Œuvres de jeunesse de 3 auteurs qui ont depuis fait leur trou sur le média.
Tout y est approximatif, scénario comme dessin (même si ça s’améliore au fil des parutions) une des premières expériences franco belge (avec HK) qui lorgne ouvertement vers le manga, nous étions alors dans la deuxième moitié des 90’s.
Ne vous laissez pas tenter par les noms sur les couvertures, Nomad est plus que dispensable. Il faut préciser que je ne suis pas un gros fan d’Akira non plus, la présente série s’en inspirant pas mal, mais n’est pas Otomo qui veut.
Par la suite, les auteurs s’illustreront ailleurs avec bien plus de talents (et pas sur la version 2.0).
Bon, il y a bien quelques situations amusantes, quelques répliques drôles, bien nazes et des conneries disséminées ici ou là. Mais bon, globalement, j’ai trouvé ça décevant, alors que je suis plutôt amateur de Bouzard.
L’ensemble ressemble beaucoup à ce qu’il est, c’est-à-dire un gros délire/défouloir de deux copains (les deux auteurs donc), à partir de leur expérience, d’anecdotes de vacances. On sent l’improvisation pour la construction (il faut dire que les deux auteurs s’étaient imposés d’écrire très vite et à quatre mains ces histoires). Ils ne s’en sortent pas trop mal étant données les contraintes, mais je n’ai pas accroché plus que ça à cette farce vaguement SF du pauvre – dans laquelle les auteurs ont dû glisser quelques private jokes j’imagine.
Bouzard a fait bien meilleur ailleurs – tout en gardant le côté cheap qui domine ici.
Le dessin quant à lui est très très chargé, avec des cases souvent saturées (la seconde histoire est à ce niveau bien plus réussie, le dessin est plus clair et agréable), dans un style proche de celui de Konture.
Effectivement on peut se demander comment on peut aimer Pop Team Epic... j'adore mais ne saurais expliquer rationnellement pourquoi. C'est comme jouer à Wario Ware plutôt qu'à joli Zelda, c'est inclassable et c'est justement là l'intérêt.
Les sketchs animés étant très courts, le format strip est donc adapté. Pas besoin de gros détails car l'action implique 1 ou 2 personnages et 1 objet.
Mais j'ai beau apprécié la série animée, le format imprimé me laisse indifférent si ce n'est de pouffer en me rappelant la séquence animée.
Les quelques pages visualisables vous décideront rapidement si ce manga est fait ou non pour vous.
J’ai lu il y a peu du même auteur Le Visiteur du Sud, album dans lequel il relatait son expérience d’expatrié dans un chantier en Corée du sud. Ça se laissait lire, mais restait confiné à une zone frontalière, la population et la société nord-coréenne restaient souvent invisibles.
Avec ce « Mission Pyongyang », l’auteur crée de toutes pièces un personnage et une situation romancée, inventant un pseudo échange entre les deux pays, chacun envoyant un « intellectuel » visiter l’autre État, le personnage principal, pendant de l’auteur, étant donc envoyé visiter la capitale de la Corée du nord.
Le dessin est le même que pour « Le visiteur du sud », avec des personnages aux tronches assez particulières, mais ça passe très bien. L’auteur a ajouté de la couleur, ce qui n’est pas une mauvaise idée. L’aspect graphique passe très bien donc.
Mais les courts chapitres, compilation d’anecdotes, restent, bien que l’ensemble soit tout à fait lisible, assez décevants. En effet, la comparaison avec le Pyongyang de Delisle, plus pertinente (puisque « sujet d’étude » identique) qu’avec Le Visiteur du Sud, est clairement au désavantage de l’auteur sud-coréen. Il lui manque un petit plus, un humour suffisamment présent pour dépasser l’anecdotique justement.
Il connait bien la culture coréenne, forcément, et assez bien celle du nord aussi, mais je me suis ennuyé à plusieurs reprises en lisant cet album, même si certains passages sont plus intéressants.
