Désolé pour les nombreux aficionados, mais j'ai eu du mal à arriver jusqu'aux ''Ombres'', le t3.
Ce n'est pas que les histoires complotistes me rebutent ni une pointe de fantastique ésotérique mais ici je trouve le scénario tellement convenu et tellement vieillot que j'abandonne.
Cela picore un peu à droite et à gauche sur les succès du moments (X-files, Bodyguard, XIII entre autres) mais je n'y trouve pas d'originalité propre.
Le héros indestructible, Nivek qui tue sans état d'âme le moindre agent obstacle pour nous faire des leçons de morales est un type de personnage que je ne supporte pas.
On peut aimer mais je suis quand même surpris du haut degré d'appréciation car je trouve que le graphisme est loin de mériter un 5/5.
Je le trouve même très moyen : l'héroïne n'étant franchement pas top, les visages éloignés peu travaillés et les ambiances très vieillottes et non captives.
Un très gros BOF.
Cet album souffre de handicaps touchant une bonne partie de la production de Manara. A savoir qu’il est bâti sur un scénario indigent (j’espère qu’il n’a pas passé trop de temps à l’élaborer !). L’histoire est invraisemblable dans ses grandes lignes, et dans beaucoup de ses détails (jusqu’à la dernière page).
Rien n’est crédible. De plus, à part les révélations finales (improbables donc), tout est linéaire et terriblement répétitif. Pour faire simple, nous suivons une femme qui, parce que son mari n’a pas remboursé un mafieux, est violée tous les jours (sodomisée pour être précis) par un homme de main, sans que son mari n’y puisse rien. Et sans que l’on croie une seconde au scénario.
Reste le trait réaliste très classique de Manara, clairement le seul point fort de cet album. Son dessin est chouette, mais au service hélas d’une histoire qui l’est moins.
J'ai souvent vu cet album en bibli, j'hésitais à le lire devant son épaisseur, et puis voila, j'ai franchi le pas, mais sans aucun enthousiasme.
C'est le genre d'album si dense en émotion et construit de telle façon qu'en apparence, ça doit sembler parfait, l'ennui c'est que j'ai eu un peu de mal à entrer dans ce récit, je ne peux que laisser exprimer ma déception. Le récit est découpé en 3 parties, il retrace le parcours d'un écrivain en manque d'inspiration qui s'intéresse soudain à son histoire familiale via celle de son grand-père, Portugais émigré en France.
Ouais ben je n'ai jamais rien ressenti d'émotionnel là-dedans, le retour aux sources, la nostalgie, les liens familiaux, tout ça d'habitude me parle, étant d'un naturel nostalgique, mais ici non, l'introspection doit être trop personnelle pour vraiment m'intéresser, je me suis emmerdé tout du long, c'est long, c'est pompeux, c'est lourd, et franchement se farcir 260 pages comme ça avec un récit plein de passages peu utiles, voire sans intérêt n'a rien pour m'attirer. Là-dessus, le dessin n'est pas du tout dans mes préférences, donc c'est pas la peine d'insister.
Je découvre cet éditeur après emprunt des 3 tomes.
Rien de neuf sous le soleil pour ceux qui connaissent le scénariste. Nouvel univers mais même recette, de l’aventure humoristique, des personnages sans surprises … toujours le même pot, c’est facile à suivre et pas désagréable.
Mais je dois avouer que je suis resté sur ma faim, trop typé ado, il m’en faut bien plus dorénavant. Ça va vite et les persos sont assez creux finalement.
Au dessin, Boiscommun s’éloigne fortement de son style habituel si reconnaissable. Son trait est ici complètement aseptisé, il rentre dans le moule « Soleil » école Tarquin ou Floch mais en moins bien je trouve, dommage. Efficace mais impersonnel.
Les jeunes lecteurs y trouveront certainement plus d’intérêt que le vieux con que je suis devenu.
