Ça surfe sur le concept du Petit Spirou mais ça n’en a vraiment pas la même aura.
Ici les gags sont bien trop versatiles, en album ça doit être assez imbuvable d’ailleurs !!
Perso je les ai lus dans Lanfeust Mag, c’était conforme au cahier des charges et la lecture épisodique passait encore.
Les auteurs ont créé quelques nouveaux acolytes pour nos jeunes héros mais aucun ne se détachent par son charisme, ils sont assez plats.
Une fausse bonne idée au final cette transposition, quelques moments de grâce qui jouent agréablement avec le monde de Troy mais malheureusement dans l’ensemble c’est assez lourd et pas très subtil.
Le Marsupilami est une des meilleures créations de Franquin dans le monde de Spirou : prisonnier d'un personnage qu'il n'avait pas inventé, Franquin avait multiplié les créations originales afin de pouvoir laisser davantage libre court à son imagination. Citons Champignac, Zorglub et donc le Marsupilami.
Le Marsu est aussi un des rares personnages sur lesquels Franquin avait pu obtenir un contrôle total, ce qui explique la disparition de l'animal de la série Spirou par la suite quand il abandonnera la série du groom.
Dans les années 80, Franquin se laisse convaincre de faire une série entièrement dédiée à ce personnage, en se basant sur les animaux découverts dans le tome 12 de Spirou, "Le Nid des marsupilamis", et une maison d'édition, "Marsu productions" est créée à cette occasion. Franquin est étroitement impliqué dans la création des 3 premiers tomes, qui sont les meilleurs d'une série qui en compte dorénavant 33(!).
Je serais presque tenté de dire que c'est 30 de trop. Car les albums vont continuer à être produits de manière quasi-industrielle, avec presque un tome par an, et la qualité va s'en ressentir : les scénarios deviennent de plus en plus simplistes et infantiles, tout en étant répétitifs (en gros soit le chasseur Backalive sera contrecarré, soit les chahutas, par ailleurs présentés comme de bon gros primitifs idiots, ou bien autre chose avec le Marsu qui se trouve toujours au bon endroit au bon moment). Greg/Franquin étaient capables de pondre des bons scénarios en un temps relativement court, ce n'est pas vraiment le cas de ceux qui ont suivi.
La prise de contrôle de Marsu productions par Dupuis en 2013 va accentuer ce phénomène : la série s'adresse dorénavant à de très jeunes enfants, quand des adultes pouvaient apprécier les premiers tomes.
Découverte dans Lanfeust Mag, je ne connais que les 6 premiers tomes.
Je m’interroge sur une telle longévité, la série perdure encore et a l’air de se vendre.
Why not ? Ça se laisse lire mais perso c’est vraiment pas ma tasse de thé, comme la plupart des autres aviseurs d’ailleurs ;)
Je trouve le scénario soporifique et mainte fois vu, un monde pseudo futuriste, la jeune (et jolie) héritière pourchassée, les factions qui gouvernent le monde en sous main depuis des siècles … à ça se greffe une histoire d’immortelles type Highlander, n’en jetez plus. Un ensemble pas original et peu charismatique.
Reste la partie graphique qui sauve du naufrage complet, certainement dû à la représentation de ces personnages féminins. Un beau bof.
Une lecture pas désagréable.
L'amitié impossible entre deux hommes, un blanc et un noir dans les années 30/40 dans l'Etat de Louisiane où la ségrégation fait toujours rage.
Un thème fort pour un résultat en demi-teinte, l'histoire n'est pas innovante et les personnages sont stéréotypés, et manquent de charisme. La narration ne fait pas dans le mielleux mais les nombreux clichés et les invraisemblances ne rendent pas service au récit.
De plus l'histoire manque de profondeur et on en devine facilement la fin.
Dommage, il y avait pourtant du potentiel.
Le style semi-réaliste de Marty est efficace mais il ne m'a pas transporté dans cette Louisiane de la première partie du XX° siècle.
La mise en forme reste classique, par contre un bon point pour les couleurs 'chaudes'.
En conclusion, un album qui se laisse lire, mais qui sera vite oublié.
Note réelle : 2,5.