Note réelle 2,5/5.
Je ne peux que rejoindre l'avis précédent.
Avec une différence toutefois, je suis amateur de S-F.
Quiconque aura lu Kenya et ses avatars, ainsi que Centaurus, ne sera pas dépaysé.
On suit en effet une équipe plus ou moins soudée qui comme dans Centaurus, va partir en mission d'expédition.
Comme dans Centaurus, il y a des mystérieux traîtres à la solde d'une religion.
Comme dans Centaurus et Kenya, il y a des entités extra-terrestres cachées.
Et comme dans Centaurus/Kenya, c'est LENT!Très lent!Trop lent! On est au deuxième tome et c'est à peine si l'on a avancé dans l'intrigue.
Il y a beaucoup de poncifs, les personnages sont assez clichés dans le monde de la S-F, et les adversaires sont des fondamentalistes chrétiens: soit des créationnistes violents et terroristes, soit des membres du Vatican qui privilégient l'usage du 9mm à celui de la bible. Bref c'est un peu n'importe quoi.
Effectivement, les dialogues ne sont pas très recherchés, les visages inspirés de personnages réels. Comme indiqué, on retrouve Peter Grave, Mitchum, mais aussi Raspoutine pour un fanatique religieux, ou un acteur italien incarnant un policier à la TV pour un personnage....de policier italien! Comme c'est original.
Pop Team Epic est un petit phénomène sur internet (du moins chez les anglophones). Ce manga a connu une certaine popularité lorsqu'il a été adapté en anime. J'avais regardé le premier épisode et j'avais trouvé ça pas marrant du tout et je ne comprenais pas pourquoi les autres aimaient.
J'ai fini par lire le premier et pour l'instant unique tome paru en français pour mieux comprendre pourquoi il y a des gens qui adorent et je comprends toujours pas. Il y a quelques gags qui m'ont fait sourire, mais la plupart du temps je trouvais ça affligeant et pour au moins la moitié des strips je ne comprends même pas où est l'humour. Les héroïnes sont deux gamines qui font n'importe quoi et cela semble être assez pour que ça soit drôle. Vers la moitié j’ai fini par feuilleter les pages tellement je m’ennuyais. Si vous aimez l'humour absurde et abscons, ça va sûrement vous plaire plus qu'à moi.
Sinon, le dessin est correct pour du strip humoristique.
Pas d'enthousiasme non plus à la lecture de cet album. Un beau dessin aquarellé, contrasté et vivant, ne réussit pas à sauver le scénario qui n'a ni queue ni tête.
C'est l'histoire d'un jeune Monsieur Apothéoz qui se sent victime d'une malédiction familiale qui le conduit toujours à l'échec. Pendant l'enfance, il tombe amoureux d'une belle brune qui est douée au violon....Pourquoi pas. Il vit de petits boulots et partage un appartement avec son père qu'il a vendu en viager (le père a vendu l'appartement, vous me suivez?). Et là, ça dérape, le thème du viager (un peu daté il me semble) combiné à la rencontre avec un faux écrivain à la terrasse d'un café vont faire dériver le héros au fil de la plume des auteurs vers des aventures invraisemblables auxquelles il sera bien difficile de croire.
Si la construction de l'intrigue avait eu une meilleure tenue, l'histoire d'amour du départ un peu plus d'épaisseur, et les personnages une histoire plus détaillée avec un imaginaire associé, une langue peut-être, une caractère, cela aurait pu passer... mais là il manque trop d'éléments.
Dommage parce que la force de l'image a de quoi séduire...
Très déçue par cet album.
Le sujet de la condition des noirs, et des femmes noires par dessus le marché, en Amérique du nord à la fin du XIXème siècle est peut-être un peu casse-gueule. Mais il manque tellement d'épaisseur dans les personnages que l'on survole le problème à mille mètres d'altitude sans que jamais je n'aie pu être touchée par les évènements, pourtant tragiques.
