Pour mon premier Manga j'ai choisi des noms reconnus : Moebius et Jirô Taniguchi. Au sortir de ma très rapide lecture je ne suis pas du tout convaincu.
284 pages avalées en une heure, c'est plus un exercice de tourner des pages que de réflexion intensive tellement le texte est inexistant et puéril.
L'idée de départ est bonne même si elle n'est pas nouvelle et renvoie aux sinistres expérimentations nazies et autres sur des humains.
C'est l'exploitation du thème qui ne me convainc pas. 40 pages d'un bébé qui flotte puis un jeune adulte qui subit des expériences très soft, le tout saupoudré de mini scènes sexy pour terminer par une histoire à l'eau de rose.
Il n'y a pas à dire mais les auteurs aiment prendre leur temps.
Le graphisme est vraiment de qualité mais je ne suis pas fan de ces expressions figées et lisses, de ces héroïnes qui ne prennent pas une ride en 20 ans de temps.
Je reconnais une grande élégance dans la gestuelle des bras d'Icare qui aurait dû être danseur plus qu'homme volant.
Le graphisme du centre de laboratoires façon pavillon Baltard me fait plus l'effet d'un très beau dessin industriel qu'artistique.
La fin est abrupte mais trouve son explication dans l'interview qui suit. Icare fut un échec éditorial sous forme feuilleton au Japon et les longues suites qui devaient suivre n'ont jamais vu le jour. Ouf
Un avis qui pourrait être quasi identique à celui posté sur Carmen+Travis - Les récits, j’ai le même ressenti.
On retrouve les mêmes faiblesses, des récits courts anecdotiques avec un dessinateur différent à chaque fois. Bien peu marquant tout ça.
Sauf que dans le cas de Sillage, ça tire bien plus sur la corde … 6 albums ?! Intérêt graphique très versatile, idem pour les scénarios, à chaque tome il y a toujours eu à minima une histoire que j’ai particulièrement très peu apprécié.
Bien dispensable.
Une série qui ne s’adresse qu’aux admirateurs des 2 héros (ce qui est mon cas) mais qui n’apporte finalement pas grand chose à l’univers.
Les albums sont composés de petits récits, chacun mis en images par un dessinateur différent.
Malheureusement, les histoires sont bien trop courtes pour être marquantes, et le plaisir graphique variera en fonction de vos goûts. Problème récurrent de ce type d’albums collectifs.
Vraiment pas marquant donc, je n’en ai rien retenu si ce n’est un univers commun à Travis et Carmen (pour ceux à qui ça avait échappé), et quelques découvertes sympathiques au niveau des dessinateurs.
D’ailleurs Alizon et Cassegrain récidiveront peu de temps après dans le même univers, le tome 6.2 de Travis pour le 1er et la série Code McCallum pour le 2nd.
L’idée de courts récits est louable, ça permet à de jeunes auteurs de se lancer et de se faire la main.
Mais la compilation de ces histoires est assez bof en album, j’apprécie bien plus ce genre d’exercice en revue, il me semble que certains étaient parus dans Pavillon rouge.
Un Tronchet franchement banal.
Ce sont des situations qui mettent en vedette un bébé (quoique dans les derniers gags il est un gamin de 2-3 ans) et c'est censé être autobiographie. J'ai pas trop compris si cela voulait dire que c'est que Tronchet a vécu bébé ou si c'était lui le père et personnellement je m'en fous. Le sujet a déjà été traité plusieurs fois en BD et cet album n'apporte rien de nouveau. Aucun gag ne m'a fait rire et j'ai à peine souris. Les moments de tendresses ne m'ont pas ému.
C'est vraiment du Tronchet affixé, on est loin de ses meilleures séries humoristiques qui allaient loin dans l'absurde et avait une vision un peu cynique de l'humanité par moment. Là on est dans du très grand public, limite le genre d'album que les gens qui ne connaissaient rien à la BD achètent à leur connaissance qui lisent des BDs en se disent 'Tiens il aime les BDs et il y a un bébé, ça va surement lui faire plaisir'. Peut-être que les lecteurs ayant eu des bébés vont être plus indulgents que moi et rire des situations où ils vont se reconnaitre.
Le seul point positif en ce qui me concerne c'est le dessin de Tronchet.
Un démon qui arrête de défoncer tous ceux qu'il croise pour s'occuper d'un bébé ? Et qui en plus change son apparence pour qu'il aie moins peur ? Ce pitch me semble hasardeux, et cela se vérifie tout au long de ce premier tome : on a une histoire un brin ampoulée, où les évènements servent cette thèse, et où Clevatess se ramollit quelque peu, même si on lui donne une apparence glacée, détachée.