Sattouf est un auteur que je trouve inégal. Il est capable de faire des œuvres que je trouve géniales et d'autres sans grand intérêt et c'est le cas avec cette série.
Bon j'imagine que c'était sympathique de lire une planche par semaine dans Charlie Hebdo, mais en album c'est vite indigeste. J'ai même pas eu envie de lire le dernier tome. Il y a quelques anecdotes intéressantes, mais plusieurs m'ont semblé banales et/ou inintéressantes. Il y a aussi le fait que c'est pas très marrant comme série humoristique vu que ce qui est montré est censé être ce que Sattouf a vu dans la vraie vie. On n'est donc pas dans la caricature et voir à quel point autant de gens pouvaient être aussi cons et méchants cela me déprime plus qu'autre chose.
J'espère qu'il y avait exagération parce qu'à plusieurs reprises j'étais juste furieux face à ce que je lisais et être furieux n'est pas une émotion que j'ai envie de ressentir lorsque je lis une bande dessinée censée me faire rigoler.
Tranche de vie d'un adolescent dans une bourgade paumée. Vivant avec sa mère célibataire obèse qui le saoule, Tomi est mal dans sa peau et passe son temps à se masturber sur du porno. Quand il fait la rencontre de Feliks, tout aussi solitaire que lui mais bien plus extraverti et sûr de lui, il se lie au jeune homme qui l'entraîne à faire des conneries de plus en plus borderline, comme deux ados qui se cherchent.
Graphiquement, Yann Le Bec offre un style noir et blanc dont le réalisme intime rappelle parfois celui de Fabrice Neaud tandis que l'encrage épais et charbonneux rappelle un peu celui de Baudoin. On y sent encore un certain manque d'aisance technique mais les planches sont plutôt agréables et la narration claire.
Nous sommes là dans une chronique adolescente dans tout ce qu'elle de plus malaisante à mes yeux. L'adolescence est une période difficile pour beaucoup et si la représenter ainsi est réaliste, elle n'en reste pas moins un sujet peu attirant pour moi. Je prends peu de plaisir à voir dessinées des branlettes minables seules ou avec un pote, des engueulades envers une mère dépassée, une ambiance de mal-être permanent, des relations ambiguës avec un pote qui a trop souvent tendance à vouloir se foutre à poil, et autres conneries adolescentes à base de cuites, de vomi et de merde. Ce sont des relents d'une adolescence que j'ai fuie dans ma jeunesse et n'ai pas envie de revoir une fois adulte.
Sur le fond, l'intrigue tient relativement la route mais elle n'est pas passionnante. Elle s'attarde surtout sur la mise en place de cette relation d'amitié complexe entre ces deux adolescents et sur la pente glissante qu'elle emprunte. En parallèle, le héros va aussi nouer une amourette avec une fille bien plus sage. Mais le contraste entre ces deux relations est assez surprenant, l'une donnant l'impression d'y voir un gamin mal-à-l'aise dans sa vie et prêt à toutes les conneries tandis que l'autre le présente de manière bien plus sereine, plus mature, comme s'il ne s'agissait pas du même personnage. Il y a une sorte de déséquilibre qui donne une forme d'inachevé à ce récit très intimiste.
Je n'ai pas été enthousiasmé par cette intrigue et comme en parallèle le sujet du mal-être adolescent me rebute un peu, j'avoue avoir peu apprécié cet album.
Je suis sorti franchement déçu de ma lecture. Et frustré, car il y avait moyen de faire quelque chose de meilleur avec le matériau de base.
J’ai lu la série dans une intégrale, visiblement entièrement revue par Bec (qui semble en avoir redessiné une partie). D’une traite donc, mais pas convaincu – même si ça se laisse lire.
Le dessin est correct, même bon, mais passe-partout. En tout cas ce n’est pas de lui que vient ma frustration.
En fait, j’avais été alléché par le début, qui promettait un monde post apocalypse, dans un futur proche, avec un descriptif qui faisait penser à Jeremiah par exemple. Or, cet aspect, pourtant mis en avant dans la présentation, n’est jamais exploité ! Et du coup, les deux pages où l’on voit – en plein milieu de l’histoire – les bombes nucléaires exploser, se révèlent totalement inutiles, du remplissage, puisque l’intrigue aurait tout aussi bien pu se développer entièrement sans cet arrière-plan. Exit donc le post apocalypse.
