Cette BD commence de manière relativement sympathique, utilisant son décor français du Second Empire de manière moins inutile que dans beaucoup de BD pour adultes. Les premières scènes de sexe sont bien amenées et relativement émoustillantes.
Par contre, passé le tiers de l'album, l'intérêt et l'originalité baissent fortement, les scènes se succédant sans réellement intéresser, jusqu'à une fin sans aucun relief.
Le dessin, malgré un aspect un peu amateur, est assez sympathique. Mais il montre aussi assez vite ses faiblesses, les personnages féminins se ressemblant tellement qu'on en vient à les confondre régulièrement.
Bref, j'étais assez séduit par le début de ma lecture, mais pour le reste, nous n'avons plus là qu'une BD de petite qualité.
Cette petite BD muette et relativement enfantine est assez sympathique... mais elle se lit vraiment trop vite à mon goût.
Le dessin est épuré et stylisé. Avec des couleurs acidulées, il offre des planches claires et agréables à lire. La narration muette est assez réussie mais légèrement diluée, rallongeant un peu une histoire qui pourrait tenir en quelques pages de moins.
Et c'est bien mon souci avec ces albums. C'est que les histoires qu'ils racontent se résument en une ou deux phrases mais sont malgré tout diluées sur une soixantaine de petites pages. En outre, elles n'ont rien de vraiment original et font juste parfois un peu sourire.
Ca n'en reste pas moins une lecture pas désagréable mais pas des BD dont je pourrais vraiment conseiller l'achat.
Je suis indulgent car cette BD s'adresse en principe à des enfants, mais pour le reste, je ne lui trouve guère de qualités.
Comme Arzak le disait récemment, on peut compter sur Bamboo pour faire du sous-Dupuis et on peut compter sur Clair de Lune pour faire du sous-Bamboo. Là, en fait, Clair de Lune nous fait du sous-Soleil puisque Tiblonde est tout simplement la version gamine de Les Blondes.
Tiblonde, c'est une petite blonde qui va à l'école avec ses copains-copines : Tibrune, Tidiot, Ticon, Tifoot et autres Timachins. Comme dans Les Blondes, l'humour est ici basé sur la bêtise de la petite héroïne, sa bêtise et son insolente assurance sur sa propre beauté. Mais ces gags sont en outre rabaissés à un niveau capable d'être compris par des enfants... de tous jeunes enfants semble-t-il, des écoliers pour être précis. Et... je vais supposer que c'est donc pour cette raison que cet humour ne me fait vraiment pas rire.
Quant au dessin, je le trouve médiocre. Vraiment rien de plus à en dire.
Par contre, la maison d'édition a fait un gros effort sur le contenant : la couverture en 3D est techniquement très réussie et attire vraiment l'oeil, et les pages parfumées à la fraise (comme les chaussures rouges de ma fille ;)). Avec un tel physique, c'est clair que les gamins vont adorer et demander à leurs parents de l'acheter dès qu'ils le verront...
Drôle d'histoire que celle de Keubla.
Jano et Tramber avaient créé Kébra -un rat adepte de la grosse bagarre- en 1978. Les auteurs se séparent en 1982.
D'un retour d'Afrique, Jano "lance" Keubla, une sorte de lointain cousin africain de son rat.
Keubla va tremper dans divers trafics louches, tout en ayant un esprit de répartie pour chaque "épreuve" dans laquelle il va se retrouver.
Surprise : dans le second tome, les deux "cousins" se rencontrent. Là, j'avoue, ces "retrouvailles" sont assez explosives.
C'est vrai que j'ai découvert une histoire, un univers puissant mais aussi drôle.
Travail et oeuvre personnels, oui... mais qui me laissent froid. Je n'arrive pas à "m'attacher" à ces personnages. Que du contraire !...
Est-ce le graphisme ?... Vraisemblablement ; qui me fait -un peu- penser à certaines séries de Crumb aux USA, auteur dont je ne raffole pas particulièrement.
