Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faut s’accrocher pour entrer dans cette histoire ! D’abord une couverture peu engageante et très différente du dessin et de la colorisation intérieures (couverture qui ferait presque penser qu’on va lire un essai sur la répression policière écrit dans les années 1960).
Ensuite un rythme très lent, et surtout un début très difficile à comprendre, et lorsque cela s’éclaire un peu, ben alors disons que c’est plus lumineux, mais pas forcément très clair ! En effet, l’intrigue est plutôt barrée. Tellement que j’avoue avoir quelque peu décroché au bout d’un moment, tant j’étais perdu (pas trop compris exactement ce qu’était la Main ?).
Graphiquement, c’est du comics classique, mais plutôt bon, là pas trop de bémol.
Mais bon, je suis gros amateur de trash, de loufoque. Pourtant, ici, malgré quelques passages que j’ai bien aimés, l’ensemble m’est resté trop hermétique. Je retenterai peut-être ma chance, en laissant passer du temps, mais là, la déception prédomine.
Je suis une grande fan de cette licence, les mangas Splatoon sans être incroyables non plus et parfois répétitifs avaient un humour bien idiot qui collait bien à l’univers déjanté de la licence.
Je m’attendais à avoir un manga mignon et plutôt tranquille avec un peu d’humour mais hélas ce ne fut pas le cas.
Je suis d’accord que adapté un jeu-vidéo n’est pas évident, et que on peut également faire quelques petites différences si elles apportent un intérêt.
Je n’ai pas aimé ce manga, malgré son graphisme que j’ai plutôt apprécié sans pour autant être magnifique.
L’atmosphère déjantée et qui part dans tous les sens ne correspond absolument pas à Animal Crossing, qui est un jeu de simulation calme, d’autres mangas sortis qu’au Japon dans le passé semblent être un peu mieux à ce niveau là du peu que j’en ai vu (pas lu car je ne comprends pas le japonais). Là ça part dans tous les sens dès le début, ça va limite plus vite que dans Splatoon si c’est pour dire. L’idée de mettre quatre personnes n’est pas intéressante également, surtout dès le début de l’aventure.
Une deuxième partie avec des images du jeu sur Nintendo Switch et des astuces est un peu mieux, mais l’histoire en elle-même est vraiment pas terrible, j’ai même sauté des pages et pourtant je suis loin d’être difficile tant que ça m’occupe, mais là ça ne m’a pas du tout divertie.
Je vais essayer de prendre le tome 2 et on verra si il y a eu une amélioration.
Je donne 2 car j’aime cette licence et que le dessin est mignon.
J'ai lu le second album qui contient deux histoires courtes et cela m'a suffi.
Je me suis vite ennuyé en lisant ces aventures loufoques pas marrantes de cette parodie de Zorro. Si au moins je pouvais trouver quelques gags bien trouvés dans 'Coccobill', ici le ton est trop enfantin pour l'adulte que je suis et je pense que même gamin je n'aurais pas accroché. Ajoutons qu'il y a toujours le dessin de Jacovitti que je trouve horripilant. Encore heureux que l'album ne faisait qu'une trentaine de pages !
Pour les gros fans de l'auteur uniquement.
J'ai commencé ma découverte de l'œuvre de Jacovitti avec ce qui semble être sa série la plus connue et je n'ai vraiment pas accroché.
C'est de l'humour loufoque et cela n'a pas bien fonctionné sur moi. Il y a des bons dialogues, mais je n'ai pas accroché à cause de la mise en scène. Je la trouve lourde et la narration est poussive. J'ai rien lorsqu'on met des petits détails lorsque c'est bien fait (Gotlib ou Uderzo par exemple), mais ici il y a en a trop. J'ai aussi un problème avec le dessin de Jacovitti. Je n'aime pas les expressions sur le visage des personnages, je ne trouve pas ça marrant. En fait, j'ai l'impression que l'auteur essaye tellement de faire rire à tout prix qu'au final c'est le contraire qui se produit sur moi.
C'est dommage parce que je trouve objectivement que certains gags sont drôles, mais je n'aime pas comment l'auteur les met en scène.
Avis sur le 1er cycle.
Je ne remonterai pas spécialement la côte de cette série mais je serai peut être plus nuancé. Il faut dire que ça s’engageait plutôt mal, les 2ers sont assez imbuvables niveau narration, les personnages et dessins sont encore brouillons.