Reste donc une intrigue, pas désagréable au départ, mais qui tombe dans certains travers du genre – dont Bec n’est pas exempt, à savoir une surenchère de fantastique, des aller-retours historiques allant chercher le mal dans la Terre Sainte au temps des croisades pour le faire resurgir mille ans plus tard. Rien n’est expliqué, mais c’est du déjà-vu.
En sus, Bec nous met quelques couches de loups garous – une surdose sur la fin, d’autant plus indigeste que je ne suis pas fan du genre.
Je n’ai pas compris non plus qui est le héros – qui n’est pas à proprement parler un garou. Encore moins compris la longue scène du massacre entre mafieux.
Bref, pas mal de choses m’ont échappé, et je pense que, tant qu’à reprendre des choses déjà exploitées, on aurait pu faire mieux sans tout le fatras fantastique et ésotérique qui a éclipsé l’univers post nucléaire mis en avant en quatrième de couverture.
Un gros bof me concernant donc.
Première BD de Hermann que je lis, cet opus en one-shot ne me convainc pas véritablement. Bâti sur une idée qui pourrait être bonne, le récit est assez laborieux et malheureusement un peu trop brouillon à mon gout.
Déjà, l'histoire est dévoilée rapidement au début par un article de journal résumant les faits, mais aussi par des portraits commentés qui refont l'intégralité des personnages, brossant ainsi le tableau des relations que l'on verra ensuite. C'est une semi-bonne idée : d'un côté on ne se perd pas, de l'autre la moitié de l'intrigue est ainsi éventée. Bien sur, on peut passer outre, mais l'abondance de texte dans les premières pages nous incite grandement à le lire.
D'autre part, le récit avance rapidement vers son élément déclencheur et la suite s'emballe. Un peu trop à mon gout. J'ai du mal à croire dans la façon d'être de certains et surtout la rapidité des liens qui se tissent. Notamment sur le jeune extra et la serveuse ou le britannique bien trop impliqué pour un type en vacances. Ça part dans tout les sens comme une vendetta peut l'être, mais finalement j'ai du mal à comprendre autre chose qu'un défilé d'imbéciles butés et de violence omniprésente (notamment dans les rapports de genre). C'est sans doute la volonté de l'auteur, mais de fait je suis plutôt circonspect à la lecture de la BD.
D'autre part, j'ai eu un petit souci avec le trait de Hermann, que je ne connais donc pas du tout. A mon sens, les têtes se ressemblent un peu trop entre certains personnages, ajoutés à l'ambiance nocturne qui point assez vite et j'ai eu du mal à comprendre certaines interactions, devant souvent retourner au début pour comprendre qui était qui et les interactions entre personnages.
Bref, c'est une BD que j'aurais voulu plus aimer, d'ailleurs ça n'a pas été une lecture désagréable pour être tout à fait honnête, mais je ne me suis pas dit que j'allais la relire de sitôt. Niveau mariage qui tourne mal, et dans des idées un peu similaire, j'ai largement préféré "Je ne mourrai pas gibier" qui a su bien plus installer une ambiance lourde et anxiogène jusqu'à une fin en apothéose.
Je suis resté assez loin de cette série et ne partage pas trop les bons avis précédents.
Tout d'abord je ne suis pas fan du dessin qui enprunte au style Manga dans certaines de ses mimiques. La mise en couleur est douce dans les pastels mais un peu fade à mon goût.
Ensuite ce récit à double lecture me mets mal à l'aise. Comme adulte j'y lis clairement une fable sur la mort du père et un moyen psychologique pour Garance de faire son deuil.
Ici je trouve une contradiction forte dans le récit entre cette volonté d'aller vers la mort via une volonté quasi suicidaire de Garance et cette image de vie finale un peu convenue.
À mon avis un message bien trop complexe pour le public visé.
Je n’ai pas réussi à me passionner pour ces courts récits.
