Les derniers avis (20756 avis)

Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Catacombes
Catacombes

Un triptyque qui me laisse perplexe. Un récit qui commence à Paris sous l'occupation allemande et qui se termine sous les pavés de mai 1968. Deux périodes historiques qui me plaisent et pourtant... Cette histoire de diable vert dans les catacombes de Paris est ubuesque. J'ai eu du mal à accrocher au scénario, il est peu crédible, beaucoup trop de situations invraisemblables et les personnages sont un tantinet simplets. Heureusement la narration rythmée m'a permis te tenir jusqu'à la fin. Le petit plus, c'est qu'on peut choisir comment se termine cette histoire. Un dessin agréable à regarder, il ne fait pas partie de ceux que j'aime, mais en y regardant de plus près, j'ai apprécié les expressions des visages et les décors sont soignés. Note réelle : 2,5.

24/06/2022 (modifier)
Couverture de la série François Ier
François Ier

Je me retrouve quasiment entièrement dans l’avis d’Agecanonix. Mon seul désaccord porterait sur le choix de ne pas souscrire à l’imagerie d’Epinal, et de s’en tenir aux faits avérés suite aux progrès des connaissances historiques. Je ne peux ici que suivre ce choix de l’historienne qui a conseillé les auteurs. Je ne comprends par contre pas trop le bornage chronologique. Les douze premières pages auraient très bien pu être résumées en une ou deux pour évoquer les rebondissements successoraux ayant permis à François d’accéder au trône (c’est ici trop long tout en n’étant pas clair du tout !). Et le choix d’arrêter en 1534 avec le départ de Cartier (événement finalement mineur si l’on s’en tient au règne de François 1er) ne m’a pas davantage convaincu. Comme Agecanonix, je ne suis pas forcément convaincu par le choix des événements et personnages à mettre en avant – par exemple Soliman n’est jamais cité, l’empire ottoman évoqué une seule fois au détour d’une phrase, sans explication, alors que cela aurait été l’occasion de mieux présenter la rivalité avec Charles Quint. Tout ceci donne une narration parfois confuse, et ceux qui ne connaissent pas suffisamment cette période risquent de ne pas appréhender précisément ce souverain et son règne. L’ordonnance de Villers-Cotterêt a donc été zappée, comme la passion du roi pour les arts, de la renaissance italienne en particulier, pour les châteaux (une case sur une maquette seulement), son rôle de mécène. Ces aspects auraient permis de mieux connaître le monarque et l’homme. Quant au dessin, je l’ai trouvé inégal et souvent décevant, imprécis, traits du visage et détails s’estompant trop souvent, cela manque de précision. Et l’on ne sent pas souvent que François était un géant (près de 2 mètres !). Il y avait sans doute matière à faire mieux, les choix discutables et certains défauts m’ont laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.

24/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Muo Wang - Les Éveillés
Muo Wang - Les Éveillés

Je m’étais fait avoir à l’époque !! Une série sans suite, on ne connaîtra donc jamais le fin mot de l’histoire. Je ne vais pas dire que c’est bien dommage mais c’était pas déplaisant à lire. Ce 1er tome n’est qu’une mise en bouche, on présente les personnages et ce contexte mystérieux (des personnes de divers horizons se réveillent dans un endroit inconnu, une citadelle assiégée), ça appâte bien, on se pose quelques questions mais pas le moindre début de réponse. Le dessin est stylé manga et les couleurs ne font pas très naturelles mais ça passe bien. Ça aurait pu donner une petite série sympa.

22/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Mystère Nemo
Le Mystère Nemo

