Les derniers avis (20756 avis)

Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Miss Shaolin
Miss Shaolin

Voici donc une nouvelle héroïne estampillée Miss Jungle, qui vise à donner envie de faire des arts martiaux... J'ai eu du mal à être accroché par cette BD. Je l'ai trouvé très légère en termes de scénario. Certes, cela s'adresse a priori à des pré-adolescentes, mais je trouvais que les discussions entre enfants étaient trop futiles, décousues, que c'était difficile de trouver le fil directeur. Pourtant les intentions sont là : Bo n'est pas vraiment caricaturale, elle veut juste pratiquer son art avec son grand-père. Mais la façon dont elle change d'avis quant à sa participation au tournoi est trop... désinvolte, ça m'a fait sortir de l'histoire. Je pense qu'il y a un problème de rythme, associé à cette crédibilité relative. Et la toute fin de l'album très abrupte, m'a achevé. Le dessin de Licinia Tozzi est par contre très vivant, même si je n'aime pas trop la façon dont elle fait les visages de ses personnages. A l'inverse elle soigne particulièrement le grand-père de Bo... La mise en couleurs, toute en couleurs douces, est très agréable et accompagne bien la mise en scène inventive. Si les co-scénaristes musclent leur narration pour la suite, cela peut faire une série assez sympathique.

28/06/2022 (modifier)
Couverture de la série La Guerre Eternelle
La Guerre Eternelle

Joe Haldeman est un vétéran du Vietnam dont l'expérience de la guerre a été retranscrite par Marvano en saga de SF, OK d'après ce sujet, cette saga aurait pu avoir un certain intérêt, et devant la réputation de cette Bd, je me suis décidé à l'aborder enfin après l'avoir longtemps repoussée. J'ai fait l'effort de lire les 3 volets de cette saga, et il n'y a rien à faire, je n'accroche absolument pas à ce genre de bande. C'est un récit qui se déroule pendant plus d'un millénaire, j'ai trouvé tout ça long, laborieux et passablement ennuyeux. C'est un univers dans lequel j'ai beaucoup de mal à rentrer, à la base je n'aime pas la science fiction spatiale, tous ces vaisseaux, ces combats, ces scènes de batailles violentes, ces dialogues en voix off et ces relents de métaphysique ne m'apportent qu'indifférence et ennui, de plus il y a un manque évident de dynamique, c'est froid, impersonnel, sans relief, et je n'arrive pas à comprendre les notes hautes et le succès d'une telle Bd, ça me dépasse. Au final, j'ai voulu voir à quoi ça ressemblait, je suis enfin fixé, et ma note n'est pas plus basse parce que je sens qu'il y a une volonté de raconter une histoire édifiante, sauf que celle-ci ne m'intéresse pas. Ceci dit, j'ai quand même hésité à mettre 1/5, ça ne m'aurait pas dérangé. Le dessin mérite aussi un petit encouragement même si je le trouve sans génie, j'ai lu d'autres Bd de Marvano, et j'ai trouvé qu'il s'était amélioré, ici c'est pas mal sans être vraiment au top.

28/06/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Robilar ou le Maistre Chat
Robilar ou le Maistre Chat

Chauvel est selon moi un auteur dont le travail est inégal et qui a ses forces et ses faiblesses. Si je le trouve globalement bon dans le domaine du polar, ce n'est pas vraiment le cas dans l'humour. Le premier tome m'a franchement ennuyé. Le scénario est trop décousu avec des passages dont je ne comprends pas trop l'intérêt et des personnages (enfin, surtout Robilar) qui semblent changer de personnalité au gré des humeurs du scénariste. L'humour ne m'a pas fait sourire et les dialogues ne m'ont pas paru savoureux. Cette version revisité du Chat Botté n'est pas très drôle et vaut surtout par son dessin. Le second tome est mieux. Le scénario par moins dans tous les sens et est plus cohérent. Certains passages m'ont fait sourire et j'ai presque envie de mettre 3 étoiles, mais globalement je me suis tout de même ennuyé. Je n'accroche pas aux personnages et la plupart des gags ne me sont pas sourire. Je n'ai pas envie de lire le dernier tome.