D'où mon désintérêt pour cette série. Mais peut-être ai-je manqué quelques chose ?...
La série débute dans le mensuel Circus n° 61 de Mai 1983.
Hé non, il n'a pas "fait" que La jeunesse de Blueberry, Colin Wilson.
Une énième histoire de SF qui résulte de l'apocalypse sur la Terre ?... Ben oui !
Je reconnais qu'il y a pas mal de trouvailles, tant au niveau du texte que du découpage des planches.
Mais à part ça : trois personnages se retrouvent sur une station orbitale où ils subissent l'hire d'une dirigeante. Ils vont se venger. Point !...
Et Wilson parvient néanmoins à concocter un triptyque avec ce postulat de départ plutôt mince. Chaque opus est relié à un de ses trois "héros".
L'ensemble n'est pas mal réalisé, c'est vrai. Mais cela a un goût de déjà lu... autrement.
HEUREUSEMENT : les couleurs ! Ah, la belle colorisation de Janet Gale. De magnifiques dégradés partant souvent d'un ton de base, des ocres, des pastels forment un ensemble réellement attractif ... peut-être le seul vrai des albums ?...
A noter : le troisième scénario - Alia- a été écrit par Thierry Smolderen.
En résumé : une bonne série SF, plaisante -sans plus- mais qui bénéficie (heureusement) d'une sacrée jolie mise en couleurs.
J'ai un faible pour ce genre de BD de science-fiction, à l'aspect que l'on peut qualifier de pulp, comme il y en avait pas mal dans les années quatre-vingts.
Des histoires décomplexées, complètement folles, pas toujours très élaborées ni intelligentes mais divertissantes. Si je devais définir ce courant, je dirai que c'est du BD bis.
Temps déchiré est l'une de ces BD, une bisserie qui aurait pu être amusante en son temps et attendrissante pour les nostalgiques aujourd'hui. On en est loin, cette BD est bien trop timorée et limitée pour satisfaire les amateurs du genre.
Bruce Jones est pourtant un scénariste de renom, un coutumier de la SF et du fantastique à tendance horrifique. Richard Corben est un dessinateur aussi génial qu'atypique, maître fantaisiste de la fantaisie fantastique. Leur association laissait augurer du meilleur, en plus ce n'était pas une première, Corben avait déjà illustré, entre autres, certaines histoires de Jones sur la célèbre série des Bruce Jones présente
Temps Déchiré est décevant. Le départ est pourtant relativement bon et avec une histoire pareille par de tels auteurs, on ne peut que s'attendre à du spectaculaire, quitte à ce que cela pêche un peu par surenchère. L'effet produit à la lecture se révèle inverse, ne provoquant rien d'autre que l'ennui.
Le scénario se révèle aussi plat que la narration, l'histoire ronronne gentiment sans bousculer ni surprendre, on est distrait sans se distraire, c'est sans saveur et assez frustrant.
Au dessin Corben se contente du strict minimum, cette fois son trait paraît bien terne.
Aucune audace ne transparaît dans les cases, Corben illustre gentiment, le résultat est sans éclat. Pas de femmes aux lèvres sensuelles, aux protubérances mammaires hypertrophiées, pas même l'ombre d'un téton...
Où est passée l'inventivité de Corben? Où est passée sa démesure?
Et la qualité d'impression catastrophique n'arrange rien...
Ces deux auteurs que j'admire se sont visiblement égarés dans cette histoire tristounette. Cet album n'est clairement pas indispensable, à moins d'être un fondu de Corben. Une de ses oeuvres qui m'a le plus déçu.
Si vous voulez découvrir Richard Corben, lisez n'importe lequel de ses autres albums, ne perdez pas de temps avec Temps Déchiré.
JJJ
Voici quelques années, je suis "tombé", lors d'une brocante, sur deux "Gags de Poche" édités chez Dupuis en 1966. "Alley Oop"... ce nom ne m'était pas trop inconnu. J'ai acheté, ensuite paginé. Humour un peu "undergound", typiquement américain... ou mauvaise traduction ?...
