Alors là, à peu près du n’importe quoi comme histoire et j’avoue que je suis bien embêtée pour classer ce truc dans un genre. C’est bien pour enrichir la base que j’avise.
L’enfant d’un roi alien, débarque en douce sur terre et touche de la main un gamin. Cà vous rappelle ET ?
Oui mais ce geste engrosse accidentellement l’alien. Leur gestation est longue car trois décennies plus tard, les conséquences approchent et le roi alien n’est pas content. Il s’agit de régulariser la situation, mais pas n’importe comment, avec mise à l’essai du géniteur. S’en suit une crise diplomatique majeure entre les deux planètes avec menace de guerre interstellaire si le futur papa ne s’avère pas à la hauteur.
Finalement, histoire de science-fiction ? Oui et non.
Plutôt prétexte donc à suivre Ollie, jeune looser pas vraiment prêt pour la vie à deux, et ses copains dans leur banlieue un peu miteuse, et de confronter leur point de vue sur le couple face à la naïveté des questions de l’extra-terrestre plus ou moins inadaptée aux codes et faux-semblants de la société dans laquelle elle a débarqué.
À la limite, ça, c’est pas si mal bien que vraiment peu développé.
Mais surtout le traitement de cette histoire un peu débile ne m’a pas convaincue. Je n’ai pas trouvé le héros attachant. Les personnages secondaires, dont le président des US, obsédé par son image sur les réseaux sociaux (ça aussi, ça vous rappelle quelqu’un?), sont idiots et carrément pathétiques.
Les dialogues se retrouvent trop souvent à mon goût au ras des pâquerettes. L’humour petite bite, cul, fesse à ce niveau me laisse de marbre.
Quelques célébrités sont citées ou apparaissent dans l’histoire sans que je comprenne l’intérêt. Il y a sans doute des références, cinématographiques ou people, qui doivent m’échapper. Du coup, je ne ris pas.
Quant au dessin, même s’il est dynamique, il ne rattrape pas vraiment l’histoire à mes yeux.
Ce n’est tout simplement pas pour moi.
Jean-Claude Bartoll n'est pas un néophyte en ce qui concerne les polars et il signe ici une nouvelle série orientée espionnage, DGSE et anti-terrorisme. Le début est plutôt sympa, on s'intéresse à une cellule secrète dont les membres possèdent le droit d'éliminer leurs cibles plutôt que de chercher à les capturer et les juger. Particularité assez utile quand on traque des terroristes chevronnés. L'album s'ouvre donc sur une opération qui tourne mal, avec la perte de 3 agents qu'il va falloir venger, mais pour cela il va falloir identifier les assassins.
L'entrée en matière est plutôt efficace si on aime ce genre d'histoires. Malheureusement le développement n'est pas totalement à la hauteur. Multiplication des protagonistes, changements de lieux et de personnages toutes les 2 pages, rebondissements un peu faciles, l'enquête qui avance on ne sait pas trop par quel miracle, ... Il est en tout cas un peu trop facile de remonter la piste ennemie en deux coups de cuillère à pot. Ça fait beaucoup quand même car il faut aussi ajouter quelques clichés inévitables, notre héros est vraiment un super agent, et bien sur les méchants qui s'écrient Allah wakhbar toutes les 2 pages.
L'histoire se conclue en un tome, ce qui est plutôt satisfaisant, le dessin moderne colle plutôt bien au style, et malgré le nombre de personnages, on les distingue tous bien. Mais cela ne suffit pas à rattraper un ensemble qui ne tirera pas son épingle du jeu au milieu de la multitude de série du même genre.
Ah cette collection Hic et Nunc chez Futuropolis, c'était pas mal au début des années 80, elle permettait de mettre en lumière des auteurs comme F'murr, Cestac ou Tardi (avec Rumeurs sur le Rouergue), et c'est là qu'on verra l'apparition de Luc Leroi un peu plus tard... Mais avant ça, Jean-Claude Denis proposait cet album, je m'en souviens très bien, je l'ai relu chez un ami qui possède l'édition originale. Sa couverture prêtait à confusion et faisait penser à première vue à une Bd érotique, mais on sait qu'il n'en est rien.
