Un diptyque qui se présente sans le moindre détour comme léger, volontiers racoleur, avec une action débridée faite de courses-poursuites et fusillades. Un bon divertissement ?
Nous voyagerons du côté de l'Australie via une histoire de magot que se disputent industriels véreux, petits truands et deux jeunes femmes ayant une revanche à prendre sur la vie.
Le résultat est certes dynamique mais incroyablement confus : ici, l'action se découvre sans que les protagonistes et enjeux aient été correctement dressés, avec une désagréable impression de gratuité. On est bien loin des meilleurs Largo Winch, XIII ou I.R.$..
Baladi peut avoir des idées intéressantes, j’ai toujours du mal avec ce qu’il me propose, que ce soit au scénario et au dessin. Et c’est encore le cas ici.
Je ne suis pas fan de ses visages. Pour le reste, ça passe, et il y a des passages réussis (j’ai bien aimé ses vaisseaux en forme de fleur).
Quant à l’histoire, elle m’a laissé sur ma faim. Quelques bonnes idées, des passages poétiques. Mais globalement, j’ai trouvé que ça faisait trop improvisation. Pourquoi pas, à condition qu’il y ait l’étincelle qui dynamite et dynamise l’ensemble. Mais ça n’est pas vraiment le cas ici, hélas. Je ne sais pas où Baladi voulait réellement en venir.
2.5
Hésitation entre 2 et 3. J'aimerais dire 3 mais la lecture est trop rapide (2/3 cases par page pour un prix assez élevé).
L'intro sur la création de la vie est excellente et prometteur mais ensuite le graphisme et l'avancée de l'histoire deviennent très classiques.
L'héroïne est enjouée, dynamique et sympathique, c'est avec plaisir qu'on la suit dans cette aventure (d'autres suivront sans doute sous forme de one shots) alternant combats barbares pliés en 2 temps 3 mouvements, jeux de mot rigolos et pas trop vulgaires et séquences érotiques par trop hors contexte pour une fois.
Le gros démon frémissant d'impatience avant d'être coupé dans son élan mérite une belle place dans la galerie des méchants qu'on aimerait revoir.
Beaucoup de points positifs mais on sent la paresse de l'auteur qui fournit ici un travail minimum alors qu'il a un potentiel bien plus grand. Je n'achèterai pas le second tome en raison du prix mais le feuillèterai avec plaisir.
Les mangas, c'est le paradis du fan service. Ici, vous aurez des démones aux gros poumons et petites ailes de chauve-souris, des tueurs placides, de la magie, du gore, de la torture sexuelle phantasmée (les nonnes se relayant autour du "pauvre" attaché à la chaise, grand moment), des quiproquos... y en a pour tous.
Le dessin dynamique est parfaitement lisible dans les séquences d'action, le dessinateur sait figer le temps lorsqu'il le faut. La note reflète son boulot propre.
Mais les auteurs mangent vraiment à trop de rateliers pour permettre de s'attacher à cette série. D'où une note qui ne montera pas plus haut.
Certaines séries comme Urotsukidoji prenaient aussi ce chemin mais trouvaient ensuite une ligne directrice originale (que l'on aime ou pas, mais assumée). Et celle-ci n'est pas sur cette voie.
Un album qui m'aura ennuyé tout du long et dont je ne me serai jamais senti proche des personnages.
On y suit un dessinateur de BD un peu désabusé, qui vient participer au festival d'Angoulême fatigué et sans passion. Là, il croise une femme qu'il trouve belle et aura l'occasion de s'accrocher à elle car son mari est fan de BD et apprécie l'occasion de cotoyer cet auteur. Le mari est beau et riche, une sorte de mélange entre Largo Winch et Michel Vaillant. L'auteur de BD est un vieux moustachu un peu rabougri. Et contre toute attente, la belle femme se fait séduire par le dessinateur et ils vivent tout deux 24 heures d'adultère, oubliant l'un et l'autre leurs familles respectives.
