Pest

Note: 3.73/5
(3.73/5 pour 22 avis)

La ville de Spleen City est victime d'un fléau ravageur baptisé PEST.


Académie des Beaux-Arts de Tournai Corbeyran Les meilleures séries terminées en 2013 Les Meilleurs Diptyques Maladies et épidémies

Il y a dix ans, un mal mystérieux s'est abattu sur la petite ville de Spleen City, déclenchant une effroyable épidémie qui faillit emporter presque toute sa population. Nul n'a jamais su l'origine de ce terrible fléau. Tout ce qu'on a sur faire, c'est lui donner un nom. Quatre lettres qui résonnent comme un glas lugubre au petit matin : PEST. Si aujourd'hui, les choses semblent stabilisées, les malades demeurent toutefois parqués dans de gigantesques fosses hygiéniques, et attendent un remède miracle qui tarde à arriver. Mais depuis qu'Abélard a trouvé un drôle d'indice dans les marais qui entourent Spleen City, les choses semblent soudain s'accélérer. Abélard est d'ailleurs le premier à être surpris de l'intérêt que suscite sa petite découverte. A se demander si on ne lui aurait caché une partie de la vérité ?

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Août 2004
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Pest
Les notes (22)
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25/08/2004 | Kael
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L'avatar du posteur Noirdésir

J’avais déjà bien aimé la précédente collaboration des deux auteurs sur Le Phalanstère du bout du monde, que ce soit l’histoire et le côté graphique. C’est avec le même plaisir que je retrouve leur travail ici. L’univers graphique de Boulliez est, une nouvelle fois, très chouette (il ajoute ici des couleurs, et justement j’ai aussi bien aimé cette colorisation). Un univers brinquebalant, loufoque, à la fois froid et onirique – que ce soit pour les décors ou les personnages : c’est clairement une réussite. Le scénario de Corbeyran est classique à la base : une sorte de dictature, qui se maintient au pouvoir sur une imposture, avec l’aide d’une police qui « met à l’écart » les pestiférés, et un personnage grain de sable, héros malgré lui, pour dérégler la machine (on retrouve ce principe dans de nombreuses séries, comme Horologiom par exemple). Les noms des personnages (celui des rois mages pour les dirigeants de cette ville, Héloïse et Abelard pour le couple d’amoureux rebelles) créent un décalage amusant et captivant. Le rythme est peut-être un chouia trop lent, mais, avec un arrière-plan assez noir et un déroulé d’intrigue un peu loufoque, j’ai plutôt aimé ma lecture. Sur la seule histoire de Corbeyran, je n’aurais sans doute mis qu’un honnête trois étoiles. Mais avec l’esthétique développée par Boulliez pour enrober le tout, je pousse finalement aux quatre étoiles.

27/11/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

L’univers créé ici est très original et offre une belle réinterprétation de notre propre société. J’ai été emmené ailleurs mais un ailleurs qui m’aura parlé par bien des aspects. Et puis donner le nom des rois mages au trio de malfaisants, c’est le genre de petit détail qui, chez moi, fait mouche à tous les coups ! Les personnages sont parfaitement typés avec des méchants à têtes de méchants et des naïfs à tête de naïfs. C’est bien sûr très caricatural mais aussi diantrement efficace. On s’attache vite au héros-malgré-lui tandis que l’on se plait à détester ses bourreaux. Le dessin est excellent dans le premier tome et un peu moins bon – mais bon quand même - dans le deuxième. Il fourmille en tous les cas de détails et les décors sont vraiment immersifs. Il y a un côté « Nef des fous » dans l’univers ainsi créé mais en plus sombre, en plus dramatique. Ceci dit, l’humour est loin d’être absent mais il a un petit côté désespéré. Le récit est dense mais c’est bien mené, rythmé… peut-être un peu précipité sur le final mais il a l’avantage de se clôturer en seulement deux tomes. J’avais déjà été séduit par « Le Phalanstère du bout du monde », déjà réalisé par ces deux auteurs. Je tombe à nouveau sous le charme de leurs univers conjugués. Franchement bien, donc !

