Je suis déçu par cette série jeunesse qui vise les JF de 8/12 ans. Le concept de trois copines indépendantes qui s'organisent seules pour vivre des aventures improbables est devenu assez commun. Je n'ai pas trouvé une grande originalité ni dans les aventures ni dans la personnalité de Nika, Lotte et Blette. Ces prénoms particuliers s'expliquent par l'origine allemande de la série.
On retrouve les ingrédients classiques d'une telle série : musique, mode, garçons, aventures. Ce qui fait la différence entre les récits, à mon avis, est l'adhésion à l'humour de l'auteur. Ici c'est raté pour moi.
Est-ce un problème de traduction ? Mais j'ai trouvé les dialogues assez quelconques. Pire j'ai trouvé le langage assez relâché par moment pour faire style ados.
Je n'ai pas été trop séduit par le dessin de Thomas Wellmann même s’il se dégage une belle vitalité dans les saynètes. Par contre j'ai bien aimé la mise en couleur très vive et lumineuse.
Je pense que l'on peut trouver bien mieux chez Sarbacane pour les enfants ou ados.
Assez déçu par cette fable bucolique. Malgré des personnages expressifs (hommes comme bêtes) et de belles couleurs, l'histoire n'a pas le charme d'un Magasin général, ni la profondeur d'un "Château des Animaux". Le rôle des animaux m'a semblé secondaire - bien qu'ils occupent une grande partie des pages - et l'histoire humaine caricaturale. Ça se lit sans déplaisir, mais je n'en retiendrai pas grand chose.
Comme indiqué par d'autres, le titre est trompeur.
L'intrigue ne porte pas sur la colonisation en elle-même, mais sur la récupération des équipages cryogénisés dans des nefs spatiales automatisées envoyées plus ou moins au hasard dans l'univers afin de coloniser de nouvelles planètes et pour la plupart perdues
Notre histoire se déroule donc plusieurs centaines d'années après l'envoi de ces nefs. Entre-temps, l'humanité est entrée en contact avec des extra-terrestres bienveillants, les atils, qui ne nous veulent que du bien. Nous suivons une équipe spéciale chargée par les autorités de récupérer ces fameux colons.
Leurs adversaires sont au départ des pirates humains appelés les "écumeurs" qui tentent de ramasser les équipages avant tout le monde pour des raisons inconnues.
De plus, nous découvrons, ô surprise, que les fameux Atils ne nous veulent finalement pas que du bien et tentent eux-mêmes de récupérer des équipages pour mener de mystérieuses expériences sur eux.
Les dessins sont biens, les personnages assez approfondis pour qu'on s'attache à eux, ce qui rend d'autant plus tragique leur possible mort (la série nous surprend à ce sujet en tuant plusieurs personnages importants).
Toutefois nous en sommes au septième tome, et un sentiment domine, la frustration. Oui, car après 6 ans et comme indiqué 7 tomes, nous n'en savons toujours pas plus sur le but des Atils et des écumeurs.
Cette absence de progression dans l'intrigue commence à me fatiguer personnellement, on a le sentiment que chaque tome contient surtout du vide avec des histoires répétitives (une nef est repérée, l'équipe se rend sur place, arrive trop tard, se fait laminer, perd des membres, et rentre à la base bredouille) avec des héros donnant le sentiment d'avoir 4 métros de retard sur leurs adversaires, tout en étant complètement dominé par eux technologiquement et militairement.
MAS 24/1//2024: nous en sommes maintenant au tome 8, et nous ne sommes toujours pas beaucoup plus avancés. Si ce n'est que les fameux écumeurs deviennent une menace terroriste. Et qu'on a des duels au couteau entre extra-terrestres. Bref, c'est LENT et je m'ennuie. Je sens que je serais quelque peu déçu quand les grandes révélations arriveront dans 15-20 ans. En effet cela commence à me rappeler Sillage, où il a fallu attendre 21 ans pour savoir d'où venait l'héroïne, et c'est peu dire que la déception fut au rendez-vous.