Je n'y ai pas cru un instant. Qu'est-ce qui peut bien attirer une belle femme, mère d'un enfant depuis à peine 4 ans et qui a visiblement une vie bien remplie, vers un type morne qui se contente de s'accrocher à elle et de l'emmener dans une soirée d'adolescents ? D'autant plus que de manière générale, tous les récits qui traitent de l'infidélité me rebutent et m'emmerdent.
Il n'est rien ressorti d'intéressant à mes yeux dans cet album, ni le dessin de Bastien Vivès que je n'ai jamais vraiment aimé (je parle du dessin, je ne connais pas l'homme), ni rien dans l'histoire du début à sa fin. Seules la fluidité de la lecture et la clarté narrative, ainsi qu'une certaine curiosité de voir où l'auteur voulait en venir, m'ont maintenu en éveil, mais une fois la dernière page atteinte, j'ai refermé l'album sur un bof sincère.
Le professeur Baltimont est clairement inspiré, au moins graphiquement, des oeuvres d'Edgar P Jacobs.
J'ai envie de dire pourquoi pas, d'autant que les deux tomes se déroulent au début des années 50.
Le problème, c'est le scénario et les personnages. Pour le premier, il est truffé d'invraisemblances et de rebondissements tous plus grotesques les uns que les autres. La crédibilité est proche de zéro, et les intrigues pourraient dater des années 50 également, mais dans ce qu'elles avaient de plus caricaturales.
Ensuite viennent les protagonistes : les deux héros (le professeur et son assistante) ont un charisme proche de zéro. Quand aux antagonistes, ils sont très méchants, aussi fous que fourbes et grand-guignolesques: dans le premier tome, c'est un milliardaire américain qui a une base secrète avec un sous-marin nucléaire géant qui veut établir un IVème Reich, dans le second ce sont à la fois la Maffia (le gang de Luciano, appelé par ses hommes "Don Lucky Luciano" -->personne n'aurait osé l'appeler lucky, un surnom attribué par ses adversaires pour le tourner en dérision) et le Ku-Klux-Klan...
L’Italien Altan est un auteur difficile à appréhender. Essentiellement à cause de son dessin, dont je ne suis a priori pas fan. En particulier les visages – et les nez ! – de ses personnages, comme c’est le cas ici avec Melone, qui a un pif en forme de robinet (ou de phallus). Quant à la colorisation, elle fait bien son âge, je la trouve en tout cas assez chargée.
Quant à l’histoire elle-même, on y retrouve, dans le fond et la forme, quelques constantes de l’œuvre d’Altan. A savoir un ton très ironique, d’abord dans les dialogues, mais cela est accentué par la présence récurrente sous une bonne partie des bulles de commentaires (sur l’action, les dialogues, ou tel ou tel personnage).
Ces commentaires dynamisent un peu la lecture, qui n’est pas désagréable, mais qui ne m’a pas marqué plus que ça (je pense l'avoir oubliée rapidement). Les aventures de ce bonhomme aveugle, qui vit dans la crasse, et qui, après avoir recouvré la vue se révèle assez cynique, ne m’ont pas passionné.
Note réelle 2,5/5.
Je suis sorti très déçu de cette lecture, qui ne m’a pas accroché.
Le dessin d’abord, au trait gras, n’est pas mon truc, et je l’ai trouvé souvent maladroit, avec des perspectives bizarres.
Mais c’est surtout l’intrigue qui m’a laissé sur ma faim. Elle manque singulièrement de profondeur, d’intérêt. C’est léger et linéaire.
Avec des personnages peu creusés, et pas toujours crédibles (surtout le détective privé).
L’intrigue elle-même manque parfois de crédibilité (voir la façon avec laquelle les jeunes échappent aux policiers après leur cambriolage raté et alors que les policiers les ont repérés).
