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Magasin général

Note: 3.63/5
(3.63/5 pour 52 avis)

L'histoire de Magasin Général se déroule dans un village du Québec rural à partir du début des années 20.


1919 - 1929 : L'Après-Guerre et les Années Folles Auteurs canadiens Les meilleures séries terminées en 2014 Petits villages perdus Québec

L'histoire de Magasin Général se déroule dans un village du Québec rural à partir du début des années 20. Elle gravite autour d'un personnage féminin, Marie, veuve avant l'heure et héritière du principal commerce local, le Magasin Général qui donne son titre au récit, que l'irruption d'un étranger dans la petite communauté va progressivement réconcilier avec le bonheur : bonheur d'aimer, bonheur d'être aimé, mais pas exactement de la manière que l'on pourrait imaginer. Deux autres volumes suivront ce premier tome inaugural. Texte : Casterman

Scénaristes
Dessinateurs
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Mars 2006
Statut histoire Série terminée 9 tomes parus
Couverture de la série Magasin général

17/03/2006 | ArzaK
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Par Matagot
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Petit coup de cœur, une œuvre assez fine (dans les deux sens du terme), servie par un dessin agréable et terriblement efficace pour retranscrire les sentiments et les non dits d’une petite communauté attachante. Vraiment une belle œuvre de bout en bout, pas d’aventures ici mais la grande aventure de la vie qui s’écoule, ses erreurs, ses victoires du quotidien. Une Lecture qui fait du bien.

21/02/2021 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur gruizzli

Un ami m'avait offert le premier tome pour Noël, s'attendant à pouvoir m'offrir la suite lors des prochaines occasions. C'est mal me connaître, et pour éviter le fameux tome orphelin dans la bibliothèque, je me suis retrouvé à acheter toute la série avant même d'avoir lu le premier tome. Grand bien m'en a pris, parce que cette série est une délicieuse plongée dans un monde rural, le genre qui fait plaisir à lire. Cette série est un petit bijou de divertissement et d'amour, une histoire où tout se passe bien et tout se finit bien, sans aucune réelle menace ou danger. La petite vie provinciale de québecois, dans un village qui découvre petit à petit quelques morceaux de nouveautés. Le progrès arrive, par petites touches successives. C'est une histoire qui prend son temps, au rythme des nombreuses cases muettes qui font simplement défiler le temps. Le temps défile dans ces pages, et l'on suit la vie qui anime ce petit village. C'est une de ces caractéristiques qui m'a plu, avant tout : le côté rural, l'ambiance que j'ai moi-même connu, le mélange entre les liens forts et les tensions à chaque nouveauté, la communauté dans son bon et mauvais sens. C'est quelque chose que j'ai connu, et qui m'a directement parlé. Et bien sûr, l'histoire m'a entrainé aussi. C'est totalement du fait des personnages, attachants au possible. Chacun a son petit truc, sa petite patte qui nous donne envie de le voir heureux, de voir son bonheur arriver. C'est plus ou moins ce qui arrive au fur et à mesure des neuf tomes de cette série, et je n'ai pu m'empêcher de me laisser aller à cette idée. Les auteurs ne nous font aucun retournement grandiose, aucun changement radical. C'est la petite vie qui suit son cours, les petits moments… (lire plus)

