Sherman

Note: 3.4/5
(3.4/5 pour 10 avis)

Etats-Unis, début des années 50. Figure mythique du self-made-man, Jay Sherman est un homme comblé : parti de rien, il a consacré sa vie et sa fortune à la réussite de ses enfants, Robert et Jeannie. Alors candidat à la présidence des Etats-Unis, son fils est assassiné sous ses yeux. (texte de l'éditeur)


1946 - 1960 : L'Après-Guerre et le début de la Guerre Froide Les meilleures séries terminées en 2012 Troisième Vague

Etats-Unis, début des années 50. Figure mythique du self-made-man, Jay Sherman est un homme comblé : parti de rien, il a consacré sa vie et sa fortune à la réussite de ses enfants, Robert et Jeannie. Alors candidat à la présidence des Etats-Unis, son fils est assassiné sous ses yeux.

Scénariste
Dessinateurs
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Janvier 2011
Statut histoire Série en cours - cycle(s) terminé(s) (premier cycle de 6 tomes terminé) 8 tomes parus
Couverture de la série Sherman
Les notes (10)
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22/02/2011 | Mac Arthur
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Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Je suis vraiment bien rentré dans cette histoire, j'étais même enthousiaste au début, et au final je suis un peu plus tempéré. Les éléments de départ sont vraiment intéressants. On est en présence d'un homme d'affaire dont le fils est en bonne place pour devenir président des USA. Et tout d'un coup, tout s'écroule. Un mystérieux homme le menace de tuer son fils, de le ruiner et de finir par achever sa fille. Et il passe progressivement (mais rapidement) à l'acte ! Du coup le suspense autour de l'identité de cet homme se met en place de fort belle manière. On découvre peu à peu qui est Jay Sherman et comment il est devenu l'homme qu'il est aujourd'hui. On suit donc à la fois un homme poussé dans ses retranchements et traqué dans le présent et également un homme au passé parfois trouble. Comment il a bâti son empire, en étant prêt à certaines choses qu'il est peut-être en train de regretter car elles sont en train de lui coûter très cher. Cette alternance entre passé et présent est bien dosée, on découvre que la liste des gens qui lui en veulent à mort est longue et qu'ils pourraient tous être derrière le jeu macabre qui se joue en ce moment. Tout ça est très bon et mériterait bien 4 étoiles. Mais voilà, j'ai trouvé que ça s'étirait un peu trop en longueur, surtout toute la partie pendant la seconde guerre mondiale qui tourne autour des liens avec le régime nazi. Il y a probablement un tome de trop car je me suis moins passionné sur la fin et j'attendais une seule chose : connaître l'identité du commanditaire mystérieux. Et je dois dire que j'avais envisagé bien des hypothèses mais pas celle là. Sur le coup j'ai trouvé ça gros, presque trop gros. Avec le recul pas tant que ça, c'est plutôt pas mal. Mais du coup, il y a quand même certains comportements que je ne m'explique pas trop. Au final, un bon moment de lecture qui passe pas loin du 4/5.

