Les derniers avis (20750 avis)

Couverture de la série Fatale
Fatale

Je n'ai pas lu Criminal, et j'avais peur que ce récit ait une corrélation ou soit une sorte de suite, mais il n'en est rien. Ce qui est intéressant dans ce comics, c'est que ça lorgne sérieusement vers le polar à l'américaine, mais ça s'inscrit aussi dans la tradition du récit fantastique ; l'ombre de Lovecraft n'est pas loin, on y croise des créatures hybrides cauchemardesques dignes du maître de Providence, mêlées à une imagerie des années 30 à la fois mafieuse et satanique. Le récit s'étale sur une longue période pour y suivre les méfaits d'une femme immortelle. Malgré ces éléments qui ont du potentiel, la façon dont c'est goupillé ne m'a pas séduit comme je l'aurais voulu, j'ai trouvé l'ensemble laborieux, un peu trop hétéroclite, boiteux et mal dégrossi ; la part de surnaturel est trop soudaine, il aurait fallu l'amener progressivement. Les auteurs étirent trop cette histoire sur 5 albums alors que 3 ou 4 auraient suffi. Du côté graphique, c'est pas mal pour un comics, mais ce n'est pas non plus renversant, juste correct, en tout cas je n'en suis pas fan. Un comics qui me laisse un peu sur ma faim.

11/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Tentatives de charme
Tentatives de charme

C’est un recueil de plusieurs histoires courtes, d’un intérêt et d’une qualité très inégaux, que ce soit au niveau du dessin ou de l’intrigue. Le plus souvent, j’ai trouvé très moyen le dessin de Tarlazzi. Et parfois sa colorisation (comme dans la deuxième et dans la sixième histoire) n’est vraiment pas fameuse. Mais par contre il est capable de faire des trucs plus réussis, en particulier lorsqu’il travaille en Noir et Blanc (mes histoires préférées sont d’ailleurs celles en Noir et Blanc, hasard ou pas). Pour ce qui est des histoires, ça va du sans grand intérêt à du vraiment intéressant. En particulier j’ai bien aimé la chute (prévisible certes) de l’histoire intitulée « Enfer ». Un album mineur, inégal. Note réelle 2,5/5.

10/03/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Rivière d'encre
Rivière d'encre

La thématique de cet album avait pourtant tout pour me plaire, mais je ressors très mitigé de ma lecture. La question « pourquoi dessine-t-on ? » est pourtant intéressante, et le narrateur fournit de nombreuses pistes, se faisant parfois aider par des auteurs connus, François Boucq et Edmond Baudouin. Certaines idées m’ont plu, alors que d’autres me sont complètement passé au dessus de la tête, et de manière générale je suis resté hermétique aux métaphores et au symbolisme qui saturent, pour moi, une narration pourtant bien vue, avec cette rivière de la création sur laquelle naviguent les protagonistes. Un album que je conseille aux amateurs de réflexions philosophiques un peu absconses.

10/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Superman - Red Son
Superman - Red Son

J'ai profité de l'offre promotionnelle de la collection Nomad pour me lancer dans le Comics de super héros. Je suis donc un vrai néophyte même si je connais ces personnages via le cinéma. Le concept de départ d'un Superman élevé dans le giron soviétique m'a immédiatement séduit. Le contexte de la guerre froide et ses clivages idéologiques est resté très présent dans ma mémoire et j'étais curieux de découvrir le scénario de Mark Millar (auteur que je découvre). J'avoue avoir été très déçu et ennuyé par ma lecture. Je n'ai pas du tout compris où voulait nous conduire le scénariste. Si Superman peut se lire comme un élément politique d'un système, j'ai beaucoup plus de mal à le lire en représentation politicienne. C'est pourtant comme cela que je comprends la proposition de l'auteur. Je ne partage pas du tout la présentation simpliste que nous fait Millar de l'antagonisme Communisme/Capitalisme en la réduisant à ce concept de lutte armée. De plus je suis surpris de certains choix du scénariste. Faire "naître" Superman dans une famille paysanne ukrainienne peu d'années après la grande famine organisée par Staline méritait un approfondissement sur la psychologie de Superman sur ces rapports avec le dictateur. Car c'est là où le bât blesse, ce Superman est plus un Super pompier qui gesticule sans arrêt pour éteindre des incendies d'usines, empêcher des locomotives de dérailler et autres effets spectaculaires. Millar reprend quelques éléments de la fin des années Staline. En effet l'épisode cyanure renvoie immanquablement au "complot des blouses blanches" mais c'est présenté d'une façon si pathétique que j'ai trouvé cela ridicule. De même j'ai été désarçonné par la puérilité des dialogues entre Superman et Roslov (tous les deux censés prendre la tête de l'URSS !!). J'ai tout de même bien ri en lisant le "Russia will provide" (en anglais !!) devant une queue de pauvres camarades moscovites affamés. Je pourrais multiplier les exemples, seul la qualité et le dynamisme du graphisme m'a permis de tenir le coup. Perso du très bof. Je suis passé complétement à côté.

