J'ai trouvé cette lecture assez pénible. En effet je n'ai aimé ni le scénario ni le graphisme de l'autrice.
Cette lecture me donne l'impression qu'à vouloir caricaturer le vide existentiel d'une famille moyenne, l'autrice a été aspirée par son sujet.
L'autrice fait une caricature d'enfants de Babyboomers et de la structure familiale idéalisée comme il en existe dans tous les pays industrialisés (pas uniquement aux USA). C'est d'ailleurs une erreur statistique de la montrer comme une famille typique.
C'est une image tellement vue et revue dans d'innombrables supports écrits ou visuels que je n'y vois aucune originalité.
L'histoire du racket de la Mafia tombe comme un cheveu sur la soupe dans un scénario vide qui m'a ennuyé.
Le graphisme est à l'avenant, plat, figé et sans relief. C'est minimaliste dans la gestuelle, inexistant dans les décors.
J'ai trouvé les dialogues creux et je n'y ai même pas trouvé un embryon d'humour pour me faire sourire.
Vraiment pas une lecture à mon goût.
Jusqu'à ce que je tombe sur ce tome 1, je ne savais pas que Tabou versait dans le sexe humoristique.
C'est un recueil de gags très inégaux, certains font sourire, d'autres tombent à plat. Renifler un string oublié par une demoiselle, mater les filles dans les douches ou mater des paires de seins, confectionner toutes sortes d'ustensiles pour palper des fesses... voila en substance ce que l'on peut trouver dans cette Bd où 2 puceaux obsédés sexuels font preuve d'une grande imagination.
C'est un humour bon enfant propre aux prépubères peu documentés sur les charmes féminins, et cette série de fantasmes rigolos rappelleront sans doute des souvenirs de garçons comme les 2 héros dégourdis. Au bout d'un moment, c'est un peu répétitif, mais surtout c'est le dessin qui me bloque, je le trouve moche, ultra dépouillé et trop enfantin. Il est une preuve de plus comme je l'ai souvent dit dans ces colonnes, que les Bd humoristiques modernes n'ont plus la qualité graphique, vive et expressive des Bd du même genre dans les années 60 et 70 où le dessin était soigné, puisqu'aujourd'hui, on préfère le gribouillis, le minimalisme et le dessin bâclé.
En cherchant à m'essayer à d'autres tendances et d'autres styles de Bd, je me lance en bibli dans ce roman graphique, et j'en ressors non pas déçu, quoique un peu quand même, mais surtout sans enthousiasme.
A première vue, cette enquête semble intéressante mais je n'ai pas été transporté par ce récit qui commence comme un polar, et puis qui égare le lecteur dans différents questionnements, études et analyses, une sorte d'errance en forme d'investigation avec une certaine folie, et dont la fin ne m'a pas véritablement satisfait.
Le récit se lirait assez vite, mais il y a l'inconfort d'une narration en hors-texte qui fatigue un peu et qui n'imprime aucun rythme, si bien qu'en sortant de cette lecture, j'étais un peu lessivé. Là-dessus, le dessin anguleux, charbonneux, un peu cubiste et au trait gras ne me plait pas, je n'aime pas ce style graphique malgré le fait qu'il soit créateur d'ambiance.
J'ai dû lire le roman de Jack London quand j'avais 14 ou 15 ans ; dans dans les années 70, il y a eu aussi un feuilleton TV en 6 épisodes, production franco-allemande où Van Weyden était incarné par Edward Meeks. C'est un classique du roman d'aventure dont je n'ai qu'un vague souvenir, mais ça ne m'avait pas tant plu que ça, malgré le côté maritime du récit ; les 2 personnages principaux de Wolf Larsen et de Humphrey Van Weyden étaient de caractère antinomique, et leur relation qui finit en amitié m'avait peu emballé.
Cette adaptation libre du roman ne m'a donc logiquement pas non plus emballé. A quoi ça tient ? sans doute que le mélange entre une histoire maritime rude et des pensées philosophiques au sein d'un huis-clos en mer m'a un peu lassé dans une Bd où j'aurais voulu un peu plus d'action, la narration est un peu lourde et trop statique.