Bref, je ne sais pas si c’est tiré d’un roman de Daenincks ou si celui-ci a directement écrit ce scénario, mais je n’y ai pas trouvé grand-chose d’intéressant.
J'aime bien cette collection qui retrace les biographies en mots et en images de musiciens célèbres des 70's et après. Mais je n'ai pas du tout accroché à celle-ci.
Je reconnais que je ne suis fan ni de Bob Marley ni du reggae ni du style de vie rasta. Mais ce que je reproche le plus à l'ouvrage est de surjouer l'importance de Marley dans l'histoire des droits civiques des peuples Noirs.
Comparer Marley à Nelson Mandela ou MLK me semble assez fantaisiste. D'ailleurs la pensée politique de Marley a disparu. De plus je ne peux pas être d'accord avec la 4ème de couv qui dit" Marley ... symbole de rébellion. Une rébellion pacifique, bien que belliqueuse par les mots".
Je trouve que c'est irresponsable d'écrire cela quand on a tellement d'exemples de mots qui ont ouvert la voie à des carnages, la radio des 1000 collines en est un exemple dramatique, il n'y a pas si longtemps.
Mon second reproche est le choix de Stéphane Nappez de présenter ses textes autobiographiques avec un langage supposé slang de téci adapté à Trenchtown. Comme j'ai trouvé l'intro assez ridicule cela ne m'a pas mis dans les bonnes dispositions pour lire les 20 bio. Au bout de trois j'en ai eu assez.
Je me suis rabattu sur les épisodes graphiques mais j'ai trouvé cela assez brouillon. Il y a d'ailleurs beaucoup (trop) de personnages/copains qui interviennent. Cela nuit à l'unité et la concision du récit à mon goût.
Une lecture assez pénible que j'oublierai vite. Je mets 2 pour la diversité graphique intéressante même si la mise en couleur assez sombre ne m'a pas enthousiasmé.
En temps normal, Hermann est un gage de qualité, de satisfaction, de réussite, bien qu'il y ait 2 ou 3 BD de lui que j'ai pas vraiment appréciées. Mais là, je crois que je suis tombé sur son album le plus imparfait ? le plus décevant ? le plus étrange ? Sans doute un peu de tout ça en fait. Je ne suis en effet pas sûr d'avoir tout capté dans cette bande, je pensais avoir été rattrapé par une dose de sénilité, mais en vérité, je me suis rassuré car j'ai vu dans quelques avis précédents que ça ne venait pas de moi, mais que plein d'autres gars étaient dans le même cas et n'avaient pas compris grand chose, ouf !
En effet, trop de sujets pas assez développés qui auraient gagné à plus de profondeur et surtout à éclairer ma lanterne, se bousculent dans cet album ; apparemment, il s'agit d'une sorte de concept… m'ouais ben je n'en suis pas du tout client, et j'avoue avoir été très surpris de la part d'Hermann, un auteur plutôt habitué à des récits linéaires et classiques. J'avais la très nette impression qu'il manquait des trucs dans cette Bd, probablement des rouages qui auraient été nécessaires pour mieux comprendre le tout, même si la bande aborde des thèmes intéressants sur l'Afrique.
Au final, Hermann fut plus inspiré sur l'Afrique dans Afrika, et je trouve que cet album est l'un des moins réussis d'Hermann, avec Zhong Guo et Station 16 qui m'avaient aussi laissé dubitatif. En plus, le dessin, ouais bof, j'ai trouvé Hermann en meilleure forme ailleurs ; ceci dit, il n'est pas laid, mais j'ai la drôle d'impression qu'il n'est pas d'Hermann, je reconnais difficilement son style (à part les femmes qu'il ne sait pas dessiner correctement), c'est très curieux. En bref, j'étais à 2 doigts de noter 1 étoile tellement j'étais déstabilisé, mais je me ravise un peu parce que j'aime bien Hermann...