La série a commencé à m’intéresser (via Lanfeust Mag) à compter du 3ème. A partir de là, j’ai trouvé que les auteurs commençaient à mieux maîtriser leur univers. Le dessin devient plus souple et j’ai trouvé les péripéties de notre héroïne plus intéressantes, la dualité entre ses 2 loups totems est mieux exploitée, tout comme les 3 petits acolytes.
Bon soyons clair c’est pas fou mais les plus jeunes pourront y trouver leur compte.
Gavé des mangas sirupeux sur les chats, je tombe par hasard sur celui-ci qui porte pour une fois sur un chien... mais qui est tout aussi sirupeux même s'il joue la carte du tragique pour mettre en avant la fidélité inexorable des chiens envers leurs maîtres.
L'album comporte deux chapitres, formant presque deux histoires indépendantes même si la seconde fait bien suite à la première.
Celle-ci met en scène un homme dont la vie s'écroule, perdant femme et boulot et souffrant d'une maladie incurable, et qui va emmener son brave chienchien sur la route avec lui pour une longue virée sans autre but que la mort au bout. Cela, nous le verrons principalement par les yeux du chien qui est énamouré devant son papa qu'il aime et dont la naïveté l'empêche de comprendre quoi que ce soit, ne voyant que le bon côté des choses là où finalement lui aussi ne finira par trouver que la mort. Le traitement des pensées du chien qui nous sont dévoilées est trop nunuche à mon goût et la tragédie ne m'a pas touché.
La seconde histoire met en scène un assistant social qui enquête sur la mort de cet homme et essaie de retracer son parcours, ce qui l'amène avant tout à réfléchir sur sa propre relation avec le chien de son enfance. Même si cette partie est moins nunuche que la première, elle n'a pas non plus su m'intéresser ni me toucher.
Le principal problème de cette BD qui a par ailleurs de réelles qualités, et l’intérêt d’aborder une personnalité méconnue en France (mais très controversée au Mexique) ainsi qu’une période bien précise, c’est sa présentation biaisée qui met mal à l’aise.
Certes ce n’est pas mal de rappeler que les Aztèques, peuple guerrier conquérant étaient certainement craints et haïs de leurs voisins, ce qui a sans nul doute facilité l’avancée des conquistadors.
Mais la BD atténue et élude la brutalité, la cruauté et les massacres de masse commis par Cortès : il a conservé son autorité sur les Espagnols avec des méthodes très dures brièvement évoquées. En ce qui concerne les dizaines de milliers de morts indiens (entre 5000 et 6000 à Cholula, entre 120 000 et 140 000 morts à Tenochtitlan, la torture des Aztèques dont il voulait découvrir les trésors, les pillages, les trahisons…) tout cela est à peine suggéré en une unique vignette de l’incendie de Cholula vu de loin et sans qu’on aperçoive le moindre amérindien massacré, ni leurs meurtriers. Dans l’épilogue, la rencontre très apaisée à Tenochtitlan qui présente presque comme deux chefs égaux en train de faire la paix, sans que les violences du siège, les combats, les massacres n’aient seulement étaient évoqués.
Et tout le reste du temps, le personnage de Cortès est présenté de façon nettement positive et traité avec une grande bienveillance, ainsi que globalement les Espagnols dont le principal défaut réside dans une hygiène approximative. Leur approche de la conversion des indigènes et du combat contre les coutumes païennes est nettement édulcorée.
Les personnages sont bien dessinés, très expressifs, et l’utilisation des couleurs est bien réussie. D’un point de vue du récit, il a l’intérêt de se poser la question de la personnalité de La Malinche, de sa vie et de ses choix, de ce qui l’a amenée à aider les Espagnols dans leur conquête. Le résultat est un beau personnage romanesque, qu’il soit proche ou loin de ce qu’a été réellement La Malinche.
Peut-être que l’auteur veut exprimer l’idée que pour La Malinche, les Mexicas étaient pires que les Espagnols, ce qui était peut-être la façon dont elle voyait les choses (on ne le saura jamais). Mais omettre à ce point les crimes de la conquête du Mexique par Cortès, fut-ce pour montrer celle-ci d’un point de de vue subjectif, est gênant.