16/11/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'aime bien les années 50 aux Etats-Unis et leur mythologie symbolisée par les grosses bagnoles, les fringues et le cinéma de cette époque, où l'Amérique repartait vers la prospérité après les années de guerre. Les années 20 de ce pays sont aussi fascinantes ; ça tombe bien, dans cette bande, il y a les deux. Les auteurs s'emparent d'un thème très ricain : à travers le portrait d'un self-made man envié qui symbolise à l'excès le fameux rêve américain, soudain brisé par une avalanche d'épreuves qui démolit tout ce qu'il a construit, Desberg et Griffo proposent au lecteur de pénétrer au coeur d'une passionnante intrigue psychologique qui hésite entre la fable sociale et le polar. Le scénario bien construit met en lumière certains événements où Jay Sherman le héros central de ce récit, doit fouiller son passé pour comprendre qui lui en veut et pourquoi, mettant ainsi à nu certaines zones d'ombre et certaines vérités pas toujours très propres. Si Desberg n'évite pas des situations vues ailleurs et des figures attendues de ce type de récit, ainsi que quelques clichés (la rencontre et l'amourette entre Jay et Donna un peu rapide ; la rivalité animale entre Jay et David Sterling...), il se rattrape par une narration virtuose qui alterne présent et passé et qui commence par un début très accrocheur. Seul petit bémol : le récit patine un peu au milieu, ça s'étire et ça s'égare un peu trop lors des séquences avec les nazis, mais sinon, c'est une Bd palpitante, au dénouement inattendu qui tient en haleine avec une efficacité redoutable, à défaut d'une grande originalité. Griffo sait changer de style et de période sans problème, même si j'ai trouvé son dessin un peu bâclé parfois (dû au rythme rapide de parution ?), et n'ayant pas le même soin que sur Cinjis Qan ou Giacomo C. ; son trait est ici plus proche de celui sur Vlad. Les couvertures superbes, rappellent des images de vieux films américains des années 50. Cette série achève de placer Desberg parmi un aréopage de scénaristes doués comme Van Hamme, Giroud, Dufaux ou Cothias ; elle est tellement prenante que quand on la commence, on veut savoir absolument la suite sans décrocher, et j'ai lu les 6 tomes d'affilée sans ennui, ce qui est rare...

29/12/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 2/5

Dans l'ensemble, cette série est plutôt moyenne. Je viens juste de remarquer les dates de sortie de chaque album. 6 tomes en un an et demi, je comprends pourquoi le dessin de cette série est dans l'ensemble raté (et bien plus dans le tome 6) ; toutes les 2-3 pages on aura le droit à des erreurs anatomiques grossières, de trop nombreuses imprécisions et vraiment peu de détails, un encrage tremblotant, des perspectives difformes et autres couacs qui enlaidissent les planches de façon assez impardonnable. Certes, je ne suis pas plus que ça un amateur du dessin réaliste, mais lorsqu'il est bien réalisé, même si je trouve les planches laides, je trouve en général que les BDs sont lisibles (prenons l'exemple de Largo Winch). Avec ces couvertures ultra-soignées, "Sherman", c'est limite de la publicité mensongère. Heureusement que ce dessin plutôt laid est grandement rattrapé par la colorisation dans les tons gris-sépias, bien plus soignée, et maitrisée, pour gommer les nombreux défauts du style de Griffo. Sinon, le scénario est vraiment pas palpitant, bourré de cliché ; j'ai vite décroché, surtout que les (mauvaises) narrations à flash-back comme celle-ci m’insupportent. Si je voulais être méchant et lapidaire, je serai tenté de dire "Du sous Van Hamme".

20/08/2013 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

Figure éminente de l’Amérique des années 50, le banquier Jay Sherman est à deux doigts de réaliser son rêve : permettre à son fils de devenir le président de la République. Seulement, ce dernier est assassiné par un mystérieux ennemi qui menace de détruire tout ce que Sherman a construit dans sa vie (fortune et famille). On peut dire que la série démarre fort et le lecteur est immédiatement pris dans l’intrigue. L’histoire n’est pas follement originale mais diablement efficace. Elle se divise en deux. Il y a d’une part l’enquête pour retrouver l’agresseur et d’autre part la vie de Sherman depuis son enfance au début du 20ème siècle. La vie très romanesque de Sherman se mêle plusieurs fois à la Grande Histoire, ce qui donne encore plus d’ampleur à l’intrigue. Narration et suspense sont parfaitement maitrisés et le changement de colorisation en fonction des époques est bien vu. Les dessins sont classiques et agréables même si le talent de Griffo est loin d’être exploité à son maximum. Au final, Sherman est une très bonne série policière, plutôt grand public, qui en dépit de quelques défauts, ravira les amateurs.

