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Couverture de la série Le Croc du serpent
Le Croc du serpent

A chaque fois que je tombe sur un album dessiné par Munoz, je me fais la même réflexion, à savoir que j’aime bien le Noir et Blanc tranché et gras, qu’il a beaucoup de talent, et pourtant je n’accroche pas à son style, pas toujours très lisible, avec des imperfections. Cela pèse sans doute sur le ressenti global de ma lecture. Je n’ai pas été emballé par l’histoire de Charyn. D’abord parce que je n’ai pas tout compris, et que les « voyages » de la flic entre Amérique du Sud et États-Unis sont trop rapides et trop nombreux. De plus, cette héroïne justement, assez surprenante de prime abord (malgré son prénom féminin, je pensais au départ que c’était un homme). Il faut dire qu’elle cultive un style androgyne. Surtout, elle semble impavide, ne sourit pas, on ne sait pas grand-chose d’elle, et comme elle est froide dans son comportement, ne semble pas avoir d’attaches amicales ou amoureuses (à part un gros clébard), on ne s’attache pas à elle. Et donc, tout ceci fait que ce fut une lecture laborieuse, sur laquelle je ne reviendrai pas.

17/02/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Blame !
Blame !

Ce manga a apparemment inspiré l’auteur de Ion Mud, album que j’ai beaucoup aimé. Je profite d’une offre « Abonnement Kindle » pour lire l’intégrale de la série… et je n’ai pas du tout accroché. Les raisons sont déjà citées dans les autres avis : l’histoire est incompréhensible, l’univers et les personnages sont froids au possible, on ne ressent aucune émotion… les scènes de combat violentes et illisibles se succèdent, les personnages meurent, resuscitent, discutent de concepts abstraits qui me sont complètement passés au-dessus de la tête. Alors oui, l’esthétisme architectural est époustouflant, et la cité labyrinthique un personnage à part entière. Mais c’est bien tout ce que je retiens de cette difficile lecture, abandonnée au milieu du tome 4 anglais (soit environ 1300 pages quand même).

17/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Les P'tits diables (Tom et Nina)
Les P'tits diables (Tom et Nina)

J'ai découvert cette série grâce à une opération promotionnelle de mon hyper, probablement pour relancer les ventes. Dans le genre BD Jeunesse mettant en scène une soeur et un frère qui font des bêtises, je préfère de loin Tom-Tom et Nana. C'est d'ailleurs étrange la similitude des noms, Tom et Nina, pour installer cette série. On retrouve les défauts inhérents aux séries à strips d'une page : des gags très inégaux, des chutes souvent prévisibles et un univers assez restreint qui n'a pas le temps de s'installer. Les scénarii surfent sur la vague mauvais gosses qui est devenu un classique un peu dépassé à mon avis. Dans le genre de séries Jeunesse, on a fait beaucoup plus intelligent et avec un humour bien plus subtil et formateur depuis cette époque. Le dessin est simple travaillant surtout les mimiques yeux/bouches des personnages. C'est limité mais efficace. Les décors sont sans originalité et ne créent aucune ambiance singulière. Je ne me vois pas offrir cette série à mes enfants.

16/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Esclaves de la torpeur
Les Esclaves de la torpeur