10/03/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Team Phoenix
Team Phoenix

Team Phoenix est publié au Japon mais réalisé par Kenny Ruiz qui est espagnol. Il s'agit d'une sorte de space opera centré sur un conflit spatial entre êtres vivants et robots, ces derniers ayant gagné la guerre et imposant leur joug à tous ceux qui n'ont pas encore rejoint la rébellion biologique. La grande particularité de cette série, c'est qu'elle rend un hommage très appuyé à l'œuvre d'Osamu Tezuka en intégrant parmi ses nombreux protagonistes des personnages directement issus de ses manga. Princesse Saphir, Le Roi Léo, Black Jack, Midnight, L'Enfant aux trois yeux, Astro Boy mais aussi beaucoup d'autres héros et personnages secondaires de ses innombrables œuvres sont ici partie prenante de l'intrigue, gardant la majorité des caractéristiques de leur univers d'origine mais en étant intégré pour de bon dans le cadre de cette aventure de SF. Jusqu'au vaisseau des héros, le fameux Phoenix qui est forcément une référence à Phénix - L'oiseau de feu. Le cocktail est assez étrange. Il est probable qu'un grand fan de Tezuka pourra se réjouir de cette idée incongrue, digne d'un fan-manga. Mais en ce qui me concerne je n'ai jamais trop accroché à Tezuka, je ne connais pas la totalité des personnages intégrés à ce récit, et honnêtement ce que j'en vois ne m'inspire pas plus que ça dans le cadre de cette aventure SF. Beaucoup font pièces rapportées, cadeaux bonus faits par un fan pour d'autres fans. Le dessin de Kenny Ruiz ne me plait pas non plus. Forcément de style manga, il reste sage sur les premiers chapitres qui sont plutôt calmes et un peu bavards. Mais quand l'histoire passe à l'action, cela devient trop échevelé, avec une surabondance de traits de mouvements, d'explosions, de gros plans et de décors vides, comme un moyen d'éviter au maximum les efforts et le soin apporté au dessin. Cela se ressent beaucoup dans le 3e tome par exemple qui est rempli au deux tiers d'une suite de courses-poursuites explosives. Seuls les personnages sont véritablement travaillés, mais pour le reste, décors et compréhensions des scènes d'action, il faut parfois deviner ce qu'on est sensé voir. Concernant l'intrigue maintenant, elle est trop basique et convenue pour m'enthousiasmer. A nouveau, si j'avais été fan de Tezuka, j'aurais pu me satisfaire de voir interagir dans cette espèce de gros cross-over autant de ses personnages issus d'œuvres différentes, mais comme ce n'est pas le cas, je me contente d'une histoire de guerre entre robots et êtres biologiques sans grand intérêt ni originalité.

09/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Calypso
Calypso

Je suis sorti largement sur ma faim de cette lecture, qui semble bâtie sur pas mal de vide. La qualité principale de ce récit (la seule ?), c’est d’avoir réussi à développer une ambiance étrange, vaguement poétique et fantastique. Mais l’histoire peine à sortir d’un rythmé très lent. Une fois que le lecteur a compris où on voulait en venir, il ne se passe rien. Aucun à-côté pour dynamiser la lecture, hélas. Sur un rythme presque aussi mollasson, j’avais un peu mieux apprécié Dolorès, des mêmes auteurs (peut-être l‘apport de Schuiten changeait-il tout ?). Et le dessin assez statique et froid, ne relève pas vraiment le plat, que j’ai trouvé quelque peu insipide. Une lecture décevante.