Toujours est-il que le contenu est assez médiocre, heureusement que Denis s'est rattrappé ensuite, il s'agit d'une fable aigre-douce où l'homme et les animaux à travers une sorte de moderne arche de Noé, partagent en frères les frissons de la fuite et les angoisses du monde moderne, mais c'est très naïf et maladroit. C'est une Bd inclassable que j'aurais d'ailleurs vue plus dans ce thème plutôt qu'en aventure.
Le dessin de Denis n'est pas si mal, on voit qu'il n'est pas encore au point, il n'a pas encore trouvé son style, mais on sent le potentiel graphique de cette Ligne Claire séduisante qu'il adoptera plus tard. C'est donc un album important historiquement dans la carrière de son auteur, dans la mesure où il marque les grands débuts de J.C. Denis après quelques menus travaux dans Pilote, c'est la première oeuvre qu'il réalise seul, et qui à ma connaissance n'est pas parue en prépublication dans Pilote ou A Suivre...
Olympus Mons est une série commencée en 2017, scénarisée par Bec, surtout connu pour la fameuse série Prométhée.
L'histoire nous raconte au départ deux intrigues parallèles : d'un côté l'épopée d'une expédition russe sur Mars, qui se retrouve coincée sur la planète rouge, à proximité d'un vaisseau extra-terrestre, de l'autre les tribulations d'un authentique voyant sur terre qui tente de s'interposer entre différentes nations qui se disputent la propriété d'une épave extra-terrestre au fond de l'océan.
Évidemment, les deux intrigues vont se rejoindre, et dans les tome 1 à 6, on découvre les ramifications d'une guerre entre deux civilisations extra-terrestres, avec les humains au milieu risquant l'anéantissement en tant que victimes collatérales.
C'est joli, bien écrit...MAIS : Olympus Mons souffre à mon avis des même tares que Prométhée. A savoir, la série aurait dû s'arrêter à un certain point (ici le tome 6), la série avait une vraie conclusion.
Mais Bec a voulu jouer au plus malin (probable qu'il ait des impôts à payer), nous ouvre un nouveau cycle aussi inutile qu'inintéressant, qui se termine in fine par, devinez, je vous le donne en mille? La destruction de l'espèce humaine, mal amenée et totalement gratuite, comme si Bec voulait donner le sentiment qu'il ose, alors qu'en fait il fatigue.
Si il fallait juger les tomes 1 à 6, alors la série aurait sans problème 4 étoiles minimum.
Si il faut juger la série dans son ensemble, avec les tomes 7 à 9 qui gâchent tout, ce que je fais, alors la note descend en flèche car on a le désagréable sentiment de s'être fait totalement avoir.
Il n’y a pas grand-chose de crédible ni de réaliste dans cette histoire (enfin j’espère que ce ne sera jamais le cas !), dans laquelle des équipes d’espions/de tueurs s’affrontent dans une compétition improbable, dézinguant à tour de bras les adversaires et tous ceux qui ont la malchance de se trouver au mauvais endroit.
Les amateurs d’actions, de testostérone – on n’est pas loin d’un « shoot them up » basique – vont apprécier. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est rythmé ! Pas de psychologie inutile, ni de longue mise en place, on entre directement dans le vif du sujet, balles et explosifs fusent et pétaradent, les cadavres s’empilent, dans une surenchère de violence longtemps inexpliquée.
Les dernières pages temporisent un chouia, pour nous expliquer les règles du « jeu », et permettre au lecteur de comprendre l’intrigue dans laquelle il est embarqué. Hélas, la série ayant été semble-t-il abandonnée, on n’en saura pas plus, ce qui rend inutile l’achat (les amateurs de Seagal ou autres champions de fims testostéronnés et explosifs y trouveront sans doute leur compte – les autres peuvent passer leur chemin je pense).
Le dessin de Kim est lui plutôt réussi, avec un trait réaliste très lisible.
Note réelle 2,5/5.
