Les derniers avis (20758 avis)

Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Elisa & Marcela
Elisa & Marcela

N'ayant pas lu le synopsis avant de commencer la lecture, c'est l'histoire du mariage de deux femmes espagnoles au début du XXème siècle racontée par une auteur elle-même espagnole. C'est fait de manière chronologique, la rencontre, la vie ensemble dans un village, puis le mariage avec Elisa déguisée en homme et se présentant sous le nom de Mario pour tromper le curé. Le dessin est assez moyen. Un album très court de 30 pages, c'est assez expédié. Au-delà de l'anecdote et du rappel aux plus jeunes que de tous temps il y a eu des homosexuels qui devaient se cacher, et que le mariage n'était alors pas légal, je ne recommande pas spécialement. On apprend plus en lisant l'article Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_mariage_homosexuel_en_Espagne

04/06/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Héliotrope
Héliotrope

Ce qui commence comme un roman graphique léger autour d'une jeune fille à la famille excentrique s'oriente au bout de quelques pages vers une série fantastique dans l'esprit de Petit Vampire version adolescents, se déroulant peut-être même bien dans le même univers étendu de Sfar puisqu'on y retrouve également Aspirine son autre héroïne vampire. Sauf que cette fois, Sfar n'est qu'au scénario et qu'il a passé la main à Benjamin Chaud pour le dessin. Il semble cependant que la consigne était de s'approcher autant que possible du style graphique de Sfar puisqu'on s'y croirait : même trait particulièrement lâché, même absence de perspective, même aspect brouillon et encombré ; ceux qui n'aimaient pas ce style ne l'aimeront pas davantage. En ce qui me concerne, ça ne me dérange pas trop même si le résultat est parfois très laid, notamment sur certaines expressions du visage de l'héroïne. Mais c'est surtout grâce à la bonne colorisation que je m'y retrouve, et je l'apprécie notamment beaucoup sur la couverture. Il y a un peu de tout dans cette histoire ; une famille étrange et une petite fille originale, une relation très proche avec une grand-mère pleine de personnalité, des amours superficiels mais artificiellement passionnés, et lesbiens en l'occurrence mais on s'en fiche, des références à Lovecraft, de la magie, des vampires, des sorciers, mais aussi quelques réflexions sur la société, sur les grèves étudiantes et sur l'amour en général... On retrouve la narration très présente de Sfar, celle où son personnage parle directement au lecteur sur le ton du dialogue parlé au présent. L'intrigue s'entame de manière relativement agréable mais elle s'embrouille ensuite en partant en roue libre comme si l'auteur ne savait pas vraiment où il voulait aller et laissait libre cours à son inspiration sans aucune structure. Le rythme lui-même est très décousu, comme si rien n'avait d'importance. Et j'avoue être nettement sorti de l'histoire avant la fin du premier tome, n'ayant pas ressenti d'empathie envers cette héroïne et ses aventures fantasques.

03/06/2022 (modifier)
Couverture de la série Vengeance
Vengeance

En effet, tout est dans le titre ! Ça a le mérite d’être explicite. Mais du coup on a l’impression de lire le résumé, si ce n’est le pitch d’une histoire, qui laisse un peu (beaucoup ?) frustré le lecteur. Car c’est très vite lu (normal pour cette collection et ce format), et l’histoire est assez creuse. Michel donc, quittant une soirée où il s’emmerde, se fait tabasser et dépouiller par 3 inconnus dans la rue. Il pète subitement un câble, achète un flingue et cherche à se venger rapidement et violemment. Voilà. Ça se laisse lire, mais sans plus. D’autant plus que le dessin de Chauzy – dont je n’ai jamais été super fan – est encore balbutiant (c’est je crois sa première publication), même si j’aime bien son utilisation d’un Noir et Blanc assez gras. A réserver aux complétistes de l’auteur je pense.

02/06/2022 (modifier)
Couverture de la série La Galerie des illustres
La Galerie des illustres

Je n'ai jamais été fan des encyclopédies comme livre de chevet. Profitant d'une offre commerciale avantageuse, je me suis lancé à la découverte de ces Illustres. Déjà je trouve ce titre emphatique et mal choisi. Car je n'ai pas vu plusieurs de mes auteur-es préféré-es. Exit Peña, Bilal, Gibrat, Lax, Wild ou Morvan et probablement bien d'autres. Quand on fait une tablée aussi importante, c'est surtout les absents que l'on remarque et ceux que j'ai cités me manquent. Une page d'interview, avec photo, en face d'une planche en rapport avec Spirou. Je trouve les interviews sans grand intérêt car on y apprend seulement si l'auteur-e lisait Spirou ou Tintin dans sa jeunesse, qu'il/elle caricaturait ses profs et qu'il/elle vénérait Franquin. De plus 200 x 1 planches n'est pas égal à 1 x 200 planches (ha ! ces maths post modernes !). C'est intéressant pour découvrir les différents styles graphiques et pour la photo des auteur-es. A réserver aux collectionneurs assez riches qui ont de la place Mais cet ouvrage ne m'a pas apporté grand chose.