Dommage, dommage, je sens que si le scénariste avait adopté un autre style, moins ampoulé, ça aurait pu pleinement me plaire. Cette histoire qui oscille entre réalité et fiction, aux personnages fortement typés, avec des femmes sensuelles et provocantes, et où la température monte inexorablement, est un polar psychologique en forme de descente aux enfers ; la chaleur pèse lourd sur la destinée de ces personnages pris dans les filets de la fameuse torpeur, on y sent un goût de mauvais soap aseptisé, si l'on excepte l'érotisme et les scènes dénudées, d'ailleurs cet érotisme est souvent gratuit, aidé par la torpeur qui envahit les protagonistes. Ce qui me dérange un peu dans ce diptyque, c'est la forme narrative et le style très littéraire à la Guy des Cars, faussement sophistiqué, avec des récitatifs agaçants ; c'est pontifiant, affecté, maniéré, sentencieux et très guindé. Sans doute que ça correspond à l'époque de parution, dans les années 80, on lisait encore du Guy des Cars ou du Robert Gaillard qui creuseront le lit de Paul-Loup Sulitzer qui emploiera un style assez proche, mais de nos jours, ce style est obsolète. Oh ça peut encore plaire, et honnêtement, je peux dire que parfois ça m'agaçait, mais pas à un point de le détester vraiment, d'où ma note relativement correcte, sinon j'aurais mis 1/5. Ce type de récit peut rappeler aussi des BD exotiques de Warnauts et Raives comme Fleurs d'ébène, Congo 40 ou Equatoriales, on est dans le jeu des passions autodestructrices, dans la moiteur de l'Afrique. Heureusement que le dessin est élégant, de belle tenue, très propre, j'aime beaucoup le style Ligne Claire de Baudoin De Ville qui sait donner une sensualité aux personnages féminins. Au final, une bande en demi-teinte pour moi, mais qui possède quand même certaines qualités.

16/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Angoisse et colère
Angoisse et colère

Même si cette lecture m’a laissé sur ma faim, je serai quand même un chouia moins dur que Spooky dans mon évaluation. Le dessin est très classique, assez rigide – et, disons-le très daté, comme la colorisation. Mais globalement ça passe et c’est raccord avec les ambiances développées dans ces deux histoires. J’ai juste trouvé que le dessin était moins bon dans la seconde que dans la première. Chaque histoire est introduite par un long texte, que j’ai trouvé barbant, au point de ne faire que survoler le second. Il ne faut en tout cas pas être réfractaire à ce style littéraire dépassionné qui domine, car je comprends aisément l’ennui qui peut facilement poindre chez le lecteur. La première histoire nous fait suivre un riche citoyen suisse, qui a vécu sans passion, et qui s’autoanalyse, surtout après avoir découvert qu’il était atteint d’un cancer. Certains passages peuvent être intéressants, mais la lenteur n’est ici compensée par aucun artifice, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne s’attache pas au personnage (peu de dialogue, la plupart du temps, c’est ce personnage qui parle en off). Dans la seconde histoire, c’est un peu plus vivant, mais pas toujours crédible. Un jeune homme ayant rencontré une star du cinéma, se retrouve chez lui pendant quelques heures : personnages et situations sont peu crédibles, je ne sais ce qu’il peut y avoir de critique d’une certaine jet-set, ou de certains acteurs, mais là aussi je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, jusqu’à la fin, que j’ai trouvé brutale – dans tous les sens du terme (même si elle se laisse deviner). Bof bof donc.

16/02/2023 (modifier)
Couverture de la série La Journée de la Terre
La Journée de la Terre

Je découvre cet auteur israélien avec ce recueil d’histoires courtes. Aucune ne fait référence au conflit palestinien, et on ne voit d’ailleurs jamais la spécificité israélienne dans ces petites histoires. Pourquoi pas, mais cela prive l’auteur de certains ressorts pour dynamiser ses histoires. Et c’est bien dommage, car j’ai trouvé la quasi-totalité d’entre elles mollassonnes, manquant de rythme, voire d’intérêt. Je me suis ennuyé durant cette lecture. Et le dessin, un Noir et Blanc au trait très fin (et un peu maladroit), avec des décors quasi absents, accentue le sentiment de vacuité de l’ensemble. Bof bof donc.

16/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Légendaires
Les Légendaires

J'ai emprunté quelques exemplaires pour mon enfant de sept ans qui les a dévorés très rapidement. Heureux auteur qui a su trouver son public pour en faire des "Légenfans". Ce n'est clairement pas mon cas. J'ai choisi quatre opus dispersés pour voir s’il y avait une évolution sensible du graphisme. Mais je n'ai rien vu de différent. Je n'ai pas eu l'impression de lire une BD fluide mais de parcourir une suite d'images à collectionner que les enfants s'échangent en cours de récré. Le graphisme est de type Manga très impersonnel avec des gestuelles très figées et une succession de gros plans sur des visages lisses qui poussent des cris avec des bouches énormes et des yeux comme des soucoupes. Le bestiaire est devenu très classique avec des monstres qui font le tour des séries d'influence japonaise. Mais ce que j'ai le moins aimé est la mise en couleur criarde et agressive à souhait. Difficile pour moi de me faire une juste idée des scénarii quand le graphisme me rebute autant. Un méchant qui renait de ses cendres, des cristaux, des traversées de montagnes ou de déserts avec cinq mini héros qui apportent leur pouvoir. C'est un univers parfait pour des enfants car ils sont en pays de connaissance, mille fois vu/lu. C'est efficace, cela a beaucoup de succès et c'est très bankable mais cela n'est vraiment pas dans mes lectures Jeunesse préférées.