Pour le coup, je ne suis pas vraiment en phase avec le jury d'Angoulême pour ce prix Polar 2022. La lecture de l'album d'Antoine Maillard m'a plutôt ennuyé.
Encore une histoire d'ados américains livrés à eux-mêmes dans un monde de jeux-vidéos, d'alcool et de drogue à l'âge de 15/16 ans. Le scénario joue sur deux niveaux d'intrigues avec des psychopathes avérés ou en devenir et bien propres sur eux.
C'est de l'archi classique déjà vu plusieurs fois sans grande originalité. L'album se lit en 20/30 minutes tellement les dialogues sont rares et d'un faible niveau.
Le graphisme à dominante grise et sans couleur me rappelle un peu mes vieux cours de lycée où le prof nous apprenait à faire des dégradés avec du HB.
Cela donne des visages très lisses qui ne m'ont apporté aucune émotion, ni crainte, ni horreur ni empathie. Comme le dit une des élèves interrogés par le psy : le vide.
Les choix graphiques très cubiques façon maquettes d'architecte pour les décors, ville et voitures renforcent mon impression de manque de vie.
Pas mon truc
Un tout petit format pour un album qui m'a globalement déçu.
Pourtant le pitch de départ était intéressant, l'histoire de cette femme noire, Rose, bodybuildeuse au physique hors norme qui n'a pour compagnie que son chien, avait tout pour me séduire.
Un album qui commence fort, elle fait le show, nue, devant un public d'obsédés, ils sont derrière leur ordinateur et laissent des commentaires salaces. Il faut bien gagner sa vie.
Elle est mal dans sa peau et supporte difficilement le regard des hommes qui la regardent comme une bête de foire ou comme un fantasme sexuel.
Elle va faire connaissance de Pierre, le vétérinaire qui s'occupe de son chien et leur relation va évoluer mais tout est trop convenue et très prévisible.
L'envers du décor du monde des bodybuilders est survolé et c'est regrettable.
Une lecture rapide, malgré les 170 pages, que j'ai survolé. Le problème à une narration non maîtrisée et qui manque de liant.
Dommage.
Un beau noir et blanc au trait fin, puissant et détaillé que le format n'aide pas à apprécier à sa juste valeur. Une mise en page réussie.
Attention quelques scènes très "chaudes".
Note réelle : 2,5.
Un album avec de bonnes idées mais qui me laisse un goût amer en bouche.
J'ai aimé le début de l'intrigue, elle se met en place intelligemment, par contre Zep prend une petite liberté avec l'histoire des koudous et de l'acacia, elle a bien existé mais dans des ranchs car cela n'aurait pas pu se produire dans une réserve. Je reste cependant captivé par le récit et soudain je lâche prise lors de l'hécatombe.
SPOILER
Que se fameux gaz élimine tous les êtres humains sauf un par million me laisse sans voix, on a donc un gaz qui sait compter et qui choisit ses victimes. Pourquoi les autres êtres vivants n'en sont pas victimes aussi ? Trop gros pour moi.
FIN SPOILER
Une bd qui reste instructive dans sa première partie mais qui ne m'aura rien appris. Je connaissais déjà cette faculté que les arbres possèdent de pouvoir communiquer entre eux.
Une fin peu crédible, voilà une lecture rapide qui sera vite oubliée.
Je n'étais pas fan du dessin de Zep et je ne le suis toujours pas. Je n'aime ni le trait ni la colorisation utilisée, tout est monotone.
Note réelle : 2,5.
Voilà un album qui confirme certaines constantes dans la production de Bastien Vivès. D’abord son dessin assez froid, globalement efficace, mais qui fait souvent l’économie des détails (peu de décors, et surtout des traits de visages souvent en partie effacés – ce que je n’aime pas trop). Ensuite qu’il semble sujet à quelques fétichismes. Souvent autour des fortes poitrines (ce qui est encore le cas avec l’héroïne ici). C’est encore manifeste avec ce « Chemisier », qui est le véritable personnage principal de cette histoire.