21/06/2020 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Alix

Je réécris mon avis après la relecture de l’intégrale de la série. Je commencerai par le dessin « à 4 mains » de Loisel et Tripp… il est magnifique, avec ces rondeurs qui caractérisent bien le style de Loisel, et les couleurs sont parfaites… vraiment, une magnifique visite guidée du Québec rural des années 20. Niveau histoire… c’est du quotidien. On y parle de vie, de mort, du curé du coin, de tâches fermières, de ragots, de disputes… et du magasin général, véritable noyau central de cette petite communauté. Les auteurs abordent des thèmes intéressants autours de l’évolution des mœurs, de l’émancipation des femmes, de l’homosexualité, de la place de la religion dans une société changeante… mais toujours de façon légère et très humaine. J’ai trouvé le récit chargé en émotions… j’ai eu le cœur serré à plusieurs reprises lors de ma lecture, véritable gage de qualité en ce qui me concerne. Ceci dit je trouve quand même que l’histoire tire un peu en longueur. Originellement prévue en 3 tomes, puis en 6 tomes, elle s’étale finalement sur 9 volumes, et je trouve que les auteurs finissent par tourner un peu en rond, surtout vers le tome 8. Par contre la fin est parfaite… le dénouement pour le moins animé est chargé en émotions, et l’album photo en postface est une excellente idée, et pour moi la façon parfaite de dire au revoir à cette galerie de personnages qui vont me manquer. Une lecture paisible, belle, reposante, que je conseille à tout le monde, à condition de ne pas être à la recherche d’aventure ou de sensations fortes. Un grand merci à Régis Loisel et Jean-Louis Tripp pour cette superbe série.

24/06/2006 (MAJ le 11/10/2019) (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaendoul

Ayant lu des critiques, le synopsis et aimant pourtant d'autres BD de M. Loisel, je n'étais pas convaincu. J'avais fait l'impasse sur cette BD. Toutefois, puisqu'elle trônait dans la médiathèque locale, j'ai décidé de lui donner une chance...et grand bien m'en a pris! J'ai vraiment été emporté dans cette histoire et me suis pris d'affection pour les personnages...tous autant qu'ils sont. Car c'est bien là une des forces de cette série, tous les personnages sont développés et il n'y a pas "le gentil", "la mesquine", etc. mais tous ont leurs motivations et on finit par faire partie du village tant on connaît les uns et les autres. C'en devient même presque étrange et, une fois la lecture terminée, on éprouve un petit pincement du fait de les quitter et les laisser vivre leurs aventures, sans nous. Je trouve que le procédé de dessin est une vraie bonne idée, Loisel étant à la mise en scène/storyboards et Tripp à la finition. Le résultat est bluffant et a une vraie identité, le tout étant bien dynamique. Cette qualité de dessin et de mise en page aide à nous entraîner dans les aventures de Serge, Marie et les autres (dont les ti'culs!). J'hésite même entre 4 et 5...on va dire un bon 4,5 / 5 ^^ Une vraie surprise, donc et assurément un très bon moment passé dans cette campagne québécoise.

30/09/2019 (modifier)
Par Ju
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ju

Loisel et Tripp nous embarquent dans une série somme toute assez originale. Nous suivons l'histoire d'un petit village du Québec dans les années 20 et plus particulièrement de deux personnages forts, Marie et Serge. Ce qui est assez drôle est que quand je regarde le synopsis de la série, et même ce qui s'y passe, je me dis que 9 tomes pour aussi peu d'intrigues, ça doit forcément être ennuyant, et un peu longuet. D'ailleurs, il m'a fallu voir une exposition sur cette bd au Centre Belge de la Bande dessinée à Bruxelles pour me décider à la lire. Et bien au final, j'ai lu les 9 tomes avec enthousiasme. Au travers des histoires qui touchent les personnages, de leurs nouvelles rencontres, on assiste à un bouleversement des modes de pensée et des modes de vie des habitants. Ceux-ci habitent en vase clos, et l'arrivée du citadin Serge va apporter à ce village la modernité qui lui manquait. La lente adaptation des habitants à un nouveau style de vie, et l'ouverture à d'autres types de pensée et d'habitudes est très bien retranscrite, et on s'attache à tous les personnages ; non seulement les principaux comme Marie et Serge, mais aussi à la multitude de personnages secondaires qui forment les habitants du village, et qui sont plus ou moins présents tout au long des 9 tomes : le curé, Noël, Gaëtan, les deux frères Latulipe, Jacinthe, etc. Tous ces personnages évoluent ensemble et font évoluer les autres. Le personnage du curé est l'exemple le plus parlant : il apporte lui-même une touche de modernité au village, puis commence lui-même à évoluer au contact de Serge notamment ; puis prend des décisions qui vont encore influer sur la vie du village. Le vent de fraicheur des années 20 et la remise en… (lire plus)