Difficile d'aviser "La route de la soie en lambeaux" 15 ans après sa sortie et 20 ans après les évènements décrits. Tout d'abord la partie BD est très réduite avec un graphisme médiocre et sans recherche ni dans le dynamisme ni dans le N&B. Ensuite c'est plus conjoncturel que structurel et donc cela vieillit assez vite. Enfin il y a tellement d'informations d'importances inégales que j'ai vite été un peu perdu.
L'essentiel de l'ouvrage concerne des documentaires/reportages sur les pays en Stan de l'ex-Urss juste avant et après 9/11 même si le livre est sorti bien plus tard.
Ted Rall en profite pour faire une violente charge contre la politique de Bush dans la région. Je ne suis pas totalement convaincu car les Administrations postérieures n'ont pas fondamentalement modifié leurs lignes stratégiques dans cette région.
Le pouvaient elles ? Cette partie du monde est tellement loin d'une tradition démocratique de type occidental que l'injonction de milliards de dollars en toute bonne foi n'a rien changé, sauf un accroissement de la corruption.
Pour ce qui est des carnets de voyages de Ted Rall, on ne peut que lui rendre hommage pour les risques encourus. Avec ses compagnons, qu'ils soient revenus vivants sans grave ennui de santé tient presque du miracle (Des journalistes ont été tués lors d'un des voyages).
J'en retiens que sauf à vouloir faire du tourisme sexuel dans les anciennes républiques soviétiques, il vaut mieux être un routard aguerri pour oser mettre un pied dans ces pays.
Si vous cherchez un côté romanesque orientez-vous plutôt sur Kessel et ses cavaliers.
C'est le genre d'album à peu près identique dans sa démarche à celui de "Le Fils de la Vierge (Josué de Nazareth)" édité aussi par Glénat, destiné à narrer la vie d'un saint, c'est curieux que Glénat donnait le feu vert à ce genre de Bd à l'époque, je ne crois pas que ça se ferait aujourd'hui, et ce genre de sujet est plutôt traité par des petits éditeurs régionaux ; quand je visite des châteaux, j'en vois plein de ce type dans les boutiques où l'on prend les tickets. Quoi qu'il en soit, c'est à peu près aussi ennuyeux que l'album que j'ai cité plus haut.
On assiste à une suite de saynètes mal reliées et formant une lecture assez bancale, le dessin n'est pas si catastrophique, je vois qu'il y a Vincent Froissard, il est surtout connu comme coloriste mais il a participé à Le Serment de l'Ambre, c'est une petite garantie ; au niveau des décors, c'est pas mal, mais ce sont les visages qui sont moches et parfois déformés.
Sinon bon ben, Saint-Martin je connaissais son histoire vu que j'ai énormément arpenté le Val de Loire, c'est le grand évangélisateur de la Touraine, qui a couvert la région d'une quantité d'églises, il est devenu évêque de Tours en 372, et il est mort en 397 à Candes, aujourd'hui Candes-Saint-Martin, merveilleux village classé dans les Plus Beaux Villages de France, et qui possède une magnifique église avec un mélange de styles roman et gothique, aux superbes voûtes angevines, et d'aspect étrangement militaire. Le village est situé à la lisière départementale entre les départements d'Indre-et-Loire et de Maine-et-Loire, non loin de la célèbre abbaye de Fontevraud. L'épisode le plus connu de la vie de Saint-Martin (qu'on voit souvent représenté dans des églises) est celui où aux portes d'Amiens, il coupe son manteau en deux avec son épée pour en donner la moitié à un mendiant transi de froid, alors que Martin était encore un jeune légionnaire dans l'armée romaine. C'est peu après, qu'il se fait baptiser et commence son apostolat ; le christianisme commence à gagner du terrain sur le paganisme, mais il faudra encore 1 siècle pour qu'il disparaisse totalement.
Je connaissais le roman de nom et je savais qu'il y avait une fin tragique. C'est donc avec un certain enthousiaste que j'ai emprunté cet BD, content que j'étais de pouvoir enfin découvrir un classique de la littérature américaine.
