’incompréhension est totale au point de ne pas vouloir continuer la série. Le scénario devient complexe. J’en ai marre. Je lâche prise. Cette giclée de science-fiction est rebutante. Il y avait pourtant de la matière dans ce chaos où la violence au sein de la communauté était plus que palpable. Le mixte western et l univers post apocalyptique était pourtant une bonne idée. Grosse désillusion au final. Dessin 3 étoiles – Histoire 1 étoile
Imperium
Nous voici devant un péplum qui vise une réflexion sur la quête du pouvoir, et le moyen de l'obtenir et de le conserver, c'est une sorte de variation romaine au service d'un propos philosophique, un péplum psychologique sans gladiateurs, sans batailles, sans orgies et sans sexe comme dans Murena ou Les Aigles de Rome. Autant dire que ce propos ne m'a pas du tout convaincu. Sur le plan historique, c'est respecté et une partie me semble vraisemblable, mais l'ensemble est alourdi par une histoire de résistance aux poisons qui n'est absolument pas passionnante, plombé par trop de dialogues pompeux et qui n'apportent pas grande chose d'intéressant. Là-dessus, le dessin de Régis Penet m'a semblé moins soigné, plus quelconque, en gros je l'ai trouvé moins performant que sur Marie des loups ou Fleurs carnivores qui avaient une vraie identité ; j'ai trouvé certains décors pas mal, mais le trait semble un peu rigide. C'est vraiment dommage parce que Sylla est le personnage central de cet album, il est un personnage romain beaucoup moins connu que César du grand public, et il aurait été intéressant de décrire son action en une sorte de biopic qui aurait pu avoir un sacré potentiel, plutôt que de construire tout un album sur une histoire de poisons. Général et dictateur de la République romaine avant César, de la fin du IIème siècle et du début du Ier siècle av. J.C., Sylla est surtout connu pour avoir vaincu Jugurtha en Numidie, pour ses campagnes victorieuses contre les Cimbres, et son inimité farouche avec Marius, autre politique romain de même poids, qui s'affronteront dans une guerre civile sanglante pour le pouvoir ; après la mort de Marius, Sylla est nommé dictateur puis consul, et il restaurera le pouvoir du Sénat avant de se désintéresser totalement des affaires et se retirer en 78 av. J.C. Voila ce que j'aurais préféré que les auteurs me content dans cet album, je pense qu'il y avait de la matière pour une chouette Bd et non pour un dégoisement sans saveur. Une vraie déception !
Les Veuves électriques
Tome 1
Les veuves électriques c'est l'histoire du combat mené par 3 femmes qui ont perdu leurs maris dans l'accident de la centrale nucléaire du coin. Elles se retrouvent un peu laissées pour compte, mais elles n'ont pas l'intention d'en rester là et compte bien faire entendre leur voix pour dénoncer tout ça. La trame narrative de la série oscille entre 2 aspects. D'abord il y a un ton un peu militant qui essaye de dénoncer certains travers de notre société avec les problèmes environnementaux, mais aussi le contrôle des médias sur l'image et l'information. De l'autre il y a un ton humoristique avec des situations rocambolesques, des petits jeux de mots ou des traits d'esprits très axé sur la déconne.
C'est plus ou moins efficace. Ce qui est sur c'est que ça donne une lecture légère, vraiment pas prise de tête et très second degré. C'est pas toujours drôle, notamment car certaines séquences sont trop caricaturales. Comme par exemple quand les médias décident de s'emparer du fait divers de la manif et détourne naïvement et involontairement une situation quelconque pour la faire passer pour une agression caractérisée. Un peu trop exagéré pour qu'on rigole vraiment. A coté de ça les personnages de nos 3 veuves sont plutôt bien vu, leurs réactions et leurs idées pour essayer de se sortir de tout ça sont plutôt amusantes. Ça ne se passe bien sur pas comme prévu, et ce lot d'imprévus entraine une surenchère de situations improbables plutôt rigolotes.
Le dessin est efficace, contribuant bien au ton léger et décalé de l'ensemble. En conclusion un premier tome divertissant.
Tome 2
Suite de l'aventure. D'abord sur le plan visuel, le dessin, enfin surtout l'encrage s'est affiné et donne un style plus précis. Si au début c'est un peu déstabilisant car certains personnages secondaires ont l'air d'avoir changé un peu de tête, c'est quand même au final un peu plus esthétique.