C'est une adaptation libre de l'Ile mystérieuse, l'un des romans les plus captivants de Jules Verne, que j'ai lu il y a bien longtemps. Le tome 1 en reprend toute la trame narrative ; cette première partie est plus tournée vers le récit purement aventureux, avec des thématiques classiques de ce type d'aventure (quête de la liberté, nature exotique et pleine de périls, chasse, survie). Peu à peu, l'aspect scientifique s'impose et se démarque ainsi du roman de Jules Verne, cette science prend de plus en plus de place dans le tome 2 où les naufragés de l'île découvrent une grotte avec des installations et des machineries sophistiquées, on n'est plus chez Jules Verne, on est dans Lost ! il est clair que les événements mystérieux qui surviennent sur cette île se retrouvent dans la série Lost, la Bd conjuguant fantastique et réalité, Histoire et modernité, mais au bout d'un moment, j'en avais assez de ce régime : trop de flashbacks ont eu pour résultat d'éparpiller l'action et de m'égarer un peu, je n'ai pas vraiment apprécié ce parti-pris. Je commençais donc à me désintéresser de cette bande qui était bien partie au début, et le tome 3 achève ce processus par des révélations et un grand déballage aussi abracadabrant qu'alambiqué, et inutilement complexe. D'un certain côté, je m'aperçois que plusieurs Bd scénarisées par Matthieu Gabella m'ont avant cela, franchement déçu : Sept prisonniers n'a pas fonctionné sur moi, Le Bourreau qui est celle qui était le plus à ma portée, m'a vraiment désapointé, le César de la collection Ils ont fait l'Histoire, celui-ci aussi était à ma portée, mais son traitement m'a franchement déçu, quant à La Licorne, j'ose même pas en parler tant cette Bd m'a écoeuré... Au final, ce "Mystère nemo" me laisse totalement indifférent et se termine beaucoup plus maladroitement qu'elle n'avait commencée. Le dessin c'est pareil, je ne le trouve pas joli, j'y décèle une influence manga qui ne me plait pas (les têtes des personnages et les yeux bizarres), sans compter que certaines cases manquent de lisibilité. Y'a donc pas grand chose pour me séduire dans cette histoire revisitée du capitaine Nemo.

22/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Mort aux autres
Mort aux autres

C'est un album pas très courant, relativement intriguant, mais qui m'a laissé perplexe et quelque peu déçu. Le dessin est une sorte de néo-ligne claire, avec un trait un peu hésitant. Cela joue beaucoup sur la géométrie, que ce soit pour les décors et les personnages (aux contours et proportions improbables parfois). Vers la fin, cela vire presque à l'abstrait, ce qui n'est pas pour me déplaire visuellement, même si cela n'éclaircit pas vraiment l'intrigue. C'est là que le bât blesse je pense. L'histoire m'est apparue un peu obscure, mêlant des aspects poétiques avec de petites provocations (aujourd'hui désuètes). Cette histoire - qui m'a en partie échappé, je l'ai laissé de côté vers la fin, me contentant de la survoler. Bizarre, et décevant.

22/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Monstress
Monstress

Graphiquement c'est magnifique. L'univers est imaginatif et intéressant. La narration et le storytelling sont toutefois une catastrophe. Les sauts entre les scènes sont trop souvent incompréhensibles, le but des personnages ou leur motivation profonde demeure obscure. C'est bien dommage car ça fait clairement perdre le plaisir de lire. Normalement je finis toujours une bd que je débute, ce qui explique que je me suis acharnée jusqu'au 5eme tome, espérant une amélioration qui ne viendra pas. À la limite, le 5eme tome est même encore plus chaotique que les autres en termes narratifs. Un pur échec. Ne perdez pas votre temps, lisez autre chose à moins de vous raconter dans votre tête une histoire autre que celle écrite pour accompagner les images.

21/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Centurion
Centurion

Le personnage principal n'a rien à voir avec Caius Terencius Varro (ou Varron), consul de Rome au IIIème siècle av. J.C. surtout connu pour avoir été vaincu par Hannibal, mais dont Tite-Live a vanté certaines qualités militaires dans son Histoire de Rome. Ici, on est au Vème siècle de notre ère, à l'aube des invasions barbares, avec un certain Caius Marcus Varro, personnage fictif donc. Et pourtant, j'aurais préféré que les auteurs content l'histoire du vrai Varron plutôt que ce collage imparfait. C'est une sorte d'épopée mystico-historique qui ne m'a pas du tout convaincu. De nos jours, les Bd "romaines" sont devenues tellement nombreuses qu'il faut trouver le plus petit détail ou le petit plus qui va permettre de se démarquer de Murena, Les Aigles de Rome, Gloria Victis, Les Boucliers de Mars, Alix Senator, L'Expédition ou Vae Victis et bien d'autres encore. C'est pas avec cette Bd qui a été bien justement abandonnée, que ça va faire vaciller d'autres séries plus ambitieuses. L'aspect historique semble délaissé au profit de l'aspect ésotérique, voie facile pour justifier certaines actions. La narration est menée à trop vive allure, à tel point qu'on n'a pas le temps de digérer les différentes périodes de la vie de Varro. Rebondissemens, complots, retournements, mystères... tout ceci est mal fagoté, on se pose trop de questions et on n'a pas de réponses, la confusion règne. Là-dessus, le dessin n'est pas affreux, mais il est sans personnalité, pas esthétique, juste correct sur certains décors. Une déception, dommage, la vraie histoire de Varro aurait eu plus d'intérêt.