03/05/2019 (modifier)
Par Jérem
Note: 3/5

La série de Tripp et Loisel nous narre l’histoire d’un petit village québécois isolé dans les années vingt. Deux évènements, le veuvage de Marie (la propriétaire du magasin général) et l’arrivée de Serge (un citadin raffiné et cultivé) vont profondément bouleverser l’équilibre de cette sympathique communauté rurale. Les auteurs soignent leurs personnages en prenant le temps de décrire leur caractère et leur personnalité. Le contexte et le décor sont également très travaillés pour fournir un travail documenté sans doute proche de la réalité, le tout rehaussé par un visuel de très haute facture. Beaucoup de sujets sont traités dans cette comédie de mœurs au contexte très original : les conventions sociales, la religion, la place de la femme, l’homosexualité… Le scénario intègre de façon intelligente ces éléments pour bâtir une histoire passionnante. Les auteurs sont particulièrement bienveillants avec leurs personnages, et malheureusement dans les derniers volumes, ils tombent dans le piège de l’excès. La subtilité et la finesse de l’évolution des mentalités et des caractères des personnages laissent la place dans les trois derniers albums à une éclosion d’un bonheur béat qui frise la mièvrerie. D’autant que la solide intrigue du début s’effiloche dans les trois derniers tomes, qui se révèlent plutôt longs et ennuyeux. Je pense que Tripp et Loisel auraient dû achever leur saga bien avant. C’est vraiment dommage car Magasin général avait tout pour devenir une grande série. Magasin général est malgré tout une série que tout amateur de BD se doit de découvrir. Belle et intelligente, la saga est absolument passionnante sur ses deux premiers tiers.

20/07/2017 (modifier)
Par Thorn
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Qu'est-ce que c'est chouette comme BD ! Entre les dessins vivants, chaleureux, fouillés, les dialogues avec l'accent bien marqué, et le récit plein d'humour et de vie, c'est un voyage dépaysant et sympathique dans un autre monde. Et les auteurs prennent leur temps, et nous permettent de savourer chaque case, chaque évocation d'odeur, de musique ou de goût, et les couleurs éclatantes, même en plein hiver québecois. Cette lenteur nous permet de connaître et de nous attacher vraiment aux personnages, toute une fresque de caractères variés, sans manichéisme, mais avec beaucoup de tendresse pour l'humanité, même dans sa bêtise et sa méchanceté. Pourtant je ne dirai pas qu'il ne se passe rien, puisque page après page, attention spoiler, la communauté très traditionnelle du siècle dernier se transforme en une utopie anarchiste faite de bric et de broc. Et cette transformation est si progressive qu'elle nous emporte dans un élan de bonne humeur et qu'on a envie d'y croire, et de souhaiter tout le bonheur promis aux personnages. À lire, et à relire (ce que je vais faire d'ailleurs, et peut-être après cela monter ma note à "culte")

18/06/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Je vois que beaucoup d'avis précédents signalent qu'il ne se passe rien.. Certes, il n'y a pas d'action, ça remue peu, il n'y a rien de palpitant, mais il y a quand même quelques événements qui surviennent, après tout c'est une chronique villageoise qui raconte simplement le quotidien d'une communauté, et ça sert avant tout à analyser des caractères, c'est ça qui est intéressant. Ce qui fait justement tout le charme de cette série, c'est que le récit tient à ces petits riens qui constituent la vie de ces habitants de ND-des-Lacs. C'est donc une vraie comédie de moeurs avec en fond l'émancipation d'une femme à la fin des années 20, Marie (et accessoirement la présence forte de Serge) restant le personnage central de l'histoire. Ces caractères sont bien brossés, malgré le fait qu'il y a de nombreux personnages, c'est peu facile de tous les identifier, même si le dessin semi-caricatural aide un peu ; il faut aussi bien s'imprimer dans l'esprit la topographie des lieux pour bien situer l'espace et les distances, et pour cela les dessins en forme de cartes des pages de garde sont très utiles. L'intrigue n'est en fait constituée que de plusieurs petits segments puisqu'on a à faire à une chronique rurale d'individus dans un environnement précis, mais les auteurs compliquent un peu l'ensemble, car si Serge n'était pas homosexuel, il aurait épousé Marie et le récit aurait été bouclé en 3 albums. Certains autres points sont soulevés, comme la religion et le clergé qui en prennent un peu pour leur grade à travers le portrait du jeune curé Réjean, qui donne une image plus positive de cette institution, surtout à cette époque où il y avait beaucoup de grenouilles de bénitier. Tout ceci étant dit, il y a aussi beaucoup de passages un peu… (lire plus)

