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Congo 40

Note: 3/5
(3/5 pour 4 avis)

Etudes de moeurs quand le Congo était encore une colonie belge.


1939 - 1945 : La Seconde Guerre Mondiale Afrique Noire Congo belge Eric Warnauts et Guy Raives Le Colonialisme Les années (A SUIVRE)

Province d'Equateur, 1942. L'arrivée de Laurence, la petite-fille du planteur, a définitivement troublé la vie de la communauté belge du territoire de Mungi. La présence de la jeune fille ravive le souvenir d'événements tragiques qui secouèrent autrefois la petite colonie, et qui, inexplicablement, semblent la concerner. Vincent, un jeune agronome de district, empruntera le chemin de la vérité au cours d'une partie de cartes, qui prendra un tour singulier.

Scénariste
Dessinateurs
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 1988
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Congo 40
Les notes (4)
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07/07/2002 | okilebo
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L'avatar du posteur Noirdésir

Des nombreuses collaborations entre ces deux auteurs publiées chez Casterman, c’est peut-être l’album que j’ai globalement préféré (malgré quelques bémols). On y retrouve déjà le beau dessin de Raives. Son trait – dans une ligne claire revisitée – est très bon, et son travail sur les couleurs est lui aussi assez chouette. C’est en tout cas un réel plus, pour une histoire bien menée, mais qui n’est pas non plus des plus originales. Je suis juste plus réservé concernant les visages des personnages – mais je me fais souvent la remarque avec ce dessinateur –, qui sont souvent figés (et, même si c’est moins visible ici qu’ailleurs, qui peine à montrer une émotion autrement que par un rictus). L’action – encore qu’il n’y en a finalement pas énormément, comme souvent avec Warnauts – se déroule au Congo belge. Le retour d’une jeune femme va précipiter les événements, au milieu de la petite communauté de colons, faisant ressortir certains vieux secrets. Sur cette trame déjà vue, Warnauts distille par petites touches une vision assez crue du colonialisme – il est vrai particulièrement odieux (si tant est qu’il y ait des gradations dans cette horreur) dans cette région. Il pimente aussi son récit (c’est là aussi souvent le cas chez lui) par de petites touches sensuelles, voire érotiques. Je ne suis par contre pas convaincu par le dernier chapitre, qui éclaire d’un jour nouveau – et pas forcément crédible ou intéressant je trouve – les événements précédents, en concluant de façon un peu trop brutale et décevante cette histoire. Une intrigue de base pas très originale, mais qui se laisse lire, et qui est bien mise en images. C’est un album à emprunter, ou à acheter selon vos goûts.

13/03/2019 (modifier)
Par McClure
Note: 3/5

J'ai plutôt apprécié cette histoire. Elle prend pied dans une période assez récente de notre histoire et elle rend à merveille compte des relations troubles de ces temps coloniaux. Le fonds du scénar n'est pas folichon mais on arrive malgré tout à trouver un intérêt à cette lecture. Niveau dessin, c'est plutôt joli, mais je trouve que les visages ne sont pas réussi, surtout lorsqu'une expression est requise. On arrive souvent à un résultat à la Leo, avec un facies figé et plutôt grimaçant. Les décors, natures, architectures sont mieux rendus et permettent de s'immerger dans ce récit. Les personnages sont pas mal campés, malgré quelques stéréotypes trop appuyés. Malgré tout, on ressent bien la position inacceptable et intenable des colons. On a par contre beaucoup de mal à cerner les raisons qui poussent untel ou unetelle dans ses actes. Cela laisse un goût d'inabouti, renforcé par un récit dont la colonne vertébrale est trop floue, s'ensuit une impression de suite de scénettes plutôt bien ficelées mais dont le liant n'est que trop dilué. C'est dommage. La narration est elle le point fort avec l'ambiance toute de moiteur et de sensualité exacerbée. Pas mal, à lire pour se faire une idée.

25/11/2011 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

Après « Equatoriales » et « L'Innocente » du duo Eric Warnauts (au scénario) et Guy Raives (au dessin), je me suis procuré « Congo 40 » des mêmes auteurs. Cette fois-ci, ils nous proposent un récit se situant dans l’ancienne colonie belge. « Congo 40 » nous raconte en fait l’histoire de Laurence qui revient des années et des années après dans le village africain de son enfance. Mais ce retour semble déplaire aux colonisateurs belges car la présence de cette jeune femme ravive de douloureux souvenirs… Ce qui m’a marqué le plus dans cette bd, c’est son ambiance malsaine/envoutante. Eric Warnauts présente un récit à mi-chemin entre l’enquête personnelle menée par Vincent, un des personnages principaux de cette bd, et le drame sentimental du à la présence de la belle Laurence. Sinon, en ce qui concerne l’histoire en elle-même, je l’ai trouvée assez intéressante car le lecteur découvrira le quotidien –assez réel il me semble- d’une colonie dans les années 1940. Il y découvrira aussi comment les excès commis par les européens vont conduire les habitants de ces pays à se révolter contre la « race blanche »… Dommage que les auteurs aient cru bon d’insérer dans ce scénario une romance –à mon avis- pas très convaincante. Graphiquement, les bédéphiles habitués aux réalisations de Guy Raives y reconnaitront tout de suite son coup de patte et sa mise en couleurs somptueuse (bon choix de la part de l’auteur d’avoir utilisé le mélange de tons chauds et froids) ! Vraiment, je ne me laisse jamais de contempler ses planches ! C’est du bon boulot ! « Congo 40 » est une bd qui m’a offert un bon plaisir de lecture grâce au magnifique dessin de Guy Raives, à son ambiance envoutante et aussi à sa situation au Congo dans les années 40 qui m’a permis de mieux comprendre le quotidien d’une colonie belge (les passionnés de récits historiques devraient –à mon avis- se contenter de cette lecture). Bref, « Congo 40 » m’est apparue comme une bd assez captivante à lire. Si vous la trouvez en occasion ou à un prix sympa, n’hésitez pas à vous la procurer !

31/08/2009 (modifier)
Par okilebo
Note: 3/5

Ce récit intimiste dévoile souvent ces influences cinéphiles. Deux des personnages principaux sont les portraits crachés de Béatrice Dalle et Pierre Brasseur. De plus, le ton de l'histoire fait souvent penser au cinéma d'auteur français. Le scénario nous plonge en plein colonialisme ce qui accentue encore plus l'effet dramatique du récit. En d'autres mots, l'ambiance y est souvent malsaine mais cela se laisse lire. A signaler: les aquarelles en début de chapitre sont très belles ! Pour résumer, je dirais que c'est une bd intéressante sur le plan graphique mais pas indispensable.

07/07/2002 (modifier)