Je n’ai pas du tout accroché.
Je suis un peu déçu car on m’en avait dit tant de bien.
Mais je ne suis peut-être pas la bonne cible. Cette BD est, je pense, plutôt destiné à un public jeune. L’humour est trop pipi-caca, à mon goût. Et même si j’ai trouvé quelque intérêt éducatif dans certaines histoires, comme celle où le petit garçon veut apprendre le kung fu pour se battre afin de laver son honneur, d’autres m’ont laissé de marbre, comme par exemple celle traitant de la guerre ou celle sur les pères Noël.
Maintenant on me conseille plutôt de lire Grand Vampire… sûrement plus adulte.
Le premier tome de Jimmy Boy se laisse lire même si je trouve que l'atmosphère est beaucoup trop sombre : personnes injustement emprisonnées, morts, orphelinat dirigé par des sadiques,... et puis trop de stéréotypes en 48 pages (l'orphelinat n'a recueilli que des bons garçons, l'intendant bossu laid et méchant, la femme avare qui mène l'homme sur le mauvais chemin, etc.). Par contre, il y a de nombreux rebondissements.
J'avais trouvé le cycle de Troy sympa, sans être un chef-d’oeuvre. Mais là, je n'ai pas du tout accroché. Les ficelles sont grosses, on essaye de parodier un pseudo-univers SF sans y parvenir. L'action tourne parfois au ralenti (surtout dans le tome 1). Quant à l'humour, je trouve ça lourd. Arleston veut faire du second degré et il truffe son texte de références. Cependant, je ne les trouve pas très drôles et cela n'atteint pas des sommets comme c'était le cas avec des scénaristes comme Goscinny ou Greg.
Le tout reste quand même un honnête divertissement, mais ne mérite pas de figurer dans une bdthèque idéale.
Mwouais...
"Tonton Marcel" fait ses débuts dans "A suivre" n° 45 d'Octobre 1981.
J'ai lu -enfin, j'ai essayé- ses deux premiers tomes.
Le postulat de départ est assez féroce et grinçant : Franc parodie à qui mieux-mieux ce grand patron qu'était Marcel Dassault (créateur -entre autres- du "Mirage", un des fleurons de l'aviation française).
Le texte est efficace, c'est vrai (il y en a peu), mais je n'ai pas apprécié le graphisme. Le style minimaliste peut parfois avoir de bons effets, soulignant une ou des caricatures ; mais ici il ne m'a pas attiré le regard.
C'est peut-être efficace sur certains points, tant humoristiques que politiques, mais -avis personnel- il en faut plus, beaucoup plus pour m'esbaudir.
"La critique est aisée, mais l'art est difficile", me direz-vous peut-être.
Quel art ?...
Après quelques avis positifs recueillis ça et là, je me suis lancé dans la lecture de "Ripple". Je m'attendais à une histoire assez glauque. Je ne fus, sur ce point, pas du tout déçu...
"Ripple" raconte la passion dévorante d'un peintre pour son modèle. Le sujet peut sembler des plus banals sauf que... Le modèle en question est d'une laideur extrême. Et cette jeune fille grosse, laide, narcissique exerce un pouvoir terrible sur l'homme qui devient en quelques jours son esclave sexuel.
L'histoire n'est pas sans rappeler un film de Cédric Kahn, "L'ennui" avec Charles Berling et Sophie Guillemin.
L'auteur tente bien d'expliquer les raisons de la dérive du peintre, de son addiction. Néanmoins, même avec la meilleure volonté du monde, je n'ai pas pu lui trouver la moindre excuse et n'ai pas compris les raisons profondes de cette passion dévorante.
Sa descente aux enfers est inéluctable et je ne suis parvenu ni à le comprendre ni à lui trouver de circonstances atténuantes.
"Ripple" est une oeuvre négative où la laideur est le principal sujet.
Je n'ai pas du tout accroché.
Eté 2006, côte belge, un "marchand de livres". Tiens, un "Teddy Ted" !?!... A ma connaissance, il n'en existe qu'un !... Vérification... oups !... édition Janvier 2006 !... Un "nouveau" ?!... Achat... lecture rapide... classement...