Leur qualité principale ? Le dessin de Serpieri, qui est impressionnant de maîtrise. Ce trait est on ne peut plus classique et très lisible. Les morphologies magnifient des corps féminins proches du fantasme masculin. Les décors ne sont pas oublés. Et lorsque colorisation il y a, elle dégage un aspect artisanal d’un charme fou.
Mais les histoires, bon sang les histoires…
La première ressemble à un récit écrit pour convaincre un éditeur de lancer une nouvelle série. Le déroulement est légèrement bancal, les personnages sont vite décrits, les péripéties se résument à peu et la fin est de l’eau de boudin. Je suis d’accord avec Agecanonix quand il dit que ce récit aurait pu donner naissance à une belle et longue saga mais pour ça il aurait fallu lui laisser le temps de se développer, retravailler des personnages trop caricaturaux et nourrir le récit d’un souffle autrement plus épique.
Le deuxième m’a fait sombrer dans l’ennui le plus profond. A nouveau, j’ai eu le sentiment que ce scénario n’avait aucune autre utilité que de mettre le trait de Serpieri en avant. Certaines cases sont des images d’Epinal du genre western. Les personnages ont la tête de l’emploi. Mais le scénario est expéditif et le fin mot de l’histoire me laisse comme deux ronds de flan.
La troisième histoire m’a semblé très mal racontée. A nouveau, tout est expédié, les personnages ont des comportements on ne peut plus synthétisés et la fin m’a semblé dépourvue de toute émotion malgré l’emphase dont fait preuve l’auteur.
Le dernier est une sorte de farce horrifique sur fond de western. A nouveau, au point de vue du scénario, c’est très léger et vite expédié.
Une constante dans l’ensemble de ces récits : une traduction pas du tout à mon goût. Je ne sais pas si c’est dû aux textes d’origine ou si le traducteur a cherché à synthétiser au maximum ses phrases pour tout faire tenir dans les phylactères sans devoir adapter ceux-ci mais fréquement j’ai eu l’impression qu’il manquait un bout de phrase, un adjectif, un mot. Cela donne aux récits un côté baclé qui m’a vraiment dérangé.
En résumé, pour moi, c’est un gros bof… même si le dessin est très bon.
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Gnomes de Troy
Ça surfe sur le concept du Petit Spirou mais ça n’en a vraiment pas la même aura. Ici les gags sont bien trop versatiles, en album ça doit être assez imbuvable d’ailleurs !! Perso je les ai lus dans Lanfeust Mag, c’était conforme au cahier des charges et la lecture épisodique passait encore. Les auteurs ont créé quelques nouveaux acolytes pour nos jeunes héros mais aucun ne se détachent par son charisme, ils sont assez plats. Une fausse bonne idée au final cette transposition, quelques moments de grâce qui jouent agréablement avec le monde de Troy mais malheureusement dans l’ensemble c’est assez lourd et pas très subtil.
Marsupilami
Le Marsupilami est une des meilleures créations de Franquin dans le monde de Spirou : prisonnier d'un personnage qu'il n'avait pas inventé, Franquin avait multiplié les créations originales afin de pouvoir laisser davantage libre court à son imagination. Citons Champignac, Zorglub et donc le Marsupilami. Le Marsu est aussi un des rares personnages sur lesquels Franquin avait pu obtenir un contrôle total, ce qui explique la disparition de l'animal de la série Spirou par la suite quand il abandonnera la série du groom. Dans les années 80, Franquin se laisse convaincre de faire une série entièrement dédiée à ce personnage, en se basant sur les animaux découverts dans le tome 12 de Spirou, "Le Nid des marsupilamis", et une maison d'édition, "Marsu productions" est créée à cette occasion. Franquin est étroitement impliqué dans la création des 3 premiers tomes, qui sont les meilleurs d'une série qui en compte dorénavant 33(!). Je serais presque tenté de dire que c'est 30 de trop. Car les albums vont continuer à être produits de manière quasi-industrielle, avec presque un tome par an, et la qualité va s'en ressentir : les scénarios deviennent de plus en plus simplistes et infantiles, tout en étant répétitifs (en gros soit le chasseur Backalive sera contrecarré, soit les chahutas, par ailleurs présentés comme de bon gros primitifs idiots, ou bien autre chose avec le Marsu qui se trouve toujours au bon endroit au bon moment). Greg/Franquin étaient capables de pondre des bons scénarios en un temps relativement court, ce n'est pas vraiment le cas de ceux qui ont suivi. La prise de contrôle de Marsu productions par Dupuis en 2013 va accentuer ce phénomène : la série s'adresse dorénavant à de très jeunes enfants, quand des adultes pouvaient apprécier les premiers tomes.
