L'Empereur de Chine
Découvrez la légende de Pin Zi, puissant empereur et collectionneur fou, perdu par sa passion. Et celle de Sarillon la riche où il faisait si bon vivre, sauf une fois l'an, quand le monstre revenait.
Echo des Savanes
Jean-Pierre Dionnet et Véronique Dorey recherchent le souffle des grands conteurs et la magie des anciens maîtres de l'estampe.
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| Date de parution | Mars 1991 |
| Statut histoire | Histoires courtes 1 tome paru |
Les avis
J’aime beaucoup ce dessin. C’est à mes yeux justement la simplicité des décors qui lui donnent cet aspect doux qui sied bien aux ambiances de contes. L’artiste alterne entre des plans différents et certaines cases sont en très gros plan avec parfois un peu de difficultés à saisir l’objet du dessin. La compréhension peut venir après avec la suite de l’histoire contée. Et nous avons ici deux contes. Autant j’ai saisi le premier sur cet empereur qui donne son nom à l’album, même si je l’ai trouvé un peu « facile » et prévisible. Il fut d’une lecture plutôt agréable. Autant le second m’est resté abscons. Que le cadre spatio-temporel soit flou est plutôt sympa dans le cadre d’un conte mais je n’ai pas saisi la finalité de l’action, j’ai l’impression qu’il y a eu des failles dans le récit que je n’ai pas pu combler. C’est simple, j’écris cet avis quelques jours après la lecture. Je me souviens bien de la trame du premier récit… et quasiment pas du second. Je sais que je prends de l’âge et que ma mémoire ne va pas en s’améliorant, mais quand même. Donc un peu déçue, malgré le côté graphique agréable.
Je vais être bref pour cet avis, sur un album que j’ai lu sans passion, parfois même avec ennui. Le dessin est joli – en tout cas il possède un certain charme, avec une colorisation chaude, un rendu proche de ce que pouvait faire Mattotti parfois (mais je préfère nettement le dessin du maître italien !). Mais les cases vides accentuent les défauts des scénarios de Dionnet. En effet, là aussi c’est un peu creux. Lent, mou, sans aspérité ni trop de surprise. J’avoue n’avoir fait que survoler certains passages. Bof bof donc.
Cet album contient deux histoires, deux contes dont le premier a pour cadre la Chine tandis que le second est plus européen sans origine géographique précise. Véronique Dorey est plus connue pour être la coloriste de séries telles que Les Contes du 7ème Souffle ou encore Rose Profond. Et indéniablement, elle s'y entend en matière de couleurs. Celles de cette BD sont le point fort de son graphisme. Denses, profondes, joliment illuminées, elles donnent une âme certaine à l'ensemble. Hélas, elle maîtrise nettement moins le dessin en lui-même. Les décors sont vides, les cases trop épurées, les représentations trop géométriques. C'est froid et pas très plaisant à lire. Certaines scènes manquent en outre de lisibilité pour bien cerner ce que l'on voit, ce qui est un peu dérangeant dans le premier conte où l'on ne sait déterminer ce qui est une maquette de ce qui est réel. Quoiqu'il en soit, cela ne serait pas bien grave si les scénarios de ces deux histoires étaient bons, mais ce n'est pas le cas. La première est un conte chinois dans une trame assez classique, sur le thème d'un empereur tellement puissant qu'il peut s'offrir les caprices les plus démesurés. La narration est un peu décousue, pas facile à suivre ni surtout à apprécier à sa juste valeur. Et la fin est assez plate et pas très cohérente. La seconde est encore plus décousue, à la limite du compréhensible. On y devine à peu près ce qu'il s'y passe mais il faut s'accrocher. Et une fois les choses saisies, leur résumé n'a rien de palpitant. Je n'ai pris que très peu de plaisir à la lecture de cet album et j'ai hésité à le terminer tant je n'ai pas accroché.
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