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L'Expédition

Note: 3/5
(3/5 pour 9 avis)

Avec L'Expédition, dont Le Lion de Nubie est le 1er tome, Marazano et Frusin nous entraînent en Égypte, peu après la conquête romaine, pour une grande série d'aventures classique...


Au temps de Rome et de l'Empire Romain Egypte

Le 1er volet de L'Expédition commence en Égypte avec la découverte par une centurie romaine d'une embarcation à la dérive. À son bord se trouve le cadavre d'un homme noir portant sur lui des documents dans une langue inconnue et de riches bijoux, autant d'éléments suggérant l'existence d'une civilisation riche et puissante. Une civilisation inconnue de Rome. Le centurion Caïus Bracca ne pouvant pas monter d'expédition officielle, il organise la désertion de dix hommes et les envoie, sous les ordres de Marcus Livius, à sa recherche. Seuls trois d'entre eux parviendront effectivement aux portes de ce royaume fabuleux, et Marcus Livius sera le seul à en revenir pour raconter leur incroyable aventure. Texte : Dargaud

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 03 Février 2012
Statut histoire Série en cours (prévu en 4 tomes) 3 tomes parus
Dernière parution : Plus de 2 ans
Couverture de la série L'Expédition
Les notes (9)
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13/02/2012 | pol
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Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

L'expédition met en scène des légionnaires romains installés en Egypte qui décident de traverser le grand désert pour découvrir de nouvelles civilisations inconnues pouvant leur apporter des richesses. Rome avait en effet une grande soif d'or. L'idée est assez intéressante dans son principe. J'ai lu récemment une étude sérieuse qui indiquait qu'une légion de soldats romains s'étaient perdus jusqu'aux confins de la Chine. Il est dès lors possible qu'une autre ait pu rejoindre les territoires de l'Afrique Centrale. Cela demeure qu'une théorie jusqu'à preuve du contraire. Il est dommage que le dessin soit si noirci qu'on ne distingue à peine les détails avec une mise en couleur assez terne pour couronner le tout. Par ailleurs, certains passages comme l'engagement des dix mercenaires m'ont paru interminables. Quand le récit commence à devenir intéressant après une bonne introduction, c'est déjà la fin. on se rend compte qu'il ne s'est pas passé grand chose. Je serai quand même très curieux de voir la suite car cela s'inscrit dans le cadre de ces aventures exotiques assez prenantes. Le second tome nous entraîne dans cette Afrique mystérieuse où le danger guette. Beaucoup y perdront la vie parmi les légionnaires romains. Cet épisode est également marqué par le thème des dissensions internes. Je regrette également que des visages sont aussi ressemblants ce qui entraine un peu de confusion. C'est un plaisir que de découvrir une civilisation noire riche et puissante qui a pourtant été en marge de l'Histoire. Bref, une aventure de bonne facture.

03/11/2012 (MAJ le 25/08/2015) (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