Le dessin coloré et très flou y est peut-être pour quelque chose ; le fait qu'il me rappelle mes livres de lecture de maternelle (1978 environ) n'aide pas non plus. L'ensemble s'apparente à un spectacle de marionnettes : les silhouettes , les lumières et les gestes du corps (mains paume vers le haut, paume vers le bas, poing sur la hanche) sont sensés suppléer le manque de nuance des visages ou la platitude des dialogues.
Le fait divers raconté, quant à lui, est malheureusement révoltant et triste, mais les auteurs n'ont pour moi pas rempli le contrat. J'ai lu jusqu'au bout, mais aucun étonnement, aucune pédagogie non plus, cela reste à la surface comme une mauvaise journée à l'école maternelle.
J'ai trouvé cette série assez curieuse dans sa construction. Je lis deux tomes assez politiques qui encadrent deux tomes assez intimistes.
De ce fait j'ai eu du mal à trouver de la cohérence à l'ensemble de la série et au personnage de Julien. Dans le détail, à aucun moment je n'ai éprouvé de l'empathie pour Julien ni pour son entourage, chien compris.
Beaucoup y voit la maturation psychologique d'un petit français égocentré qui s'ouvre à la dure réalité du monde extérieur, mouais. J'y vois surtout un apprenti redresseur de torts qui a la prétention de changer le monde par sa seule présence.
Je trouve que les quatre scénarii sont bourrés de clichés et de stéréotypes assez éculés. Le petit français grand séducteur avec sa bouille ronde lunaire (T1, 2 et 3), grand cuisinier inné (T3), grand ami des peuples asservis (T1, 3 et 4) ou défenseurs des plus faibles (T2 et 4). C'est un peu une image d'Epinal du génie universel français.
Pour faire bonne mesure on transpose des concepts mainstream 90's dans les années 60/70 pour en faire un précurseur.
L'affaire avait plutôt bien commencé avec un tome africain où je trouve un certain goût proche de Lax qui me plaît bien. À l'exception de la lâcheté finale du bonhomme qui se barre après avoir tir ? son coup (une caractéristique du personnage).
Après avoir été humanitaire amateur, notre Julien devient assistant social amateur, puis chaman amateur puis agent spécial amateur et trouve le temps d'être papa amateur. Que de dispositions et de dons innés mais un peu trop faciles à mon goût.
Le graphisme me divise. J'ai beaucoup aimé tout ce qui concerne les paysages, les ambiances, les décors ou les lumières. Je suis beaucoup moins séduit par les visages qui hésitent entre le comique et la caricature satyrique. À mes yeux le graphisme sauve la série sans toutefois la rendre agréable.
Pas grand chose à dire, mais ce comics ne m'a pas du tout emballé, je l'ai trouvé à la fois original dans son angle d'attaque et répétitif dans sa forme narrative, je l'ai même trouvé démoralisant.
Chacun des 10 chapitres constituant cet album raconte un moment important de la vie du héros, des fragments d'existence. L'ennui, c'est que les procédés narratifs sont un peu lassants à la longue, et chaque chapitre se termine par la mort du héros pour ensuite recommencer et ainsi de suite... Je n'ai pas saisi la signification exacte de tout ça, le comment du pourquoi, c'est pourquoi je rejoins l'avis de Michelmichel qui résume bien ce que je pense aussi, et j'ai du mal à vraiment comprendre les avis positifs sur cette Bd, il y a sûrement un truc qui m'échappe, mais c'est pas grave vu que ça m'a plus ou moins rebuté.
Je ne suis pas spécialement fan du dessin, mais il est correct et pas désagréable, si le fond du récit m'avait séduit, il est clair que ça aurait été un atout supplémentaire.