J'ai cependant trouvé l'idée de la nourrice pas inintéressante. Elle n'existe que pour donner le sein aux bébés et satisfaire les envies d'une bande de malandrins. Pas très maline, elle sait tout de même s'exprimer et en devient assez touchante. La fin du premier tome pose d'ailleurs question quant à son destin, un bon point par rapport au cheminement de l'histoire.
Le trait de Fuji Iwahara est plutôt réussi, on le sent plutôt à l'aise dans le decorum de la fantasy, et dans l'alternance de scènes intimistes et d'action. Bref, sans beaucoup d'originalité, ce nouveau manga de fantasy n'est pas désagréable.
J'ai lu les 5 premiers tomes et je ne compte pas lire la suite. Je n'ai même pas envie de lire les albums qui se passent dans mes périodes historiques préférés ou de lire les derniers tomes afin de voir si la série a évolué.
L'idée de départ, suivre une même famille au cours des siècles, est intéressant. J'ai été surpris par la narration qui est un peu plus dynamique que d'autres séries historiques de l'époque (genre 'Alix'). Malgré tout, je n'ai pas accroché. Les personnages me laissent indifférent et les péripéties m'ennuient. Je peux comprendre que les gamins de l'époque fan d'histoires aient apprécié cette série lorsqu'elle paraissait dans le journal de Spirou. Je trouve que ça a un peu mal vieillis même si le ton est moins désuet que d'autres séries de l'époque (au moins cela reste toujours lisible). Certes, je n'ai pas lu beaucoup d'albums, mais j'ai juste pas envie de me farcir plus de tomes afin de voir à quel moment je vais trouver que ça s'améliore.
Pour les nostalgiques.
Je vais noter un poil sévère ou alors je commence à fatiguer de l'humour absurde mais cet album d'Emmanuel Reuzé ne m'a pas plus accroché que ça. C'est dans la veine de sa série Faut pas prendre les cons pour des gens, sauf qu'ici ce sont des histoires courtes antérieures parues dans Psikopat ou l'écho des savanes. Les histoires sont d'une à deux planches pour la plupart, celle de Billy the kid, ou Billy the baby qui naît déjà le pistolet à la main, ouvre l'album et est un peu plus développée. Le dessin fait volontairement un peu daté, on dirait du comics de superhéros des années 60. D'ailleurs plusieurs histoires présentent des héros de la pop culture comme Tarzan ou Batman. Ca se lit bien, j'ai juste à peine souri.
Bon, le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album ne va pas trop faire monter la moyenne de mes appréciations concernant cette collection globalement décevante.
Le dessin de Calvez est clair, très lisible, mais trop « appliqué », et finalement statique, accentuant le manque d’intérêt ressenti pour l’intrigue.
Intrigue qui contentera peut-être les amateurs de Molière, curieux de voir rassemblés – de façon assez étrange et artificielle – quelques personnages importants de ses pièces les plus importantes. Mais pour le reste, c’est très décevant, je n’ai jamais réussi à entrer dans l’histoire, que j’ai trouvé peu crédible et assez creuse, menée sur un rythme trop lent.
Un gros bof.
Ce n'est pas le Lauzier que je préfère. Cette peinture du microcosme parisien à travers les états d'âme de Jean qui pense avoir tout réussi, est pourtant pleine d'humour.
Mais je trouve que cet album a beaucoup vieilli. Lauzier utilise constamment le vocabulaire homophobe dans cette série. Je ne peux pas être d'accord avec ce choix d’effet comique.
Même si in fine Lauzier fait la caricature de Jean et se moque de lui, sa peinture de la communauté homosexuelle hommes et femmes qui est un axe majeur du livre peut vraiment porter à confusion.
Les dessins et les couleurs sont caractéristiques des oeuvres de Lauzier. Agréables et sexy. C'est toujours teinté d'un érotisme soft.
Une lecture passée d'âge et parfois agaçante.
Désolé pour les nombreux aficionados, mais j'ai eu du mal à arriver jusqu'aux ''Ombres'', le t3.
Ce n'est pas que les histoires complotistes me rebutent ni une pointe de fantastique ésotérique mais ici je trouve le scénario tellement convenu et tellement vieillot que j'abandonne.
Cela picore un peu à droite et à gauche sur les succès du moments (X-files, Bodyguard, XIII entre autres) mais je n'y trouve pas d'originalité propre.
Le héros indestructible, Nivek qui tue sans état d'âme le moindre agent obstacle pour nous faire des leçons de morales est un type de personnage que je ne supporte pas.
On peut aimer mais je suis quand même surpris du haut degré d'appréciation car je trouve que le graphisme est loin de mériter un 5/5.
Je le trouve même très moyen : l'héroïne n'étant franchement pas top, les visages éloignés peu travaillés et les ambiances très vieillottes et non captives.
Un très gros BOF.