Pourquoi pas ? Mais il y a quand même un certain nombre de choses qui peuvent gêner le lecteur.
D’abord le manque de consistance de l’histoire elle-même, assez creuse. Ensuite le côté improbable – et finalement discutable – de tous les changements apportés à cette jeune femme dès lors qu’elle revêt ce « chemisier » (qu’on lui a prêté). Elle devient dès lors sûre d’elle, séductrice, et tous les hommes qu’elle rencontre sont quasi immédiatement attirés sexuellement par elle.
Bref, c’est une histoire un peu trop creuse, pas forcément très crédible, dont les sous-entendus ne sont pas forcément très reluisants pour la femme en général. Ceci étant dit, la narration est quand même bien faite, et ceux qui apprécient le dessin et plus généralement le « style » de Vivès peuvent y trouver leur compte. Je suis moi resté sur ma faim.
Note réelle 2,5/5.
Sans doute l’une des premières, si ce n’est la première publication de Seth, les histoires regroupées dans ce recueil étant parues en revue au tout début des années 1990.
La première histoire est autobiographique, et raconte quelques mésaventures subies par Seth alors qu’il adoptait un look androgyne. La seconde – divisée en deux chapitres – raconte les relations (amicales et amoureuses - surtout des déboires sentimentaux) d’un jeune cuistot. Là aussi, il y a peut-être, de façon moins avouée, des aspects autobiographiques.
La narration est fluide, le dessin, simple est globalement efficace et lui-aussi fluide. Mais ces histoires sont un peu creuses. C’est du roman graphique trop insipide à mon goût. Il y manque ce que Rabagliati ou Matt peuvent ajouter dans leurs récits pour les rendre un peu plus intéressants. D’autant plus que la deuxième histoire, « Dunes », se finit un peu brutalement.
A emprunter à l’occasion. Mais j’en suis sorti frustré.
Alexandre « le Grand » a laissé sa marque de géant dans l’Histoire. Physiquement, d’Alexandrie d’Égypte à Kandahar en Afghanistan, et dans les légendes. Un personnage auquel ont tenté de se rattacher des grands souverains – Louis XIV par exemple.
Un personnage légendaire sur lequel ont a dit, écrit beaucoup de choses, sur lequel on sait beaucoup de choses, alors même que la légende a parfois fait office de réalité.
Alexandre est en tout état de cause quelqu’un au destin exceptionnel, qui aurait sans doute mérité plus qu’un tome.
En effet, traiter cette destinée en 48 pages est une gageure, un pari que je trouve perdu par les auteurs.
D’abord parce que du coup ils ont évacué pas mal d’épisodes importants, esquissés ou même pas évoqués (tout ce qui se passe avant son attaque de l’Empire perse par exemple).
Ensuite je n’ai pas du tout été convaincu par l’angle d’attaque choisi.
Alexandre est « raconté » par un scribe et un soldat ayant participé à l’épopée du héros. Mais cela a deux inconvénients. Les narrateurs n’étaient pas parmi ses proches, et ce n’est que de loin qu’on le suit, on ne peut s’attacher à Alexandre, et le procédé de narration accentue cet écart. Impersonnel, détaché, cela éteint quelque peu l’aspect épopée légendaire.
Et du coup Alexandre n’apparait que secondaire dans sa propre légende, qu’il peine à incarner. La lecture du dossier final comble quelques trous pour ceux qui ne connaissaient pas Alexandre (pas tous en plus), mais cela ne suffit pas.
Enfin, si le dessin n’est pas laid, j’ai trouvé l’ensemble statique, les traits des visages figés : là aussi la folie, le mouvement perpétuel, l’allant sont absents, ce qui ne rend pas bien compte de la geste du Macédonien.
Bref, je suis sorti frustré par cet album.