Coté scénario c'est par contre décevant. L'humour moyennement drôle basé sur des situations caricaturales redouble d'intensité. Le président qui se comporte comme le larbin de l'oligarque qui a financé sa campagne, l'otage qui se dandine sur la danse des canards avec ses ravisseurs... ça vole vraiment pas haut. Ce qui essaye d'être léger et 38e degré se révèle assez lourdingue au final car c'est comme ça tout le long de l'album. Les mésaventures de nos veuves ne sont même plus tellement le centre du récit. On enchaine les situations clichées et forcées. Tout cela se révèle en fin de compte pas bien drôle. Dommage.
Tanz !
Le feuilletage à la biblio m'a convaincu d'embarquer "Tanz !" avec moi. Le dessin m'a beaucoup plus de prime abord, et ça s'est confirmé à la lecture. Avant le dessin, c'est la colorisation à l'aquarelle qui m'avait attirée le plus. Très tonique, les couleurs donnent tout de suite un ton joyeux, jovial. J'aime l'univers de la danse de loin, je n'y connais pas grand chose. La danse en BD par contre, c'est pas un automatisme de lecture. Mais comme j'ai pu avoir une très très belle surprise avec Polina, je retente. Mais contrairement au récit de Vivès, qui possède un caractère universel, ici certains passages nous "obligent" à avoir une culture de la danse pour comprendre les dialogues de certaines scènes et le point de vue des personnages. Il y a peu de dialogues et l'écriture générale est concise, donc même si ces passages sont relativement courts, je suis frustré de ne pas profiter du texte quand l'occasion se présente. Uli, personnage principal, ne m'intéresse pas des masses non plus. Il n'y a pas tout à jeter loin de là, c'est juste que ça n'est pas assez profond. Au cour de ma lecture, je me demandais tout simplement quel était le fil conducteur. J'avais l'impression qu'il n'y avait pas d'histoire à suivre à part que : il baise facile, sa copine n'arrive pas à percer... Bon. Et son copain black Anthony avait beaucoup d'arguments pour être intéressant, mais là encore le sujet est à peine traiter. On dirait que le sujet se veut grave (1ère génération allemande après l'Allemagne nazie, identité sexuelle et discrimination, identité sociale et discrimination...) mais que les arguments manquent pour donner de la consistance au récit. Et puis cette époque 50' aux Etats-Unis avec cette comparaison conflictuelle faite entre la danse de Broadway et le Folkwang ou autre danse traditionnelle... non seulement c'est un thème qui risque de fédérer un petit nombre de lecteurs, mais en plus il ne permet pas, je trouve, de dégager une histoire forte. Je regrette de noter si bas un ouvrage qui possède de si belles qualités graphiques, mais je ne m'y suis vraiment, vraiment pas retrouvé au niveau du scénario. A bon entendeur, soyez danseur. Je n'hésiterai pas à renouveler une nouvelle expérience de lecture venant de cette autrice, il y a quand même quelque chose de prometteur qui se dégage.
20 ans de guerre
Quel dommage ! cette histoire de destins croisés et sentimentaux de 4 personnages au coeur des combats entre 1940 et 1962, avait un potentiel inestimable, mais le traitement n'est pas à la hauteur de son ambition. Sur une période courant sur 22 ans, le scénario plonge ces 4 personnages (3 hommes et 1 femme) qui n'ont pourtant rien en commun, dans les tourments de 3 guerres : Seconde guerre mondiale, guerre d'Indochine, guerre d'Algérie. Déja, pour se retrouver à chaque fois, c'est pas très crédible je trouve, mais bon à la rigueur, je peux passer là dessus. La description des conflits et des contextes n'est le plus souvent qu'effleurée, pourtant le sujet central est bien celui de la guerre au 20ème siècle, sans manichéisme, juste exposée sous ses plus hideux visages. Je crois que c'est surtout une histoire d'amitié durable, c'est ce qu'il faut en retenir, sinon quel est le fin mot de cette Bd ? Son rythme est assez étrange, il manque quelque chose à cette Bd pour qu'elle soit plus passionnante, ça manque de souffle et d'ampleur. Au niveau graphique, c'est plutôt difficile à suivre, on peine à identifier les protagonistes, le dessin est en mode aquarelle, déja je n'aime pas ce style, surtout sur une Bd de guerre comme ici, ou sur une Bd historique ; les actions militaires sont à peu près bien rendues, mais ce sont les visages qui posent problème, c'était identique sur Sigurd & Vigdis, ce dessinateur abuse de son style graphique qui semble par endroits hésitant ou pas fini, avec des sortes de crayonnés qui en plus ne sont pas vraiment esthétiques. Cette bd est pour moi décevante, alors que son sujet développé autrement et avec un dessin réaliste dans un style Stalner par exemple, aurait pu avoir un impact phénoménal.
