Le Phalanstère du bout du monde

Note: 3.53/5
(3.53/5 pour 30 avis)

Ce qu'aurait pu devenir le phalanstère de Fourier.


Académie des Beaux-Arts de Tournai Corbeyran Coupés du monde... Encrages Noir et blanc Utopies, Dystopies

Jean est amené en pension par ses parents au phalanstère. Mais il ne s'agit pas là d'un établissement anodin. Le phalanstère est isolé du monde par la mer. Jean, "abandonné" là, va vite découvrir son nouveau monde lugubre. Obligés de ramer pour avoir de la lumière, mangeant l'immonde touille pour toute nourriture, les élèves sont aussi accueillants que le lieu. Peu à peu, Jean explore le phalanstère, découvre ses incohérences, ses mystères. Ce livre, tel son dessin, est irrémédiablement noir. Etrange, inquiétant, il ne s'agit pas là d'une lecture habituelle.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Juin 2001
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Phalanstère du bout du monde
Les notes (30)
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02/05/2002 | ThePatrick
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L'avatar du posteur Noirdésir

Eh bien, quelle histoire triste ! Mais quelle belle histoire quand même ! J’ai vraiment beaucoup aimé ce petit album. D’abord le scénario de Corbeyran – auteur protéiforme qui m’avait déjà séduit dans un autre album de la même collection, La Digue. En effet, sans livrer les clés de l’histoire, sans nous « expliquer » en fin d’album le pourquoi et le comment de ce phalanstère et ce qu’est ce bout du monde, Corbeyran nous captive – de manière plus douce mais non moins efficace que les pauvres petits êtres compagnons de Jean. J’ai aussi beaucoup aimé le dessin de Bouillez. Il utilise un très beau Noir et Blanc, très sobre, et développe un univers brinqueballant, désuet, bancal, original, qui ajoute au côté à la fois oppressant et noir, mais aussi souvent poétique de l’histoire inventée par Corbeyran. Une poésie noire et triste donc, une histoire prenante, dans laquelle je vous encourage à vous plonger. Cet album est vraiment une chouette réussite !

16/05/2015 (modifier)
Par Seb94
Note: 3/5

Un one shot sombre et original. J’ai été relativement surpris à la lecture de ce récit, l’ambiance sombre et lourde de ce phalanstère est vraiment très bien retranscrite. Au regard de la couverture, je m’attendais pourtant à une histoire beaucoup plus légère, après lecture le ressenti est à l’opposé. Le sentiment oppressant de ce lieu mystérieux et inaccessible, ainsi que ses occupants tous plus étranges les uns que les autres, créent un univers vraiment particulier. On ne s’ennuie à aucun moment dans cette lecture, on souhaite comprendre un peu plus le but et le fonctionnement de ce lieu insolite, en s’enfonçant en compagnie de notre héros dans les dédales sombres de cet endroit improbable. Malheureusement, l’auteur ne nous donnera jamais toutes les clefs, c’est au lecteur de lire à travers les lignes et d’y trouver d’éventuelles interprétations. Le dessin noir et blanc est en parfaite harmonie avec l’ambiance générale, le rendu ombres chinoises est du plus bel effet et on a du mal à imaginer que cette histoire puisse être colorisée. L’originalité du récit, les questions qu’il suscite et le rendu graphique sont les grands points positifs, l’absence d’explication concrète et une fin un peu en queue de poisson m’ont par contre laissé un peu sur ma faim.

25/07/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Le phalanstère du bout du monde m’a fait penser à un court-métrage de Tim Burton (Vincent). Il se dégage de ce récit une poésie désespérée, une noirceur, un climat maladif qui devraient effrayer plus d’un claustrophobe. Cette ambiance est remarquable au point d’être palpable, et contribue grandement à mon appréciation de l’œuvre. Malheureusement, Corbeyran n’évite pas certaines longueurs dans son récit. Mon attention s’est de temps à autre égarée, s’attardant plutôt sur le trait (magnifique) de Bouillez que sur l’histoire en elle-même. Mais, bon, le trait de Bouillez, ce noir et blanc sans concession, cet incessant subtil jeu d’ombre et de (rares) lumières, il est tellement beau que m’y attarder de temps à autre ne fut certainement pas de nature à me déplaire ! De plus, bien vite, l’histoire me happe à nouveau. Le mystère est là, bien présent. J’imagine la fin sombre, à l’image de tout ce récit … et je veux la connaître. Un album réussi tant dans son ambiance que dans son esthétique ! Et les quelques longueurs s’oublient finalement très vite devant l’originalité du récit. A découvrir absolument !

26/02/2010 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Le phalanstère au bout du monde est une bd en noir et blanc qui se laisse lire mais qu'on n'apprécie pas forcément. L'ambiance est très lourde du début jusqu'à la fin. Des parents abandonnent leur enfant dans un phalanstère accessible seulement quelques heures par an en fonction de la marée. On a vite une impression de claustrophobie car on se rend compte que des enfants sont enfermés dans une sorte de pénitencier. On se dit qu'il va se passer quelque chose de positif afin de ne pas sombrer dans la noirceur la plus totale mais il n'en sera rien. Une machine à broyer toute les personnalités est en marche comme une métaphore de ce que peut représenter certains instituts d'enseignements. On peut y perdre son nom, sa personnalité, sa vie... C'est vrai qu'on aborde les limites de l'absurde dans une espèce de société utopique. Il est vrai que le phalanstère est à la base un lieu de vie communautaire isolé. Cette histoire m'a rappelé Monsieur noir en ce qui concerne le cheminement opéré par le petit garçon timide, frêle et sans défense au départ. Bref, cela avait pour moi un air de déjà vu. Ce récit est cauchemardesque et oppressant. Il n'est pas très positif. A lire si on n'a pas trop le cafard sinon à éviter absolument.