Teddy Ted ?... Un cow-boy comme il en existe tant d'autres. Une série (vu qu'il y a maintenant 2 tomes) dont les débuts ne m'avaient pas inspiré grand chose.
Teddy Ted fait son apparition dans "Vaillant" n° 934 du 7 Avril 1963. Ses aventures paraissent sous forme de longues histoires pour se terminer dans Pif Gadget n° 312 du 18 Février 1975.
Du bon western réaliste, mais sans plus. Qui plus est, divers personnages et lieux sont copiés (mais non, ça ne se voit pas !... ) de héros mythiques de ce bon vieux Far-West : Doc Holiday devient Doc Holways, Tombstone se transforme en Tomstone... ça vous fait sourire ?... moi pas !...
Le graphisme d' Yves Roy (non repris dans les opus édités), au départ, était pourtant plus qu'acceptable : un trait réaliste, vigoureux, bien manié par un noir et blanc de très bonne facture.
Gérald Forton reprendra la série, de 1964 à 1975.
Plusieurs histoires seront éditées dans la collection "Sélection Pif Gadget". Je ne les possède pas et ne m'en inquiète outre mesure.
"Teddy Ted revival" avec cet opus paru en ce début d'année ?... Ca m'étonnerait !... Il y a belle lurette que plus personne ne s'en préoccupe.
Je cote 2/5 parce que Forton et Lécureux sont deux auteurs que j'estime.
Mais cette "série"... à quoi sert-elle ?... Bon, ça existe, donc j'avise.
Difficile de faire une couverture plus voyante, quelles idées peuvent passer dans la tête des directeurs de collections par moment ???
Avec cette nouvelle série (enfin plutôt ce cycle 0), nous découvrons enfin les sources de la série Pin-up (tant qu'à faire dans un « petit » format, merci à Dargaud d'avoir pensé aux lecteurs de la série mère...) et cela ravivera les inconditionnels de cette série. Personnellement, j'aurai préféré découvrir ces origines sous format de strips à la Milton Canif mais le côté commercial de l'opération aurait été moindre...
Sur le thème traité, Yann renaît de ses cendres par quelques clins d'oeil à des auteurs, mais le tout reste quand même maigrichon... Un peu de jeunesse de l'héroïne, un peu de formation pour en faire un soldat d'élite, (mais cette chère Poison Ivy est déjà au dessus du lot), un peu de fantastique (et hop on sent qu'il a voulu faire plaisir à Berthet en le renvoyant sur les traces de L'Oeil du chasseur, de La Dame, le Cygne et l'Ombre ou autres anciennes BD qu'il a dessinées...), un zeste d'explication sur le don particulier de Poison Ivy, et surtout un traitement TGV (et complètement bancal) de la façon dont les services secrets ont découvert le secret de la belle, vous aurez fait le tour...
Côté dessin, Berthet déroule et l'album est en ligne droite avec sa production habituelle...
Un album vite lu, vite mis dans un placard... et que je ressortirai peut être dans de nombreuses années.
J’avais repéré cette couverture suite au jeu "toutes les couvertures se ressemblent" du forum BD du bô site marron. Acheté en occasion pour ses dessins particuliers et pas déplaisants, la lecture de cet album m’a été nettement moins enthousiasmante, à l’instar de Ro et ThePatrick.
L’histoire n’est pas mauvaise mais manque d’accroche et de profondeur. Elle n’est clairement pas destinée à un public adulte mais plutôt pour la jeunesse à qui elle pourrait bien plaire. Oublions donc l’histoire et focalisons-nous sur le dessin. Le trait de Lynel est personnel et plutôt séduisant avec quelques ressemblances avec celui de Bouillez (Le phalanstère du bout du monde, Pest).
Bref, voici un auteur prometteur qui ne semble pas avoir percé. Dommage . . .
Cette petite bande fait son apparition dans Vaillant n° 713 du 11 Janvier 1959.
Et une petite bande de plus qui a pris ses quartiers -du moins dans cette série- dans un terrain vague de Belleville.
Comme d'ab' -dirais-je- on a droit aux poncifs habituels des divers personnages : Totoche, le meneur ; Bouboule, le petit gros; Christian, l'intello du groupe; Corinne -l'élément féminin-; Paulo, le débrouillard.