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Le Chant des Stryges
Désolé pour les nombreux aficionados, mais j'ai eu du mal à arriver jusqu'aux ''Ombres'', le t3. Ce n'est pas que les histoires complotistes me rebutent ni une pointe de fantastique ésotérique mais ici je trouve le scénario tellement convenu et tellement vieillot que j'abandonne. Cela picore un peu à droite et à gauche sur les succès du moments (X-files, Bodyguard, XIII entre autres) mais je n'y trouve pas d'originalité propre. Le héros indestructible, Nivek qui tue sans état d'âme le moindre agent obstacle pour nous faire des leçons de morales est un type de personnage que je ne supporte pas. On peut aimer mais je suis quand même surpris du haut degré d'appréciation car je trouve que le graphisme est loin de mériter un 5/5. Je le trouve même très moyen : l'héroïne n'étant franchement pas top, les visages éloignés peu travaillés et les ambiances très vieillottes et non captives. Un très gros BOF.
Rendez-vous fatal
Cet album souffre de handicaps touchant une bonne partie de la production de Manara. A savoir qu’il est bâti sur un scénario indigent (j’espère qu’il n’a pas passé trop de temps à l’élaborer !). L’histoire est invraisemblable dans ses grandes lignes, et dans beaucoup de ses détails (jusqu’à la dernière page). Rien n’est crédible. De plus, à part les révélations finales (improbables donc), tout est linéaire et terriblement répétitif. Pour faire simple, nous suivons une femme qui, parce que son mari n’a pas remboursé un mafieux, est violée tous les jours (sodomisée pour être précis) par un homme de main, sans que son mari n’y puisse rien. Et sans que l’on croie une seconde au scénario. Reste le trait réaliste très classique de Manara, clairement le seul point fort de cet album. Son dessin est chouette, mais au service hélas d’une histoire qui l’est moins.
Portugal
J'ai souvent vu cet album en bibli, j'hésitais à le lire devant son épaisseur, et puis voila, j'ai franchi le pas, mais sans aucun enthousiasme. C'est le genre d'album si dense en émotion et construit de telle façon qu'en apparence, ça doit sembler parfait, l'ennui c'est que j'ai eu un peu de mal à entrer dans ce récit, je ne peux que laisser exprimer ma déception. Le récit est découpé en 3 parties, il retrace le parcours d'un écrivain en manque d'inspiration qui s'intéresse soudain à son histoire familiale via celle de son grand-père, Portugais émigré en France. Ouais ben je n'ai jamais rien ressenti d'émotionnel là-dedans, le retour aux sources, la nostalgie, les liens familiaux, tout ça d'habitude me parle, étant d'un naturel nostalgique, mais ici non, l'introspection doit être trop personnelle pour vraiment m'intéresser, je me suis emmerdé tout du long, c'est long, c'est pompeux, c'est lourd, et franchement se farcir 260 pages comme ça avec un récit plein de passages peu utiles, voire sans intérêt n'a rien pour m'attirer. Là-dessus, le dessin n'est pas du tout dans mes préférences, donc c'est pas la peine d'insister.
Danthrakon
Je découvre cet éditeur après emprunt des 3 tomes. Rien de neuf sous le soleil pour ceux qui connaissent le scénariste. Nouvel univers mais même recette, de l’aventure humoristique, des personnages sans surprises … toujours le même pot, c’est facile à suivre et pas désagréable. Mais je dois avouer que je suis resté sur ma faim, trop typé ado, il m’en faut bien plus dorénavant. Ça va vite et les persos sont assez creux finalement. Au dessin, Boiscommun s’éloigne fortement de son style habituel si reconnaissable. Son trait est ici complètement aseptisé, il rentre dans le moule « Soleil » école Tarquin ou Floch mais en moins bien je trouve, dommage. Efficace mais impersonnel. Les jeunes lecteurs y trouveront certainement plus d’intérêt que le vieux con que je suis devenu.