MAS 05/03/2025: Tome 9. Devinez quoi? ON A TOUJOURS PAS AVANCÉ D'UN POUCE!!!! C'est fatigant, on sent que les auteurs n'ont aucune envie de nous faire progresser. Encore un album bouche-trou qui ne sert que de prétexte à tuer les rares membres de l'équipe d'origine survivants qui avaient du charisme, et pour faire des ventes. Le dialogue final tient du gigantesque pied de nez "Il y a peu de chances que XXX soit toujours là. Ce qu'il est venu y chercher, peut-être que si...." - "Et c'est quoi exactement?..." - "Des réponses". Mais bon dieu cela fait 9 tomes qu'on en veut des réponses. Pardon, mais cela gave à force. Chaque tome n'est que la quête du Mac Guffin du jour, qui ne débouche que la recherche d'un nouveau Mac Guffin à découvrir au tome suivant.
Un ovni cet album !! avec 2 grands noms italiens qui s’admirent mutuellement.
Milo Manara, au dessin et scénario, rend hommage à Valentino Rossi, célèbre champion de pilote moto (qui me laisse personnellement bien indifférent).
Au final un gros délire de l’auteur, il concocte à son ami une aventure hautement improbable, façon Michel Vaillant mâtiné de Jodorowski.
Je m’attendais à une histoire de courses de moto agrémentée de nombreux personnages féminins joliment croqués. C’est bien la base mais à ça se greffe un complot : des méchants clonent des champions et cherchent à soutirer l’ADN de notre pilote; un soupçon d'érotisme et des éléments sous psychotropes. Le chien, la moto et même un poulet parlent, lors de phases mystiques notre héros échangera même avec Jim Morrison, Steve McQueen ou encore Enzo Ferrari, en plus de nombreuses autres références au western ou péplum.
Bref un récit qui part loin et qui ne marquera pas. Toutefois ça se laisse lire, Valentino est sympathique, c’est fluide et la partie graphique aide bien.
A réserver pour les gros inconditionnels de ces messieurs.
Les premières pages tournent autour de l’angoisse de la page blanche ressenti par l’auteur, qui ne trouve pas l’inspiration et peine à livrer à un magazine les pages d’une série franchisée qu’il a reprise. Ce passage est trop long, lent, et carrément chiant.
La suite se laisse lire plus agréablement, notre auteur étant embarqué avec d’autres personnages dans des créations anciennes, grâce au « Magic Pen » donc. C’est l’occasion de traverser des aventures old school (genre Flash-Gordon), desquelles il tente plus ou moins efficacement de sortir.
Ce n’est pas non plus extraordinaire, mais c’est plus dynamique, il y a quelques passages marrants (comme lorsqu’il se retrouve dans un harem de femmes se ruant sur lui).
Disons que c’est lisible, mais globalement, j’ai clairement moins apprécié cette lecture que ma précédente expérience avec Hicksville.
Note réelle 2,5/5.
Je suis tombé par hasard sur cet album, totalement inconnu de moi. Étant amateur d'humour en tout genre, j'espérais avoir déniché une perle rare. Hélas, j'ai déchanté et suis sorti déçu de cette lecture.
Le personnage principal (et quasi unique) de ces strips et/ou histoires courtes est une sorte de canard ou de piaf (quelques comparses apparaissent parfois pour les besoins d'un gag). Il est totalement inexpressif, parle de façon monocorde, dépassionnée, parfois sentencieuse, et reste impavide, alors même que la plupart du temps la chute le voit au bord du suicide, ou en tout cas dans une position très pénible.
Il y a du Chat de Geluck chez cette oiseau, ainsi que du Droopy (pour l'élocution froide et déconnectée d'une réalité plutôt angoissante). Mais Droopy me fait rire, et là ça tombe souvent à plat. Il y a bien plusieurs gags qui m'ont fait sourire, mais la plupart du temps je suis resté de marbre, comme notre bestiole.
Note réelle 2,5/5.
Je ne connais pas trop la BD chinoise, et je découvre donc le travail de cet auteur avec ce petit album. J’ai été agréablement surpris de ne pas y retrouver certaines caractéristiques habituelles du manga qui me rebutent, le dessin est globalement bon. Mais le carnet graphique en fin d’album me fait regretter que le reste ne soit pas du même niveau, avec un trait plus fouillé. Ensuite, j’ai trouvé pas mal de cases très difficiles à déchiffrer – surtout dans les scènes de combats, qui sont légion, hélas.