Une véritable "Patrouille des Castors", mais qui n'a vraiment rien avoir avec la série imaginée par Charlier et Mitacq.
Je possède quelques opus, mais j'ai difficile à les lire car c'est "souvent la même chose". "Ils" vont faire des voyages, "ils" vont résoudre des énigmes policières.
C'est vrai que ces histoires dégagent des situations -légèrement- dramatiques, sont empreintes d'une certaine poésie ; Tabary y fait montre de son habituel trait nerveux et dynamique MAIS : et comme je l'ai écrit ci-dessus, "c'est souvent la même chose".
Regardable, mais peu intéressant en vérité.
Les débuts -en 1964- de Lob et Pichard ; un sacré tandem qui fera les beaux jours de l'hebdo Pilote... quelques années plus tard.
Ténébrax fait ses horribles débuts dans l'hebdo "Chouchou" n° 1 du 12 Novembre 1964. Sa "vie" s'interrompt au n° 10 du dit hebdo ; lequel arrête ensuite de paraître.
C'est en 1979 qu'on le retrouve dans un n° spécial de Métal Hurlant (46) de Décembre 1979.
Ténébrax?... Je n'ai pas fort apprécié.
Une histoire qui pourtant, je le reconnais maintenant, est néanmoins très drôle et qui rend un certain hommage à la "vieille" littérature populaire ; ces romans qui paraissaient vers la fin des années 1800.
Ce sont les débuts de Pichard au dessin, qui fait ici usage d'un style assez "lourd". Je lui préfère ses autres créations : Paulette, "Blanche Epiphanie" qu'il mettra en scène dès 1966. Sans oublier Submerman que je n'apprécie pas tellement !
Encore une histoire d'un fou qui veut devenir maître du monde ?... Ben oui !... Mais le postulat de départ est tout bon : commencer en faisant envahir le métro de Paris par d'énormes rats mutants...
Je me demande ce qu'aurait fait Tardi -avec son style si particulier, ses ambiances...- de ce scénario...
J'ai lu. J'ai rangé. Ca existe. Mais sans plus...
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Petit Vampire
Je n’ai pas du tout accroché. Je suis un peu déçu car on m’en avait dit tant de bien. Mais je ne suis peut-être pas la bonne cible. Cette BD est, je pense, plutôt destiné à un public jeune. L’humour est trop pipi-caca, à mon goût. Et même si j’ai trouvé quelque intérêt éducatif dans certaines histoires, comme celle où le petit garçon veut apprendre le kung fu pour se battre afin de laver son honneur, d’autres m’ont laissé de marbre, comme par exemple celle traitant de la guerre ou celle sur les pères Noël. Maintenant on me conseille plutôt de lire Grand Vampire… sûrement plus adulte.
Jimmy Boy
Le premier tome de Jimmy Boy se laisse lire même si je trouve que l'atmosphère est beaucoup trop sombre : personnes injustement emprisonnées, morts, orphelinat dirigé par des sadiques,... et puis trop de stéréotypes en 48 pages (l'orphelinat n'a recueilli que des bons garçons, l'intendant bossu laid et méchant, la femme avare qui mène l'homme sur le mauvais chemin, etc.). Par contre, il y a de nombreux rebondissements.
Lanfeust des Etoiles
J'avais trouvé le cycle de Troy sympa, sans être un chef-d’oeuvre. Mais là, je n'ai pas du tout accroché. Les ficelles sont grosses, on essaye de parodier un pseudo-univers SF sans y parvenir. L'action tourne parfois au ralenti (surtout dans le tome 1). Quant à l'humour, je trouve ça lourd. Arleston veut faire du second degré et il truffe son texte de références. Cependant, je ne les trouve pas très drôles et cela n'atteint pas des sommets comme c'était le cas avec des scénaristes comme Goscinny ou Greg. Le tout reste quand même un honnête divertissement, mais ne mérite pas de figurer dans une bdthèque idéale.