L'Entaille
Pour le coup, je ne suis pas vraiment en phase avec le jury d'Angoulême pour ce prix Polar 2022. La lecture de l'album d'Antoine Maillard m'a plutôt ennuyé. Encore une histoire d'ados américains livrés à eux-mêmes dans un monde de jeux-vidéos, d'alcool et de drogue à l'âge de 15/16 ans. Le scénario joue sur deux niveaux d'intrigues avec des psychopathes avérés ou en devenir et bien propres sur eux. C'est de l'archi classique déjà vu plusieurs fois sans grande originalité. L'album se lit en 20/30 minutes tellement les dialogues sont rares et d'un faible niveau. Le graphisme à dominante grise et sans couleur me rappelle un peu mes vieux cours de lycée où le prof nous apprenait à faire des dégradés avec du HB. Cela donne des visages très lisses qui ne m'ont apporté aucune émotion, ni crainte, ni horreur ni empathie. Comme le dit une des élèves interrogés par le psy : le vide. Les choix graphiques très cubiques façon maquettes d'architecte pour les décors, ville et voitures renforcent mon impression de manque de vie. Pas mon truc
Tous genres confondus
Un tout petit format pour un album qui m'a globalement déçu. Pourtant le pitch de départ était intéressant, l'histoire de cette femme noire, Rose, bodybuildeuse au physique hors norme qui n'a pour compagnie que son chien, avait tout pour me séduire. Un album qui commence fort, elle fait le show, nue, devant un public d'obsédés, ils sont derrière leur ordinateur et laissent des commentaires salaces. Il faut bien gagner sa vie. Elle est mal dans sa peau et supporte difficilement le regard des hommes qui la regardent comme une bête de foire ou comme un fantasme sexuel. Elle va faire connaissance de Pierre, le vétérinaire qui s'occupe de son chien et leur relation va évoluer mais tout est trop convenue et très prévisible. L'envers du décor du monde des bodybuilders est survolé et c'est regrettable. Une lecture rapide, malgré les 170 pages, que j'ai survolé. Le problème à une narration non maîtrisée et qui manque de liant. Dommage. Un beau noir et blanc au trait fin, puissant et détaillé que le format n'aide pas à apprécier à sa juste valeur. Une mise en page réussie. Attention quelques scènes très "chaudes". Note réelle : 2,5.
The End
Un album avec de bonnes idées mais qui me laisse un goût amer en bouche. J'ai aimé le début de l'intrigue, elle se met en place intelligemment, par contre Zep prend une petite liberté avec l'histoire des koudous et de l'acacia, elle a bien existé mais dans des ranchs car cela n'aurait pas pu se produire dans une réserve. Je reste cependant captivé par le récit et soudain je lâche prise lors de l'hécatombe. SPOILER Que se fameux gaz élimine tous les êtres humains sauf un par million me laisse sans voix, on a donc un gaz qui sait compter et qui choisit ses victimes. Pourquoi les autres êtres vivants n'en sont pas victimes aussi ? Trop gros pour moi. FIN SPOILER Une bd qui reste instructive dans sa première partie mais qui ne m'aura rien appris. Je connaissais déjà cette faculté que les arbres possèdent de pouvoir communiquer entre eux. Une fin peu crédible, voilà une lecture rapide qui sera vite oubliée. Je n'étais pas fan du dessin de Zep et je ne le suis toujours pas. Je n'aime ni le trait ni la colorisation utilisée, tout est monotone. Note réelle : 2,5.