21/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Le Sixième Soleil
Le Sixième Soleil

Je ne sais pas trop comment définir cette Bd : sorte de faux western historique et mystique ? aventure d'espionnage guerrier ? bah tout ceci me laisse perplexe, et rien n'est vraiment bien expliqué, en fait j'ai l'impression que c'est une vague uchronie parce qu'à ma connaissance, le Mexique n'a pas été abordé par les Allemands en 1917 et ces derniers n'ont pas tenté de le rallier à leur cause pour déclarer la guerre aux Etats-Unis qui au début de ce récit ne sont pas encore entrés en guerre... bref tout ça me semble très improbable. A ceci, se greffe une histoire de réincarnation aztèque du dieu Quetzalcoatl en la personne du héros allemand Hugo Von Kreutz, il y a donc bien une part de mystique ou d'ésotérisme mais ça ne me semble que peu convaincant. Le développement du tome 1 est moyennement passionnant en dépit d'un potentiel attractif, et aucun personnage ne se démarque pour être attachant ou intéressant. Il n'est donc pas évident de cerner cette bande, d'autant plus que Von Kreutz s'allie ensuite à Pancho Villa, ce qui donne un petit aspect historique, mais léger, délaissant l'aspect mystique qui encombrait le tome 1. L'intrigue ne trouve pas sa vitesse de croisière et s'éparpille trop, ça manque de souffle, et le plus beau c'est le final du tome 2 qui est complètement en eau de boudin en me laissant très dubitatif. S'il n'y avait pas un tome 3, on pourrait croire que ça se termine tragiquement. Mais ce tome 3 achève de me balader grâce à une ellipse narrative en forme de foutage de gueule, on fait un bond dans le temps jusqu'en 1927, en pleine Prohibition aux Etats-Unis, pour évoluer dans une intrigue d'espionnage inutilement compliquée et qui ne se justifie pas vu que cet album n'a aucun lien avec les 2 autres. Bref je termine cette lecture sans conviction et pressé d'en finir. Le dessin quant à lui, n'est pas mal mais il n'est pas dans mes préférences, je trouve le trait un peu anguleux, et les visages sont laids, le dessinateur leur donne tous la même expression faciale patibulaire, ça n'est guère original. Voila donc une bande qui me fait douter sur ses véritables intentions, avec un mélange de genres trop brouillon et des protagonistes peu intéressants.

21/06/2022 (modifier)
Couverture de la série LeVal des Ânes
LeVal des Ânes

J’ai lu l’album rapidement, sans trop de déplaisir. Mais je pense l’oublier tout aussi rapidement hélas. C’est que, dans ce domaine de l’autobiographie, des souvenirs de jeunesse, du paquet de madeleine de Proust offert au lecteur, il y a quand même de plus belles réussites (Le Petit Christian de Blutch surtout, mais même Leçon de choses de Mardon). Ici, c’est le plus souvent assez plat, l’auteur n’arrivant pas sortir du quelconque, à apporter, par la narration ou quelques réflexions, ce petit plus qui fait qu’on s’intéresse à l’ordinaire des autres. De plus, le dessin de Blanchin est ici souvent minimaliste, et pas forcément attirant (pas toujours très clair non plus). Je suis un peu étonné que cet album ait reçu un prix à Angoulême. Même dans la catégorie « Premier album », il devait y avoir des choses plus originales ? Enfin bref, je suis sorti un peu déçu de cette lecture.

20/06/2022 (modifier)
Couverture de la série La Brigade de Répression du Félinisme
La Brigade de Répression du Félinisme

Au début jai cru à une variante du charmant petit ouvrage de Nancy Peña Madame où la maîtresse devient vite esclave de son félin. Nous dérivons ensuite vers de la loufoquerie de chat russe, style Kochka de Duhamel/Brrémaud avec une violence implicite assez dérangeante . Un dessin minimaliste accompagné d'un scénario délirant , cela aurait pu convenir sur quelques strips mais ici je trouve que cela passe moyennement. Ce type de dessin passe bien quand il est accompagné par une punchline mais autrement je m'en lasse vite. Est-ce un exercice de style graphique qui reprend l'idée d'une sorte d'invasion genre peste avec des chats ? Heureusement cela se lit très vite mais s'oublie tout aussi vite.

20/06/2022 (modifier)