J'ai été vraiment surpris par cette série jeunesse. Je trouve le scénario bien pensé avec ce double univers réel et déprimant que les enfants fuient en s'inventant un monde de monstres.
Le choix du personnage de King-Kong est surprenant car je ne suis pas sûr que cela parle beaucoup aux jeunes lectrices et lecteurs.
Ce qui m'a le plus interrogé est le choix du graphisme. Je le trouve très violent dans l'évocation des monstres ou des chevaliers. Cela est renforcé par la coloration de Kong-Kong très noire avec des traits caricaturaux qui sont assez effrayants.
Peut-être un livre pour faire des cauchemars que je ne conseillerais pas à mes enfants.
Je suis triste de dire que cette histoire manque de crédibilité et n'est pas digne de la collection Aire Libre. J'ai par la suite lu Lulu Femme Nue sur une thématique similaire et c'est clairement 'au-dessus' si je puis dire.
L'histoire d'un soudain changement de vie n'est pas neuve. Tout envoyer bouler, conjoint et enfants, situation professionnelle (mais à ce sujet pas grand chose n'est dit notamment sur les conditions économiques de cette nouvelle phase) pour aller vadrouiller en camping-car au lieu de travailler toute une vie jusqu'à une hypothétique retraite. Sans doute que beaucoup en rêvent sans oser franchir le pas. Enfin du moins pas en plein hiver comme c'est le cas ici. Les nouvelles rencontres que va faire cette femme, sa sexualité, et la taille démesurée de ce van à se demander si la dessinatrice en a déjà vu un dans sa vie... pas grand-chose qui tienne la route.
Je vais être bref pour cet avis, sur un album que j’ai lu sans passion, parfois même avec ennui.
Le dessin est joli – en tout cas il possède un certain charme, avec une colorisation chaude, un rendu proche de ce que pouvait faire Mattotti parfois (mais je préfère nettement le dessin du maître italien !). Mais les cases vides accentuent les défauts des scénarios de Dionnet.
En effet, là aussi c’est un peu creux. Lent, mou, sans aspérité ni trop de surprise. J’avoue n’avoir fait que survoler certains passages.
Bof bof donc.
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The Filth
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faut s’accrocher pour entrer dans cette histoire ! D’abord une couverture peu engageante et très différente du dessin et de la colorisation intérieures (couverture qui ferait presque penser qu’on va lire un essai sur la répression policière écrit dans les années 1960). Ensuite un rythme très lent, et surtout un début très difficile à comprendre, et lorsque cela s’éclaire un peu, ben alors disons que c’est plus lumineux, mais pas forcément très clair ! En effet, l’intrigue est plutôt barrée. Tellement que j’avoue avoir quelque peu décroché au bout d’un moment, tant j’étais perdu (pas trop compris exactement ce qu’était la Main ?). Graphiquement, c’est du comics classique, mais plutôt bon, là pas trop de bémol. Mais bon, je suis gros amateur de trash, de loufoque. Pourtant, ici, malgré quelques passages que j’ai bien aimés, l’ensemble m’est resté trop hermétique. Je retenterai peut-être ma chance, en laissant passer du temps, mais là, la déception prédomine.
Animal Crossing - New Horizons - Le Journal d'une île
Je suis une grande fan de cette licence, les mangas Splatoon sans être incroyables non plus et parfois répétitifs avaient un humour bien idiot qui collait bien à l’univers déjanté de la licence. Je m’attendais à avoir un manga mignon et plutôt tranquille avec un peu d’humour mais hélas ce ne fut pas le cas. Je suis d’accord que adapté un jeu-vidéo n’est pas évident, et que on peut également faire quelques petites différences si elles apportent un intérêt. Je n’ai pas aimé ce manga, malgré son graphisme que j’ai plutôt apprécié sans pour autant être magnifique. L’atmosphère déjantée et qui part dans tous les sens ne correspond absolument pas à Animal Crossing, qui est un jeu de simulation calme, d’autres mangas sortis qu’au Japon dans le passé semblent être un peu mieux à ce niveau là du peu que j’en ai vu (pas lu car je ne comprends pas le japonais). Là ça part dans tous les sens dès le début, ça va limite plus vite que dans Splatoon si c’est pour dire. L’idée de mettre quatre personnes n’est pas intéressante également, surtout dès le début de l’aventure. Une deuxième partie avec des images du jeu sur Nintendo Switch et des astuces est un peu mieux, mais l’histoire en elle-même est vraiment pas terrible, j’ai même sauté des pages et pourtant je suis loin d’être difficile tant que ça m’occupe, mais là ça ne m’a pas du tout divertie. Je vais essayer de prendre le tome 2 et on verra si il y a eu une amélioration. Je donne 2 car j’aime cette licence et que le dessin est mignon.