L’Expédition est un récit d’aventure mettant en scène un groupe de légionnaires romains à l’époque d’Octave Auguste. Tout commence en Egypte, récemment pacifiée et devenue domaine impérial. À la dérive sur le Nil, un cadavre sur une pirogue est repêché. Ce dernier étant paré de bijoux en or et pierreries, tenant fermement des papyrus écrits dans un langage inconnu de tous, arborant des tatouages indéchiffrables, et protégeant des statuettes sculptées avec une précision remarquable. Personne jusqu’alors ne soupçonnait l’existence d’une civilisation capable d’un tel savoir-faire, visiblement cultivée et possédant de telles richesses. Des richesses que pourraient bien convoiter Rome… ainsi que Caïus Bracca, préfet d’Egypte. L’affaire est mise au secret et confiée à Marcus Livius, centurion héros de guerre et bras droit de Bracca. C’est entendu, officiellement déclarés comme déserteurs mais officieusement en mission pour leur supérieur, Marcus Livius et des légionnaires triés sur le volet partent à la découverte de cet Eldorado, en quête de gloire, mais avant tout d’enrichissement personnel. J’ai apprécié le fait que Richard Marazano souhaite doter son histoire d’un vrai fond qui interpelle le lecteur car c’est une aventure qui va plus loin que la banale chasse au trésor dans une contrée inhospitalière du type Indiana Jones ou Allan Quatermain. On a ici le souci du détail, offrir à la fois quelque chose de distrayant, bien documenté sur la partie historique, et qui ait en plus du sens. La soif de l’or est bien sûr un aspect essentiel du récit. C’est pour lui que ces légionnaires renégats sont prêts à jouer leur vie, lui, qui provoquera des dissensions au sein du groupe, étape obligatoire dans ce type de récit. Mais le message n’est pas là. Plus qu’une aventure, c’est une odyssée portant un regard critique sur les impérialismes, toujours prompts à tuer et anéantir tout ce qui se dresse sur la voie de leur expansion territoriale. La citation en préambule de Cheikh Anta Diop est éloquente : « Ainsi l’impérialisme […] tue d’abord spirituellement et culturellement l’être, avant de chercher à l’éliminer physiquement. La négation de l’histoire et des réalisations des peuples africains noir est le meurtre culturel, mental, qui a déjà précédé et préparé le génocide ici et là dans le monde. » Rome n’est pas encore la cité éternelle qu’elle deviendra à son apogée sous Trajan, mais elle est déjà arrogante de ses dernières victoires militaires et désormais seule maîtresse incontestée et incontestable de la méditerranée. Cette descente du nord vers le sud c’est un peu une parabole du choc des civilisations, la confrontation entre l’homme dit « civilisé » et l’état de barbarie qui se dégage de ces contrées mais qui est en fait une réflexion si ce n’est une recommandation vers davantage d’humilité. C’est ce que j’ai trouvé intéressant aussi, face à ce monde inconnu et opaque qui les entoure, la seule réponse envisageait par ces romains est celle de la tuerie, du massacre et du pillage. En retour à mesure qu’ils progressent vers le sud, la faune et la flore deviennent plus sauvages en réaction à cette agression. Le comportement des protagonistes évolue lui aussi, chacun réagissant de façon différente. L’un adoptant une attitude respectueuse face aux mystères qui l’entoure, un autre apporte le pire de sa civilisation tandis qu’un autre se soumet aux coutumes autochtones, etc. Toutefois, le récit demeure entaché de certains défauts sur lesquels on ne peut malheureusement faire l’impasse. Citons par exemple les incohérences : il est bien mentionné en quatrième de couverture que Marcus Livius part avec dix légionnaires et j’ai compté ils sont bien onze au départ. Cependant voilà que trois légionnaires meurent au cours de ce premier périple suivi d’un quatrième. Onze moins quatre, il devrait logiquement rester sept soudards. Alors comment cela ce fait-il qu’ils soient huit jusqu’à la fin du premier tome ? Ce genre de « détail » bâclé m’exaspère. Et pour en rajouter une couche, ce n’était déjà pas évident de les distinguer, savoir qui était en train de parler, si en plus on arrive à ne plus savoir combien ils sont, ça fait désordre. Le plus pénible est qu’hormis les deux officiers Marcus Livius et Tibérius, on ne retiendra que deux ou trois autres noms. Les autres sont interchangeables et n’ont aucune importance, nous les appellerons donc Jean-Jacques 1, 2, 3 et ainsi de suite. C’est dommage car j’imaginais bien une aventure en mode « 12 salopards » avec des gueules bien définies et une psychologie propre à chacun. La faute est donc partagée entre le dessinateur et le scénariste. Un premier tome en parti réussi grâce notamment à un dessin qui ne plaira pas à tout le monde mais dans l’ensemble bien exécuté et atypique avec cet encrage profond et ce trait pâteux. Les couleurs réalisées à l’informatique ne m’ont pas dérangé. Le problème vient essentiellement de la suite que je n’ai pas trouvée à la hauteur des attentes suscitées. Le dessin déjà, est moins bon, différent sur beaucoup de points du premier tome et c’est assez déconcertant. L’aventure du tome 1 avec ses paysages variés laisse place à un décor quasi unique tout le long de la BD, à savoir une mine à esclaves. Et de par ce changement le scénario en pâti où l’aspect odyssée que j’évoquais laisse place à une sorte de huis clos psychologique entre prisonniers et geôliers. L’histoire fait du surplace. Peut être est-ce un mal nécessaire pour repartir de plus belle. En tout cas je l’espère car il reste encore deux tomes à publier. Je regrette également pour finir là-dessus un aspect de la construction du scénario qui me gène et qui est celui de commencer la série en montrant Marcus Livius, survivant mais prisonnier de ses compatriotes romains et forcé de raconter sous la torture ce qui lui est arrivé. On sait donc déjà que lui, et peut être lui seul, a survécu à cette mission, et je n’aime pas ce genre de procédé narratif qui consiste à raconter une histoire en commençant par la fin et le héros qui raconte son histoire par flash back. Ça tue une partie du suspens je trouve. Une série où l’on mettra son jugement en attente et qu’il faudra considérer dans son ensemble. PS de Mise à jour J'ai arrêté de suivre la série après lecture du tome 2 que je n'ai pas trouvé beau en plus de faire du surplace niveau scénaristique.