02/07/2013 (modifier)

Le polar s'appuyant sur des flashbacks façon Citizen Kane. Dans l'Amérique uchronique pré-Kennedy, Jay Sherman voit son fils, prétendant à la présidence mourir assassiné. Quelqu'un souhaite faire payer Sherman pour son passé trouble... Sherman ne réinvente rien, mais aligne les références culturelle dans une intrigue homogène qui maintient l'attention de bout en bout, bien qu'un peu trop bavard. C'est déjà bien, et c'est même mieux quand on voit la galerie de personnages jamais blanc ou noir. Sa grande force, c'est donc de ne jamais indiquer au lecteur qui est bien ou mal, car la vie fait que les êtres humains sont plus complexes et parfois plus torturés intérieurement, qui plus est pendant ces décennies. Ainsi, on voit le carriérisme, l'ambition, la trahison mais aussi les amours impossibles se succéder. Par ailleurs, la BD de Desberg apporte aussi un éclairage souvent discret des relations géopolitiques internationales de la seconde guerre mondiale, montrant bien les paradoxes auxquels les gens ont pu être confrontés à l'époque, et les destins brisés qui en découlent. Si la lecture est plaisante, et que l'on attend le dénouement assez impatiemment, Sherman n'est pas dénué de défaut qui n'en font pas une œuvre majeure : Tout d'abord, le dénouement justement est un peu parachuté, donnant l'impression d'une cassure pas totalement cohérente avec le fil du récit. La frustration n'est pas totale mais la conclusion déçoit un peu. Le dessin ensuite n'est pas sensationnel. Griffo affiche une certaine constance dans son inconstance. Les personnages sont parfois bien travaillés mais aussi parfois carrément ratés, à tel point que l'on hésite parfois à identifier correctement qui parle. Par ailleurs, les cadrages et l'animation dans les cases est un peu plan plan et aurait eu à gagner en dynamisme sur certaines phases. Une sensation accentuée par la palette couleur un peu terne, propre aux films de cette époque. Pour ma part, Sherman atteint donc son objectif de divertissement intelligent, mais pêche par une mise en image impersonnelle que l'accumulation de références culturelles en tous genres de l'époque ne parvient pas à hisser plus haut que la lecture unique plaisante.

19/06/2013 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
L'avatar du posteur herve

Je retrouve dans cette série, le Desberg de Black Op, c'est dire si cette série m'a vraiment séduit. J'ai lu les six tomes d'une traite tant je voulais connaitre la suite des mésaventures de Sherman. Passionnant de bout en bout, j'ai suivi ce polar qui couvre plus d'un demi siècle de l'histoire des USA avec frénésie. En effet, malgré les nombreux flash-back qui ponctuent le récit (les années 30, la seconde guerre mondiale, l'ascension de Sherman...), la lecture reste fluide grâce à un scénario bien ficelé, et des codes couleurs par époque. En outre, le résumé des épisodes précédents est bien intégré dans chaque volume. On pourrait voir dans l'histoire de cette famille de Sherman, une réminissence de celle du clan Kennedy (avec ses relations avec la mafia, le régime nazi, l'espoir mis dans son fils pour atteindre la magistrature suprême...) mais Desberg amène ici un souffle nouveau à travers une véritable chasse à l'homme sur six volumes. Une série réussie, malgré quelques approximations au niveau des dessins parfois (des visages non dessinés dans le tome 3, des personnages que l'on a du mal à reconnaitre sur certaines cases) mais cela est sans doute la conséquence d'une parution assez rapide et rapprochée entre les volumes.

21/04/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5

Sherman est sans doute à ce jour la meilleure série de la collection 3e Vague de Lombard. Desberg nous sert une histoire bien écrite, dont les différents rebondissements se succèdent au bon rythme. La série nous tient en haleine tout du long et fait assez rare, il arrive à ménager son suspense assez loin dans la série (jusqu'à l'apparition de Dimitar en gros). Il utilise par ailleurs très bien le fil historique sur lequel il tisse sa trame et on suit avec plaisir ce "coup de regard par dessus l'épaule" de l'existence de Jay Sherman. Il utilise aussi à merveille les personnages secondaires et les différents tiroirs de l'intrigue qu'il tire avec leur aide. C'est assez classique dans la forme (narration/rythme) mais excellemment fait. J'ai pris un immense plaisir de lecture avec ces 6 volumes, avec peut-être un léger bémol sur le dernier, où j'aurais peut être aimé moins d'action. Malgré tout, c'est tout bon. Le dessin est la partie faible de la série, malgré des illustrations de couvertures originales et très réussies. Le graphisme est très classique de ce genre de production, avec un réalisme de bon aloi. La colorisation permet de suivre aisément les sauts dans le temps, bien utile à partir de l'arrivée à l'âge adulte des enfants de Sherman puisque certains personnages ne vieillissent plus. Seule petite critique, les visages semblent déformés dans certains cases quand ils sont réussis ailleurs. Globalement, un bonne série dont je conseille l'achat.