07/10/2009 (modifier)
Par pol
Note: 2/5
L'avatar du posteur pol

Disons le clairement tout de suite, j'ai bien hésité à mettre 1/5. Car à part le dessin, il n'y a pas grand chose à garder dans cet album... Le trait est maitrisé, le héros a une bonne bouille tout a fait sympathique, l'architecture décalée des lieux est superbe et enfin les jeux d'ombres et de lumières que nous offre le noir et blanc sont une réussite. Mais alors c'est quoi cette histoire ? Enfin si on peut parler d'histoire. Le pauvre Jean déambule dans cet endroit perdu, sans but et sans cohérence. Pas d'intrigue pour captiver l'attention du lecteur et pas non plus d'explication sur les tenants et les aboutissants de ce lieu pourtant si étrange. On a envie de comprendre ce qu'il fait là, qu'est ce que c'est que ce pensionnat, mais on ne le saura jamais. La narration abuse un peu de la voie off, ce qui rend la lecture encore un peu plus fastidieuse. Bref le phalanstère au bout du monde c'est beau, mais c'est ennuyeux.

19/09/2008 (modifier)
Par sky doll
Note: 3/5

Je m'attendais à mieux pour cette BD suite aux avis élogieux postés sur le site. Il est vrai que le dessin en noir & blanc est plaisant et très efficace ressemblant beaucoup aux dessins de Tim Burton que j'adore, donc la dessus pas de problème. C'est plutôt du côté du scénario où je suis un peu déçue sinon j'aurais mis 4/5 en notation. L'histoire débute bien avec ce garçon qui parait abandonné par ses parents devant les grilles du Phalanstère. Ce qui pèche pour moi c'est véritablement l'intrigue et ce qu'essaye de nous faire comprendre l'auteur. Je ne vois pas trop le but de l'histoire et je suis restée sur ma faim à l'épilogue. A lire tout de même, une relecture ultérieure me fera peut être mieux apprécier cette BD.

24/05/2008 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Au début de la lecture, je n'avais pas un bon avis sur ce one-shot. Je me disais que c'était une énième histoire d'enfants maltraités dans un orphelinat comme je l'ai vue si souvent (notamment dans Paracuellos). Toutefois, lorsque Jean rencontre le directeur, j'ai changé d'avis. Je suis rentré dans cette histoire bizarre pour la première fois. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que cette histoire est différente de tout ce que j'ai lu jusqu'à présent. Le phalanstère est un endroit étrange, rempli de gens encore plus étranges et j'aime ça. Le dessin en noir et blanc rempli d'ombres est excellent et rend à merveille l'atmosphère du récit.

02/03/2008 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5
L'avatar du posteur Miranda

C'est un petit bijou d'originalité. Un dessin tout en noir et blanc qui met en valeur des personnages étranges. Une histoire déroutante, où un gamin à la volonté tenace lutte pour ne pas subir la cruauté du monde hostile dans lequel il se retrouve soudainement plongé. Aura-t-il la force d'aller jusqu'au bout ? Qui sera vainqueur, lui ou l'étrange communauté du phalanstère ? Un suspens prodigieux. C'est une BD qui ne paye pas de mine, de par son petit format et sa simplicité trompeuse au moment où l'on feuillette les pages, c'est une immense surprise, un moment d'égarement dans un lieu fantastique. A lire ABSOLUMENT.

22/12/2007 (MAJ le 23/12/2007) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Quel beau petit album ! J'étais passé à côté à l'époque de sa sortie, et pourtant je lisais tout ce que sortait Corbeyran, ou presque. D'ailleurs je pensais que c'était un récit pour gamins, et cela ne m'intéressait pas à l'époque. C'est sans compter sans la qualité de la collection Encrages, qui recèle quand même de belles perles. Et puis récemment j'ai lu et approuvé le tome 1 de Pest. J'ai donc eu envie de lire la première collaboration de l'un de mes scénaristes préférés avec celui qui semble un surdoué. "Le Phalanstère du bout du monde" est un album sombre, autant dans son scénario que dans son dessin. Amaury Bouillez est pour moi au même niveau qu'Alfred à ses débuts, c'est à dire un auteur déjà très mature malgré son peu d'expérience, avec déjà un sens du cadrage, des ambiances et de l'architecture remarquable. Il n'y a pas ou peu de cases "ratées" dans cet album, c'est un véritable plaisir visuel, pour peu que l'on soit preneur de ce style il est vrai particulier. A lire de toute façon.

16/06/2007 (modifier)
L'avatar du posteur Guillaume.M

Ayant plus qu'aimé Pest de Corbeyran et Bouillez je me suis procuré Le phalanstère du bout du monde fruit de leur première collaboration. Ce one shot est plus que convainquant mais j'avais tellement apprécié Pest que j'ai été ici quelque peu déçu. J'attendais trop de cette BD. Le dessin ne souffre d'aucune fausse note ! C'est beau. Un excellent noir/blanc tout en ombre chinoise. J'ai particulièrement apprécié le flash back en aspect négatif qui contraste avec le reste ! Belle trouvaille qui n'est pas sans me rappeler les planches 20 et 21 dans Pest pour un flash back également. Le scénario est très sombre. Tout est fait pour nous mettre à la place de Jean le personnage principal de l'histoire. C'est par son intermédiaire que nous apprenons à connaître le phalanstère, lieu de contrôle et d'oppression pour les gens qui s'y trouvent. Je le répète, cet album est d'un bon niveau objectif (note 4/5) mais j'en attendais trop. Petite déception qui passera peut-être lors d'une prochaine relecture... qui sait ?

03/06/2007 (modifier)