24/08/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

L'idée de départ est bonne et propice à l'inconnu et au mystère, ce qui est confirmé par le tome 2 où il est assez rare de voir du Romain perdu en forêt luxuriante ; on est plus habitué à le voir évoluer dans les sables désertiques d'Asie Mineure ou dans des régions septentrionales et barbares comme dans le film Centurion. D'habitude, j'aime ce genre d'expédition vers l'inconnu, à plus forte raison lorsqu'il s'agit d'une époque reculée. Mais ici, je ne sais pas trop pourquoi, lorsque la troupe de Marcus s'enfonce en forêt, mon sentiment change et je ne trouve pas cette aventure si passionnante. Pourtant, l'aspect plus exotique et plus menaçant dans le tome 2 devrait s'ajouter à l'intérêt, mais non, il y a plusieurs incohérences qui me dérangent : d'abord, il y a un problème de nombre parmi les soldats recrutés (un coup ils sont 15 ou...13, ensuite j'ai compté 3 morts après l'épisode des hyènes, et puis on a l'impression qu'ils sont aussi nombreux qu'au départ ; il y a donc un truc qui ne colle pas). D'autre part, il est pratiquement impossible qu'un frêle esquif transportant un mort et des objets en or relativement lourds, parvienne quasiment intact à Thèbes après avoir traversé une grande partie de l'Afrique noire en remontant le Nil. Enfin, j'ai du mal à croire qu'au vu des richesses découvertes dans cet esquif, Rome doive se contenter d'envoyer clandestinement à l'aventure une poignée de gros bourrins déserteurs qui passent leur temps à se chercher des poux dans la tête, plutôt que d'organiser une véritable expédition officielle avec de vrais soldats disciplinés. A ces défauts s'ajoute un dessin puissant au trait épais et à gros encrage qui a une certaine allure, une vraie densité, mais dont les personnages ne sont vraiment pas faciles à identifier, à part Marcus ; le dessin est vachement sombre, surtout dans le tome 2. On sent que l'Argentin Frusin a travaillé sur des comics pour le marché U.S., son style graphique s'en ressent (et ce n'est pas un défaut), mais il a eu le mérite de bien s'adapter au marché européen en trouvant un juste combiné des 2 styles avec lequel il souligne l'aspect hostile et sauvage des décors où évolue cette escouade de Romains. Cette série qui développe une tonalité totalement différente des autres Bd sur le monde romain, semble plus complexe qu'elle n'en a l'air, plus psychologique, et moins fantastique que prévu. Bon, il faut attendre la fin au tome 4, la suite m'intéresse quand même, et peut-être changerai-je ma note, je ne sais...

