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Polina

Note: 3.39/5
(3.39/5 pour 18 avis)

2011 : Prix Canal BD 2012 : Prix ACBD. Introduction Site Casterman : "Après avoir exploré l'émoi amoureux, Bastien Vivès parcourt la relation du maître et de l'élève dans Polina ou l'histoire d'une petite fille qui deviendra chorégraphe. Dans un livre conséquent, l'auteur semble réfléchir sa propre expérience par la fiction. Sans détours, avec lucidité et distance."


BDs adaptées en film Gobelins, l'École de l'Image Grands prix de la Critique ACBD La Danse Prix des Libraires de Bande Dessinée

" Il faut être souple si vous voulez espérer un jour devenir danseuse. Si vous n'êtes pas souple à 6 ans, vous le serez encore moins à 16 ans. La souplesse et la grâce ne s'apprennent pas. C'est un don. Suivante... " . .

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Mars 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Polina
Les notes (18)
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05/04/2011 | le poulpe
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L'avatar du posteur Noirdésir

La production de Bastien Vivès est assez inégale, et je ne suis pas vraiment amateur de danse, classique qui plus est. C’est dire que je ne me suis pas rué sur cet album, qui a en son temps connu un beau succès critique. J’ai finalement franchi le pas, presqu’à reculons, pour savoir ce qui avait autant captivé, sur un sujet a priori pas délirant (la formation d’une jeune danseuse de ballet, Polina donc). Eh bien force m’est de constater que ça se laisse lire. D’abord au début, alors que ça se focalise sur l’entrée de la jeune Polina dans son école, la rivalité entre les professeurs pour attirer les meilleures danseuses, j’ai trouvé ça un peu poussif (réservé aux amateurs de danse classique peut-être). Mais au fur et à mesure que Polina gagne en maturité, et qu’elle s’émancipe de sa formation, cela devient plus intéressant. Surtout, Vivès se sert de Polina, du hasard qui la ballote de Russie vers Paris, puis Berlin, au gré d’aléas personnels, pour dynamiser son intrigue. Son dessin use comme d’habitude d’épure – on aime ou on n’aime pas (je n’en suis pas forcément fan). Je regrette par contre les bouts de noirs glissés sur les visages, le nez en particulier, qui leur donne (Polina la première) un air simiesque qui ne m’a pas vraiment plu.

25/02/2020 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Jetjet

Bastien Vivès est un de ces auteurs avec lequel on ne sait jamais à quoi réellement s'attendre... D'un côté il est le co-auteur de l'époustouflant et sous-estimé série Pour L'Empire et par ailleurs d'un tas de bouquins dispensables au trait souvent haché et/ou bâclé. Et il y a ce "Polina", bardé de prix et de critiques souvent prestigieuses qui ont du grandement aider à sa renommée. La peur de lire un ouvrage bobo prisé des salons bien pensants parisiens a du reculer durablement la lecture de cet ouvrage et bien mal m'en a pris. Polina est une jolie surprise. N'ayant aucune affinité avec le monde de la danse, je redoutais l'ennui mais c'est la construction de cette relation entre cette jeune fille douée mais incertaine de son parcours artistique et de ce professeur strict et âpre, Bojinski, qui fait tout le sel de ces 200 pages de lecture. N'allez pas croire par ailleurs que la danse et cette relation maître-élève sont les uniques moteurs de "Polina", Bojinski n’apparaît pas sur toutes les cases bien au contraire mais sa présence est si pesante que l'on devine l'impact de son enseignement sur l'évolution de cette jeune Russe discrète de son enfance à l'âge de raison. Il y a beaucoup de cases sans paroles mais la construction est parfaite. Vivès possède toujours ce trait épuré où l'on devine plus les formes que les détails mais à aucun moment le lecteur est perdu. Une certaine grâce en ressort même lors des scènes dites de danse. Polina parle peu mais vit, tombe amoureuse, hésite, semble perdue et persiste. Les dernières pages sont absolument magnifiques et fort émouvantes. Par une belle astuce graphique, l'auteur nous dévoile même Bojinski tel qu'il est réellement et toutes les pièces du puzzle s’emboîtent pour délivrer finalement ce qui constitue le haut du panier de la longue bibliographie de Bastien Vivès. Il me tarde d'ailleurs de voir à présent l'adaptation ciné de ce petit bijou d'émotion.