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Un diptyque qui se présente sans le moindre détour comme léger, volontiers racoleur, avec une action débridée faite de courses-poursuites et fusillades. Un bon divertissement ? Nous voyagerons du côté de l'Australie via une histoire de magot que se disputent industriels véreux, petits truands et deux jeunes femmes ayant une revanche à prendre sur la vie. Le résultat est certes dynamique mais incroyablement confus : ici, l'action se découvre sans que les protagonistes et enjeux aient été correctement dressés, avec une désagréable impression de gratuité. On est bien loin des meilleurs Largo Winch, XIII ou I.R.$..
Cosmique Tralala
Baladi peut avoir des idées intéressantes, j’ai toujours du mal avec ce qu’il me propose, que ce soit au scénario et au dessin. Et c’est encore le cas ici. Je ne suis pas fan de ses visages. Pour le reste, ça passe, et il y a des passages réussis (j’ai bien aimé ses vaisseaux en forme de fleur). Quant à l’histoire, elle m’a laissé sur ma faim. Quelques bonnes idées, des passages poétiques. Mais globalement, j’ai trouvé que ça faisait trop improvisation. Pourquoi pas, à condition qu’il y ait l’étincelle qui dynamite et dynamise l’ensemble. Mais ça n’est pas vraiment le cas ici, hélas. Je ne sais pas où Baladi voulait réellement en venir.
Connie la barbare
2.5 Hésitation entre 2 et 3. J'aimerais dire 3 mais la lecture est trop rapide (2/3 cases par page pour un prix assez élevé). L'intro sur la création de la vie est excellente et prometteur mais ensuite le graphisme et l'avancée de l'histoire deviennent très classiques. L'héroïne est enjouée, dynamique et sympathique, c'est avec plaisir qu'on la suit dans cette aventure (d'autres suivront sans doute sous forme de one shots) alternant combats barbares pliés en 2 temps 3 mouvements, jeux de mot rigolos et pas trop vulgaires et séquences érotiques par trop hors contexte pour une fois. Le gros démon frémissant d'impatience avant d'être coupé dans son élan mérite une belle place dans la galerie des méchants qu'on aimerait revoir. Beaucoup de points positifs mais on sent la paresse de l'auteur qui fournit ici un travail minimum alors qu'il a un potentiel bien plus grand. Je n'achèterai pas le second tome en raison du prix mais le feuillèterai avec plaisir.
Succubus & Hitman
Les mangas, c'est le paradis du fan service. Ici, vous aurez des démones aux gros poumons et petites ailes de chauve-souris, des tueurs placides, de la magie, du gore, de la torture sexuelle phantasmée (les nonnes se relayant autour du "pauvre" attaché à la chaise, grand moment), des quiproquos... y en a pour tous. Le dessin dynamique est parfaitement lisible dans les séquences d'action, le dessinateur sait figer le temps lorsqu'il le faut. La note reflète son boulot propre. Mais les auteurs mangent vraiment à trop de rateliers pour permettre de s'attacher à cette série. D'où une note qui ne montera pas plus haut. Certaines séries comme Urotsukidoji prenaient aussi ce chemin mais trouvaient ensuite une ligne directrice originale (que l'on aime ou pas, mais assumée). Et celle-ci n'est pas sur cette voie.