Quant à l’histoire, elle m’a laissé sur ma faim. On est dans un univers post apocalypse, avec quelques trucs à la Mad Max, des aspects purement SF et d’autres plus contemporains cohabitent, sans que rien ne soit clairement défini. C’est d’ailleurs le principal reproche à faire à cette histoire, son manque de clarté (accentué au niveau du dessin parfois donc). Je n’ai rien compris aux liens qui unissent ou séparent les différentes communautés, rien compris non plus à cette cité au milieu du désert, car on saute du coq à l’âne, sans rien fixer solidement. Du coup, ne reste qu’une succession de bastons, violentes et peu claires.
Une lecture décevante.
Je vais aller à l’encontre de la majorité des avis précédent, tant cette lecture ne m’a pas intéressé. On peut presque dire qu’à certains moments elle m’a rebuté, au point que c’est très péniblement que je suis allé au bout des quatre albums, pensant plusieurs fois à arrêter les frais.
Le scénario sombre très rapidement dans le fourre-tout, le n’importe quoi, qui ne peut alors être sauvé que par quelques trucs extérieurs, de l’humour, un dessin extraordinaire, ou je ne sais trop quoi (à tout prendre, sur une envolée de n’importe quoi, The Filth, que j’ai lu très récemment, ne m’avait pas laissé la même impression, même si je ne l’avais pas non plus apprécié).
Ici, c’est un mixe de polar, de fantastique, de SF, avec de bonnes doses d’une mystique exagérée (mais tout ici semble exagéré !). Une sorte de lutte entre le bien (incarné par la Magika) et le mal, avec une foule de personnages tous aussi barrés les uns que les autres (Hitler, mais surtout Vlad Tepes et Erzebeth Bathory épaulant un « New Jésus » délirant, avec un flic facho et taré et une mafieuse russe et ses deux dégénérés de fils jumeaux).
Le dessin n’est pas forcément mauvais, mais il n’est pas mon truc. Les corps bodybuildés, les mâchoires carrées des mecs, les poitrines opulentes (très opulentes) et peu vêtues des nanas, la plupart des personnages étant vêtus de tenues de cuir, de cuissardes – un look proche de celui de personnages de 666 (série sur laquelle officiait le même dessinateur – d’ailleurs le découpage de pas mal de planches ressemble aussi au style Froideval) : tout ceci ne m’a pas convaincu.
Les dialogues ont souvent fini par m’achever, ne sachant pas si les auteurs jouaient le premier ou le énième degré.
Je n’ai pas mis la note minimale, parce qu’il y a du travail et que peut-être que les auteurs n’ont fait ça que comme un défouloir au quinzième degré. Mais je n’ai pas du tout aimé cette lecture !
Note réelle 1,5/5.
L'opportunité m'a été offerte de lire cet album alors que je n'avais pas l'intention de le lire, le sujet m'attirant peu ; je n'avais qu'une très vague idée de cette bataille que je ne connaissais que de nom, j'ignorais qui s'y était affronté, quel fut son enjeu et quel en fut le résultat, ça ne m'intéressait pas des masses. Maintenant, j'en sais un peu plus, mais j'ai lu cet album sans trop de conviction.
J'ai appris que cette bataille, le principal affrontement naval entre le Japon et la Russie, faisait partie de la guerre russo-japonaise entre 1904 et 1905 et qu'elle a conduit au déclin de l'expansionnisme russe au début du 20ème siècle. J'ai appris que les Français et les Anglais avaient joué un rôle là-dedans, via des manoeuvres consistant à stopper l'hégémonie russe. Bref, j'ai appris pas mal de choses sur la Russie et ses faiblesses, mais si Delitte semble livrer un récit documenté en racontant la grande Histoire, ça ne m'a pas du tout passionné ; les préparatifs sont longs et plombés par de longs dialogues explicatifs qui ne renseignent pas beaucoup en fait. Delitte fait heureusement intervenir des personnages secondaires qui lui permettent d'introduire une part de fiction dans ce cadre historique et de lui donner un peu d'air, ça rend le récit plus lisible. Après, c'est une question d'intérêt, et je n'en ai pas beaucoup éprouvé pour cette histoire, j'ai préféré d'autres batailles navales de cette collection comme Salamine, Actium ou Trafalgar...