08/12/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Très pro, cette série. Soignée dans sa présentation (quelles belles couvertures), dans son scénario, dans sa mise en images. Pour franchir encore un cran, il ne lui manquait que l’originalité. Ici, Desberg surfe quelque peu sur la vague du succès de « Il était une fois en France » avec un personnage central au passé ambigu et au comportement équivoque durant la seconde guerre mondiale. Sinon, la série tient ses promesses. Le suspense est conservé jusqu’à l’ultime tome, avec une révélation finale qui tient plutôt bien la route. Les personnages sont charismatiques. La toile historique est bien tissée et l’amateur du genre aura de quoi se mettre sous la dent. Le dessin est soigné dans une ligne réaliste lisible et classique. Chaque personnage est bien typé et reconnaissable malgré les divers changements d’époque. On n’échappe pas à quelques stéréotypes (mais pourquoi les méchants doivent-ils systématiquement raconter leur vie à chaque fois qu’ils tiennent leur ennemi à portée de flingue ?) mais l’ensemble se lit aisément. Une bonne série, en somme, cohérente et qui garde son intérêt jusqu’au dernier tome.

22/02/2011 (MAJ le 03/05/2012) (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Pour l'instant, c'est pas mal et le suspense est assez bien fait pour que j'aie envie de lire les autres tomes, mais je ne suis pas totalement convaincu malgré ça. Je trouve que le scénario comporte des exagérations. Sherman est victime d'attentats et il en réchappe toujours. D'ailleurs, les types qui veulent se venger semblent capables de savoir où il va. Ça m'a un peu dérangé durant ma lecture. Les scènes dans le passé sont mieux, mais je me demande comment Sherman faisait pour gagner de l'argent pendant qu'il courtisait la fille du banquier. Peut-être que c'est mentionné et que je n'ai pas fait attention. Parce que, paradoxalement, même si j'ai envie de découvrir le coupable, je n'ai pas été captivé par le scénario. Je lisais sans passion même si je trouve certaines choses pas mal. Il n'y a rien de mémorable pour le moment et si les autres tomes sont comme ça, je ne vais sans doute jamais relire la série après avoir lu le dernier tome.

21/06/2011 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J'adore ce genre de saga à l'américaine qui démonte un peu le mythe du rêve. Dès les premières pages, j'ai tout de suite adhéré. Il faut dire que Stephen Desberg sait y faire et que donc, c'est efficace dans la narration comme dans l'action. Le jeu de reconstitution du puzzle est savoureux. Pourtant, le scénario n'est pas réellement nouveau en nous présentant un homme qui, parti de rien, a bâti une immense fortune. Cependant, quand vient l'heure de régler les comptes, c'est plus que douloureux. On va replonger dans le passé plus que douteux de ce self-made-man. Il est question d'une vengeance savamment orchestrée. La clé de cette vengeance terrible qui s'est abattue sur le fils de Sherman, candidat à la maison blanche, semble justement liée au passé sulfureux du père ! Les deux premiers tomes sont d'ailleurs de grande qualité. A noter qu'ils ont été publié simultannément. Gageons que les 4 autres s'enchaîneront assez rapidement. Les ventes sont d'ailleurs un véritable succès. C'est franchement mérité. Cela sera vraissemblablement l'une des séries qui marqueront l'année 2011.

01/03/2011 (modifier)