17/06/2014 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

Pour moi, ce qui fait l’intérêt de « Pest », c’est le coup de patte de Bouillez car pour le reste, je trouve que cette histoire est très prévisible une fois l’introduction passée. En effet, je n’ai eu aucune surprise sur la conclusion de ce diptyque. Une fois la lecture de la première moitié du « Défosseur » finie, je savais en gros comment cette histoire allait se terminer. N’allez pas croire que je n’ai pas eu de plaisir à feuilleter cette série à cause de ça, l’univers présenté par les deux auteurs m’est apparu suffisamment prenant pour que je suive avec intérêt les péripéties d’Abélard. Et puis, les différents personnages sont –à mon avis- assez attachants. Je pense que vous l’avez compris : c’est le graphisme assez particulier de Bouillez qui m’a fait apprécier « Pest ». Sans ce style, je ne pense pas que j’aurais aimé cette histoire parce qu’elle m’est apparue sans surprise. J’y ai aimé beaucoup le soin apporté aux décors et les représentations assez loufoques que l’auteur a apporté aux personnages. Le trait de Bouillez est fin et précis, j’ai adoré sa façon dont il usait du noir pour faire « détacher »/mettre en valeur certains objets ou protagonistes dans de nombreuses cases. Après, on pourra toujours se demander si Bouillez était vraiment le meilleur dessinateur pour réaliser « Pest » parce que le scénario n’est pas vraiment « gai » mais je trouve que son coup de patte possède un charme si particulier et si envoûtant que ça ne pouvait m’attirer vers la lecture de cette série. Je veux dire par là que peut être le choix d’un graphiste au style plus réaliste et plus sombre que celui de Bouillez aurait pu être plus approprié à ce récit mais est-ce que j’aurais eu l’envie de découvrir cette série si elle avait été dessinée de cette façon ? Ça, j’en doute fort ! Pour le reste, la mise en couleurs est –à mon avis- bien adaptée au thème de cette bande dessinée, on ressent parfaitement la présence de la maladie tout au long de cette histoire grâce à l’emploi de tons ternes. Bref, c’est un peu dommage que le scénariste n’ait pas su apporter plus de scènes émouvantes et de surprises à son récit car j’ai hautement apprécié le coup de crayon de Bouillez. À cause de ces lacunes, « Pest » m’est donc apparu comme une bande dessinée sympa à lire mais sans plus. J’espère que l’on retrouvera Bouillez sur une autre série !

29/03/2013 (modifier)
Par Miranda
Note: 4/5
L'avatar du posteur Miranda

Avant tout, un petit mot de remerciement aux auteurs pour avoir fini cette série, comme il est communément dit, vaut mieux tard que jamais et ça valait le coup d’attendre. J’enchaine directement sur ce qui fâche et on en parle plus, car il n’y a eu guère qu’une seule chose qui me soit restée en travers, et la voici : fallait-il que le mot « sperme » et le « petit bout de plastique sur la bistouquette » viennent se poser sur cette B.D. comme deux vilaines taches, d’où mon interrogation, cette B.D. a-t-elle pour but d‘éduquer les ados ? Ça m’a foutrement (mot de circonstance) agacée et c’est pratiquement tout ce qui m’empêche de mettre la note maximale à cette série, que je trouve en dehors de ça parfaite à tous les niveaux. Le scénario est au poil, je le trouve d’ailleurs très équilibré, chaque chose arrive en son temps, aucune lenteur ou précipitation ne viennent perturber le rythme de l’histoire. L’humour et le drame sont bien dosés, juste ce qu’il faut pour ne pas tomber dans la balourdise ou la dramaturgie larmoyante. Les personnages sont variés, certains sont attachants d’autres de vraies têtes à claques, mais aucun ne laisse indifférent. Le suspense est bien mené, on peut supputer un tas de choses, mais sans forcément tomber sur le dénouement, qui clôt merveilleusement l’histoire. Graphiquement il n’y a rien à redire, même en cherchant bien et en passant les planches à la loupe, il n’y a pas de fausse note. Le trait fin est délicieux, et les couleurs ne le dénaturent pas, elles sont peut-être un tout petit peu plus appuyées sur le second tome, mais la différence est minime. Il y a suffisamment de détails pour enrichir le visuel sans l’alourdir, c’est beau, reposant et le dépaysement est total, on rentre d’emblée dans ce monde grâce au coup de crayon net et précis de Bouillez. Après le succès de Le Phalanstère du bout du monde et sans aucun doute de Pest, à quand une autre collaboration messieurs ?

22/02/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Dans les Corbeyran qui me restaient à lire, c'était celui que je voulais lire le plus. J'ai finalement mis la main sur le premier tome. Je ne fus pas déçu. Cette série présente un univers fantastique totalement délirant et cela ne se prend jamais trop au sérieux ! J'aimerais bien que Corbeyran fasse plus souvent des séries de ce genre. Non seulement l'intrigue est prenante, mais c'est rempli d'imagination. Je ne savais jamais ce que j'aillais découvrir en tournant la page et j'aime quand je suis totalement surpris comme ça. Je vais toutefois attendre la suite (qui sort ce mois-ci, 9 ans après le premier album !) pour voir si je conseille l'achat. J'ai eu trop de mauvaises expériences avec des fins de séries scénarisées par Corbeyran que je ne trouvais pas à la hauteur du reste du scénario. Je vais donc attendre de lire la fin pour voir si cela vaut la peine d'être acheté au lieu d'être emprunté à la bibliothèque.