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Icare
Pour mon premier Manga j'ai choisi des noms reconnus : Moebius et Jirô Taniguchi. Au sortir de ma très rapide lecture je ne suis pas du tout convaincu. 284 pages avalées en une heure, c'est plus un exercice de tourner des pages que de réflexion intensive tellement le texte est inexistant et puéril. L'idée de départ est bonne même si elle n'est pas nouvelle et renvoie aux sinistres expérimentations nazies et autres sur des humains. C'est l'exploitation du thème qui ne me convainc pas. 40 pages d'un bébé qui flotte puis un jeune adulte qui subit des expériences très soft, le tout saupoudré de mini scènes sexy pour terminer par une histoire à l'eau de rose. Il n'y a pas à dire mais les auteurs aiment prendre leur temps. Le graphisme est vraiment de qualité mais je ne suis pas fan de ces expressions figées et lisses, de ces héroïnes qui ne prennent pas une ride en 20 ans de temps. Je reconnais une grande élégance dans la gestuelle des bras d'Icare qui aurait dû être danseur plus qu'homme volant. Le graphisme du centre de laboratoires façon pavillon Baltard me fait plus l'effet d'un très beau dessin industriel qu'artistique. La fin est abrupte mais trouve son explication dans l'interview qui suit. Icare fut un échec éditorial sous forme feuilleton au Japon et les longues suites qui devaient suivre n'ont jamais vu le jour. Ouf
Les Chroniques de Sillage
Un avis qui pourrait être quasi identique à celui posté sur Carmen+Travis - Les récits, j’ai le même ressenti. On retrouve les mêmes faiblesses, des récits courts anecdotiques avec un dessinateur différent à chaque fois. Bien peu marquant tout ça. Sauf que dans le cas de Sillage, ça tire bien plus sur la corde … 6 albums ?! Intérêt graphique très versatile, idem pour les scénarios, à chaque tome il y a toujours eu à minima une histoire que j’ai particulièrement très peu apprécié. Bien dispensable.
Carmen + Travis - les Récits
Une série qui ne s’adresse qu’aux admirateurs des 2 héros (ce qui est mon cas) mais qui n’apporte finalement pas grand chose à l’univers. Les albums sont composés de petits récits, chacun mis en images par un dessinateur différent. Malheureusement, les histoires sont bien trop courtes pour être marquantes, et le plaisir graphique variera en fonction de vos goûts. Problème récurrent de ce type d’albums collectifs. Vraiment pas marquant donc, je n’en ai rien retenu si ce n’est un univers commun à Travis et Carmen (pour ceux à qui ça avait échappé), et quelques découvertes sympathiques au niveau des dessinateurs. D’ailleurs Alizon et Cassegrain récidiveront peu de temps après dans le même univers, le tome 6.2 de Travis pour le 1er et la série Code McCallum pour le 2nd. L’idée de courts récits est louable, ça permet à de jeunes auteurs de se lancer et de se faire la main. Mais la compilation de ces histoires est assez bof en album, j’apprécie bien plus ce genre d’exercice en revue, il me semble que certains étaient parus dans Pavillon rouge.
Moi Bébé - Ma vie, mon œuvre
Un Tronchet franchement banal. Ce sont des situations qui mettent en vedette un bébé (quoique dans les derniers gags il est un gamin de 2-3 ans) et c'est censé être autobiographie. J'ai pas trop compris si cela voulait dire que c'est que Tronchet a vécu bébé ou si c'était lui le père et personnellement je m'en fous. Le sujet a déjà été traité plusieurs fois en BD et cet album n'apporte rien de nouveau. Aucun gag ne m'a fait rire et j'ai à peine souris. Les moments de tendresses ne m'ont pas ému. C'est vraiment du Tronchet affixé, on est loin de ses meilleures séries humoristiques qui allaient loin dans l'absurde et avait une vision un peu cynique de l'humanité par moment. Là on est dans du très grand public, limite le genre d'album que les gens qui ne connaissaient rien à la BD achètent à leur connaissance qui lisent des BDs en se disent 'Tiens il aime les BDs et il y a un bébé, ça va surement lui faire plaisir'. Peut-être que les lecteurs ayant eu des bébés vont être plus indulgents que moi et rire des situations où ils vont se reconnaitre. Le seul point positif en ce qui me concerne c'est le dessin de Tronchet.
Clevatess
Un démon qui arrête de défoncer tous ceux qu'il croise pour s'occuper d'un bébé ? Et qui en plus change son apparence pour qu'il aie moins peur ? Ce pitch me semble hasardeux, et cela se vérifie tout au long de ce premier tome : on a une histoire un brin ampoulée, où les évènements servent cette thèse, et où Clevatess se ramollit quelque peu, même si on lui donne une apparence glacée, détachée. J'ai cependant trouvé l'idée de la nourrice pas inintéressante. Elle n'existe que pour donner le sein aux bébés et satisfaire les envies d'une bande de malandrins. Pas très maline, elle sait tout de même s'exprimer et en devient assez touchante. La fin du premier tome pose d'ailleurs question quant à son destin, un bon point par rapport au cheminement de l'histoire. Le trait de Fuji Iwahara est plutôt réussi, on le sent plutôt à l'aise dans le decorum de la fantasy, et dans l'alternance de scènes intimistes et d'action. Bref, sans beaucoup d'originalité, ce nouveau manga de fantasy n'est pas désagréable.