Zorry Kid
J'ai lu le second album qui contient deux histoires courtes et cela m'a suffi. Je me suis vite ennuyé en lisant ces aventures loufoques pas marrantes de cette parodie de Zorro. Si au moins je pouvais trouver quelques gags bien trouvés dans 'Coccobill', ici le ton est trop enfantin pour l'adulte que je suis et je pense que même gamin je n'aurais pas accroché. Ajoutons qu'il y a toujours le dessin de Jacovitti que je trouve horripilant. Encore heureux que l'album ne faisait qu'une trentaine de pages ! Pour les gros fans de l'auteur uniquement.
Coccobill
J'ai commencé ma découverte de l'œuvre de Jacovitti avec ce qui semble être sa série la plus connue et je n'ai vraiment pas accroché. C'est de l'humour loufoque et cela n'a pas bien fonctionné sur moi. Il y a des bons dialogues, mais je n'ai pas accroché à cause de la mise en scène. Je la trouve lourde et la narration est poussive. J'ai rien lorsqu'on met des petits détails lorsque c'est bien fait (Gotlib ou Uderzo par exemple), mais ici il y a en a trop. J'ai aussi un problème avec le dessin de Jacovitti. Je n'aime pas les expressions sur le visage des personnages, je ne trouve pas ça marrant. En fait, j'ai l'impression que l'auteur essaye tellement de faire rire à tout prix qu'au final c'est le contraire qui se produit sur moi. C'est dommage parce que je trouve objectivement que certains gags sont drôles, mais je n'aime pas comment l'auteur les met en scène.
Luuna
Avis sur le 1er cycle. Je ne remonterai pas spécialement la côte de cette série mais je serai peut être plus nuancé. Il faut dire que ça s’engageait plutôt mal, les 2ers sont assez imbuvables niveau narration, les personnages et dessins sont encore brouillons. La série a commencé à m’intéresser (via Lanfeust Mag) à compter du 3ème. A partir de là, j’ai trouvé que les auteurs commençaient à mieux maîtriser leur univers. Le dessin devient plus souple et j’ai trouvé les péripéties de notre héroïne plus intéressantes, la dualité entre ses 2 loups totems est mieux exploitée, tout comme les 3 petits acolytes. Bon soyons clair c’est pas fou mais les plus jeunes pourront y trouver leur compte.
Le Chien Gardien d'étoiles
Gavé des mangas sirupeux sur les chats, je tombe par hasard sur celui-ci qui porte pour une fois sur un chien... mais qui est tout aussi sirupeux même s'il joue la carte du tragique pour mettre en avant la fidélité inexorable des chiens envers leurs maîtres. L'album comporte deux chapitres, formant presque deux histoires indépendantes même si la seconde fait bien suite à la première. Celle-ci met en scène un homme dont la vie s'écroule, perdant femme et boulot et souffrant d'une maladie incurable, et qui va emmener son brave chienchien sur la route avec lui pour une longue virée sans autre but que la mort au bout. Cela, nous le verrons principalement par les yeux du chien qui est énamouré devant son papa qu'il aime et dont la naïveté l'empêche de comprendre quoi que ce soit, ne voyant que le bon côté des choses là où finalement lui aussi ne finira par trouver que la mort. Le traitement des pensées du chien qui nous sont dévoilées est trop nunuche à mon goût et la tragédie ne m'a pas touché. La seconde histoire met en scène un assistant social qui enquête sur la mort de cet homme et essaie de retracer son parcours, ce qui l'amène avant tout à réfléchir sur sa propre relation avec le chien de son enfance. Même si cette partie est moins nunuche que la première, elle n'a pas non plus su m'intéresser ni me toucher.