Heureusement aussi, il y a le dessin de Giuseppe Baiguera qui officie sur les albums de la collection la Sagesse des Mythes (Prométhée et la Boîte de Pandore notamment), j'aime son dessin d'excellente qualité, très détaillé, qui donne au récit une dynamique. Mais malgré ça, cet album n'est pas parvenu à m'intéresser.
Je ne vais pas être tendre avec ce triptyque.
D'abord le titre, le pandémonium est en littérature la capitale imaginaire de l'Enfer où Satan invoque le conseil des démons.
Et cette capitale sera représentée ici par le Waverly Hills Sanatorium. Ce sanatorium a réellement existé et il était destiné à soigner les malades atteints de la tuberculose. Christophe Bec met à sa sauce le folklore et les légendes urbaines qui tournent autour de cet établissement.
Une sauce sans saveur qui ne m'a jamais captivé, l'histoire est classique et on voit arriver de loin les rebondissements. De plus, les personnages manquent de relief. La narration ne m'a pas procuré d'émotions, pas d'empathie pour la mère et sa fille et aucun frisson d'effroi.
Et je n'ai pas été convaincu par le scénario, les ficelles sont trop grosses et cet excès d'hémoglobine et les scènes de sexe n'apportent rien au récit.
Une tambouille Indigeste.
De biens jolies "boîtes" pour un contenu pas du même niveau.
Il n'y a rien de plus agaçant que d'être aguiché par de belles couvertures et de découvrir qu'à l'intérieur le style graphique est tout autre. Grrr.
Un dessin soigné, très franco/belge, qui n'apporte pas un plus au récit, il ne retranscrit aucune atmosphère angoissante, de même pour les couleurs assez ternes.
Une lecture rapide qui sera vite oubliée.
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Nika, Lotte, Blette !
Je suis déçu par cette série jeunesse qui vise les JF de 8/12 ans. Le concept de trois copines indépendantes qui s'organisent seules pour vivre des aventures improbables est devenu assez commun. Je n'ai pas trouvé une grande originalité ni dans les aventures ni dans la personnalité de Nika, Lotte et Blette. Ces prénoms particuliers s'expliquent par l'origine allemande de la série. On retrouve les ingrédients classiques d'une telle série : musique, mode, garçons, aventures. Ce qui fait la différence entre les récits, à mon avis, est l'adhésion à l'humour de l'auteur. Ici c'est raté pour moi. Est-ce un problème de traduction ? Mais j'ai trouvé les dialogues assez quelconques. Pire j'ai trouvé le langage assez relâché par moment pour faire style ados. Je n'ai pas été trop séduit par le dessin de Thomas Wellmann même s’il se dégage une belle vitalité dans les saynètes. Par contre j'ai bien aimé la mise en couleur très vive et lumineuse. Je pense que l'on peut trouver bien mieux chez Sarbacane pour les enfants ou ados.
Le Pré derrière l'église
Assez déçu par cette fable bucolique. Malgré des personnages expressifs (hommes comme bêtes) et de belles couleurs, l'histoire n'a pas le charme d'un Magasin général, ni la profondeur d'un "Château des Animaux". Le rôle des animaux m'a semblé secondaire - bien qu'ils occupent une grande partie des pages - et l'histoire humaine caricaturale. Ça se lit sans déplaisir, mais je n'en retiendrai pas grand chose.