Alors certes, le personnage de Wolf Larsen est d'une grande force, aussi despotique et violent qu'érudit et philosophe. J'ai trouvé le caractère négatif de ce personnage trop appuyé ; dans le roman et le feuilleton, il me semble que ce caractère féroce n'était pas aussi accentué.
Le dessin est rugueux, c'est un trait semi-réaliste qui n'est pas désagréable, il a même de la gueule et m'a bien plu, mais je trouve que le choix de la colorisation monochrome ou en bichromie n'avantage pas l'ensemble, certaines scènes auraient mérité des variations polychromes.
Je ne sais pas si j'ai raté un truc, mais pour une première découverte du dessinateur Riff Reb's dont je n'avais rien lu jusqu'ici, je suis le seul à ne pas avoir accroché à ce récit, surtout au vu des avis positifs ; visiblement, c'est un enthousiasme que je ne partage pas et que j'ai un peu de mal à comprendre.
C'est le genre de Bd qui ne m'interpelle pas, qui ne me passionne pas et qui me laisse totalement perplexe. Le plus étonnant, c'est que ça a l'air de plaire à pas mal de gens, et je sens que ça va rentrer dans les Bd surcotées que tout le monde trouve géniale et extraordinaire, mais comme je suis souvent à contre-courant sur le site, je ne m'affole pas outre-mesure.
En tous cas, c'est le genre de truc qui me laisse froid, je n'ai rien trouvé qui pouvait m'intéresser là-dedans, et pour moi c'est pas la Bd de génie qui m'a transporté, loin de là.
Le dessin n'est pas vilain, mais il n'est pas dans mes préférences. Le propos oscille entre le récit fantastique et le thriller psychologique, en posant des sujets de réflexion sur le temps qui passe, la complexité de l'esprit humain, l'identité, bref cette histoire de partage de corps est bien trop extravagante pour moi, j'accroche pas du tout.
Garth, c'est le Superman anglais, ce personnage ne m'a jamais attiré, c'est pourquoi je ne l'avais pas avisé jusqu'ici, et puis en faisant des recherches sur le site dans ce que j'avais lu et pas lu, je suis tombé dessus, donc j'y viens en avisant de mémoire, comme ça, ça sera fait !
J'en ai lu des épisodes lors de mes séjours linguistiques dans les années 70, ça remonte loin mais je me souviens que j'accrochais pas à ce comics, je trouvais certaines situations exagérées, en plus c'était tout en anglais et j'étais encore novice ; je peux dire que j'ai appris l'anglais par les comics anglais et américains contrairement à des camarades qui lisaient des journaux et des bouquins. La famille qui m'hébergeait n'était pas spécialement fan de comics mais ils achetaient le Daily Mirror où paraissait "Garth" en strips quotidiens. A l'époque, c'était dessiné par Frank Bellamy (entre 1971 et 1976) qui avait aussi dessiné Dan Dare, comics anglais que j'aimais bien (il dessinait aussi "The Thunderbirds", inédit en France, d'après la série TV de Gerry et Sylvia Anderson).
J'ai eu l'occasion de lire aussi des épisodes de "Garth" dans Charlie Mensuel bien plus tard, mais malgré son gros succès au Royaume-Uni, le comics n'a été que peu traduit en France, ça n'a pas vraiment pris sur le public français, et d'ailleurs comme dit plus haut, ça ne me passionnait pas des masses, et je n'ai jamais compris pourquoi ça plaisait tant aux Anglais. Sans doute un sentiment d'appartenance nationale qui était capable de faire face aux comics US qui envahissaient le Royaume-Uni dans les années 60 ; parler la même langue c'est pratique, mais l'identité britannique y perdait de sa superbe, ça a été similaire au cinéma avec notamment les James Bond, quand les Américains ont commencé à mettre le nez et des dollars dans la prod, ce n'était plus des productions purement britanniques.