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Nomad
Œuvres de jeunesse de 3 auteurs qui ont depuis fait leur trou sur le média. Tout y est approximatif, scénario comme dessin (même si ça s’améliore au fil des parutions) une des premières expériences franco belge (avec HK) qui lorgne ouvertement vers le manga, nous étions alors dans la deuxième moitié des 90’s. Ne vous laissez pas tenter par les noms sur les couvertures, Nomad est plus que dispensable. Il faut préciser que je ne suis pas un gros fan d’Akira non plus, la présente série s’en inspirant pas mal, mais n’est pas Otomo qui veut. Par la suite, les auteurs s’illustreront ailleurs avec bien plus de talents (et pas sur la version 2.0).
Les Pauvres types de l'espace
Bon, il y a bien quelques situations amusantes, quelques répliques drôles, bien nazes et des conneries disséminées ici ou là. Mais bon, globalement, j’ai trouvé ça décevant, alors que je suis plutôt amateur de Bouzard. L’ensemble ressemble beaucoup à ce qu’il est, c’est-à-dire un gros délire/défouloir de deux copains (les deux auteurs donc), à partir de leur expérience, d’anecdotes de vacances. On sent l’improvisation pour la construction (il faut dire que les deux auteurs s’étaient imposés d’écrire très vite et à quatre mains ces histoires). Ils ne s’en sortent pas trop mal étant données les contraintes, mais je n’ai pas accroché plus que ça à cette farce vaguement SF du pauvre – dans laquelle les auteurs ont dû glisser quelques private jokes j’imagine. Bouzard a fait bien meilleur ailleurs – tout en gardant le côté cheap qui domine ici. Le dessin quant à lui est très très chargé, avec des cases souvent saturées (la seconde histoire est à ce niveau bien plus réussie, le dessin est plus clair et agréable), dans un style proche de celui de Konture.
Pop Team Epic
Effectivement on peut se demander comment on peut aimer Pop Team Epic... j'adore mais ne saurais expliquer rationnellement pourquoi. C'est comme jouer à Wario Ware plutôt qu'à joli Zelda, c'est inclassable et c'est justement là l'intérêt. Les sketchs animés étant très courts, le format strip est donc adapté. Pas besoin de gros détails car l'action implique 1 ou 2 personnages et 1 objet. Mais j'ai beau apprécié la série animée, le format imprimé me laisse indifférent si ce n'est de pouffer en me rappelant la séquence animée. Les quelques pages visualisables vous décideront rapidement si ce manga est fait ou non pour vous.
Mission Pyongyang
J’ai lu il y a peu du même auteur Le Visiteur du Sud, album dans lequel il relatait son expérience d’expatrié dans un chantier en Corée du sud. Ça se laissait lire, mais restait confiné à une zone frontalière, la population et la société nord-coréenne restaient souvent invisibles. Avec ce « Mission Pyongyang », l’auteur crée de toutes pièces un personnage et une situation romancée, inventant un pseudo échange entre les deux pays, chacun envoyant un « intellectuel » visiter l’autre État, le personnage principal, pendant de l’auteur, étant donc envoyé visiter la capitale de la Corée du nord. Le dessin est le même que pour « Le visiteur du sud », avec des personnages aux tronches assez particulières, mais ça passe très bien. L’auteur a ajouté de la couleur, ce qui n’est pas une mauvaise idée. L’aspect graphique passe très bien donc. Mais les courts chapitres, compilation d’anecdotes, restent, bien que l’ensemble soit tout à fait lisible, assez décevants. En effet, la comparaison avec le Pyongyang de Delisle, plus pertinente (puisque « sujet d’étude » identique) qu’avec Le Visiteur du Sud, est clairement au désavantage de l’auteur sud-coréen. Il lui manque un petit plus, un humour suffisamment présent pour dépasser l’anecdotique justement. Il connait bien la culture coréenne, forcément, et assez bien celle du nord aussi, mais je me suis ennuyé à plusieurs reprises en lisant cet album, même si certains passages sont plus intéressants. Note réelle 2,5/5.