Dernier week-end de janvier
Un album qui m'aura ennuyé tout du long et dont je ne me serai jamais senti proche des personnages. On y suit un dessinateur de BD un peu désabusé, qui vient participer au festival d'Angoulême fatigué et sans passion. Là, il croise une femme qu'il trouve belle et aura l'occasion de s'accrocher à elle car son mari est fan de BD et apprécie l'occasion de cotoyer cet auteur. Le mari est beau et riche, une sorte de mélange entre Largo Winch et Michel Vaillant. L'auteur de BD est un vieux moustachu un peu rabougri. Et contre toute attente, la belle femme se fait séduire par le dessinateur et ils vivent tout deux 24 heures d'adultère, oubliant l'un et l'autre leurs familles respectives. Je n'y ai pas cru un instant. Qu'est-ce qui peut bien attirer une belle femme, mère d'un enfant depuis à peine 4 ans et qui a visiblement une vie bien remplie, vers un type morne qui se contente de s'accrocher à elle et de l'emmener dans une soirée d'adolescents ? D'autant plus que de manière générale, tous les récits qui traitent de l'infidélité me rebutent et m'emmerdent. Il n'est rien ressorti d'intéressant à mes yeux dans cet album, ni le dessin de Bastien Vivès que je n'ai jamais vraiment aimé (je parle du dessin, je ne connais pas l'homme), ni rien dans l'histoire du début à sa fin. Seules la fluidité de la lecture et la clarté narrative, ainsi qu'une certaine curiosité de voir où l'auteur voulait en venir, m'ont maintenu en éveil, mais une fois la dernière page atteinte, j'ai refermé l'album sur un bof sincère.
Les Aventures du Professeur Baltimont
Le professeur Baltimont est clairement inspiré, au moins graphiquement, des oeuvres d'Edgar P Jacobs. J'ai envie de dire pourquoi pas, d'autant que les deux tomes se déroulent au début des années 50. Le problème, c'est le scénario et les personnages. Pour le premier, il est truffé d'invraisemblances et de rebondissements tous plus grotesques les uns que les autres. La crédibilité est proche de zéro, et les intrigues pourraient dater des années 50 également, mais dans ce qu'elles avaient de plus caricaturales. Ensuite viennent les protagonistes : les deux héros (le professeur et son assistante) ont un charisme proche de zéro. Quand aux antagonistes, ils sont très méchants, aussi fous que fourbes et grand-guignolesques: dans le premier tome, c'est un milliardaire américain qui a une base secrète avec un sous-marin nucléaire géant qui veut établir un IVème Reich, dans le second ce sont à la fois la Maffia (le gang de Luciano, appelé par ses hommes "Don Lucky Luciano" -->personne n'aurait osé l'appeler lucky, un surnom attribué par ses adversaires pour le tourner en dérision) et le Ku-Klux-Klan...
Friz Melone
L’Italien Altan est un auteur difficile à appréhender. Essentiellement à cause de son dessin, dont je ne suis a priori pas fan. En particulier les visages – et les nez ! – de ses personnages, comme c’est le cas ici avec Melone, qui a un pif en forme de robinet (ou de phallus). Quant à la colorisation, elle fait bien son âge, je la trouve en tout cas assez chargée. Quant à l’histoire elle-même, on y retrouve, dans le fond et la forme, quelques constantes de l’œuvre d’Altan. A savoir un ton très ironique, d’abord dans les dialogues, mais cela est accentué par la présence récurrente sous une bonne partie des bulles de commentaires (sur l’action, les dialogues, ou tel ou tel personnage). Ces commentaires dynamisent un peu la lecture, qui n’est pas désagréable, mais qui ne m’a pas marqué plus que ça (je pense l'avoir oubliée rapidement). Les aventures de ce bonhomme aveugle, qui vit dans la crasse, et qui, après avoir recouvré la vue se révèle assez cynique, ne m’ont pas passionné. Note réelle 2,5/5.
Hors limites
Je suis sorti très déçu de cette lecture, qui ne m’a pas accroché. Le dessin d’abord, au trait gras, n’est pas mon truc, et je l’ai trouvé souvent maladroit, avec des perspectives bizarres. Mais c’est surtout l’intrigue qui m’a laissé sur ma faim. Elle manque singulièrement de profondeur, d’intérêt. C’est léger et linéaire. Avec des personnages peu creusés, et pas toujours crédibles (surtout le détective privé). L’intrigue elle-même manque parfois de crédibilité (voir la façon avec laquelle les jeunes échappent aux policiers après leur cambriolage raté et alors que les policiers les ont repérés). Bref, je ne sais pas si c’est tiré d’un roman de Daenincks ou si celui-ci a directement écrit ce scénario, mais je n’y ai pas trouvé grand-chose d’intéressant.