05/04/2015 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Spooky

2 ans après la sortie du dernier tome de Peter Pan, voici donc le nouveau projet de Régis Loisel. Un projet encore différent de ce qu'il a fait auparavant, puisque "Magasin général" est une chronique rurale, prenant pied dans un petit village québécois entre les deux guerres. Et surtout, un projet réalisé à quatre mains avec son compère Jean-Louis Tripp, autant au scénario qu'au dessin. Alors qu'on pensait que Loisel était l'exemple même de l'individualisme, il surprend son monde en réussissant son osmose avec Tripp pour ce projet. Car on peut parler véritablement d'osmose. Entre le trait "jeté" de Loisel et l'encrage inventif de Tripp, les auteurs ont réussi à trouver un style médian, qui se nourrit des qualités de chacun. Le charme opère presque totalement avec cette histoire. Dans le Nouveau-Monde, beaucoup de villages isolés ne vivaient qu'autour de leurs magasins généraux. Mais d'habitude, nous les Européens, nous ne voyons ça qu'au travers de séries comme La Petite maison dans la prairie ou d'autres, un peu mièvres, faites au Québec. Et en général on se moque de leur accent. L'avantage d'une BD, c'est qu'on n'entend pas les personnages. Ce qui n'empêche pas Tripp et Loisel de retranscrire de belle façon la faconde et le langage fleuri des Québécois, au travers d'expressions bien choisies, mais aussi l'esprit un peu coquin, goguenard si propre à nos cousins. Le résultat ? Une BD d'une extraordinaire fraîcheur, qui parvient à rendre passionnante une histoire pourtant assez banale, sublimée par le talent de deux auteurs en état de grâce. Et une fin qui respecte les canons de la série : magnifique.

25/06/2006 (MAJ le 27/12/2014) (modifier)
Par samsa
Note: 4/5

Après avoir attendu la fin de cette série pour poster un avis, l'heure est enfin venue. Et j'avoue j'ai eu un peu de mal à noter cette série. Mais tout ce que je peux dire c'est que j'ai adoré, et pourtant il ne se passe strictement rien ou quasiment. Alors qu'est-ce qui fait le charme de cette série? Serait-ce la douceur de vivre qui se dégage des pages ? Les répliques truculentes, la colorisation des albums ? Non ce que j'ai préféré c'est découvrir cette campagne des années 30 et la réflexion qui en découle sur la nouveauté, le changement et le monde en mutation. Ou comment un vase clos se retrouve confronté au monde extérieur. Tout est doux dans cette série même dans les moments difficiles. J'ai véritablement été sensible à l'ouverture d'âme et de coeur dont cette communauté fait preuve, à l'évolution de leur mode de pensée. En effet, on découvre une communauté fermée concentrée sur les réalités de la vie pour se restreindre au travail et aux bonnes moeurs telles qu'acceptées et reconnues. Mais lorsque le bouleversement survient, cette communauté peut elle s'adapter ? Avec un seul fil conducteur par épisode, chaque grande question est abordée: religion, solitude, homosexualité, liberté et surtout bonheur. Bonheur pour soi, pour les autres et par les autres. Au final, je ne peux que dire que c'est un souffle de fraîcheur qui m'a apporté le sourire tout au long des pages. Chronique sociale et douceur de vivre, tels sont les mots que j'emploierai pour définir cette oeuvre. Ou tant qu'il y a de la vie il y a du bonheur et tant qu'il y a du bonheur, il y a de la vie ! J'ai bien quelques reproches. Par exemple je pense qu'ils ont bien gratiné le curé qui cumule bien des… (lire plus)

03/12/2014 (modifier)