Moréa
Découverte dans Lanfeust Mag, je ne connais que les 6 premiers tomes. Je m’interroge sur une telle longévité, la série perdure encore et a l’air de se vendre. Why not ? Ça se laisse lire mais perso c’est vraiment pas ma tasse de thé, comme la plupart des autres aviseurs d’ailleurs ;) Je trouve le scénario soporifique et mainte fois vu, un monde pseudo futuriste, la jeune (et jolie) héritière pourchassée, les factions qui gouvernent le monde en sous main depuis des siècles … à ça se greffe une histoire d’immortelles type Highlander, n’en jetez plus. Un ensemble pas original et peu charismatique. Reste la partie graphique qui sauve du naufrage complet, certainement dû à la représentation de ces personnages féminins. Un beau bof.
L'Amour est une haine comme les autres
Une lecture pas désagréable. L'amitié impossible entre deux hommes, un blanc et un noir dans les années 30/40 dans l'Etat de Louisiane où la ségrégation fait toujours rage. Un thème fort pour un résultat en demi-teinte, l'histoire n'est pas innovante et les personnages sont stéréotypés, et manquent de charisme. La narration ne fait pas dans le mielleux mais les nombreux clichés et les invraisemblances ne rendent pas service au récit. De plus l'histoire manque de profondeur et on en devine facilement la fin. Dommage, il y avait pourtant du potentiel. Le style semi-réaliste de Marty est efficace mais il ne m'a pas transporté dans cette Louisiane de la première partie du XX° siècle. La mise en forme reste classique, par contre un bon point pour les couleurs 'chaudes'. En conclusion, un album qui se laisse lire, mais qui sera vite oublié. Note réelle : 2,5.
La Vie secrète des jeunes
Sattouf est un auteur que je trouve inégal. Il est capable de faire des œuvres que je trouve géniales et d'autres sans grand intérêt et c'est le cas avec cette série. Bon j'imagine que c'était sympathique de lire une planche par semaine dans Charlie Hebdo, mais en album c'est vite indigeste. J'ai même pas eu envie de lire le dernier tome. Il y a quelques anecdotes intéressantes, mais plusieurs m'ont semblé banales et/ou inintéressantes. Il y a aussi le fait que c'est pas très marrant comme série humoristique vu que ce qui est montré est censé être ce que Sattouf a vu dans la vraie vie. On n'est donc pas dans la caricature et voir à quel point autant de gens pouvaient être aussi cons et méchants cela me déprime plus qu'autre chose. J'espère qu'il y avait exagération parce qu'à plusieurs reprises j'étais juste furieux face à ce que je lisais et être furieux n'est pas une émotion que j'ai envie de ressentir lorsque je lis une bande dessinée censée me faire rigoler.