27/06/2022 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Une vie de Saint
Une vie de Saint

Un duo d'auteurs espagnols qui m'est inconnu est aux manettes de cette vie de saint. Apapucio, c'est son nom, et visiblement cela a vraiment été un saint (mais j'ai trouvé très peu de sources donc je doute), est un jeune homme du Moyen âge touché par la grâce divine qui parvient alors à réaliser des miracles et veut embrasser la foi au grand dame de son seigneur de père qui lui n'oublie pas son droit de cuissage. Bien souvent ces tentatives pour aider son prochain se terminent en échec, voire se retournent contre lui. Il doit également combattre le péché de chair et toutes les tentatives de corruption que Satan peut commettre. Il y a de l'idée, le dessin est correct, mais rien de vraiment hilarant. Un humour qui manque un peu de mordant et d'irrévérence.

27/06/2022 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Neptune
Neptune

Oui la suite de la suite de la suite. Dans la continuité de Retour sur Aldébaran, Leo sort Neptune qui sans surprise va attirer dans son orbite la petite troupe supportée par la gentille peuplade extraterrestre même si elle reste en retrait de l'action pure et dure. On retrouve Kim bien sûr et Manon la jeune femme rencontrée dans la série sus citée qui vient tout juste de terminer sa formation d'agent spécial. Dans le premier tome les conversations de midinette ne sont pas trop présentes, et on a le droit qu'à une seule paire de seins, glissée subrepticement au détour d'un lit. On a les bons ressorts qui font apprécier ce genre de récit de science-fiction, avec un vaisseau mystérieux et gigantesque surgi d'on ne sait où mais qui abriterait des humains, une menace inconnue, et un abordage qui se passe mal. Mais heureusement Kim, avec ses super capacités acquises avec les petites gélules, est là. Avis après le tome 2 au 6/10/2024. Un tome sans paire de seins ni allusion sexuelle, presque incroyable. L'histoire du second volume se concentre sur Kim et Manon qui pénètrent le vaisseau-monde, un énorme vaisseau où un écosystème a été créé pour pouvoir voyager des centaines d'années. Elles vont se retrouver confrontées à des humains hostiles, pas si humains au final, des robots et nano-robots déviants puis un vrai village des descendants des colons terriens. A noter les talents au pistolet de Manon qui tire au but dans toutes les positions, y compris sous l'eau. S'ensuit une improbable rencontre avec des "martiens" bleus humanoïdes issus de cette civilisation avancée et un gentil happy end. Je baisse ma note finale à 2/5.

27/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Rasta
Rasta

Je découvre ces auteurs avec cet album, dont la couverture m’a fait penser à celle de Contrapunktiques (Tot / In Vitro) de Marc Caro. Je pensais donc y trouver un travail à la carte à gratter, mais pas du tout ! Le dessin intérieur est même très différent de celui de la couverture. C’est un dessin en Noir et Blanc usant de hachures, d’un trait rageur (un peu de Buzzelli parfois), assez fin, mais globalement inégal et pas toujours réussi. Les courtes histoires regroupées dans cet album se déroulent dans un décor urbain, à Marseille, où nous suivons Rasta, jeune homme vivant un peu en marge. Les personnages que nous croisons, blousons noirs, dealers, usent de combines pour vivre, alors que les beaux quartiers – entre aperçus lors d’une fête dans laquelle Rasta et quelques amis tentent de s’incruster, sont très éloignés (dans tous les sens du terme). Cela ressemble à ce que les Humanos pouvaient publier, du moins pour l’ambiance et le cadre général, mais j’ai trouvé que cela manquait de dynamisme, cela ronronnait trop. Rasta lui-même n’a pas une personnalité suffisamment forte pour captiver les lecteurs. Une lecture pas inintéressante, mais loin d’être indispensable. Note réelle 2,5/5.

27/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Reste-t-il du miel pour le thé ?
Reste-t-il du miel pour le thé ?

J’ai eu du mal à entrer dans cette histoire. Je crois même n’y être jamais totalement entré. La faute d’abord au dessin de Patrick Lesueur. Je ne dirais pas qu’il est mauvais, mais ce n’est pas vraiment mon truc. Je l’ai trouvé un peu statique, et les têtes de ses personnages ma paraissaient parfois bizarres ». Mais l’histoire elle-même ne m’a pas captivé d’entrée. Dans les premières scènes, il y a une véritable cacophonie, plusieurs dialogues s’entremêlent, et je crois que je suis resté sur cette impression, peinant à comprendre ce qui se passait. Et, lorsque cela s’est éclairci, eh bien j’ai trouvé l’intrigue un peu quelconque, avec un rythme lent et une histoire pas si fouillée que ça. C'est un polar qui se déroule dans la Californie des milieux littéraires et cinématographique des années 1950, avec un petit chantage autour d’un film coquin. Du déjà-vu donc. Et surtout, sur ce canevas de départ, Ellroy a fait des choses bien meilleures ! Bref, je suis resté sur ma faim. Note réelle 2,5/5.