Tonton Marcel
Mwouais... "Tonton Marcel" fait ses débuts dans "A suivre" n° 45 d'Octobre 1981. J'ai lu -enfin, j'ai essayé- ses deux premiers tomes. Le postulat de départ est assez féroce et grinçant : Franc parodie à qui mieux-mieux ce grand patron qu'était Marcel Dassault (créateur -entre autres- du "Mirage", un des fleurons de l'aviation française). Le texte est efficace, c'est vrai (il y en a peu), mais je n'ai pas apprécié le graphisme. Le style minimaliste peut parfois avoir de bons effets, soulignant une ou des caricatures ; mais ici il ne m'a pas attiré le regard. C'est peut-être efficace sur certains points, tant humoristiques que politiques, mais -avis personnel- il en faut plus, beaucoup plus pour m'esbaudir. "La critique est aisée, mais l'art est difficile", me direz-vous peut-être. Quel art ?...
Ripple - Une prédilection pour Tina
Après quelques avis positifs recueillis ça et là, je me suis lancé dans la lecture de "Ripple". Je m'attendais à une histoire assez glauque. Je ne fus, sur ce point, pas du tout déçu... "Ripple" raconte la passion dévorante d'un peintre pour son modèle. Le sujet peut sembler des plus banals sauf que... Le modèle en question est d'une laideur extrême. Et cette jeune fille grosse, laide, narcissique exerce un pouvoir terrible sur l'homme qui devient en quelques jours son esclave sexuel. L'histoire n'est pas sans rappeler un film de Cédric Kahn, "L'ennui" avec Charles Berling et Sophie Guillemin. L'auteur tente bien d'expliquer les raisons de la dérive du peintre, de son addiction. Néanmoins, même avec la meilleure volonté du monde, je n'ai pas pu lui trouver la moindre excuse et n'ai pas compris les raisons profondes de cette passion dévorante. Sa descente aux enfers est inéluctable et je ne suis parvenu ni à le comprendre ni à lui trouver de circonstances atténuantes. "Ripple" est une oeuvre négative où la laideur est le principal sujet. Je n'ai pas du tout accroché.
Teddy Ted
Eté 2006, côte belge, un "marchand de livres". Tiens, un "Teddy Ted" !?!... A ma connaissance, il n'en existe qu'un !... Vérification... oups !... édition Janvier 2006 !... Un "nouveau" ?!... Achat... lecture rapide... classement... Teddy Ted ?... Un cow-boy comme il en existe tant d'autres. Une série (vu qu'il y a maintenant 2 tomes) dont les débuts ne m'avaient pas inspiré grand chose. Teddy Ted fait son apparition dans "Vaillant" n° 934 du 7 Avril 1963. Ses aventures paraissent sous forme de longues histoires pour se terminer dans Pif Gadget n° 312 du 18 Février 1975. Du bon western réaliste, mais sans plus. Qui plus est, divers personnages et lieux sont copiés (mais non, ça ne se voit pas !... ) de héros mythiques de ce bon vieux Far-West : Doc Holiday devient Doc Holways, Tombstone se transforme en Tomstone... ça vous fait sourire ?... moi pas !... Le graphisme d' Yves Roy (non repris dans les opus édités), au départ, était pourtant plus qu'acceptable : un trait réaliste, vigoureux, bien manié par un noir et blanc de très bonne facture. Gérald Forton reprendra la série, de 1964 à 1975. Plusieurs histoires seront éditées dans la collection "Sélection Pif Gadget". Je ne les possède pas et ne m'en inquiète outre mesure. "Teddy Ted revival" avec cet opus paru en ce début d'année ?... Ca m'étonnerait !... Il y a belle lurette que plus personne ne s'en préoccupe. Je cote 2/5 parce que Forton et Lécureux sont deux auteurs que j'estime. Mais cette "série"... à quoi sert-elle ?... Bon, ça existe, donc j'avise.