J'ai vite déchanté. La faute en partie au dessin. Ce n'est pas que je déteste ce style, je le trouve correct même si les personnages se ressemblent un peu trop ce qui rends plusieurs scènes difficile à comprendre, mais je ne le trouve pas adapter pour ce genre de récit. Pour moi, ce style va très bien pour une histoire étrange comme le faisait Lovecraft ou Poe. Là on est dans une histoire 'normale' qui aurait pu se passer dans la réalité et qui en plus repose beaucoup sur les émotions que dégagent les personnages. Sauf que le dessin ne retranscrit pas leurs émotions, il crée une atmosphère étrange et oppressante et c'est tout.
Du coup tout le long de l'album j'ai lu des scènes avec pleins de dialogues que je trouvais sans intérêt et le dénouement tragique m'a laissé indifférent. Je vois pourquoi ce roman est un classique, mais la manière dont elle est adaptée fait en sorte que je n'ai jamais rentré dans le récit.
Je découvre ce personnage qui fait partie d'un cycle de romans écrits par le grand auteur de SF Isaac Asimov, qui était visiblement destiné à un public d'ados, sans doute plus réceptif ; je dois dire que ça ne m'a guère emballé. C'est d'ailleurs curieux qu'il n'y ait pas eu plus d'adaptations en BD de ces aventures, car c'est là qu' on voit d'où viennent les références de Pierre Christin lorsqu'il a crée Valérian avec Mézières, on sent que Valérian en est très inspiré. Comme Valérian, Lucky Starr est une sorte d'agent de l'espace, c'est un enquêteur pour le compte du Comité Scientifique Terrestre qui se balade à travers les planètes du système solaire. Peut-être aussi qu'il n'y a pas eu plus d'adaptations pour ne pas faire d'ombre à Valérian qui a vite connu le succès.
Asimov aborde ici des thématiques comme la robotique, les conflits spatiaux ou la colonisation de systèmes proches de la Terre, en s'appuyant sur les connaissances qui existaient à l'époque où il créa ces histoires, soit les années 50. Depuis, il y a eu de nets progrès en matière scientifique, il a été prouvé par exemple qu'il n'y avait pas d'océan sur Vénus. Tout ceci parait aujourd'hui bien obsolète, c'est comme toutes ces bandes des années 50 ou 60 telles Jeff Hawke ou Les Pionniers de l'Espérance, elle a vieilli tout en gardant un certain charme, en plus de plusieurs incohérences. La bande est parue dans une revue espagnole, peut-être Rambla, mais je n'en suis pas sûr.
Le dessin est assuré par Fernando Fernandez, le dessinateur de Dracula (Fernandez) et de "Zora et les Hibernautes", bande de SF érotique qui n'a toujours pas fait l'objet d'une édition en album en France, et que je lisais dans Ere comprimée ; Fernandez utilise le même genre de mise en page, son dessin est peut-être un peu moins léché, mais reste très beau quand même.
Pour mon premier Manga j'ai choisi des noms reconnus : Moebius et Jirô Taniguchi. Au sortir de ma très rapide lecture je ne suis pas du tout convaincu.
284 pages avalées en une heure, c'est plus un exercice de tourner des pages que de réflexion intensive tellement le texte est inexistant et puéril.
L'idée de départ est bonne même si elle n'est pas nouvelle et renvoie aux sinistres expérimentations nazies et autres sur des humains.
C'est l'exploitation du thème qui ne me convainc pas. 40 pages d'un bébé qui flotte puis un jeune adulte qui subit des expériences très soft, le tout saupoudré de mini scènes sexy pour terminer par une histoire à l'eau de rose.
Il n'y a pas à dire mais les auteurs aiment prendre leur temps.
Le graphisme est vraiment de qualité mais je ne suis pas fan de ces expressions figées et lisses, de ces héroïnes qui ne prennent pas une ride en 20 ans de temps.
Je reconnais une grande élégance dans la gestuelle des bras d'Icare qui aurait dû être danseur plus qu'homme volant.
Le graphisme du centre de laboratoires façon pavillon Baltard me fait plus l'effet d'un très beau dessin industriel qu'artistique.