A noter que la bande est créée en 1943 en pleine guerre, par Stephen Dowling ; plusieurs fois reprise, je crois que sa plus belle période fut celle de Frank Bellamy, j'étais donc bien tombé, dommage que j'ai pas accroché...
je n'ai pas été séduit par cette Bd qui n'apporte rien de nouveau et d'original dans le domaine de la science-fiction ; c'est ce que j'appelle un mauvais Dufaux, auteur inconstant, capable du meilleur comme du pire. J'ai lu le tome 1, puis survolé le tome 2 et vaguement regardé les images du tome 3, je me conforte en me disant que je n'ai rien perdu.
Ici, Dufaux nous plonge dans un univers post-apocalyptique poisseux et déprimant, au coeur d'une lutte pour la survie qui semble perdue d'avance, et il se contente de recycler de grands succès hollywoodiens. Les Drax sont carrément repompés sur le design de la créature baveuse créée par Giger pour Alien, et ces créatures cauchemardesques infectieuses et avides de sang qui déferlent par cohortes pour éradiquer l'espèce humaine, font évidemment penser aux aliens insectoïdes de Starship Troopers. Bref, c'est tellement du repompage sans vergogne que ça en devient gênant, et le scénario verse dans le rebattu sans rien proposer d'original, je n'ai donc trouvé aucun intérêt à cette Bd qui de plus ne lève même pas ou à peine le voile sur le mystère qui entoure les Drax, et qui bénéficie d'un dessin rugueux, agressif et nerveux mais pas vraiment joli et très loin d'être dans mes préférences.
Cette série ne m'a pas séduit. J'ai trouvé que cette idée du détective privé avec son ami journaliste qui résolvent en deux jours des crimes mystérieux est une idée vraiment archi rebattue.
Au début, je l'ai lu comme une sorte de parodie d'un récit à l'américaine/anglaise avec leur look très stéréotypé. Ce que j'aime dans les parodies c'est l'humour du décalage. Ici je n'en ai pas trouvé, j'en conclus que la série propose des personnages sérieux. Lol
Un scénario linéaire sans rebondissement qui se résout en deux pages grâce à un indice qui avait échappé à une police invisible. Je trouve cela assez vide.
Une lecture qui m'a assez ennuyé dans un graphisme caricatural (pour les méchants) trop stéréotypé. Seuls les détails des extérieurs et les ambiances proposées m'ont plu.
On a vu beaucoup mieux ailleurs sur cette thématique très utilisée.
En 1991, Michel Crespin se lance dans cette oeuvre hors norme qui parait directement en album. Il y décrit un Moyen Age pour le moins étrange et très atypique, sans doute que c'est un récit initiatique, mais je n'ai pas réussi à comprendre où Crespin voulait en venir.
Ce n'est pas le dialogue médiéval qui me dérange, j'y suis plus ou moins habitué, j'ai lu d'autres Bd comme Le Ruistre qui possède un dialogue encore plus ancien et parfois difficile à comprendre.
C'est plutôt le sens profond du récit ou son interprétation qui m'échappe, car Crespin a sans aucun doute voulu dire quelque chose, il ne s'y est peut-être pas pris de façon aisée. En fait, c'est une Bd qui a dû servir surtout à l'auteur pour exprimer son talent d'aquarelliste ; bon, faut aimer ce style, certaines planches sont peu esthétiques, mais d'autres sont vraiment belles. C'est dommage que son propos reste hermétique.
Le dessin, un peu figé, est quand même assez agréable, fluide, et utilise plutôt bien le Noir et Blanc (pour le coup adapté à l’ambiance qui domine l’histoire).
Je n’ai par contre pas été convaincu par l’histoire justement. Je l’ai trouvé particulièrement maladroite, et inefficace.
En effet, les effets et autres suspens sont surjoués ou abscons (je n’ai pas du tout compris l’intérêt des citations misogynes de Zarathoustra, entre autres). Le comportement des protagonistes est souvent artificiel et, jusqu’aux rebondissements de la fin, on a vraiment du mal à s’embarquer dans les lourdes fausses pistes laissées sur notre chemin.
Et justement, cette fin, est certes surprenante, mais totalement tirée par les cheveux, et rétrospectivement peu crédible elle aussi.
Peu intéressante et peu crédible, cette histoire m’a franchement laissé sur ma faim.