20/02/2015 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

J'ai apprécié le cadre historico-géographique de cette série s'entamant dans la toute jeune province romaine qu'était devenue l'Egypte conquise suite à la mort de Cléopâtre. Les difficultés et le cadre particulier de l'occupation Romaine dans ce pays y sont représentés de manière intéressante. Puis ensuite cette expédition secrète qui se met en place pour remonter jusqu'aux sources du Nil à la recherche d'une mystérieuse civilisation qu'on espère riche et avancée est également une bonne base de récit. J'ai bien aimé l'aspect aventure classique de cette aventure à l'ancienne. Le cadre africain du second tome y ajoute une dimension exotique originale, comme de voir des légionnaires romains dans un cadre de forêt vierge à la Tarzan ou à là Allan Quatermain et les mines du roi Salomon. C'est divertissant tout en gardant un aspect réaliste appréciable. Par contre, je suis déçu par différents aspects qui m'empêchent de conseiller l'achat de cette BD. D'abord, il y a quelques incohérences et invraisemblances qui m'ont gâché mon plaisir de lecture. Au niveau du réalisme géographique notamment. Comment expliquer qu'une frêle embarcation puisse dériver toute seule sur la moitié de la longueur du Nil, des milliers de kilomètres donc, sans chavirer dans les chutes et cataractes ni s'échouer dans la végétation des marais ou être récupérée par les locaux ? Comment expliquer qu'en remontant le Nil, l'expédition se retrouve loin de toute eau et en plein désert ? Que font les colosses de Memnon si loin de Thèbes et si près d'Abou Simbel ? Et que fait justement Abou Simbel dans le désert et si loin des rives du Nil ? D'accord, ça fait de jolis décors exotiques et impressionnants, mais ça titille ma fibre pointilleuse qui aime que les récits historiques soient réalistes et instructifs. Ensuite, au niveau du récit lui-même, difficile de comprendre la taille véritable de cette expédition, qu'on dirait le plus souvent composée d'une poignée d'hommes, mais dont on en voit parfois bien plus sans comprendre d'où sortent les autres. Enfin il y a le graphisme qui n'est pas à mon goût. J'y ressens une utilisation trop présente de l'informatique, dans les couleurs d'une part, mais aussi dans l'encrage qui m’apparaît trop épais et disgracieux, avec trop d’aplats de noir qui assombrissent l'ensemble. Je n'aime pas l'esthétique de ce type de dessin. Et objectivement parlant, les personnages sont souvent bien difficiles à différencier ce qui ne facilite pas la lecture. Déjà que ces derniers ne sont pas particulièrement charismatiques dans le récit lui-même... Bref, il y a de bons côtés dans cette série, qui tiennent avant tout au côté divertissant de son intrigue et à l'originalité de son cadre historico-géographique, mais il y a aussi des incohérences, des facilités et un graphisme qui réduisent la qualité de l'ensemble à mes yeux.

10/09/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Et bien voilà, il aura fallu être patient mais le tome 2 vient de sortir. Le moins que je puisse dire est que je suis agréablement surpris après la lecture de cet opus. A la fin du tome 1 on ne pouvait pas franchement dire que les choses avançaient beaucoup. Les défauts que l'on pouvait reprocher au premier sont devenus des qualités. - Place des femmes dans le 1: nulle, ici bien qu'encore à doses homéopathiques elles arrivent et la suite prévue devrait accentuer cette tendance. - Le côté bourrin de la soldatesque est à mon sens beaucoup moins mis en avant. Là, nous avons un groupe d'hommes qui certes se veulent des conquérants mais, de par leur situation, sont amenés à se poser des questions. Celles-ci ne sont pas existentielles mais font découvrir qu'il y a des hommes derrière les soldats. - Les soldats romains ne sont pas ici maîtres de leur destin, à ce titre le personnage du guide est plus important qu'il n'y parait. Il est celui qui fait découvrir l'Afrique et les codes des peuples rencontrés par les romains. Nous ne sommes pas dans Au coeur des ténèbres mais il y a un petit quelque chose dans cette expédition où des soldats s'enfoncent au coeur de l'inconnu qui ma foi.... Le dessin est efficace, lisible et les tonalités s'accordent aux ambiances et lieux de l'action. A mon sens une BD qui monte en puissance (deux autres tomes sont prévus). Espérons que nous n'aurons pas à attendre aussi longtemps, dans tous les cas ma note ne demande qu'à monter.