La fin est abrupte mais trouve son explication dans l'interview qui suit. Icare fut un échec éditorial sous forme feuilleton au Japon et les longues suites qui devaient suivre n'ont jamais vu le jour. Ouf
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Ollie et l'Alien
Alors là, à peu près du n’importe quoi comme histoire et j’avoue que je suis bien embêtée pour classer ce truc dans un genre. C’est bien pour enrichir la base que j’avise. L’enfant d’un roi alien, débarque en douce sur terre et touche de la main un gamin. Cà vous rappelle ET ? Oui mais ce geste engrosse accidentellement l’alien. Leur gestation est longue car trois décennies plus tard, les conséquences approchent et le roi alien n’est pas content. Il s’agit de régulariser la situation, mais pas n’importe comment, avec mise à l’essai du géniteur. S’en suit une crise diplomatique majeure entre les deux planètes avec menace de guerre interstellaire si le futur papa ne s’avère pas à la hauteur. Finalement, histoire de science-fiction ? Oui et non. Plutôt prétexte donc à suivre Ollie, jeune looser pas vraiment prêt pour la vie à deux, et ses copains dans leur banlieue un peu miteuse, et de confronter leur point de vue sur le couple face à la naïveté des questions de l’extra-terrestre plus ou moins inadaptée aux codes et faux-semblants de la société dans laquelle elle a débarqué. À la limite, ça, c’est pas si mal bien que vraiment peu développé. Mais surtout le traitement de cette histoire un peu débile ne m’a pas convaincue. Je n’ai pas trouvé le héros attachant. Les personnages secondaires, dont le président des US, obsédé par son image sur les réseaux sociaux (ça aussi, ça vous rappelle quelqu’un?), sont idiots et carrément pathétiques. Les dialogues se retrouvent trop souvent à mon goût au ras des pâquerettes. L’humour petite bite, cul, fesse à ce niveau me laisse de marbre. Quelques célébrités sont citées ou apparaissent dans l’histoire sans que je comprenne l’intérêt. Il y a sans doute des références, cinématographiques ou people, qui doivent m’échapper. Du coup, je ne ris pas. Quant au dessin, même s’il est dynamique, il ne rattrape pas vraiment l’histoire à mes yeux. Ce n’est tout simplement pas pour moi.
Au nom de la république
Jean-Claude Bartoll n'est pas un néophyte en ce qui concerne les polars et il signe ici une nouvelle série orientée espionnage, DGSE et anti-terrorisme. Le début est plutôt sympa, on s'intéresse à une cellule secrète dont les membres possèdent le droit d'éliminer leurs cibles plutôt que de chercher à les capturer et les juger. Particularité assez utile quand on traque des terroristes chevronnés. L'album s'ouvre donc sur une opération qui tourne mal, avec la perte de 3 agents qu'il va falloir venger, mais pour cela il va falloir identifier les assassins. L'entrée en matière est plutôt efficace si on aime ce genre d'histoires. Malheureusement le développement n'est pas totalement à la hauteur. Multiplication des protagonistes, changements de lieux et de personnages toutes les 2 pages, rebondissements un peu faciles, l'enquête qui avance on ne sait pas trop par quel miracle, ... Il est en tout cas un peu trop facile de remonter la piste ennemie en deux coups de cuillère à pot. Ça fait beaucoup quand même car il faut aussi ajouter quelques clichés inévitables, notre héros est vraiment un super agent, et bien sur les méchants qui s'écrient Allah wakhbar toutes les 2 pages. L'histoire se conclue en un tome, ce qui est plutôt satisfaisant, le dessin moderne colle plutôt bien au style, et malgré le nombre de personnages, on les distingue tous bien. Mais cela ne suffit pas à rattraper un ensemble qui ne tirera pas son épingle du jeu au milieu de la multitude de série du même genre.