L'Ami
Tranche de vie d'un adolescent dans une bourgade paumée. Vivant avec sa mère célibataire obèse qui le saoule, Tomi est mal dans sa peau et passe son temps à se masturber sur du porno. Quand il fait la rencontre de Feliks, tout aussi solitaire que lui mais bien plus extraverti et sûr de lui, il se lie au jeune homme qui l'entraîne à faire des conneries de plus en plus borderline, comme deux ados qui se cherchent. Graphiquement, Yann Le Bec offre un style noir et blanc dont le réalisme intime rappelle parfois celui de Fabrice Neaud tandis que l'encrage épais et charbonneux rappelle un peu celui de Baudoin. On y sent encore un certain manque d'aisance technique mais les planches sont plutôt agréables et la narration claire. Nous sommes là dans une chronique adolescente dans tout ce qu'elle de plus malaisante à mes yeux. L'adolescence est une période difficile pour beaucoup et si la représenter ainsi est réaliste, elle n'en reste pas moins un sujet peu attirant pour moi. Je prends peu de plaisir à voir dessinées des branlettes minables seules ou avec un pote, des engueulades envers une mère dépassée, une ambiance de mal-être permanent, des relations ambiguës avec un pote qui a trop souvent tendance à vouloir se foutre à poil, et autres conneries adolescentes à base de cuites, de vomi et de merde. Ce sont des relents d'une adolescence que j'ai fuie dans ma jeunesse et n'ai pas envie de revoir une fois adulte. Sur le fond, l'intrigue tient relativement la route mais elle n'est pas passionnante. Elle s'attarde surtout sur la mise en place de cette relation d'amitié complexe entre ces deux adolescents et sur la pente glissante qu'elle emprunte. En parallèle, le héros va aussi nouer une amourette avec une fille bien plus sage. Mais le contraste entre ces deux relations est assez surprenant, l'une donnant l'impression d'y voir un gamin mal-à-l'aise dans sa vie et prêt à toutes les conneries tandis que l'autre le présente de manière bien plus sereine, plus mature, comme s'il ne s'agissait pas du même personnage. Il y a une sorte de déséquilibre qui donne une forme d'inachevé à ce récit très intimiste. Je n'ai pas été enthousiasmé par cette intrigue et comme en parallèle le sujet du mal-être adolescent me rebute un peu, j'avoue avoir peu apprécié cet album.
Le Temps des loups
Je suis sorti franchement déçu de ma lecture. Et frustré, car il y avait moyen de faire quelque chose de meilleur avec le matériau de base. J’ai lu la série dans une intégrale, visiblement entièrement revue par Bec (qui semble en avoir redessiné une partie). D’une traite donc, mais pas convaincu – même si ça se laisse lire. Le dessin est correct, même bon, mais passe-partout. En tout cas ce n’est pas de lui que vient ma frustration. En fait, j’avais été alléché par le début, qui promettait un monde post apocalypse, dans un futur proche, avec un descriptif qui faisait penser à Jeremiah par exemple. Or, cet aspect, pourtant mis en avant dans la présentation, n’est jamais exploité ! Et du coup, les deux pages où l’on voit – en plein milieu de l’histoire – les bombes nucléaires exploser, se révèlent totalement inutiles, du remplissage, puisque l’intrigue aurait tout aussi bien pu se développer entièrement sans cet arrière-plan. Exit donc le post apocalypse. Reste donc une intrigue, pas désagréable au départ, mais qui tombe dans certains travers du genre – dont Bec n’est pas exempt, à savoir une surenchère de fantastique, des aller-retours historiques allant chercher le mal dans la Terre Sainte au temps des croisades pour le faire resurgir mille ans plus tard. Rien n’est expliqué, mais c’est du déjà-vu. En sus, Bec nous met quelques couches de loups garous – une surdose sur la fin, d’autant plus indigeste que je ne suis pas fan du genre. Je n’ai pas compris non plus qui est le héros – qui n’est pas à proprement parler un garou. Encore moins compris la longue scène du massacre entre mafieux. Bref, pas mal de choses m’ont échappé, et je pense que, tant qu’à reprendre des choses déjà exploitées, on aurait pu faire mieux sans tout le fatras fantastique et ésotérique qui a éclipsé l’univers post nucléaire mis en avant en quatrième de couverture. Un gros bof me concernant donc.