J'ai fait quelques recherches. Ben mes amis !... Ce "héros" a été créé en 1933 !!!...
En effet, Alley Oop fait ses premiers pas dans le "Newspaper Enterprise Association" du 7 Août 1933, ce sous forme d'un strip quotidien.
Voici une vingtaine d'année, j'ai acheté le seul album paru, édité chez Glénat. J'ai essayé de relire, mais n'en ai retiré aucune attirance.
Ce qui était loufoque, complètement "fou", au début des années 30 ne serait même plus édité actuellement. A la limite, les premières histoires sont "supportables". Mais dès que notre "ami" commence à voyager au travers des siècles (à partir de 1939), le bon ton original s'en est trouvé bouleversé.
L'album est rangé, les "Gags de Poche" aussi. Je n'ai vraiment aucune envie de les rouvrir pour l'instant.
Je n'ai pas beaucoup aimé l'histoire, classique, un lien se créé entre les juifs et le chef de la troupe allemande, qui se rompt presque aussi vite. Les dessins sont caricaturés et les visages des personnages principaux imagés.
En bref, je ne conseille pas cette bd, très moyenne à mon goût.
Ce curieux docteur fait sa première apparition aux Etats-Unis dans un comic book, "Strange Tales", n° 110 de Juillet 1963.
Majoritairement scénarisée par Stan Lee, cette série sera reprise par divers dessinateurs. Ce collectif n'a pas à rougir du graphisme du dessinateur initial : Steve Ditko.
Le graphisme ?... Caractéristique du style "comics" de chez Marvel Editions : rapide, souple, éclatant des cases mais rendant ces dernières parfois "embrouillées". Il faut dire que les couleurs crues, pétantes, utilisées n'arrangent rien.
J'ai été un peu "perdu" par les différentes parutions de ce docteur. Je l'ai retrouvé -dès 1968- dans le périodique qui portait son nom ; ainsi que dans divers "albums" et autres séries "Marvel".
Docteur Strange ?... Ca se lit mais s'oublie rapidement. Ce personnage a peu de crédit, ses histoires semblent avoir été lues et relues sous d'autres termes et d'autres héros "made in USA". Les "méchants" ?... bah... toujours les mêmes : des hyper sales types avec des pouvoirs détonants mais qui mordront toujours la poussière.
Bon postulat de départ : ses mains perdues, un docteur en retrouve l'utilisation après sa rencontre et son "stage" dans l'Himalaya. Mais après, ça en devient une série de "consommation courante".
Les éditions Artima en éditeront 7 albums, couverture souple, de 1981 à 1983.
Un hors série paraîtra en 1989 chez Glénat.
Pas de quoi fouetter un chat.
"Génial Olivier" fait son apparition dans l'hebdo Spirou n° 1321 du 8 Août 1963. Il y disparaît (parti à l'université ?) dans le n° 2637 du 26 Octobre 1988.
Une joyeuse équipe concoctée par Devos. Olivier, son copain Flafla, le professeur -Monsieur Rectitude- m'ont fait bien rire... à l'époque.
C'est vrai que Devos n'avait pas son pareil pour concocter des inventions saugrenues et délirantes. Mais : à force d'en "remettre" une couche, et toujours quasi la même, dans le même milieu scolaire, j'ai rapidement ressenti une sorte d'overdose.
Je reconnais que ce n'est pas mal dessiné. Devos a un style particulier, immédiatement reconnaissable mais, hors cette série dont je possède quelques albums, je lui préfère nettement ses réalisations sur les " Armes farfelues", "La petite histoire des armes à feu"... Là, je me marre encore en les (re)lisant occasionnellement.
Génial Olivier ?... Allez, pas mal pour les plus jeunes. Mais sans plus.