29/08/2014 (modifier)
Par jurin
Note: 3/5

Assez chouette ce tome d’introduction, ce n’est pas d’une grande originalité mais la qualité est au rendez-vous, une histoire d’aventure dynamique et spectaculaire. Un scénario à la JM Charlier, qui avait l’art de construire toute une aventure de qualité en démarrant sur un fait mineur, ici l’histoire démarre sur la découverte d’un cadavre richement paré. Un groupe de mercenaire part alors à la recherche du pays d’origine du défunt dans l’espoir de découvrir des richesses. Je n’ai pas beaucoup vibré lors de la lecture même si l’histoire est sérieuse et rondement menée. Point de vue dessin le début fût laborieux, le trait épais surprend, les couleurs dérangent mais bizarrement petit à petit j’ai apprécié. Un tome d’introduction de bon niveau mais à confirmer.

18/02/2012 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
L'avatar du posteur Miranda

Je ne suis pas convaincue, je trouve l’ensemble assez creux à bien des niveaux. Tout d’abord si le dessinateur a du talent, ça se voit dans le mouvement, les faciès et les proportions des personnages et décors, son trait est un peu trop gras et surtout peu détaillé. Tout comme les couleurs, qui malgré des tons bien choisis, leur application est assez grossière et le rendu finalement pas très agréable. C’est dommage d'autant que le potentiel de Frusin promet de très belles choses. Côté scénario il faudra attendre la suite pour mieux se prononcer mais il faut bien avouer que ce n’est pas très folichon pour l’instant. C’est foutrement classique, voire même très banal et les personnages ne sont ni attachants, ni particulièrement intéressants, d’autant que certains se confondent physiquement. Ce sont des soldats aux comportements de soldats assez bourrins. Une chose est sûre c’est qu’il ne faut pas vraiment se creuser pour suivre cette histoire et le suspense n’est vraiment pas des plus prenant. Je ne peux pas en dire beaucoup plus sans spoiler, mais une chose est sûre, ça n’a rien de surprenant. Ajouté à cela que les histoires où les seules femmes que l’on croise ne sont là que pour faire décoration ou prostituées, ça a tendance à me répugner, d’où mon 2/5, mais je mettrai (peut-être) mon nez dans la suite, au cas où, même si je n’en attends pas grand-chose.

15/02/2012 (modifier)