Europa
Je ne peux que rejoindre l'avis précédent. Avec une différence toutefois, je suis amateur de S-F. Quiconque aura lu Kenya et ses avatars, ainsi que Centaurus, ne sera pas dépaysé. On suit en effet une équipe plus ou moins soudée qui comme dans Centaurus, va partir en mission d'expédition. Comme dans Centaurus, il y a des mystérieux traîtres à la solde d'une religion. Comme dans Centaurus et Kenya, il y a des entités extra-terrestres cachées. Et comme dans Centaurus/Kenya, c'est LENT!Très lent!Trop lent! On est au deuxième tome et c'est à peine si l'on a avancé dans l'intrigue. Il y a beaucoup de poncifs, les personnages sont assez clichés dans le monde de la S-F, et les adversaires sont des fondamentalistes chrétiens: soit des créationnistes violents et terroristes, soit des membres du Vatican qui privilégient l'usage du 9mm à celui de la bible. Bref c'est un peu n'importe quoi. Effectivement, les dialogues ne sont pas très recherchés, les visages inspirés de personnages réels. Comme indiqué, on retrouve Peter Grave, Mitchum, mais aussi Raspoutine pour un fanatique religieux, ou un acteur italien incarnant un policier à la TV pour un personnage....de policier italien! Comme c'est original.
Pop Team Epic
Pop Team Epic est un petit phénomène sur internet (du moins chez les anglophones). Ce manga a connu une certaine popularité lorsqu'il a été adapté en anime. J'avais regardé le premier épisode et j'avais trouvé ça pas marrant du tout et je ne comprenais pas pourquoi les autres aimaient. J'ai fini par lire le premier et pour l'instant unique tome paru en français pour mieux comprendre pourquoi il y a des gens qui adorent et je comprends toujours pas. Il y a quelques gags qui m'ont fait sourire, mais la plupart du temps je trouvais ça affligeant et pour au moins la moitié des strips je ne comprends même pas où est l'humour. Les héroïnes sont deux gamines qui font n'importe quoi et cela semble être assez pour que ça soit drôle. Vers la moitié j’ai fini par feuilleter les pages tellement je m’ennuyais. Si vous aimez l'humour absurde et abscons, ça va sûrement vous plaire plus qu'à moi. Sinon, le dessin est correct pour du strip humoristique.
Monsieur Apothéoz
Pas d'enthousiasme non plus à la lecture de cet album. Un beau dessin aquarellé, contrasté et vivant, ne réussit pas à sauver le scénario qui n'a ni queue ni tête. C'est l'histoire d'un jeune Monsieur Apothéoz qui se sent victime d'une malédiction familiale qui le conduit toujours à l'échec. Pendant l'enfance, il tombe amoureux d'une belle brune qui est douée au violon....Pourquoi pas. Il vit de petits boulots et partage un appartement avec son père qu'il a vendu en viager (le père a vendu l'appartement, vous me suivez?). Et là, ça dérape, le thème du viager (un peu daté il me semble) combiné à la rencontre avec un faux écrivain à la terrasse d'un café vont faire dériver le héros au fil de la plume des auteurs vers des aventures invraisemblables auxquelles il sera bien difficile de croire. Si la construction de l'intrigue avait eu une meilleure tenue, l'histoire d'amour du départ un peu plus d'épaisseur, et les personnages une histoire plus détaillée avec un imaginaire associé, une langue peut-être, une caractère, cela aurait pu passer... mais là il manque trop d'éléments. Dommage parce que la force de l'image a de quoi séduire...