02/02/2013 (modifier)
Par Seb94
Note: 3/5

Au beau milieu des marécages se dresse Spleen City, ville montée sur des armatures métalliques. La cité est touchée par une terrible maladie, la Pest. On suit les péripéties du jeune Abélard, qui s'occupent de faire des relevés dans les marais et qui va faire une découverte remettant en cause le pouvoir en place. L'histoire et l'univers développés sont vraiment très originaux, par certain côté ça me rappelle un peu La Nef des fous. Il n'y a aucun repère temporel, on plonge immédiatement dans cet univers sans plus d'explication et je dois le dire avec plaisir. L'intrigue est intéressante, les personnages sont atypiques et assez farfelues, l'humour bien présent. Le dessin tout en finesse est vraiment excellent, l'architecture, les décors et les différents engins représentés sont une vrai réussite. Les visages sont parfois un peu trop caricaturaux, avec pour certains personnages des nez aussi long que le bras! Mais bon ça fait partie de l'ambiance loufoque et décalée qui ressort de cet album. En résumé ce premier tome, mériterait largement un 4/5, mais voila...car il y a un mais...ce premier tome est sorti en 2004, et à ce jour soit 5 ans plus tard, toujours pas d'infos sur la sortie éventuelle du prochain et dernier tome qui doit clôturer cette série. C'est long, très long, trop long...

21/04/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

C'est prévu pour être un diptyque mais cela fait déjà 4 ans qu'on attend impatiemment la suite. C'est beaucoup trop long et cela peut nuire à l'émergence de cette bd très intéressante. Je trouve que le scénario (signé du grand Corbeyran) est très bien construit sur le thème de l'épidémie d'une maladie et de son utilisation par un pouvoir despotique aidé par les médias. Le récit de ce jeune homme naïf qui va faire une découverte troublante m'a tout de suite séduit. Que dire également de cet univers original très burtonesque entre rues atypiques et machines incroyables! J'ai bien aimé le style graphique gris-clair et précis mais beaucoup moins les personnages loufoques qui m'ont rappelé ceux de Horologiom. Ce mélange entre un sujet gravissime et cette légèreté ne m'a pas semblé judicieuse. C'est vrai qu'on pourra objecter que c'est pour atténuer une histoire déjà plutôt sombre mais en réalité j'aime bien la noirceur. Dans ce récit, il y a ce mélange entre réalisme et étrangeté qui ne manque pas d'intérêt.

12/04/2008 (MAJ le 08/03/2009) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Avec un dessin différent et classique, je pense que ce scénario ne m'aurait pas intéressé plus que ça. C'est en effet une histoire relativement classique, un univers fermé sur lui-même dans une ambiance post-apocalyptique où une intelligentsia ment à la populace pour assurer sa domination. Mais avec le dessin de Bouillez, ce récit devient excellent car il prend une véritable âme, une véritable personnalité et un charme qui sait vraiment me toucher. Ce dessin rend en effet à la fois une impression de "mignon" avec ses petits bonhommes pour personnages et d'inquiétant avec son style à la "Tim Burton". Il est en outre très clair, fluide et très plaisant à lire. Bref, j'aime beaucoup. Si bien que j'ai lu le premier tome de cette série avec grand intérêt et plaisir, et j'en redemande en attendant la suite.

21/05/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Ah mais, des BD comme ça, j'en redemande ! Quelle inventivité, quel charme, quels dessins ! Bon, on connaissait le talent de Corbeyran pour créer des univers un peu décalés, mais aussi pour "soulever" des jeunes talents. Même si pour le coup, ils avaient déjà fait ensemble Le phalanstère du bout du monde (pas encore lu). Bref, le dessin d'Amaury Bouillez a été un vrai choc pour moi, une heureuse découverte, tant il est à la fois maîtrisé et non dénué de fantaisie. Pour ma part j'ai pensé à Alfred, lorsqu'il débutait, pour le talent intrinsèque et les promesses. Beaucoup de génie, une belle précision, de designs inventifs. Et une histoire passionnante, quoiqu'un peu classique, et dont on aimerait bien lire la suite (le tome 1 a presque 3 ans)...

02/05/2007 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5

Une étrange maladie est en train de décimer la population de Spleencity : La pest. Pour lutter contre cette épidémie et éviter la propagation du mal, les malades sont isolés dans des fosses dans l’attente de la découverte d’un remède. Pendant ce temps, les autorités religieuses bien-pensantes dictent leurs lois en matière d’hygiène…. Dans ce tourbillon de mensonges mis en place par les autorités, Abélard tente de découvrir la vérité. Cette Bd pour l’instant très bien construite dans une atmosphère particulière et dérangeante qui a déjà fait le succès de ces deux auteurs dans Le phalanstère du bout du monde est pour moi une belle réussite dont je vous conseille la lecture en attendant la sortie du dernier tome.

18/10/2006 (modifier)