Celle qui parle
Le principal problème de cette BD qui a par ailleurs de réelles qualités, et l’intérêt d’aborder une personnalité méconnue en France (mais très controversée au Mexique) ainsi qu’une période bien précise, c’est sa présentation biaisée qui met mal à l’aise. Certes ce n’est pas mal de rappeler que les Aztèques, peuple guerrier conquérant étaient certainement craints et haïs de leurs voisins, ce qui a sans nul doute facilité l’avancée des conquistadors. Mais la BD atténue et élude la brutalité, la cruauté et les massacres de masse commis par Cortès : il a conservé son autorité sur les Espagnols avec des méthodes très dures brièvement évoquées. En ce qui concerne les dizaines de milliers de morts indiens (entre 5000 et 6000 à Cholula, entre 120 000 et 140 000 morts à Tenochtitlan, la torture des Aztèques dont il voulait découvrir les trésors, les pillages, les trahisons…) tout cela est à peine suggéré en une unique vignette de l’incendie de Cholula vu de loin et sans qu’on aperçoive le moindre amérindien massacré, ni leurs meurtriers. Dans l’épilogue, la rencontre très apaisée à Tenochtitlan qui présente presque comme deux chefs égaux en train de faire la paix, sans que les violences du siège, les combats, les massacres n’aient seulement étaient évoqués. Et tout le reste du temps, le personnage de Cortès est présenté de façon nettement positive et traité avec une grande bienveillance, ainsi que globalement les Espagnols dont le principal défaut réside dans une hygiène approximative. Leur approche de la conversion des indigènes et du combat contre les coutumes païennes est nettement édulcorée. Les personnages sont bien dessinés, très expressifs, et l’utilisation des couleurs est bien réussie. D’un point de vue du récit, il a l’intérêt de se poser la question de la personnalité de La Malinche, de sa vie et de ses choix, de ce qui l’a amenée à aider les Espagnols dans leur conquête. Le résultat est un beau personnage romanesque, qu’il soit proche ou loin de ce qu’a été réellement La Malinche. Peut-être que l’auteur veut exprimer l’idée que pour La Malinche, les Mexicas étaient pires que les Espagnols, ce qui était peut-être la façon dont elle voyait les choses (on ne le saura jamais). Mais omettre à ce point les crimes de la conquête du Mexique par Cortès, fut-ce pour montrer celle-ci d’un point de de vue subjectif, est gênant.
Kong-Kong
J'ai été vraiment surpris par cette série jeunesse. Je trouve le scénario bien pensé avec ce double univers réel et déprimant que les enfants fuient en s'inventant un monde de monstres. Le choix du personnage de King-Kong est surprenant car je ne suis pas sûr que cela parle beaucoup aux jeunes lectrices et lecteurs. Ce qui m'a le plus interrogé est le choix du graphisme. Je le trouve très violent dans l'évocation des monstres ou des chevaliers. Cela est renforcé par la coloration de Kong-Kong très noire avec des traits caricaturaux qui sont assez effrayants. Peut-être un livre pour faire des cauchemars que je ne conseillerais pas à mes enfants.
Soixante printemps en hiver
Je suis triste de dire que cette histoire manque de crédibilité et n'est pas digne de la collection Aire Libre. J'ai par la suite lu Lulu Femme Nue sur une thématique similaire et c'est clairement 'au-dessus' si je puis dire. L'histoire d'un soudain changement de vie n'est pas neuve. Tout envoyer bouler, conjoint et enfants, situation professionnelle (mais à ce sujet pas grand chose n'est dit notamment sur les conditions économiques de cette nouvelle phase) pour aller vadrouiller en camping-car au lieu de travailler toute une vie jusqu'à une hypothétique retraite. Sans doute que beaucoup en rêvent sans oser franchir le pas. Enfin du moins pas en plein hiver comme c'est le cas ici. Les nouvelles rencontres que va faire cette femme, sa sexualité, et la taille démesurée de ce van à se demander si la dessinatrice en a déjà vu un dans sa vie... pas grand-chose qui tienne la route.
L'Empereur de Chine
Je vais être bref pour cet avis, sur un album que j’ai lu sans passion, parfois même avec ennui. Le dessin est joli – en tout cas il possède un certain charme, avec une colorisation chaude, un rendu proche de ce que pouvait faire Mattotti parfois (mais je préfère nettement le dessin du maître italien !). Mais les cases vides accentuent les défauts des scénarios de Dionnet. En effet, là aussi c’est un peu creux. Lent, mou, sans aspérité ni trop de surprise. J’avoue n’avoir fait que survoler certains passages. Bof bof donc.