20/10/2019 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue Boy

Ayant constaté que la BD avait été récompensée par quelques prix (ACBD et Canal BD), il me fallait voir de quoi il retournait. Et je l’avoue, en feuilletant « Polina » avant lecture, ce trait noir et blanc en apparence très sommaire me laissait dubitatif. Mais après avoir tourné quelques pages, la magie a opéré. Ce trait fin et parfois épais dans les contours, mal fagoté en apparence, vient rapidement accorder sa fragilité avec le monde de la danse tout en révélant son sens impressionnant du mouvement. Souvent le minimalisme est poussé à l’extrême. Les décors deviennent secondaires, parfois inexistants, parfois représentés juste par une porte en trois coups de crayon pour situer l’espace. Non, ici, c’est la danse qui prime, le mouvement. L’histoire elle-même se mue en une sorte de ballet où seuls les corps, les poses et les attitudes comptent. Et c’est tellement bien vu qu’on se laisse emporter, grâce aussi à un scénario bien dompté, subtil et intelligent, où il ne se passe rien d’extraordinaire mais qui réussit à nous accrocher. Cette petite Polina toute gracile nous émeut face à ces professeurs impitoyables et légèrement sadiques qui ne semblent pas disposés à la tirer vers le haut, du moins c’est l’impression qu’ils donnent, mais il semblerait que la méthode ait fait ses preuves… Une fois adulte, Polina réussira toutefois à tracer sa route grâce à un coup de pouce du destin, tout juste après être sortie d’une rupture amoureuse difficile. Une très belle réussite donc que ce « Polina », bel hommage à un art envoûtant, qui m’aura permis de découvrir un auteur de talent avec déjà une dizaine d’ouvrages à son actif.

13/08/2015 (modifier)
Par Tourenne
Note: 4/5

Toute l'ambiance est palpable dans la couverture.... La rudesse de ce monde et, paradoxalement, la fragilité de ces si jeunes filles. Mais on y parle aussi du temps qui passe, de la maturité, du regard sur l'autre qui évolue ainsi que sur soi-même... Beau roman graphique dont les dessins sont très forts.

03/10/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Cet one-shot ne m'a pas du tout passionné. J'admets que Vivès sait comment dessiner un corps humain quoique son style ne soit pas ma tasse de thé. C'est plutôt le scénario que j'ai trouvé mauvais. Bon, ce n'est pas un truc nul à chier, mais je me suis ennuyé du début jusqu'à la fin. Il faut dire que la danse ne m'intéresse pas du tout et que je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages donc voir leur vie quotidienne ne m'a pas du tout passionné. Je trouve qu'il ne se passe pas grand et il n'y a rien qui a retenu mon attention.