15/02/2023 (modifier)
Couverture de la série Nocturnes rouges
Nocturnes rouges

Le genre de série qu’on trouve facilement en occasion … ça se laisse lire mais follement dispensable. Œuvre de jeunesse de Nhieu, un gentil mélange d’HF, de vampires et de dessins influencés manga. Elle a eu son petit succès à ses débuts (les 4ers albums traînent encore sur l’étagère familiale) avant de tomber petit à petit dans l’oubli. La surproduction croissante des éditeurs n’a pas aidé avec de nombreux ersatz. D’ailleurs sans être abandonnée officiellement, je ne crois pas à une suite, le fin mot de sera jamais révélé mais honnêtement personne ne doit trépigner. L’histoire et le ton sont vraiment trop axés grand ado pour la suivre dans le temps. Je reconnais une certaine énergie et envie de l’auteur, il y a un côté fougueux positif (je juge avec mon regard de l’époque sinon je sabrerai bien plus) malheureusement c’est trop éparse dans la construction pour réellement intriguer. Les 4ers tomes forment un cycle, la jeunesse de notre héroïne May, ça tire déjà bien en longueur. A partir du 5eme, il y a eu comme une cassure, changement de dessinateur et d’époque, nous suivrons dorénavant May adulte, je n’y étais déjà plus. A noter un spin off « origines » par le même auteur qui se place comme un prequel à notre récit, tout aussi dispensable.

15/02/2023 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Djarabane
Djarabane

C'est assez déçu que je sors de ma lecture de ce premier tome de cette série. D'autant plus qu'il est assez rare de tomber sur des auteurs africains et que le sujet, le Tchad, était justement l'occasion de découvrir la vie et l'histoire de ce pays au travers les yeux du jeune Kandji âgé de 7 ans. Autant le trait et le coup de crayon d'Adjim Danngar m'ont beaucoup plu, autant c'est la narration et le récit qui m'ont perdus. Son dessin est affirmé, entre réalisme et caricature, il trouve une voie originale qui fonctionne bien avec le quotidien de ces jeunes tchadiens. Par contre, j'avoue avoir perdu le fil narratif et chronologique du récit au bout d'un moment. Les changements de périodes en allez retour ne sont pas clairs et pour le coup on perd la trame de notre histoire au détour d'une page sans s'en rendre compte tout de suite, ce qui est plutôt gênant. Le décalage culturel obligeant à des explications est un peu lourd aussi, même si nécessaire. Pour le coup, j'ai fini par perdre l'intérêt que j'avais dans la première partie de l'album et malgré de très bon côtés graphiques, l'histoire a fini par me perdre. Dommage ; pas sûr que je lise la suite.

15/02/2023 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Une romance anglaise
Une romance anglaise

La belle déception que voilà ! L'histoire d'un scandale politique sexuel au Royaume-Uni, révélant l'hypocrisie de nos sociétés et de nos élus, la corruption des élites, une histoire d'espionnage aussi (dans le contexte alors brûlant de la guerre froide)... Un beau sujet donc, servi par deux auteurs intéressants. Mais pourquoi ce raté ? La faute principalement à un scénario mal ficelé, incapable de gérer le rythme ni de présenter les personnages et enjeux avec clarté et sans lourdeur. Les illustrations demeurent belles et l'histoire intrigante. On quitte cette BD en doutant de notre bonne compréhension de celle-ci, sentiment toujours désagréable et dont le lecteur dans le cas présent n'est nullement fautif. Dommage.

15/02/2023 (modifier)