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Eddie, Lou & John
J'ai trouvé cette lecture assez pénible. En effet je n'ai aimé ni le scénario ni le graphisme de l'autrice. Cette lecture me donne l'impression qu'à vouloir caricaturer le vide existentiel d'une famille moyenne, l'autrice a été aspirée par son sujet. L'autrice fait une caricature d'enfants de Babyboomers et de la structure familiale idéalisée comme il en existe dans tous les pays industrialisés (pas uniquement aux USA). C'est d'ailleurs une erreur statistique de la montrer comme une famille typique. C'est une image tellement vue et revue dans d'innombrables supports écrits ou visuels que je n'y vois aucune originalité. L'histoire du racket de la Mafia tombe comme un cheveu sur la soupe dans un scénario vide qui m'a ennuyé. Le graphisme est à l'avenant, plat, figé et sans relief. C'est minimaliste dans la gestuelle, inexistant dans les décors. J'ai trouvé les dialogues creux et je n'y ai même pas trouvé un embryon d'humour pour me faire sourire. Vraiment pas une lecture à mon goût.
Apple et Lemon
Jusqu'à ce que je tombe sur ce tome 1, je ne savais pas que Tabou versait dans le sexe humoristique. C'est un recueil de gags très inégaux, certains font sourire, d'autres tombent à plat. Renifler un string oublié par une demoiselle, mater les filles dans les douches ou mater des paires de seins, confectionner toutes sortes d'ustensiles pour palper des fesses... voila en substance ce que l'on peut trouver dans cette Bd où 2 puceaux obsédés sexuels font preuve d'une grande imagination. C'est un humour bon enfant propre aux prépubères peu documentés sur les charmes féminins, et cette série de fantasmes rigolos rappelleront sans doute des souvenirs de garçons comme les 2 héros dégourdis. Au bout d'un moment, c'est un peu répétitif, mais surtout c'est le dessin qui me bloque, je le trouve moche, ultra dépouillé et trop enfantin. Il est une preuve de plus comme je l'ai souvent dit dans ces colonnes, que les Bd humoristiques modernes n'ont plus la qualité graphique, vive et expressive des Bd du même genre dans les années 60 et 70 où le dessin était soigné, puisqu'aujourd'hui, on préfère le gribouillis, le minimalisme et le dessin bâclé.
Watertown
En cherchant à m'essayer à d'autres tendances et d'autres styles de Bd, je me lance en bibli dans ce roman graphique, et j'en ressors non pas déçu, quoique un peu quand même, mais surtout sans enthousiasme. A première vue, cette enquête semble intéressante mais je n'ai pas été transporté par ce récit qui commence comme un polar, et puis qui égare le lecteur dans différents questionnements, études et analyses, une sorte d'errance en forme d'investigation avec une certaine folie, et dont la fin ne m'a pas véritablement satisfait. Le récit se lirait assez vite, mais il y a l'inconfort d'une narration en hors-texte qui fatigue un peu et qui n'imprime aucun rythme, si bien qu'en sortant de cette lecture, j'étais un peu lessivé. Là-dessus, le dessin anguleux, charbonneux, un peu cubiste et au trait gras ne me plait pas, je n'aime pas ce style graphique malgré le fait qu'il soit créateur d'ambiance.