Colonisation
Comme indiqué par d'autres, le titre est trompeur. L'intrigue ne porte pas sur la colonisation en elle-même, mais sur la récupération des équipages cryogénisés dans des nefs spatiales automatisées envoyées plus ou moins au hasard dans l'univers afin de coloniser de nouvelles planètes et pour la plupart perdues Notre histoire se déroule donc plusieurs centaines d'années après l'envoi de ces nefs. Entre-temps, l'humanité est entrée en contact avec des extra-terrestres bienveillants, les atils, qui ne nous veulent que du bien. Nous suivons une équipe spéciale chargée par les autorités de récupérer ces fameux colons. Leurs adversaires sont au départ des pirates humains appelés les "écumeurs" qui tentent de ramasser les équipages avant tout le monde pour des raisons inconnues. De plus, nous découvrons, ô surprise, que les fameux Atils ne nous veulent finalement pas que du bien et tentent eux-mêmes de récupérer des équipages pour mener de mystérieuses expériences sur eux. Les dessins sont biens, les personnages assez approfondis pour qu'on s'attache à eux, ce qui rend d'autant plus tragique leur possible mort (la série nous surprend à ce sujet en tuant plusieurs personnages importants). Toutefois nous en sommes au septième tome, et un sentiment domine, la frustration. Oui, car après 6 ans et comme indiqué 7 tomes, nous n'en savons toujours pas plus sur le but des Atils et des écumeurs. Cette absence de progression dans l'intrigue commence à me fatiguer personnellement, on a le sentiment que chaque tome contient surtout du vide avec des histoires répétitives (une nef est repérée, l'équipe se rend sur place, arrive trop tard, se fait laminer, perd des membres, et rentre à la base bredouille) avec des héros donnant le sentiment d'avoir 4 métros de retard sur leurs adversaires, tout en étant complètement dominé par eux technologiquement et militairement. MAS 24/1//2024: nous en sommes maintenant au tome 8, et nous ne sommes toujours pas beaucoup plus avancés. Si ce n'est que les fameux écumeurs deviennent une menace terroriste. Et qu'on a des duels au couteau entre extra-terrestres. Bref, c'est LENT et je m'ennuie. Je sens que je serais quelque peu déçu quand les grandes révélations arriveront dans 15-20 ans. En effet cela commence à me rappeler Sillage, où il a fallu attendre 21 ans pour savoir d'où venait l'héroïne, et c'est peu dire que la déception fut au rendez-vous. MAS 05/03/2025: Tome 9. Devinez quoi? ON A TOUJOURS PAS AVANCÉ D'UN POUCE!!!! C'est fatigant, on sent que les auteurs n'ont aucune envie de nous faire progresser. Encore un album bouche-trou qui ne sert que de prétexte à tuer les rares membres de l'équipe d'origine survivants qui avaient du charisme, et pour faire des ventes. Le dialogue final tient du gigantesque pied de nez "Il y a peu de chances que XXX soit toujours là. Ce qu'il est venu y chercher, peut-être que si...." - "Et c'est quoi exactement?..." - "Des réponses". Mais bon dieu cela fait 9 tomes qu'on en veut des réponses. Pardon, mais cela gave à force. Chaque tome n'est que la quête du Mac Guffin du jour, qui ne débouche que la recherche d'un nouveau Mac Guffin à découvrir au tome suivant.
Quarante-six
Un ovni cet album !! avec 2 grands noms italiens qui s’admirent mutuellement. Milo Manara, au dessin et scénario, rend hommage à Valentino Rossi, célèbre champion de pilote moto (qui me laisse personnellement bien indifférent). Au final un gros délire de l’auteur, il concocte à son ami une aventure hautement improbable, façon Michel Vaillant mâtiné de Jodorowski. Je m’attendais à une histoire de courses de moto agrémentée de nombreux personnages féminins joliment croqués. C’est bien la base mais à ça se greffe un complot : des méchants clonent des champions et cherchent à soutirer l’ADN de notre pilote; un soupçon d'érotisme et des éléments sous psychotropes. Le chien, la moto et même un poulet parlent, lors de phases mystiques notre héros échangera même avec Jim Morrison, Steve McQueen ou encore Enzo Ferrari, en plus de nombreuses autres références au western ou péplum. Bref un récit qui part loin et qui ne marquera pas. Toutefois ça se laisse lire, Valentino est sympathique, c’est fluide et la partie graphique aide bien. A réserver pour les gros inconditionnels de ces messieurs.