Cours tout nu
Ah cette collection Hic et Nunc chez Futuropolis, c'était pas mal au début des années 80, elle permettait de mettre en lumière des auteurs comme F'murr, Cestac ou Tardi (avec Rumeurs sur le Rouergue), et c'est là qu'on verra l'apparition de Luc Leroi un peu plus tard... Mais avant ça, Jean-Claude Denis proposait cet album, je m'en souviens très bien, je l'ai relu chez un ami qui possède l'édition originale. Sa couverture prêtait à confusion et faisait penser à première vue à une Bd érotique, mais on sait qu'il n'en est rien. Toujours est-il que le contenu est assez médiocre, heureusement que Denis s'est rattrappé ensuite, il s'agit d'une fable aigre-douce où l'homme et les animaux à travers une sorte de moderne arche de Noé, partagent en frères les frissons de la fuite et les angoisses du monde moderne, mais c'est très naïf et maladroit. C'est une Bd inclassable que j'aurais d'ailleurs vue plus dans ce thème plutôt qu'en aventure. Le dessin de Denis n'est pas si mal, on voit qu'il n'est pas encore au point, il n'a pas encore trouvé son style, mais on sent le potentiel graphique de cette Ligne Claire séduisante qu'il adoptera plus tard. C'est donc un album important historiquement dans la carrière de son auteur, dans la mesure où il marque les grands débuts de J.C. Denis après quelques menus travaux dans Pilote, c'est la première oeuvre qu'il réalise seul, et qui à ma connaissance n'est pas parue en prépublication dans Pilote ou A Suivre...
Olympus Mons
Olympus Mons est une série commencée en 2017, scénarisée par Bec, surtout connu pour la fameuse série Prométhée. L'histoire nous raconte au départ deux intrigues parallèles : d'un côté l'épopée d'une expédition russe sur Mars, qui se retrouve coincée sur la planète rouge, à proximité d'un vaisseau extra-terrestre, de l'autre les tribulations d'un authentique voyant sur terre qui tente de s'interposer entre différentes nations qui se disputent la propriété d'une épave extra-terrestre au fond de l'océan. Évidemment, les deux intrigues vont se rejoindre, et dans les tome 1 à 6, on découvre les ramifications d'une guerre entre deux civilisations extra-terrestres, avec les humains au milieu risquant l'anéantissement en tant que victimes collatérales. C'est joli, bien écrit...MAIS : Olympus Mons souffre à mon avis des même tares que Prométhée. A savoir, la série aurait dû s'arrêter à un certain point (ici le tome 6), la série avait une vraie conclusion. Mais Bec a voulu jouer au plus malin (probable qu'il ait des impôts à payer), nous ouvre un nouveau cycle aussi inutile qu'inintéressant, qui se termine in fine par, devinez, je vous le donne en mille? La destruction de l'espèce humaine, mal amenée et totalement gratuite, comme si Bec voulait donner le sentiment qu'il ose, alors qu'en fait il fatigue. Si il fallait juger les tomes 1 à 6, alors la série aurait sans problème 4 étoiles minimum. Si il faut juger la série dans son ensemble, avec les tomes 7 à 9 qui gâchent tout, ce que je fais, alors la note descend en flèche car on a le désagréable sentiment de s'être fait totalement avoir.
SpyGames
Il n’y a pas grand-chose de crédible ni de réaliste dans cette histoire (enfin j’espère que ce ne sera jamais le cas !), dans laquelle des équipes d’espions/de tueurs s’affrontent dans une compétition improbable, dézinguant à tour de bras les adversaires et tous ceux qui ont la malchance de se trouver au mauvais endroit. Les amateurs d’actions, de testostérone – on n’est pas loin d’un « shoot them up » basique – vont apprécier. Le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est rythmé ! Pas de psychologie inutile, ni de longue mise en place, on entre directement dans le vif du sujet, balles et explosifs fusent et pétaradent, les cadavres s’empilent, dans une surenchère de violence longtemps inexpliquée. Les dernières pages temporisent un chouia, pour nous expliquer les règles du « jeu », et permettre au lecteur de comprendre l’intrigue dans laquelle il est embarqué. Hélas, la série ayant été semble-t-il abandonnée, on n’en saura pas plus, ce qui rend inutile l’achat (les amateurs de Seagal ou autres champions de fims testostéronnés et explosifs y trouveront sans doute leur compte – les autres peuvent passer leur chemin je pense). Le dessin de Kim est lui plutôt réussi, avec un trait réaliste très lisible. Note réelle 2,5/5.