Papyrus
Enfant, j'avais été fan de cette série dont j'avais essayé (vainement) de me procurer les différents albums. Aujourd'hui, en relisant ces albums dans la bibliothèque parentale, ça coince un peu plus ! La série n'est pas mauvaise et il faut surtout la considérer à l'égard de son grand âge. Le premier volume est paru en 78, 14 ans avant ma naissance ! D'autre part, les albums sont très nombreux, et il est évident que l'auteur tire un peu sur la corde au bout de quelques uns. Cela dit, il améliore aussi grandement son trait entre les premiers albums, au dessin parfois hésitant ou cartoonesque dans le rendu, avec ensuite des planches plus travaillées, notamment au niveau des décors. J'ai toujours une réserve concernant la rigidité des corps, avec plusieurs cases qui me heurtent l’œil lorsque je les regarde à nouveau. Ce n'est pas systématique, mais dans certains albums on a l'impression que le trait fut moins soigné qu'à l'ordinaire, comme s'il avait voulu le faire à la va-vite. Pour le reste ... la nostalgie parle un peu, même beaucoup, mais il y a quand même des soucis dans les histoires, il faut bien le dire. Si les premiers albums sont souvent assez sombres et dans des thématiques fantastiques, voir tragiques (comme Les larmes du géant ou Le colosse sans visage), la série finit par s'empêtrer dans une sorte de récit pour enfants mais sans leur accorder le sérieux auquel ils ont droit. Certains albums devenaient franchement mauvais et les antagonistes trop caricaturaux (avec un "je me vengerais" du dieu Seth dans l'album La fureur des dieux qui m'a fait pousser un gros soupir !). Quelques personnages interviennent de façon parfois trop accentué, comme Poin qui est systématiquement limité au rôle du comique. La série à toutefois de bonnes idées, entre la mise au gout du jour de l’Égypte antique de façon accessible ou le personnage de Theti-Chéri qui est un personnage féminin plutôt bien campé et ne faisant pas systématiquement le rôle de demoiselle en détresse, ce qui est très agréable dans des publications pour enfant. Mais voila, les albums s'enchainent un peu trop, souvent les histoires sont oubliables et pas particulièrement travaillées, les méchants parfois trop caricaturaux. Il y a du bon, mais il faut aller le chercher. Malheureusement, en tombant d'entrée de jeu sur les mauvais albums on reste très vite sur sa faim quant à cette série. Bref, la série à quelques idées et du potentiel qui est assez mal exploité à mon gout, retombant au final dans des travers de BD pour jeunes, avec des clichés du genre et des histoires trop cloisonnées et répétitives pour intéresser sur la longueur. J'ai assez bien aimé le début, lorsque j'étais jeune, je suis bien plus circonspect maintenant. C'est bien, mais franchement ça ne vole pas au-delà de cette note.