Magic Pen
Les premières pages tournent autour de l’angoisse de la page blanche ressenti par l’auteur, qui ne trouve pas l’inspiration et peine à livrer à un magazine les pages d’une série franchisée qu’il a reprise. Ce passage est trop long, lent, et carrément chiant. La suite se laisse lire plus agréablement, notre auteur étant embarqué avec d’autres personnages dans des créations anciennes, grâce au « Magic Pen » donc. C’est l’occasion de traverser des aventures old school (genre Flash-Gordon), desquelles il tente plus ou moins efficacement de sortir. Ce n’est pas non plus extraordinaire, mais c’est plus dynamique, il y a quelques passages marrants (comme lorsqu’il se retrouve dans un harem de femmes se ruant sur lui). Disons que c’est lisible, mais globalement, j’ai clairement moins apprécié cette lecture que ma précédente expérience avec Hicksville. Note réelle 2,5/5.
Lunk
Je suis tombé par hasard sur cet album, totalement inconnu de moi. Étant amateur d'humour en tout genre, j'espérais avoir déniché une perle rare. Hélas, j'ai déchanté et suis sorti déçu de cette lecture. Le personnage principal (et quasi unique) de ces strips et/ou histoires courtes est une sorte de canard ou de piaf (quelques comparses apparaissent parfois pour les besoins d'un gag). Il est totalement inexpressif, parle de façon monocorde, dépassionnée, parfois sentencieuse, et reste impavide, alors même que la plupart du temps la chute le voit au bord du suicide, ou en tout cas dans une position très pénible. Il y a du Chat de Geluck chez cette oiseau, ainsi que du Droopy (pour l'élocution froide et déconnectée d'une réalité plutôt angoissante). Mais Droopy me fait rire, et là ça tombe souvent à plat. Il y a bien plusieurs gags qui m'ont fait sourire, mais la plupart du temps je suis resté de marbre, comme notre bestiole. Note réelle 2,5/5.
Sombre futur
Je ne connais pas trop la BD chinoise, et je découvre donc le travail de cet auteur avec ce petit album. J’ai été agréablement surpris de ne pas y retrouver certaines caractéristiques habituelles du manga qui me rebutent, le dessin est globalement bon. Mais le carnet graphique en fin d’album me fait regretter que le reste ne soit pas du même niveau, avec un trait plus fouillé. Ensuite, j’ai trouvé pas mal de cases très difficiles à déchiffrer – surtout dans les scènes de combats, qui sont légion, hélas. Quant à l’histoire, elle m’a laissé sur ma faim. On est dans un univers post apocalypse, avec quelques trucs à la Mad Max, des aspects purement SF et d’autres plus contemporains cohabitent, sans que rien ne soit clairement défini. C’est d’ailleurs le principal reproche à faire à cette histoire, son manque de clarté (accentué au niveau du dessin parfois donc). Je n’ai rien compris aux liens qui unissent ou séparent les différentes communautés, rien compris non plus à cette cité au milieu du désert, car on saute du coq à l’âne, sans rien fixer solidement. Du coup, ne reste qu’une succession de bastons, violentes et peu claires. Une lecture décevante.
Magika
Je vais aller à l’encontre de la majorité des avis précédent, tant cette lecture ne m’a pas intéressé. On peut presque dire qu’à certains moments elle m’a rebuté, au point que c’est très péniblement que je suis allé au bout des quatre albums, pensant plusieurs fois à arrêter les frais. Le scénario sombre très rapidement dans le fourre-tout, le n’importe quoi, qui ne peut alors être sauvé que par quelques trucs extérieurs, de l’humour, un dessin extraordinaire, ou je ne sais trop quoi (à tout prendre, sur une envolée de n’importe quoi, The Filth, que j’ai lu très récemment, ne m’avait pas laissé la même impression, même si je ne l’avais pas non plus apprécié). Ici, c’est un mixe de polar, de fantastique, de SF, avec de bonnes doses d’une mystique exagérée (mais tout ici semble exagéré !). Une sorte de lutte entre le bien (incarné par la Magika) et le mal, avec une foule de personnages tous aussi barrés les uns que les autres (Hitler, mais surtout Vlad Tepes et Erzebeth Bathory épaulant un « New Jésus » délirant, avec un flic facho et taré et une mafieuse russe et ses deux dégénérés de fils jumeaux). Le dessin n’est pas forcément mauvais, mais il n’est pas mon truc. Les corps bodybuildés, les mâchoires carrées des mecs, les poitrines opulentes (très opulentes) et peu vêtues des nanas, la plupart des personnages étant vêtus de tenues de cuir, de cuissardes – un look proche de celui de personnages de 666 (série sur laquelle officiait le même dessinateur – d’ailleurs le découpage de pas mal de planches ressemble aussi au style Froideval) : tout ceci ne m’a pas convaincu. Les dialogues ont souvent fini par m’achever, ne sachant pas si les auteurs jouaient le premier ou le énième degré. Je n’ai pas mis la note minimale, parce qu’il y a du travail et que peut-être que les auteurs n’ont fait ça que comme un défouloir au quinzième degré. Mais je n’ai pas du tout aimé cette lecture ! Note réelle 1,5/5.