27/06/2022 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Pointillés dans la nuit
Pointillés dans la nuit

Voici un petit album de Patte de Mouche dessiné par Baladi et accompagné de Carola Caggiano que je ne connais pas mais dont cela semble la première incursion dans le domaine de la bande dessinée. Cela commence par deux personnages admirant la voûte étoilée, jusqu'à ce qu'une ligne de points lumineux formant des pointillés bien trop réguliers pour être naturels s'immisce dans le champ visuel. Et là Elon Musk débarque. J'ai trouvé ça assez inattendu de voir surgir cet homme qui est après tout devenu un symbole de la pop culture avec tous ses projets fous dont celui de Starlink pour donner accès au monde entier à Internet. Va-t-il arrêter de polluer notre rêverie astrale avec ces satellites et voitures lancées sur des fusées ? Au-delà de cet effet de surprise c'est une lecture assez anecdotique dont on retient pas grand chose et souvent le travers de ces petits albums.

26/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Bonnes Blagues de Pascal
Les Bonnes Blagues de Pascal

Mouais. Je pense être au départ le coeur de cible de ce genre de publication, appréciant particulièrement l'humour con, noir, absurde et/ou trash. C'est bien sur ces créneaux que surfent les gags réunis ici. Mais, hélas, je n'ai pas trouvé ça drôle. Quelques sourires, certes, mais pour l'essentiel, j'ai trouvé ça quelconque, pas amusant. On enchaine les blagues du style "quel est le comble de" ou "Comment appelle-t-on un... qui fait...?". C'est parfois du niveau de cours de récré, et sinon, lorsque ça s'en écarte, c'est juste que c'est plus graveleux ou noir, mais sans que l'humour ne fonctionne ( ou alors je n'y suis pas réceptif). C'est un petit défouloir visiblement publié d'abord sur un blog. Bon, ben je ne sais pas si cela méritait une publication en album. En tout cas je suis sorti déçu de cette lecture. J'avais eu presque les mêmes ressentis après la lecture du plus récent Scoop du même auteur, dont je ne suis donc pas devenu fan.

26/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Agence Hardy
Agence Hardy

Je poste mon avis après lecture de la première intégrale, regroupant les trois premiers tomes (qui forment une histoire cohérente). Ça se laisse lire, ce n’est pas désagréable, mais ça m’a quand même laissé sur ma faim. Il y a un côté désuet, une lenteur de l’intrigue – toutes choses voulues par Christin j’imagine – qui font que cela manque de dynamisme et de ressors scénaristiques, de surprise. Le choix d’une femme pour incarner un détective est surprenant pour l’époque. Pourquoi pas ? C’est une belle blonde très Hitchcockienne – sans que Goetzinger n’en utilise le charme ou un quelconque pouvoir érotique, y compris pour les quelques scènes où nous la voyons en « négligé » ou sous-vêtements. Les dialogues sont eux-aussi trop retenus (il y manque la gouaille populaire) : il n’y a pas là ce que Léo Malet insufflait à ses polars pour les rendre plus dynamiques. L’intérêt principal – mais il n’est pas complètement négligeable – c’est le soin apporté par Christin à sa documentation, et à la reconstitution d’un quartier populaire de Paris, au milieu des années 1950, avec une sociabilité, des métiers et des décors aujourd’hui disparus, même des mémoires. Cet aspect est assez chouette et bien fichu – même si, du coup, il accentue le côté désuet de l’ensemble. Le contexte historique des débuts de la guerre froide est lui moins original et exploité un peu lourdement, avec des espions soviétiques un peu lourdauds (accompagnés d’une baronne un peu surprenante) et un membre de la CIA qui pouponne notre héroïne, Edith Hardy donc, qui se révèle assez fade alors même qu’on la retrouve au cœur de tractations qui la dépassent, jusqu’à Moscou. Les intrigues qui s’entremêlent ne sont pas assez palpitantes, et les quelques tentatives d’humour sont maladroites (relations entre Edith et son commis, jeune franco-italien enthousiaste piaffant d’impatience de se voir donner des responsabilités par la patronne), comme le sont la plupart des scènes d’action (voir la fusillade entre séides du KGB et de la CIA en fin de deuxième tome, ou l’improbable fin du séjour en URSS). Idem pour les rêves prémonitoires d’Edith, dont je ne vois pas ce qu’ils apportent à l’intrigue, que j’ai donc trouvée globalement décevante.

25/06/2022 (modifier)