01/06/2022 (modifier)
Par Cacal69
Note: 2/5
Couverture de la série Fontainebleau
Fontainebleau

Une énième histoire de maison hantée. Un récit qui ne bouleverse pas le genre, tout est convenu, la surprise n'est pas au rendez-vous. Une lecture qui m'a moyennement intéressé, le couple qui a acheté cette vieille bâtisse est assez quelconque, je n'ai pas ressenti le moindre frisson et quelques incohérences comme le fait de découvrir 21 cranes d'enfants dans sa cave, pas d'appel pour la gendarmerie mais un appel pour prévenir le curé du coin. Quarante-trois pages que j'ai lu rapidement et que je vais vite oublier. Côté dessin, je dis bof. C'est sans saveur, les personnages ont souvent des postures rigides et je n'ai pas aimé les couleurs. Dispensable.

31/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Les Yeux perdus
Les Yeux perdus

Quelle déception ! Ce one-shot m’a rappelé « Lady Doll » : un très bel enrobage mais pas grand-chose derrière. Pourtant, j’ai déjà lu d’autres œuvres de ce scénariste et il m’avait jusqu’à présent plutôt séduit. Mais là, qu’est-ce que c’est mou ! Le point fort est incontestablement le dessin de Juan Manuel Tumburús. Un trait caricatural qui parvient à dégager à la fois de la douceur et beaucoup de noirceur, ce qui convient parfaitement à la thématique du récit. Ajoutez à cela un synopsis à la base plutôt séduisant et vous comprendrez pourquoi je me suis laissé séduire. Oui mais voilà ! A la lecture, le déroulé est bancal. Certains enchainements de cases sont mal fichus. A plus d’une occasion, j’ai eu l’impression qu’on avait enlevé ici une case, là une planche. Par ailleurs, le scénario ne réserve pas vraiment de surprise et, surtout, tous les rebondissements sont amenés d’une manière tellement poussive qu’ils en deviennent plats et sans saveur. Vraiment, je suis déçu. Reste l’aspect visuel pour les amateurs du genre mais pour moi, c’est insuffisant.

31/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Ann de la jungle
Ann de la jungle

Pratt est un auteur que j’aime bien, tant pour son dessin que pour ses histoires dépaysantes, souvent dynamiques. Mais je n’ai pas trouvé ici de quoi me contenter. C’est clairement une œuvre de jeunesse, une œuvre mineure dans la longue bibliographie de cet auteur. L’album regroupe 4 histoires, qui toutes se déroulent en Afrique centrale au début du XXème siècle, dans des colonies anglaises. Les aventures sont classiques, et passent mal la barrière du temps, c’est un peu vieillot. D’abord pour le cadre colonial lui-même, raciste. Les nombreux Africains de divers peuples qui interviennent étant les seuls à succomber aux combats, alors que la poignée d’Européens que nous suivons (il n’y a pas de personnage principal à proprement parler) traversent ces aventures exotiques sans trop de problème – y compris des enfants, comme la jeune Ann, qui n’a connu que l’Afrique coloniale ou le tout aussi jeune Dan, improbable prince voyageant au milieu des dangers comme un touriste sur qui rien n’a de prise). On retrouve une certaine imagerie vieillotte, comme dans les vieux films de Tarzan que je regardais à la télé quand j’étais jeune. Il faut apprécier cet aspect suranné. Le côté aventure est globalement bien mené, Pratt maîtrise déjà ce domaine. Mais c’est bien trop naïf dans le déroulement (et parfois aussi les dialogues), en particulier dans les deux dernières histoires. A noter que le personnage de Tipperary O’Hara, capitaine arrivant au début de chaque histoire sur son vieux rafiot, pourrait être une sorte d’ébauche (il lui ressemble aussi un peu physiquement) de Corto Maltese – qui lui naviguera plus loin des côtes ! Bref, un album à réserver aux fans complétistes de Pratt. Comme je l’ai dit, c’est un auteur dont j’ai aimé pas mal de séries, mais celle-ci m’a globalement déçu.