La Route de la soie... en lambeaux
Difficile d'aviser "La route de la soie en lambeaux" 15 ans après sa sortie et 20 ans après les évènements décrits. Tout d'abord la partie BD est très réduite avec un graphisme médiocre et sans recherche ni dans le dynamisme ni dans le N&B. Ensuite c'est plus conjoncturel que structurel et donc cela vieillit assez vite. Enfin il y a tellement d'informations d'importances inégales que j'ai vite été un peu perdu. L'essentiel de l'ouvrage concerne des documentaires/reportages sur les pays en Stan de l'ex-Urss juste avant et après 9/11 même si le livre est sorti bien plus tard. Ted Rall en profite pour faire une violente charge contre la politique de Bush dans la région. Je ne suis pas totalement convaincu car les Administrations postérieures n'ont pas fondamentalement modifié leurs lignes stratégiques dans cette région. Le pouvaient elles ? Cette partie du monde est tellement loin d'une tradition démocratique de type occidental que l'injonction de milliards de dollars en toute bonne foi n'a rien changé, sauf un accroissement de la corruption. Pour ce qui est des carnets de voyages de Ted Rall, on ne peut que lui rendre hommage pour les risques encourus. Avec ses compagnons, qu'ils soient revenus vivants sans grave ennui de santé tient presque du miracle (Des journalistes ont été tués lors d'un des voyages). J'en retiens que sauf à vouloir faire du tourisme sexuel dans les anciennes républiques soviétiques, il vaut mieux être un routard aguerri pour oser mettre un pied dans ces pays. Si vous cherchez un côté romanesque orientez-vous plutôt sur Kessel et ses cavaliers.
Martin de Tours
C'est le genre d'album à peu près identique dans sa démarche à celui de "Le Fils de la Vierge (Josué de Nazareth)" édité aussi par Glénat, destiné à narrer la vie d'un saint, c'est curieux que Glénat donnait le feu vert à ce genre de Bd à l'époque, je ne crois pas que ça se ferait aujourd'hui, et ce genre de sujet est plutôt traité par des petits éditeurs régionaux ; quand je visite des châteaux, j'en vois plein de ce type dans les boutiques où l'on prend les tickets. Quoi qu'il en soit, c'est à peu près aussi ennuyeux que l'album que j'ai cité plus haut. On assiste à une suite de saynètes mal reliées et formant une lecture assez bancale, le dessin n'est pas si catastrophique, je vois qu'il y a Vincent Froissard, il est surtout connu comme coloriste mais il a participé à Le Serment de l'Ambre, c'est une petite garantie ; au niveau des décors, c'est pas mal, mais ce sont les visages qui sont moches et parfois déformés. Sinon bon ben, Saint-Martin je connaissais son histoire vu que j'ai énormément arpenté le Val de Loire, c'est le grand évangélisateur de la Touraine, qui a couvert la région d'une quantité d'églises, il est devenu évêque de Tours en 372, et il est mort en 397 à Candes, aujourd'hui Candes-Saint-Martin, merveilleux village classé dans les Plus Beaux Villages de France, et qui possède une magnifique église avec un mélange de styles roman et gothique, aux superbes voûtes angevines, et d'aspect étrangement militaire. Le village est situé à la lisière départementale entre les départements d'Indre-et-Loire et de Maine-et-Loire, non loin de la célèbre abbaye de Fontevraud. L'épisode le plus connu de la vie de Saint-Martin (qu'on voit souvent représenté dans des églises) est celui où aux portes d'Amiens, il coupe son manteau en deux avec son épée pour en donner la moitié à un mendiant transi de froid, alors que Martin était encore un jeune légionnaire dans l'armée romaine. C'est peu après, qu'il se fait baptiser et commence son apostolat ; le christianisme commence à gagner du terrain sur le paganisme, mais il faudra encore 1 siècle pour qu'il disparaisse totalement.