Timour
J'ai lu les 5 premiers tomes et je ne compte pas lire la suite. Je n'ai même pas envie de lire les albums qui se passent dans mes périodes historiques préférés ou de lire les derniers tomes afin de voir si la série a évolué. L'idée de départ, suivre une même famille au cours des siècles, est intéressant. J'ai été surpris par la narration qui est un peu plus dynamique que d'autres séries historiques de l'époque (genre 'Alix'). Malgré tout, je n'ai pas accroché. Les personnages me laissent indifférent et les péripéties m'ennuient. Je peux comprendre que les gamins de l'époque fan d'histoires aient apprécié cette série lorsqu'elle paraissait dans le journal de Spirou. Je trouve que ça a un peu mal vieillis même si le ton est moins désuet que d'autres séries de l'époque (au moins cela reste toujours lisible). Certes, je n'ai pas lu beaucoup d'albums, mais j'ai juste pas envie de me farcir plus de tomes afin de voir à quel moment je vais trouver que ça s'améliore. Pour les nostalgiques.
La Limite n'a pas de connerie
Je vais noter un poil sévère ou alors je commence à fatiguer de l'humour absurde mais cet album d'Emmanuel Reuzé ne m'a pas plus accroché que ça. C'est dans la veine de sa série Faut pas prendre les cons pour des gens, sauf qu'ici ce sont des histoires courtes antérieures parues dans Psikopat ou l'écho des savanes. Les histoires sont d'une à deux planches pour la plupart, celle de Billy the kid, ou Billy the baby qui naît déjà le pistolet à la main, ouvre l'album et est un peu plus développée. Le dessin fait volontairement un peu daté, on dirait du comics de superhéros des années 60. D'ailleurs plusieurs histoires présentent des héros de la pop culture comme Tarzan ou Batman. Ca se lit bien, j'ai juste à peine souri.
Sept personnages
Bon, le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album ne va pas trop faire monter la moyenne de mes appréciations concernant cette collection globalement décevante. Le dessin de Calvez est clair, très lisible, mais trop « appliqué », et finalement statique, accentuant le manque d’intérêt ressenti pour l’intrigue. Intrigue qui contentera peut-être les amateurs de Molière, curieux de voir rassemblés – de façon assez étrange et artificielle – quelques personnages importants de ses pièces les plus importantes. Mais pour le reste, c’est très décevant, je n’ai jamais réussi à entrer dans l’histoire, que j’ai trouvé peu crédible et assez creuse, menée sur un rythme trop lent. Un gros bof.
La Tête dans le sac
Ce n'est pas le Lauzier que je préfère. Cette peinture du microcosme parisien à travers les états d'âme de Jean qui pense avoir tout réussi, est pourtant pleine d'humour. Mais je trouve que cet album a beaucoup vieilli. Lauzier utilise constamment le vocabulaire homophobe dans cette série. Je ne peux pas être d'accord avec ce choix d’effet comique. Même si in fine Lauzier fait la caricature de Jean et se moque de lui, sa peinture de la communauté homosexuelle hommes et femmes qui est un axe majeur du livre peut vraiment porter à confusion. Les dessins et les couleurs sont caractéristiques des oeuvres de Lauzier. Agréables et sexy. C'est toujours teinté d'un érotisme soft. Une lecture passée d'âge et parfois agaçante.
Le Chant des Stryges
Désolé pour les nombreux aficionados, mais j'ai eu du mal à arriver jusqu'aux ''Ombres'', le t3. Ce n'est pas que les histoires complotistes me rebutent ni une pointe de fantastique ésotérique mais ici je trouve le scénario tellement convenu et tellement vieillot que j'abandonne. Cela picore un peu à droite et à gauche sur les succès du moments (X-files, Bodyguard, XIII entre autres) mais je n'y trouve pas d'originalité propre. Le héros indestructible, Nivek qui tue sans état d'âme le moindre agent obstacle pour nous faire des leçons de morales est un type de personnage que je ne supporte pas. On peut aimer mais je suis quand même surpris du haut degré d'appréciation car je trouve que le graphisme est loin de mériter un 5/5. Je le trouve même très moyen : l'héroïne n'étant franchement pas top, les visages éloignés peu travaillés et les ambiances très vieillottes et non captives. Un très gros BOF.