07/11/2013 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

J’ai mis du temps avant de me décider à lire « Polina ». En fait, j’ai voulu m’affranchir au maximum des critiques ayant été émises ça et là par la presse et les lecteurs. Et puis, « Polina » est un gros pavé, il faut donc beaucoup de temps devant soi pour le feuilleter. Cette bande dessinée nous conte le destin de Polina, une jeune danseuse de 6 ans dont l’ambition est de devenir un jour une grande artiste. Pour cela, accompagnée par sa mère, elle pousse les portes d’une grande école de danse dirigée par le renommé et sévère Bojinski… Ce qui m’a motivé la lecture de ce one-shot : ce sont l’originalité du scénario qui nous propose de vivre la destinée d’une danseuse (ce qui nous change des récits d’héroïc-fantasy de chez l’éditeur Soleil, hein !) et le trait de Bastien Vivès. Bien que je ne sois pas réceptif à la danse classique, j’ai été fasciné par le scénario proposé par Bastien Vivès. Cet auteur a su m’intéresser à cet art grâce à la relation touchante qu’entretiennent Polina et son maître. D’ailleurs, le dénouement m’est apparu assez émouvante avec les retrouvailles entre ces deux êtres. J’ai apprécié également le fait que l’accent ait été mis sur l’effort, la modestie, la prise de risque et le travail de polina pour qu’elle atteigne ses objectifs, c’est une philosophie de la vie que j’affectionne particulièrement et dont je considère qu’elle n’est pas assez mise en évidence sur la nouvelle génération (suivez mon regard sur toutes les émissions de « reality » où les soi-disants « stars » doivent se la pêter plus haut que les autres pour accéder à la célébrité… pauvre France !). Et puis, il y a le coup de crayon de Bastien Vivès que j’apprécie beaucoup… Enfin, je devrais plutôt dire que c’est sa façon de narrer que j’aime énormément. J’ai l’impression qu’avec l’auteur, tu peux lui mettre n’importe quel scénario, il te fera toujours scotcher à son récit jusqu’à ce que tu arrives sans crier gare à la dernière page. Et ceci sans que tu aies eu le sentiment d’avoir passé plus d’une demi-heure à lire sa fichue bande dessinée ! Très fort ce Vivès ! Quant au coup de patte de Bastien Vivès proprement dit, j’aime sa façon de représenter ses personnages car son style m’est apparu à la fois dynamique et plein de grâce malgré qu’il soit épuré. Ses décors ne sont pas très fouillés non plus mais ils se suffisent amplement pour savoir où se situe l’action. Les principaux protagonistes sont tout de suite identifiables : Polina y est représentée d’une manière complètement différente des autres filles, Bojinski est le seul à porter la barbe, ça peut paraître trop facile de la part de l’auteur d’utiliser cette astuce graphique mais moi, ça me convient tant que ça ne dessert pas le récit. Au moins, Bastien Vivès possède son propre style et ça, c’est une qualité que j’apprécie énormément chez un auteur. Au final, « Polina » m’est apparue comme une bande dessinée très plaisante à feuilleter. J’y ai apprécié son originalité au niveau du scénario et le coup de crayon exclusif de Bastien Vivès. Et puis, il y a cette narration très efficace dont je n’arrive pas de me décrocher jusqu’à la dernière page de toutes les bandes dessinées réalisées par cet auteur : enfoiré de Vivès ! Note finale : 3,5/5

15/04/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 3/5

Un an et demi après sa sortie, je lis enfin cet album de Bastien Vivès qui avait fait grand bruit dans le monde de la BD. Pourtant amateur de ce style, finalement, à part Le Goût du chlore, je n'ai pas lu tant que ça de romans graphiques de Vivès (alors qu'il est réputé dans ce genre). Mais par exemple Pour L'Empire (qui est très différent) m'a bien plu. Et bien c'est pas mal du tout (j'ai trouvé ça plus passionnant à suivre que Le Goût du chlore car le scénario est plus dense). Il faut dire que, comme beaucoup, je reconnais moi aussi un talent graphique très poussé et une aisance narrative évidente à Bastien Vivès. En effet, j'aime son trait lâché. Malheureusement, même si je l'apprécie, je trouve dommage que maintenant qu'il a en quelque sorte fait ses "preuves" auprès des lecteurs, et des éditeurs (de part son succès en terme de ventes), il néglige plus les détails qu'avant (du moins que dans Le Goût du chlore) ce que j'assimile à du travail un peu bâclé, c'est dommage. Mais bon, je trouve son style agréable, la narration est très bonne (et je suis impressionné de voir la jolie Polina changer à des âges différents, Vivès réussit vraiment à vieillir son personnage d'une façon naturelle tout en la laissant reconnaissable). Le scénario est plutôt agréable à lire, avec une fin assez émouvante. Cependant, il n'est pas parfait non plus, vers le milieu de l'album, une pointe d'ennui c'est fait sentir. Néanmoins, certains passages sont vraiment passionnants, et pourtant, vu comment l'art qu'est la danse ne me fait ni chaud ni froid, ce n'était pas gagné pour que je sois conquis (mais bon, je ne suis pas complétement fermé non plus, j'avais par exemple apprécié le film "Black Swan", même si le film a l’avantage par rapport à la BD qu'il offre la possibilité d'entendre la musique pour qui est mélomane). Bref, un album agréable à lire, avec des personnages bien construits. Vivès est toujours aussi prometteur, même si pour moi, il faut qu'il travaille plus son dessin (on connaît le résultat lorsqu'il s'applique ; c'est magnifique) et son scénario. Une BD qui m'a un peu fait penser à L'Encre du Passé, la poésie en moins. 3.5/5