Les Exploits de Poison Ivy
Difficile de faire une couverture plus voyante, quelles idées peuvent passer dans la tête des directeurs de collections par moment ??? Avec cette nouvelle série (enfin plutôt ce cycle 0), nous découvrons enfin les sources de la série Pin-up (tant qu'à faire dans un « petit » format, merci à Dargaud d'avoir pensé aux lecteurs de la série mère...) et cela ravivera les inconditionnels de cette série. Personnellement, j'aurai préféré découvrir ces origines sous format de strips à la Milton Canif mais le côté commercial de l'opération aurait été moindre... Sur le thème traité, Yann renaît de ses cendres par quelques clins d'oeil à des auteurs, mais le tout reste quand même maigrichon... Un peu de jeunesse de l'héroïne, un peu de formation pour en faire un soldat d'élite, (mais cette chère Poison Ivy est déjà au dessus du lot), un peu de fantastique (et hop on sent qu'il a voulu faire plaisir à Berthet en le renvoyant sur les traces de L'Oeil du chasseur, de La Dame, le Cygne et l'Ombre ou autres anciennes BD qu'il a dessinées...), un zeste d'explication sur le don particulier de Poison Ivy, et surtout un traitement TGV (et complètement bancal) de la façon dont les services secrets ont découvert le secret de la belle, vous aurez fait le tour... Côté dessin, Berthet déroule et l'album est en ligne droite avec sa production habituelle... Un album vite lu, vite mis dans un placard... et que je ressortirai peut être dans de nombreuses années.
Professeur Stigmatus
J’avais repéré cette couverture suite au jeu "toutes les couvertures se ressemblent" du forum BD du bô site marron. Acheté en occasion pour ses dessins particuliers et pas déplaisants, la lecture de cet album m’a été nettement moins enthousiasmante, à l’instar de Ro et ThePatrick. L’histoire n’est pas mauvaise mais manque d’accroche et de profondeur. Elle n’est clairement pas destinée à un public adulte mais plutôt pour la jeunesse à qui elle pourrait bien plaire. Oublions donc l’histoire et focalisons-nous sur le dessin. Le trait de Lynel est personnel et plutôt séduisant avec quelques ressemblances avec celui de Bouillez (Le phalanstère du bout du monde, Pest). Bref, voici un auteur prometteur qui ne semble pas avoir percé. Dommage . . .
Totoche
Cette petite bande fait son apparition dans Vaillant n° 713 du 11 Janvier 1959. Et une petite bande de plus qui a pris ses quartiers -du moins dans cette série- dans un terrain vague de Belleville. Comme d'ab' -dirais-je- on a droit aux poncifs habituels des divers personnages : Totoche, le meneur ; Bouboule, le petit gros; Christian, l'intello du groupe; Corinne -l'élément féminin-; Paulo, le débrouillard. Une véritable "Patrouille des Castors", mais qui n'a vraiment rien avoir avec la série imaginée par Charlier et Mitacq. Je possède quelques opus, mais j'ai difficile à les lire car c'est "souvent la même chose". "Ils" vont faire des voyages, "ils" vont résoudre des énigmes policières. C'est vrai que ces histoires dégagent des situations -légèrement- dramatiques, sont empreintes d'une certaine poésie ; Tabary y fait montre de son habituel trait nerveux et dynamique MAIS : et comme je l'ai écrit ci-dessus, "c'est souvent la même chose". Regardable, mais peu intéressant en vérité.
Ténébrax
Les débuts -en 1964- de Lob et Pichard ; un sacré tandem qui fera les beaux jours de l'hebdo Pilote... quelques années plus tard. Ténébrax fait ses horribles débuts dans l'hebdo "Chouchou" n° 1 du 12 Novembre 1964. Sa "vie" s'interrompt au n° 10 du dit hebdo ; lequel arrête ensuite de paraître. C'est en 1979 qu'on le retrouve dans un n° spécial de Métal Hurlant (46) de Décembre 1979. Ténébrax?... Je n'ai pas fort apprécié. Une histoire qui pourtant, je le reconnais maintenant, est néanmoins très drôle et qui rend un certain hommage à la "vieille" littérature populaire ; ces romans qui paraissaient vers la fin des années 1800. Ce sont les débuts de Pichard au dessin, qui fait ici usage d'un style assez "lourd". Je lui préfère ses autres créations : Paulette, "Blanche Epiphanie" qu'il mettra en scène dès 1966. Sans oublier Submerman que je n'apprécie pas tellement ! Encore une histoire d'un fou qui veut devenir maître du monde ?... Ben oui !... Mais le postulat de départ est tout bon : commencer en faisant envahir le métro de Paris par d'énormes rats mutants... Je me demande ce qu'aurait fait Tardi -avec son style si particulier, ses ambiances...- de ce scénario... J'ai lu. J'ai rangé. Ca existe. Mais sans plus...