Bob Marley en bandes dessinées
J'aime bien cette collection qui retrace les biographies en mots et en images de musiciens célèbres des 70's et après. Mais je n'ai pas du tout accroché à celle-ci. Je reconnais que je ne suis fan ni de Bob Marley ni du reggae ni du style de vie rasta. Mais ce que je reproche le plus à l'ouvrage est de surjouer l'importance de Marley dans l'histoire des droits civiques des peuples Noirs. Comparer Marley à Nelson Mandela ou MLK me semble assez fantaisiste. D'ailleurs la pensée politique de Marley a disparu. De plus je ne peux pas être d'accord avec la 4ème de couv qui dit" Marley ... symbole de rébellion. Une rébellion pacifique, bien que belliqueuse par les mots". Je trouve que c'est irresponsable d'écrire cela quand on a tellement d'exemples de mots qui ont ouvert la voie à des carnages, la radio des 1000 collines en est un exemple dramatique, il n'y a pas si longtemps. Mon second reproche est le choix de Stéphane Nappez de présenter ses textes autobiographiques avec un langage supposé slang de téci adapté à Trenchtown. Comme j'ai trouvé l'intro assez ridicule cela ne m'a pas mis dans les bonnes dispositions pour lire les 20 bio. Au bout de trois j'en ai eu assez. Je me suis rabattu sur les épisodes graphiques mais j'ai trouvé cela assez brouillon. Il y a d'ailleurs beaucoup (trop) de personnages/copains qui interviennent. Cela nuit à l'unité et la concision du récit à mon goût. Une lecture assez pénible que j'oublierai vite. Je mets 2 pour la diversité graphique intéressante même si la mise en couleur assez sombre ne m'a pas enthousiasmé.
Missié Vandisandi
En temps normal, Hermann est un gage de qualité, de satisfaction, de réussite, bien qu'il y ait 2 ou 3 BD de lui que j'ai pas vraiment appréciées. Mais là, je crois que je suis tombé sur son album le plus imparfait ? le plus décevant ? le plus étrange ? Sans doute un peu de tout ça en fait. Je ne suis en effet pas sûr d'avoir tout capté dans cette bande, je pensais avoir été rattrapé par une dose de sénilité, mais en vérité, je me suis rassuré car j'ai vu dans quelques avis précédents que ça ne venait pas de moi, mais que plein d'autres gars étaient dans le même cas et n'avaient pas compris grand chose, ouf ! En effet, trop de sujets pas assez développés qui auraient gagné à plus de profondeur et surtout à éclairer ma lanterne, se bousculent dans cet album ; apparemment, il s'agit d'une sorte de concept… m'ouais ben je n'en suis pas du tout client, et j'avoue avoir été très surpris de la part d'Hermann, un auteur plutôt habitué à des récits linéaires et classiques. J'avais la très nette impression qu'il manquait des trucs dans cette Bd, probablement des rouages qui auraient été nécessaires pour mieux comprendre le tout, même si la bande aborde des thèmes intéressants sur l'Afrique. Au final, Hermann fut plus inspiré sur l'Afrique dans Afrika, et je trouve que cet album est l'un des moins réussis d'Hermann, avec Zhong Guo et Station 16 qui m'avaient aussi laissé dubitatif. En plus, le dessin, ouais bof, j'ai trouvé Hermann en meilleure forme ailleurs ; ceci dit, il n'est pas laid, mais j'ai la drôle d'impression qu'il n'est pas d'Hermann, je reconnais difficilement son style (à part les femmes qu'il ne sait pas dessiner correctement), c'est très curieux. En bref, j'étais à 2 doigts de noter 1 étoile tellement j'étais déstabilisé, mais je me ravise un peu parce que j'aime bien Hermann...