Rorschach
Watchmen figure à la plus haute place de mon panthéon de la BD, une œuvre quasi parfaite que je relis avec toujours autant de plaisir. Par conséquent, j'ai toujours cette envie mêlée d'appréhension quand on me présente à lire des séries dérivées de cet univers. J'avais beaucoup aimé certains albums Before Watchmen tandis que d'autres m'étaient un peu tombés des mains, j'ai été à la fois enthousiasmé et déçu par la série télévisée et idem pour l'album Doomsday clock. Rorschach étant l'un des protagonistes les plus marquants de Watchmen, j'aurais eu du mal à passer à côté de ce nouveau spin-off. Mais cette fois, ce n'est plus vraiment un sentiment mitigé que j'ai, mais plutôt une vraie déception. Concrètement, ce n'est pas une mauvaise BD. Et elle respecte également bien l'esprit de la série d'Alan Moore et du personnage de Rorschach. Mais j'ai trouvé son histoire soporifique et trop bavarde. Et surtout, il n'y aurait quasiment rien eu à y changer pour que ça puisse se dérouler dans notre monde sans avoir nullement besoin d'impliquer l'univers de Watchmen et de Rorschach. C'est une unique enquête policière s'étalant sur près de 300 pages. Le héros, un inspecteur de police, est chargé d'approfondir l'enquête sur la mort de deux personnes ayant visiblement tenté d'assassiner un candidat à la présidence des Etats-Unis. La particularité de ces deux là : l'une était une femme déguisée en cowboy masqué, tandis que l'autre portait le costume de Rorschach. Celui-ci étant décédé plus de 30 ans auparavant et le masque étant faux, il ne fait aucun doute que ce n'est pas le même homme que dans Watchmen (et pour ceux qui l'ont lu, ce n'est pas non plus celui de Doomsday clock). En remontant la piste consciencieusement, le détective va en apprendre de plus en plus sur l'identité et les motivations de ces deux assassins présumés, et sur tout ce qui entoure leur action et leur mort. Jusqu'à un dénouement en forme de twist pas forcément épatant. Que ceux qui cherchent un récit de super-héros passent leur chemin. Il y a quelques références aux héros de Watchmen mais juste comme des éléments de décors, des souvenirs d'histoire ancienne. L'impact de la catastrophe de New York et du Calmar géant est très présent au cœur de l'intrigue et de l'esprit des protagonistes, mais ça aurait pu être remplacé par l'impact du 11 Septembre et la phobie du complot terroriste sans rien changer au scénario. L'enquête est crédible, mais aussi presque trop réaliste par sa lenteur et son absence complète d'action. Ce sont des dialogues bavards du héros avec ceux qu'il interroge mais aussi beaucoup de monologues intérieurs et des discussions du détective avec l'image qu'il se fait de ceux sur qui il enquête, plus particulièrement la femme cowboy dont le personnage n'est pas inintéressant mais trop peu exploité. Ces dialogues intérieurs embrouillent partiellement le lecteur car la narration laisse à voir les éléments du passé en même temps que ceux du présent, pour montrer comment l'esprit de l'enquêteur reconstruit les faits. La mise en page ajoute encore plus de confusion par-ci par-là avec des narrations parallèles comme ces quelques pages où le héros interroge trois témoins et où l'on suit leurs trois récits différents en même temps sans deviner facilement dans quel ordre lire les cases et les pages pour s'y retrouver. Ce n'est pas incompréhensible mais il faut un esprit bien éveillé pour ne pas être noyé et pour bien tout capter de l'enquête. L'effort aurait pu être récompensé par une fin marquante mais celle-ci, même si elle se veut un peu surprenante, tombe à plat pour moi. Je suis d'autant plus déçu que j'ai l'impression d'avoir été arnaqué : j'ai voulu lire cet album pour y retrouver l'univers de Watchmen et de ses héros, et au final j'ai eu droit à un polar noir lent et passablement ennuyeux pour lequel le personnage de Rorschach et le monde de Watchmen sont totalement inutiles et dispensables.
Grumpy cat / Garfield
J'avoue que j'ai emprunté cet album en sachant qu'il y avait peu de chance que ça soit bon. J'aime bien le comics Garfield des années 1980-1990 (ensuite les gags vont devenir trop standards, avec les mêmes thèmes qui reviennent encore et encore) et Grumpy Cat est un meme qui me fait rire, mais là c'est clair qu'on a trop exploité cette pauvre chatte. Malgré tout, cela aurait pu donner un truc sympathique, le scénariste Mark Evanier ayant été responsable du dessin animé Garfield et ses amis que je regardais et aimais lorsque j'étais petit. D'ailleurs, le scénario complètement délirant me rappelle le genre d'histoires qu'on retrouvait dans cette adaptation animée. Sauf que tout est ruiné par le dessin. Déjà je trouve cela étrange qu'il y ait qu'un dessinateur crédité, parce que le dessin mélange deux styles, voire même trois (les personnages humains font très sous-manga je trouve). Disons que c'est étrange de voir Garfield, dessiné comme il est habituellement, côtoyer Grumpy Cat qui est dessinée dans un style plutôt moche. Le pire reste la mise en scène que je trouve bâclée. Certains gags qui auraient pu me faire sourire tombent à plat et la narration est poussive. Bref, une œuvre de commande facilement dispensable.