08/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Roméo et Juliette
Roméo et Juliette

Pour le moment c'est l'adaptation BD d'une grande pièce de théâtre que j'apprécie le moins. Je rassure tous les amoureux de Shakespeare (dont je fais partie) il ne manque rien à l'un des plus prestigieux textes de la littérature occidentale. J'ai eu plus de mal à m'approprier la correspondance du dessin de David Amorim (n'est ce point celui de Simon Léturgie ?) qui sied bien mieux à de la comédie qu'à la tragédie pour mon goût. Pour moi Roméo et Juliette reste une pièce à grand spectacle qui ne colle pas à la règle des trois unités. La mise en scène qui irait très bien sur une pièce classique de Molière, ne me convainc pas. Je la trouve étriquée et emprisonnée dans des cases à cadrages rapprochés. La beauté reste un thème central de la pièce. Beauté de Juliette, beauté des sentiments mais aussi beauté de Vérone et de sa campagne. Le choix du N&B et la quasi-inexistence de décors rompent une partie du charme de la pièce. C'est une collection que j'aime beaucoup mais ici je suis un peu déçu.

08/03/2023 (modifier)
Couverture de la série Zeke raconte des histoires
Zeke raconte des histoires

Cosey est un auteur prolifique et souvent intéressant, mais aussi quelqu’un dont la production très inégale ne m’a pas toujours accroché. Et avec cet album, je suis clairement resté à côté, n’y entrant jamais totalement. Je me suis même souvent ennuyé (sur les longs passages où Zeke commente ses diaporamas par exemple), au point que je n’ai fait que survoler la fin de l’album. En fait, l’intrigue de base ne m’a déjà pas captivé, indépendamment des digressions évoquées plus haut. Le dessin est lisible (je ne suis pas toujours convaincu par la colorisation par contre). Un album qui m’a clairement laissé sur ma faim.

07/03/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
Couverture de la série Les Chroniques des Crumrin
Les Chroniques des Crumrin

J’ai beaucoup aimé la série mère Courtney Crumrin, mais j’ai beaucoup moins accroché à ce « spin off », qui est en fait une suite directe, une saison 2. L’histoire se focalise sur le frère de Courtney, Will, et mélange magie, amourettes à la « high school movies » et manigance du FBI… mélange que j’ai trouvé confus et indigeste. Je n’ai jamais réussi à m’intéresser au nouveau protagoniste, agaçant au possible, et les rares interventions de Courtney, devenue superhéroïne imbattable, n’arrangent rien. J’ai eu beaucoup de mal à finir les 2 tomes VO. Pour ne rien arranger, l’éditeur français à eu l’idée saugrenue d’intégrer à ce premier tome les 2 one-shots sur la jeunesse de Aloysius (« Portrait du sorcier en jeune homme » et « La Ligue des Gentlemen ordinaires »), déjà parus séparément, et sans aucun rapport avec cette nouvelle intrigue. Quitte à avoir autant de pages, ils auraient mieux fait de publier les 2 tomes VO des « Chroniques des Crumrin » en 1 volume français, et ainsi proposer une histoire complète. Un gros bof, en ce qui me concerne.

06/03/2023 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Dandadan
Dandadan

Manga événement de la fin d'année 2022, inaugurant le changement éditorial intégrant Kazé au multicanaux Crunchyroll. Une histoire conviant le folklore japonais des yokaï, mêlant fantômes et extraterrestres pour les plonger dans le quotidien de deux ados que tout oppose. Manga très grand public ciblant les pré-ados, original dans son approche initiale, moins dans son développement débridé basé sur une action survitaminée, un humour gentiment en-dessous de la ceinture, des illustrations dynamiques et des personnages caricaturalement tranchés. C'est agréable à lire, un peu vain, avec un humour et un fan service à même de combler des ados. Pourquoi pas.

06/03/2023 (modifier)