Lune de guerre
Première BD de Hermann que je lis, cet opus en one-shot ne me convainc pas véritablement. Bâti sur une idée qui pourrait être bonne, le récit est assez laborieux et malheureusement un peu trop brouillon à mon gout. Déjà, l'histoire est dévoilée rapidement au début par un article de journal résumant les faits, mais aussi par des portraits commentés qui refont l'intégralité des personnages, brossant ainsi le tableau des relations que l'on verra ensuite. C'est une semi-bonne idée : d'un côté on ne se perd pas, de l'autre la moitié de l'intrigue est ainsi éventée. Bien sur, on peut passer outre, mais l'abondance de texte dans les premières pages nous incite grandement à le lire. D'autre part, le récit avance rapidement vers son élément déclencheur et la suite s'emballe. Un peu trop à mon gout. J'ai du mal à croire dans la façon d'être de certains et surtout la rapidité des liens qui se tissent. Notamment sur le jeune extra et la serveuse ou le britannique bien trop impliqué pour un type en vacances. Ça part dans tout les sens comme une vendetta peut l'être, mais finalement j'ai du mal à comprendre autre chose qu'un défilé d'imbéciles butés et de violence omniprésente (notamment dans les rapports de genre). C'est sans doute la volonté de l'auteur, mais de fait je suis plutôt circonspect à la lecture de la BD. D'autre part, j'ai eu un petit souci avec le trait de Hermann, que je ne connais donc pas du tout. A mon sens, les têtes se ressemblent un peu trop entre certains personnages, ajoutés à l'ambiance nocturne qui point assez vite et j'ai eu du mal à comprendre certaines interactions, devant souvent retourner au début pour comprendre qui était qui et les interactions entre personnages. Bref, c'est une BD que j'aurais voulu plus aimer, d'ailleurs ça n'a pas été une lecture désagréable pour être tout à fait honnête, mais je ne me suis pas dit que j'allais la relire de sitôt. Niveau mariage qui tourne mal, et dans des idées un peu similaire, j'ai largement préféré "Je ne mourrai pas gibier" qui a su bien plus installer une ambiance lourde et anxiogène jusqu'à une fin en apothéose.
Garance
Je suis resté assez loin de cette série et ne partage pas trop les bons avis précédents. Tout d'abord je ne suis pas fan du dessin qui enprunte au style Manga dans certaines de ses mimiques. La mise en couleur est douce dans les pastels mais un peu fade à mon goût. Ensuite ce récit à double lecture me mets mal à l'aise. Comme adulte j'y lis clairement une fable sur la mort du père et un moyen psychologique pour Garance de faire son deuil. Ici je trouve une contradiction forte dans le récit entre cette volonté d'aller vers la mort via une volonté quasi suicidaire de Garance et cette image de vie finale un peu convenue. À mon avis un message bien trop complexe pour le public visé.
Le Monstre (Serpieri)
Je n’ai pas réussi à me passionner pour ces courts récits. Leur qualité principale ? Le dessin de Serpieri, qui est impressionnant de maîtrise. Ce trait est on ne peut plus classique et très lisible. Les morphologies magnifient des corps féminins proches du fantasme masculin. Les décors ne sont pas oublés. Et lorsque colorisation il y a, elle dégage un aspect artisanal d’un charme fou. Mais les histoires, bon sang les histoires… La première ressemble à un récit écrit pour convaincre un éditeur de lancer une nouvelle série. Le déroulement est légèrement bancal, les personnages sont vite décrits, les péripéties se résument à peu et la fin est de l’eau de boudin. Je suis d’accord avec Agecanonix quand il dit que ce récit aurait pu donner naissance à une belle et longue saga mais pour ça il aurait fallu lui laisser le temps de se développer, retravailler des personnages trop caricaturaux et nourrir le récit d’un souffle autrement plus épique. Le deuxième m’a fait sombrer dans l’ennui le plus profond. A nouveau, j’ai eu le sentiment que ce scénario n’avait aucune autre utilité que de mettre le trait de Serpieri en avant. Certaines cases sont des images d’Epinal du genre western. Les personnages ont la tête de l’emploi. Mais le scénario est expéditif et le fin mot de l’histoire me laisse comme deux ronds de flan. La troisième histoire m’a semblé très mal racontée. A nouveau, tout est expédié, les personnages ont des comportements on ne peut plus synthétisés et la fin m’a semblé dépourvue de toute émotion malgré l’emphase dont fait preuve l’auteur. Le dernier est une sorte de farce horrifique sur fond de western. A nouveau, au point de vue du scénario, c’est très léger et vite expédié. Une constante dans l’ensemble de ces récits : une traduction pas du tout à mon goût. Je ne sais pas si c’est dû aux textes d’origine ou si le traducteur a cherché à synthétiser au maximum ses phrases pour tout faire tenir dans les phylactères sans devoir adapter ceux-ci mais fréquement j’ai eu l’impression qu’il manquait un bout de phrase, un adjectif, un mot. Cela donne aux récits un côté baclé qui m’a vraiment dérangé. En résumé, pour moi, c’est un gros bof… même si le dessin est très bon.