29/05/2022 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
Couverture de la série 14 Juillet - Destins d'une révolution
14 Juillet - Destins d'une révolution

Cet album retrace les évènements qui se sont déroulés le mois qui précède la prise de la Bastille en 1789. Chacun des 20 chapitres se focalise sur un personnage, ou un groupe de personnages, et fait avancer le décompte du 17 juin jusqu'au 14 juillet. Un peu de background par ci, un peu de romance par là viennent s'imbriquer au milieu de faits réels majeurs qui ont marqué l'histoire de France. L'idée originale qui aurait pu être sympa, c'est de nous faire vivre tout ça par le prisme de divers personnages. Un chapitre sera centré sur Marie-Antoinette, plus préoccupée par sa partie de cache cache dans le parc du château, que par le peuple qui crie à l'extérieur. Un autre chapitre sera centré sur Camille Desmoulins fer de lance de la révolution. Enfin plusieurs d'entre eux sont des anonymes, paysans, femme de chambre, ouvrier au chômage, et on nous montre par leur prisme respectif comment a été vécue cette période. Tous ces gens là vont se croiser au fil des chapitres. Et c'est un peu le problème, ça aurait du être sympa, mais la sauce ne prend pas. Les personnages sont trop nombreux, surtout les anonymes. Certains chapitres sont très brefs, et donc complètement anecdotiques, pour pas dire inutile. A coté de ça certains évènements sont expédiés rapidement. Alors que la tension est sensée augmenter de jour en jour dans le pays, on ne le ressent pas du tout au fil de la lecture. C'est au final un peu dommageable de se perdre avec autant de personnages anonymes. Certes ces tranches de vies fictives sont là pour représenter ce que les gens à l'époque ont vécu, chacun à sa manière. Mais ça reste un peu superficiel et ne va pas assez dans le détail. Au final tout ce que raconte cet album, on à l'impression de déjà le connaitre par ce qu'on appris à l'école, même si ça date pas mal. Le peuple meurt de faim et paye trop d'impôts, le roi ne l'entend pas vraiment et fait vaguement ce qu'il peut, les décisions politiques du moment sont contestables et contestées, l'assemblée nationale du peuple n'est pas reconnue et au final les gens se soulèvent en masse et cela aboutit à la prise de la Bastille, symbole de la révolution. Bref je n'ai rien appris, et pour finir sur une dernière note négative, le dessin n'est pas terrible. Trait simpliste, dessin très figé, perspectives discutables. En fin de compte on a presque l'impression d'un album jeunesse, alors que ce n'était sans doute pas le but recherché.

27/05/2022 (modifier)
Couverture de la série Apprenti - Mémoires d'avant-guerre
Apprenti - Mémoires d'avant-guerre

Je ne suis pas vraiment convaincu par l'ouvrage de Bruno Loth. "Apprenti, mémoires d'avant-guerre" se présente comme un témoignage hommage à son père voire à son grand-père. A notre époque où nous pleurons la désindustrialisation de la France, Bruno Loth dresse un tableau assez anecdotique qui n'emporte ni mon émotion ni mon intérêt pour la fonction d'apprenti. C'est peut-être à force de tels récits très courants à une époque que l'on a détourné beaucoup de jeunes des métiers de l'industrie contrairement à certains de nos voisins européens. Le petit Jacques doit gérer ses contradictions. Bon élève qui aurait pu suivre la voie méritocrate, il s'engage à contre-coeur dans un milieu où il ne se sent pas à l'aise. Nous avons donc une suite de tableaux où les brimades aux apprentis sont mises en avant, entrecoupés par des scènes de sorties bucoliques des Jeunesses Communistes. Les grands enjeux syndicaux ou politiques de l'époque ne sont évoqués que de façons marginales (à mon avis) et superficielles. Cela donne un scénario assez décousu et dans lequel je ne suis jamais rentré. Je ne suis pas fan du graphisme que je trouve un peu simpliste et manquant de dynamisme. Les couleurs sont rares, Jacques évoluant dans un monde présenté à dominante grise teintée de marron et de bleu. Un récit qui ne m'a pas beaucoup parlé malgré mon attrait pour le monde industriel.

26/05/2022 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Kinnara - L’Automate céleste
Kinnara - L’Automate céleste

Tiens, une bd argentine qui se passe au royaume de Siam, c'est assez original. En plus, le dessin est plutôt bon. Dommage que le scénario ne soit pas très bon. L'idée de départ est tout de même un peu basique et en plus cela devient vite un peu trop compliqué à suivre à mon goût. J'ai eu l'impression qu'il me manquait quelques notions de base sur la mythologie thaïlandaise pour bien apprécier le scénario (bon il y a aussi la possibilité que le scénario soit juste mauvais). La plupart des personnages m'ont laissé indifférent, ce n’est pas très captivant et je me suis vite ennuyé. Il y a quelques scènes qui sortent du lot, mais globalement c'est pas très bon à mes yeux. Bref, l'intérêt principal de cet album est le dessin. Je conseillerais un emprunt à moins que vous adoriez acheter des bandes dessinées juste pour admirer les cases.

24/05/2022 (modifier)