Le Loup des Mers
J'ai dû lire le roman de Jack London quand j'avais 14 ou 15 ans ; dans dans les années 70, il y a eu aussi un feuilleton TV en 6 épisodes, production franco-allemande où Van Weyden était incarné par Edward Meeks. C'est un classique du roman d'aventure dont je n'ai qu'un vague souvenir, mais ça ne m'avait pas tant plu que ça, malgré le côté maritime du récit ; les 2 personnages principaux de Wolf Larsen et de Humphrey Van Weyden étaient de caractère antinomique, et leur relation qui finit en amitié m'avait peu emballé. Cette adaptation libre du roman ne m'a donc logiquement pas non plus emballé. A quoi ça tient ? sans doute que le mélange entre une histoire maritime rude et des pensées philosophiques au sein d'un huis-clos en mer m'a un peu lassé dans une Bd où j'aurais voulu un peu plus d'action, la narration est un peu lourde et trop statique. Alors certes, le personnage de Wolf Larsen est d'une grande force, aussi despotique et violent qu'érudit et philosophe. J'ai trouvé le caractère négatif de ce personnage trop appuyé ; dans le roman et le feuilleton, il me semble que ce caractère féroce n'était pas aussi accentué. Le dessin est rugueux, c'est un trait semi-réaliste qui n'est pas désagréable, il a même de la gueule et m'a bien plu, mais je trouve que le choix de la colorisation monochrome ou en bichromie n'avantage pas l'ensemble, certaines scènes auraient mérité des variations polychromes. Je ne sais pas si j'ai raté un truc, mais pour une première découverte du dessinateur Riff Reb's dont je n'avais rien lu jusqu'ici, je suis le seul à ne pas avoir accroché à ce récit, surtout au vu des avis positifs ; visiblement, c'est un enthousiasme que je ne partage pas et que j'ai un peu de mal à comprendre.
Ces jours qui disparaissent
C'est le genre de Bd qui ne m'interpelle pas, qui ne me passionne pas et qui me laisse totalement perplexe. Le plus étonnant, c'est que ça a l'air de plaire à pas mal de gens, et je sens que ça va rentrer dans les Bd surcotées que tout le monde trouve géniale et extraordinaire, mais comme je suis souvent à contre-courant sur le site, je ne m'affole pas outre-mesure. En tous cas, c'est le genre de truc qui me laisse froid, je n'ai rien trouvé qui pouvait m'intéresser là-dedans, et pour moi c'est pas la Bd de génie qui m'a transporté, loin de là. Le dessin n'est pas vilain, mais il n'est pas dans mes préférences. Le propos oscille entre le récit fantastique et le thriller psychologique, en posant des sujets de réflexion sur le temps qui passe, la complexité de l'esprit humain, l'identité, bref cette histoire de partage de corps est bien trop extravagante pour moi, j'accroche pas du tout.
Garth
Garth, c'est le Superman anglais, ce personnage ne m'a jamais attiré, c'est pourquoi je ne l'avais pas avisé jusqu'ici, et puis en faisant des recherches sur le site dans ce que j'avais lu et pas lu, je suis tombé dessus, donc j'y viens en avisant de mémoire, comme ça, ça sera fait ! J'en ai lu des épisodes lors de mes séjours linguistiques dans les années 70, ça remonte loin mais je me souviens que j'accrochais pas à ce comics, je trouvais certaines situations exagérées, en plus c'était tout en anglais et j'étais encore novice ; je peux dire que j'ai appris l'anglais par les comics anglais et américains contrairement à des camarades qui lisaient des journaux et des bouquins. La famille qui m'hébergeait n'était pas spécialement fan de comics mais ils achetaient le Daily Mirror où paraissait "Garth" en strips quotidiens. A l'époque, c'était dessiné par Frank Bellamy (entre 1971 et 1976) qui avait aussi dessiné Dan Dare, comics anglais que j'aimais bien (il dessinait aussi "The Thunderbirds", inédit en France, d'après la série TV de Gerry et Sylvia Anderson). J'ai eu l'occasion de lire aussi des épisodes de "Garth" dans Charlie Mensuel bien plus tard, mais malgré son gros succès au Royaume-Uni, le comics n'a été que peu traduit en France, ça n'a pas vraiment pris sur le public français, et d'ailleurs comme dit plus haut, ça ne me passionnait pas des masses, et je n'ai jamais compris pourquoi ça plaisait tant aux Anglais. Sans doute un sentiment d'appartenance nationale qui était capable de faire face aux comics US qui envahissaient le Royaume-Uni dans les années 60 ; parler la même langue c'est pratique, mais l'identité britannique y perdait de sa superbe, ça a été similaire au cinéma avec notamment les James Bond, quand les Américains ont commencé à mettre le nez et des dollars dans la prod, ce n'était plus des productions purement britanniques. A noter que la bande est créée en 1943 en pleine guerre, par Stephen Dowling ; plusieurs fois reprise, je crois que sa plus belle période fut celle de Frank Bellamy, j'étais donc bien tombé, dommage que j'ai pas accroché...