Le Chemisier
Voilà un album qui confirme certaines constantes dans la production de Bastien Vivès. D’abord son dessin assez froid, globalement efficace, mais qui fait souvent l’économie des détails (peu de décors, et surtout des traits de visages souvent en partie effacés – ce que je n’aime pas trop). Ensuite qu’il semble sujet à quelques fétichismes. Souvent autour des fortes poitrines (ce qui est encore le cas avec l’héroïne ici). C’est encore manifeste avec ce « Chemisier », qui est le véritable personnage principal de cette histoire. Pourquoi pas ? Mais il y a quand même un certain nombre de choses qui peuvent gêner le lecteur. D’abord le manque de consistance de l’histoire elle-même, assez creuse. Ensuite le côté improbable – et finalement discutable – de tous les changements apportés à cette jeune femme dès lors qu’elle revêt ce « chemisier » (qu’on lui a prêté). Elle devient dès lors sûre d’elle, séductrice, et tous les hommes qu’elle rencontre sont quasi immédiatement attirés sexuellement par elle. Bref, c’est une histoire un peu trop creuse, pas forcément très crédible, dont les sous-entendus ne sont pas forcément très reluisants pour la femme en général. Ceci étant dit, la narration est quand même bien faite, et ceux qui apprécient le dessin et plus généralement le « style » de Vivès peuvent y trouver leur compte. Je suis moi resté sur ma faim. Note réelle 2,5/5.
Palooka Ville
Sans doute l’une des premières, si ce n’est la première publication de Seth, les histoires regroupées dans ce recueil étant parues en revue au tout début des années 1990. La première histoire est autobiographique, et raconte quelques mésaventures subies par Seth alors qu’il adoptait un look androgyne. La seconde – divisée en deux chapitres – raconte les relations (amicales et amoureuses - surtout des déboires sentimentaux) d’un jeune cuistot. Là aussi, il y a peut-être, de façon moins avouée, des aspects autobiographiques. La narration est fluide, le dessin, simple est globalement efficace et lui-aussi fluide. Mais ces histoires sont un peu creuses. C’est du roman graphique trop insipide à mon goût. Il y manque ce que Rabagliati ou Matt peuvent ajouter dans leurs récits pour les rendre un peu plus intéressants. D’autant plus que la deuxième histoire, « Dunes », se finit un peu brutalement. A emprunter à l’occasion. Mais j’en suis sorti frustré.
Alexandre le Grand
Alexandre « le Grand » a laissé sa marque de géant dans l’Histoire. Physiquement, d’Alexandrie d’Égypte à Kandahar en Afghanistan, et dans les légendes. Un personnage auquel ont tenté de se rattacher des grands souverains – Louis XIV par exemple. Un personnage légendaire sur lequel ont a dit, écrit beaucoup de choses, sur lequel on sait beaucoup de choses, alors même que la légende a parfois fait office de réalité. Alexandre est en tout état de cause quelqu’un au destin exceptionnel, qui aurait sans doute mérité plus qu’un tome. En effet, traiter cette destinée en 48 pages est une gageure, un pari que je trouve perdu par les auteurs. D’abord parce que du coup ils ont évacué pas mal d’épisodes importants, esquissés ou même pas évoqués (tout ce qui se passe avant son attaque de l’Empire perse par exemple). Ensuite je n’ai pas du tout été convaincu par l’angle d’attaque choisi. Alexandre est « raconté » par un scribe et un soldat ayant participé à l’épopée du héros. Mais cela a deux inconvénients. Les narrateurs n’étaient pas parmi ses proches, et ce n’est que de loin qu’on le suit, on ne peut s’attacher à Alexandre, et le procédé de narration accentue cet écart. Impersonnel, détaché, cela éteint quelque peu l’aspect épopée légendaire. Et du coup Alexandre n’apparait que secondaire dans sa propre légende, qu’il peine à incarner. La lecture du dossier final comble quelques trous pour ceux qui ne connaissaient pas Alexandre (pas tous en plus), mais cela ne suffit pas. Enfin, si le dessin n’est pas laid, j’ai trouvé l’ensemble statique, les traits des visages figés : là aussi la folie, le mouvement perpétuel, l’allant sont absents, ce qui ne rend pas bien compte de la geste du Macédonien. Bref, je suis sorti frustré par cet album.