11/02/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Etant un peu allergique à l'ambiance graphique de Bastien Vives d'une part et à la danse dans son ensemble d'autre part, je n'étais pas persuadé d'apprécier cette BD. Cependant, avec tous les commentaires élogieux que j'avais lus ici et là à son égard, j'étais avide d'en vérifier la teneur. Et c'est vrai que c'est plutôt une bonne BD, pas à même néanmoins de me faire passer outre mes réticences vis-à-vis d'un tel type de récit. Le dessin de Bastien Vivès est comme toujours très efficace, très bon aussi en ce qui concerne les anatomies et donc parfaitement adapté à représenter la danse et les danseurs. Pour autant, je ne l'apprécie vraiment pas plus que ça même s'il a su très vite se faire oublier pour laisser la place à la seule narration graphique. L'histoire, quant à elle, coule avec fluidité. Et même si je n'ai jamais été vraiment captivé, je ne me suis pas ennuyé une seconde. Je m'attendais cependant à quelque chose de plus fort, de plus dur, en ce qui concerne la relation entre la jeune Polina et son professeur de danse. J'imaginais une relation plus traumatique et marquante. Le sujet en question est finalement traité assez rapidement, si bien que même si j'ai trouvé la fin du récit plutôt touchante, l'émotion ne m'a pas vraiment étreint. Ce fut en définitive une lecture agréable sur un sujet original en bande dessinée, le tout étant bien réalisé et bien raconté mais pas vraiment passionnant à mon goût.

16/02/2012 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
L'avatar du posteur PAco

Et voilà... 2ème Vivès que je lis, et c'est un ressenti tout contraire à ma première lecture -Le Goût du chlore-. Autant, je partais assez réticent en attaquant Le Goût du chlore à cause d'un graphisme qui ne m'inspirait guère ; la surprise avait été totale : l'ambiance feutrée et le style épuré de Bastien Vivès m'avaient envouté... C'est tout juste si je n'en avais pas les traces de lunettes en sortant de cet album, Le Goût du chlore. Avec "Polina", rien de tout cela. Une déception profonde tout au long de ma lecture. Est-ce mon indifférence (ou mon inculture) face au monde de la danse classique ou le style toujours plus épuré de Vivès ? Je n'en sais rien, en tout cas, rien ne m'a accroché. Non pas que j'aie détesté, loin de là. Je lui reconnais des qualités dans ses facilités à saisir le mouvement d'un corps et à nous le transmettre. Mais passée cette appréciation, je me suis profondément ennuyé et je n'ai pas vraiment aimé sa façon de dessiner ses visages. J'ai trouvé la narration décousue -on saute dans le temps d'une case à l'autre sans prémisses- et les relations inter personnages m'ont laissé de marbre... L'histoire peine au fil de (trop) nombreuses pages sans que rien n'épingle mon intérêt ou n'éveille ma curiosité. Bref, désolé, mais je ne ferai pas partie des aficionados de cet album, malgré le battage et les louanges par paquets de 10 qui lui sont tombés dessus.

02/02/2012 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5

C’est le premier Vivès que je lis et je suis agréablement surpris. L’auteur nous narre la vie d’une jeune russe de son audition pour le conservatoire jusqu’à sa réussite professionnelle en tant que danseuse. C’est dense (plus de 200 pages) mais ça se lit très bien en dépit de quelques longueurs. L’intérêt de l’album est la relation à la fois profonde et dure qu’entretiennent Polina et son maître. A cet égard, c’est une réussite même si j’aurais aimé que Vivès aille encore plus loin. Graphiquement c’est très épuré, parfois trop car certains personnages sont difficilement reconnaissables. L’auteur s’est concentré sur les corps au détriment de décors à peine esquissés. Cependant, le rendu final est assez réussi. Au final, je ne peux que recommander vivement ce bel album.

16/11/2011 (modifier)