Tsushima
L'opportunité m'a été offerte de lire cet album alors que je n'avais pas l'intention de le lire, le sujet m'attirant peu ; je n'avais qu'une très vague idée de cette bataille que je ne connaissais que de nom, j'ignorais qui s'y était affronté, quel fut son enjeu et quel en fut le résultat, ça ne m'intéressait pas des masses. Maintenant, j'en sais un peu plus, mais j'ai lu cet album sans trop de conviction. J'ai appris que cette bataille, le principal affrontement naval entre le Japon et la Russie, faisait partie de la guerre russo-japonaise entre 1904 et 1905 et qu'elle a conduit au déclin de l'expansionnisme russe au début du 20ème siècle. J'ai appris que les Français et les Anglais avaient joué un rôle là-dedans, via des manoeuvres consistant à stopper l'hégémonie russe. Bref, j'ai appris pas mal de choses sur la Russie et ses faiblesses, mais si Delitte semble livrer un récit documenté en racontant la grande Histoire, ça ne m'a pas du tout passionné ; les préparatifs sont longs et plombés par de longs dialogues explicatifs qui ne renseignent pas beaucoup en fait. Delitte fait heureusement intervenir des personnages secondaires qui lui permettent d'introduire une part de fiction dans ce cadre historique et de lui donner un peu d'air, ça rend le récit plus lisible. Après, c'est une question d'intérêt, et je n'en ai pas beaucoup éprouvé pour cette histoire, j'ai préféré d'autres batailles navales de cette collection comme Salamine, Actium ou Trafalgar... Heureusement aussi, il y a le dessin de Giuseppe Baiguera qui officie sur les albums de la collection la Sagesse des Mythes (Prométhée et la Boîte de Pandore notamment), j'aime son dessin d'excellente qualité, très détaillé, qui donne au récit une dynamique. Mais malgré ça, cet album n'est pas parvenu à m'intéresser.
Pandemonium
Je ne vais pas être tendre avec ce triptyque. D'abord le titre, le pandémonium est en littérature la capitale imaginaire de l'Enfer où Satan invoque le conseil des démons. Et cette capitale sera représentée ici par le Waverly Hills Sanatorium. Ce sanatorium a réellement existé et il était destiné à soigner les malades atteints de la tuberculose. Christophe Bec met à sa sauce le folklore et les légendes urbaines qui tournent autour de cet établissement. Une sauce sans saveur qui ne m'a jamais captivé, l'histoire est classique et on voit arriver de loin les rebondissements. De plus, les personnages manquent de relief. La narration ne m'a pas procuré d'émotions, pas d'empathie pour la mère et sa fille et aucun frisson d'effroi. Et je n'ai pas été convaincu par le scénario, les ficelles sont trop grosses et cet excès d'hémoglobine et les scènes de sexe n'apportent rien au récit. Une tambouille Indigeste. De biens jolies "boîtes" pour un contenu pas du même niveau. Il n'y a rien de plus agaçant que d'être aguiché par de belles couvertures et de découvrir qu'à l'intérieur le style graphique est tout autre. Grrr. Un dessin soigné, très franco/belge, qui n'apporte pas un plus au récit, il ne retranscrit aucune atmosphère angoissante, de même pour les couleurs assez ternes. Une lecture rapide qui sera vite oubliée.