Des souris et des hommes
Je connaissais le roman de nom et je savais qu'il y avait une fin tragique. C'est donc avec un certain enthousiaste que j'ai emprunté cet BD, content que j'étais de pouvoir enfin découvrir un classique de la littérature américaine. J'ai vite déchanté. La faute en partie au dessin. Ce n'est pas que je déteste ce style, je le trouve correct même si les personnages se ressemblent un peu trop ce qui rends plusieurs scènes difficile à comprendre, mais je ne le trouve pas adapter pour ce genre de récit. Pour moi, ce style va très bien pour une histoire étrange comme le faisait Lovecraft ou Poe. Là on est dans une histoire 'normale' qui aurait pu se passer dans la réalité et qui en plus repose beaucoup sur les émotions que dégagent les personnages. Sauf que le dessin ne retranscrit pas leurs émotions, il crée une atmosphère étrange et oppressante et c'est tout. Du coup tout le long de l'album j'ai lu des scènes avec pleins de dialogues que je trouvais sans intérêt et le dénouement tragique m'a laissé indifférent. Je vois pourquoi ce roman est un classique, mais la manière dont elle est adaptée fait en sorte que je n'ai jamais rentré dans le récit.
Lucky Starr - Les Océans de Vénus
Je découvre ce personnage qui fait partie d'un cycle de romans écrits par le grand auteur de SF Isaac Asimov, qui était visiblement destiné à un public d'ados, sans doute plus réceptif ; je dois dire que ça ne m'a guère emballé. C'est d'ailleurs curieux qu'il n'y ait pas eu plus d'adaptations en BD de ces aventures, car c'est là qu' on voit d'où viennent les références de Pierre Christin lorsqu'il a crée Valérian avec Mézières, on sent que Valérian en est très inspiré. Comme Valérian, Lucky Starr est une sorte d'agent de l'espace, c'est un enquêteur pour le compte du Comité Scientifique Terrestre qui se balade à travers les planètes du système solaire. Peut-être aussi qu'il n'y a pas eu plus d'adaptations pour ne pas faire d'ombre à Valérian qui a vite connu le succès. Asimov aborde ici des thématiques comme la robotique, les conflits spatiaux ou la colonisation de systèmes proches de la Terre, en s'appuyant sur les connaissances qui existaient à l'époque où il créa ces histoires, soit les années 50. Depuis, il y a eu de nets progrès en matière scientifique, il a été prouvé par exemple qu'il n'y avait pas d'océan sur Vénus. Tout ceci parait aujourd'hui bien obsolète, c'est comme toutes ces bandes des années 50 ou 60 telles Jeff Hawke ou Les Pionniers de l'Espérance, elle a vieilli tout en gardant un certain charme, en plus de plusieurs incohérences. La bande est parue dans une revue espagnole, peut-être Rambla, mais je n'en suis pas sûr. Le dessin est assuré par Fernando Fernandez, le dessinateur de Dracula (Fernandez) et de "Zora et les Hibernautes", bande de SF érotique qui n'a toujours pas fait l'objet d'une édition en album en France, et que je lisais dans Ere comprimée ; Fernandez utilise le même genre de mise en page, son dessin est peut-être un peu moins léché, mais reste très beau quand même.
Icare
Pour mon premier Manga j'ai choisi des noms reconnus : Moebius et Jirô Taniguchi. Au sortir de ma très rapide lecture je ne suis pas du tout convaincu. 284 pages avalées en une heure, c'est plus un exercice de tourner des pages que de réflexion intensive tellement le texte est inexistant et puéril. L'idée de départ est bonne même si elle n'est pas nouvelle et renvoie aux sinistres expérimentations nazies et autres sur des humains. C'est l'exploitation du thème qui ne me convainc pas. 40 pages d'un bébé qui flotte puis un jeune adulte qui subit des expériences très soft, le tout saupoudré de mini scènes sexy pour terminer par une histoire à l'eau de rose. Il n'y a pas à dire mais les auteurs aiment prendre leur temps. Le graphisme est vraiment de qualité mais je ne suis pas fan de ces expressions figées et lisses, de ces héroïnes qui ne prennent pas une ride en 20 ans de temps. Je reconnais une grande élégance dans la gestuelle des bras d'Icare qui aurait dû être danseur plus qu'homme volant. Le graphisme du centre de laboratoires façon pavillon Baltard me fait plus l'effet d'un très beau dessin industriel qu'artistique. La fin est abrupte mais trouve son explication dans l'interview qui suit. Icare fut un échec éditorial sous forme feuilleton au Japon et les longues suites qui devaient suivre n'ont jamais vu le jour. Ouf