Medina
je n'ai pas été séduit par cette Bd qui n'apporte rien de nouveau et d'original dans le domaine de la science-fiction ; c'est ce que j'appelle un mauvais Dufaux, auteur inconstant, capable du meilleur comme du pire. J'ai lu le tome 1, puis survolé le tome 2 et vaguement regardé les images du tome 3, je me conforte en me disant que je n'ai rien perdu. Ici, Dufaux nous plonge dans un univers post-apocalyptique poisseux et déprimant, au coeur d'une lutte pour la survie qui semble perdue d'avance, et il se contente de recycler de grands succès hollywoodiens. Les Drax sont carrément repompés sur le design de la créature baveuse créée par Giger pour Alien, et ces créatures cauchemardesques infectieuses et avides de sang qui déferlent par cohortes pour éradiquer l'espèce humaine, font évidemment penser aux aliens insectoïdes de Starship Troopers. Bref, c'est tellement du repompage sans vergogne que ça en devient gênant, et le scénario verse dans le rebattu sans rien proposer d'original, je n'ai donc trouvé aucun intérêt à cette Bd qui de plus ne lève même pas ou à peine le voile sur le mystère qui entoure les Drax, et qui bénéficie d'un dessin rugueux, agressif et nerveux mais pas vraiment joli et très loin d'être dans mes préférences.
Dick Herisson
Cette série ne m'a pas séduit. J'ai trouvé que cette idée du détective privé avec son ami journaliste qui résolvent en deux jours des crimes mystérieux est une idée vraiment archi rebattue. Au début, je l'ai lu comme une sorte de parodie d'un récit à l'américaine/anglaise avec leur look très stéréotypé. Ce que j'aime dans les parodies c'est l'humour du décalage. Ici je n'en ai pas trouvé, j'en conclus que la série propose des personnages sérieux. Lol Un scénario linéaire sans rebondissement qui se résout en deux pages grâce à un indice qui avait échappé à une police invisible. Je trouve cela assez vide. Une lecture qui m'a assez ennuyé dans un graphisme caricatural (pour les méchants) trop stéréotypé. Seuls les détails des extérieurs et les ambiances proposées m'ont plu. On a vu beaucoup mieux ailleurs sur cette thématique très utilisée.
Troubadour
En 1991, Michel Crespin se lance dans cette oeuvre hors norme qui parait directement en album. Il y décrit un Moyen Age pour le moins étrange et très atypique, sans doute que c'est un récit initiatique, mais je n'ai pas réussi à comprendre où Crespin voulait en venir. Ce n'est pas le dialogue médiéval qui me dérange, j'y suis plus ou moins habitué, j'ai lu d'autres Bd comme Le Ruistre qui possède un dialogue encore plus ancien et parfois difficile à comprendre. C'est plutôt le sens profond du récit ou son interprétation qui m'échappe, car Crespin a sans aucun doute voulu dire quelque chose, il ne s'y est peut-être pas pris de façon aisée. En fait, c'est une Bd qui a dû servir surtout à l'auteur pour exprimer son talent d'aquarelliste ; bon, faut aimer ce style, certaines planches sont peu esthétiques, mais d'autres sont vraiment belles. C'est dommage que son propos reste hermétique.
Assassine
Le dessin, un peu figé, est quand même assez agréable, fluide, et utilise plutôt bien le Noir et Blanc (pour le coup adapté à l’ambiance qui domine l’histoire). Je n’ai par contre pas été convaincu par l’histoire justement. Je l’ai trouvé particulièrement maladroite, et inefficace. En effet, les effets et autres suspens sont surjoués ou abscons (je n’ai pas du tout compris l’intérêt des citations misogynes de Zarathoustra, entre autres). Le comportement des protagonistes est souvent artificiel et, jusqu’aux rebondissements de la fin, on a vraiment du mal à s’embarquer dans les lourdes fausses pistes laissées sur notre chemin. Et justement, cette fin, est certes surprenante, mais totalement tirée par les cheveux, et rétrospectivement peu crédible elle aussi. Peu intéressante et peu crédible, cette histoire m’a franchement laissé sur ma faim.