Loin de la grandeur officielle de l’armée Romaine, Marazano a choisi pour nous de suivre un groupe d’ aventuriers romains en quête de trésors sur les terres inconnues du monde romain. Il faut dire qu’un mystérieux personnage est arrivé mort sur le Nil, paré de bijoux et de tatouages extraordinaires. La richesse ostentatoire de cet inconnu enflamme l’avidité du centurion ?? et l’incite à monter une expédition sans ordre officiel. Pour cela, il demande à Marcus Livius de déserter et de constituer sa troupe de mercenaires. Que dire de cet album ? Tout d’abord, si vous appréciez la série TV “Rome” ou le film “300″, vous devriez être en terrain connu. Comme pour ces 2 références, c’est un monde romain brutal et moderne que nous fait vivre Marazano et Frusin. Eux aussi se sont intéressés aux guerriers de cette époque (et uniquement à ceux, contrairement à “Rome”) et ils cherchent à nous faire vivre et comprendre leurs mœurs, leur monde de fureur et d’obéissance. Si vous en avez votre compte de combats et d’aventure héroïques, passez votre chemin. Sinon, engagez-vous dans ce périple. Même si la thématique romaine est en vogue et vendeur, Marazano a eu l’intelligence de déporter son histoire dans tes territoires moins évoqués habituellement : L’Egypte, province romaine pour commencer, puis a travers d’autres terres plus exotiques. Ce qui change tout. Comme tout premier tome d’une saga (4 tomes annoncés), une bonne part de cet album est une mise en place. Marazano nous montre le résultat de l’expédition, pour faire connaissance avec le personnage principal : Marcus, le lion est accusé de désertion. Le flashback qui suit, et qui commence vraiment le récit, va nous apprendre l’origine de la mission et nous permettre de faire connaissance avec ces participants. Le recrutement de ces derniers permettra d’en connaitre la psychologie tout en découvrant brièvement ce monde romain en terrain conquis et ses difficultés. Mais là, n’est pas le propos principal. Au terme de cette sélection, Tivius embarque donc a fond de train vers sa mission, sans remords, ni interrogation. Reste donc une moitié d’album pour commencer à dérouler les aventures de cette troupe. De problèmes simples (trouver suffisamment d’eau pou s’abreuver) en passant par l’attaque de bêtes sauvages, ils rencontrent rapidement de sérieux problèmes. Même lancés dans la mission, Marazano n’en oublie pas de développer les particularismes de ce monde romain en Egypte. C’est là, sa force. Ne jamais oublier dans ses scenarii (assez “bourrin”) le coté humain. Cela donne de la profondeur à son histoire et permet de s’attacher aux personnages. Enfin, ne vous attachez pas à tous : le groupe va vite fondre. Chaque légionnaire a sa raison personnelle d’avoir accepté cette mission suicidaire et ces différences créerons des tensions de plus en plus fortes. Au delà de ces conflits de personnalité, il règne dans ce petit groupe une certaine forme de solidarité. Cette “fraternité” de guerriers embarqués dans le même bateau donne du poid, de l’authenticité au groupe. C’est donc une “grande” aventure, très typé “Peplum” que nous suivons, mais sans omettre la psyché de ces participants. Coté graphisme, Tout les codes imposés par le genre “Guerre” et “Peplum” sont respectés. Frusin, qui vient des comics a été à une bonne école. Il compose ses plans, façon cinéma, mais sans abus. Les planches sont toujours lisibles, même dans les scènes un peu plus confuses de bataille. Peu de case, un peu trop de texte, quelquefois, mais un grand plaisir de lecture fluide est au rendez-vous. Il est fort, Frusin, pour son dessin. L’efficacité est son maître mot. Moi, qui ne suis pas un habitué des comics, je dois dire que malgré son trait que je trouve un peu épais, je suis parfaitement convaincu. Il faut préciser que son dessin est servi par une mise en couleur (informatique) tout aussi parfaitement maîtrisée. Les ambiances sont parfaitement réussies, qu’il s’agisse de grands panorama, ou de petite salle sombre, sa palette graphique fait merveille. Frusin ne chôme pas, c’est certain. Pour s’en convaincre, regardez les détails des bâtiments égyptiens, ou encore (si vous avez la version “canal BD”) les crayonnés qui agrémentent la fin de l’album en supplément. En résumé, je conseille l’Expédition aux lecteurs qui recherchent l’évasion tout autant qu à ceux qui s’intéressent à la nature humaine. Avec ce groupe de légionnaires romains peu fréquentables, vous serez transporté par le souffle de la grande aventure en apprenant à comprendre ses participants.

15/02/2012 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Le début de ce premier tome permet de bien situer l'action et de rentrer dans l'histoire. Nous sommes en Egypte, fraîchement colonisée par Rome. La découverte d'une embarcation échouée sur le Nil avec à son bord un homme noir, de multiples richesses et un parchemin dans une langue inconnue... Il n'en faut pas plus pour lancer une expédition à la recherche de cette prometteuse civilisation. Les caractères des personnages sont crédibles, entre les soldats qui mettent leur honneur en jeu et les mercenaires attirés par l’appât du gain. Cette troupe part dans l'inconnu le plus total et tout comme eux, le lecteur ne sait pas sur quoi ils vont tomber. Cette expédition démarre de façon intéressante, le cadre historique et l'aspect mystérieux de cette aventure se marient bien. Il faudra juger cette série sur la longueur et espérer que les tomes suivants nous réservent des surprises et pas une simple histoire de quête comme il en existe déjà trop.

13/02/2012 (modifier)