Blanc autour
Très déçue par cet album. Le sujet de la condition des noirs, et des femmes noires par dessus le marché, en Amérique du nord à la fin du XIXème siècle est peut-être un peu casse-gueule. Mais il manque tellement d'épaisseur dans les personnages que l'on survole le problème à mille mètres d'altitude sans que jamais je n'aie pu être touchée par les évènements, pourtant tragiques. Le dessin coloré et très flou y est peut-être pour quelque chose ; le fait qu'il me rappelle mes livres de lecture de maternelle (1978 environ) n'aide pas non plus. L'ensemble s'apparente à un spectacle de marionnettes : les silhouettes , les lumières et les gestes du corps (mains paume vers le haut, paume vers le bas, poing sur la hanche) sont sensés suppléer le manque de nuance des visages ou la platitude des dialogues. Le fait divers raconté, quant à lui, est malheureusement révoltant et triste, mais les auteurs n'ont pour moi pas rempli le contrat. J'ai lu jusqu'au bout, mais aucun étonnement, aucune pédagogie non plus, cela reste à la surface comme une mauvaise journée à l'école maternelle.
Julien Boisvert
J'ai trouvé cette série assez curieuse dans sa construction. Je lis deux tomes assez politiques qui encadrent deux tomes assez intimistes. De ce fait j'ai eu du mal à trouver de la cohérence à l'ensemble de la série et au personnage de Julien. Dans le détail, à aucun moment je n'ai éprouvé de l'empathie pour Julien ni pour son entourage, chien compris. Beaucoup y voit la maturation psychologique d'un petit français égocentré qui s'ouvre à la dure réalité du monde extérieur, mouais. J'y vois surtout un apprenti redresseur de torts qui a la prétention de changer le monde par sa seule présence. Je trouve que les quatre scénarii sont bourrés de clichés et de stéréotypes assez éculés. Le petit français grand séducteur avec sa bouille ronde lunaire (T1, 2 et 3), grand cuisinier inné (T3), grand ami des peuples asservis (T1, 3 et 4) ou défenseurs des plus faibles (T2 et 4). C'est un peu une image d'Epinal du génie universel français. Pour faire bonne mesure on transpose des concepts mainstream 90's dans les années 60/70 pour en faire un précurseur. L'affaire avait plutôt bien commencé avec un tome africain où je trouve un certain goût proche de Lax qui me plaît bien. À l'exception de la lâcheté finale du bonhomme qui se barre après avoir tir ? son coup (une caractéristique du personnage). Après avoir été humanitaire amateur, notre Julien devient assistant social amateur, puis chaman amateur puis agent spécial amateur et trouve le temps d'être papa amateur. Que de dispositions et de dons innés mais un peu trop faciles à mon goût. Le graphisme me divise. J'ai beaucoup aimé tout ce qui concerne les paysages, les ambiances, les décors ou les lumières. Je suis beaucoup moins séduit par les visages qui hésitent entre le comique et la caricature satyrique. À mes yeux le graphisme sauve la série sans toutefois la rendre agréable.
Daytripper (au jour le jour)
Pas grand chose à dire, mais ce comics ne m'a pas du tout emballé, je l'ai trouvé à la fois original dans son angle d'attaque et répétitif dans sa forme narrative, je l'ai même trouvé démoralisant. Chacun des 10 chapitres constituant cet album raconte un moment important de la vie du héros, des fragments d'existence. L'ennui, c'est que les procédés narratifs sont un peu lassants à la longue, et chaque chapitre se termine par la mort du héros pour ensuite recommencer et ainsi de suite... Je n'ai pas saisi la signification exacte de tout ça, le comment du pourquoi, c'est pourquoi je rejoins l'avis de Michelmichel qui résume bien ce que je pense aussi, et j'ai du mal à vraiment comprendre les avis positifs sur cette Bd, il y a sûrement un truc qui m'échappe, mais c'est pas grave vu que ça m'a plus ou moins rebuté. Je ne suis pas spécialement fan du dessin, mais il est correct et pas désagréable, si le fond du récit m'avait séduit, il est clair que ça aurait été un atout supplémentaire.