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Aude n'est plus Vierge
Cette BD commence de manière relativement sympathique, utilisant son décor français du Second Empire de manière moins inutile que dans beaucoup de BD pour adultes. Les premières scènes de sexe sont bien amenées et relativement émoustillantes. Par contre, passé le tiers de l'album, l'intérêt et l'originalité baissent fortement, les scènes se succédant sans réellement intéresser, jusqu'à une fin sans aucun relief. Le dessin, malgré un aspect un peu amateur, est assez sympathique. Mais il montre aussi assez vite ses faiblesses, les personnages féminins se ressemblant tellement qu'on en vient à les confondre régulièrement. Bref, j'étais assez séduit par le début de ma lecture, mais pour le reste, nous n'avons plus là qu'une BD de petite qualité.
Boris
Cette petite BD muette et relativement enfantine est assez sympathique... mais elle se lit vraiment trop vite à mon goût. Le dessin est épuré et stylisé. Avec des couleurs acidulées, il offre des planches claires et agréables à lire. La narration muette est assez réussie mais légèrement diluée, rallongeant un peu une histoire qui pourrait tenir en quelques pages de moins. Et c'est bien mon souci avec ces albums. C'est que les histoires qu'ils racontent se résument en une ou deux phrases mais sont malgré tout diluées sur une soixantaine de petites pages. En outre, elles n'ont rien de vraiment original et font juste parfois un peu sourire. Ca n'en reste pas moins une lecture pas désagréable mais pas des BD dont je pourrais vraiment conseiller l'achat.
Tiblonde
Je suis indulgent car cette BD s'adresse en principe à des enfants, mais pour le reste, je ne lui trouve guère de qualités. Comme Arzak le disait récemment, on peut compter sur Bamboo pour faire du sous-Dupuis et on peut compter sur Clair de Lune pour faire du sous-Bamboo. Là, en fait, Clair de Lune nous fait du sous-Soleil puisque Tiblonde est tout simplement la version gamine de Les Blondes. Tiblonde, c'est une petite blonde qui va à l'école avec ses copains-copines : Tibrune, Tidiot, Ticon, Tifoot et autres Timachins. Comme dans Les Blondes, l'humour est ici basé sur la bêtise de la petite héroïne, sa bêtise et son insolente assurance sur sa propre beauté. Mais ces gags sont en outre rabaissés à un niveau capable d'être compris par des enfants... de tous jeunes enfants semble-t-il, des écoliers pour être précis. Et... je vais supposer que c'est donc pour cette raison que cet humour ne me fait vraiment pas rire. Quant au dessin, je le trouve médiocre. Vraiment rien de plus à en dire. Par contre, la maison d'édition a fait un gros effort sur le contenant : la couverture en 3D est techniquement très réussie et attire vraiment l'oeil, et les pages parfumées à la fraise (comme les chaussures rouges de ma fille ;)). Avec un tel physique, c'est clair que les gamins vont adorer et demander à leurs parents de l'acheter dès qu'ils le verront...
Keubla
Drôle d'histoire que celle de Keubla. Jano et Tramber avaient créé Kébra -un rat adepte de la grosse bagarre- en 1978. Les auteurs se séparent en 1982. D'un retour d'Afrique, Jano "lance" Keubla, une sorte de lointain cousin africain de son rat. Keubla va tremper dans divers trafics louches, tout en ayant un esprit de répartie pour chaque "épreuve" dans laquelle il va se retrouver. Surprise : dans le second tome, les deux "cousins" se rencontrent. Là, j'avoue, ces "retrouvailles" sont assez explosives. C'est vrai que j'ai découvert une histoire, un univers puissant mais aussi drôle. Travail et oeuvre personnels, oui... mais qui me laissent froid. Je n'arrive pas à "m'attacher" à ces personnages. Que du contraire !... Est-ce le graphisme ?... Vraisemblablement ; qui me fait -un peu- penser à certaines séries de Crumb aux USA, auteur dont je ne raffole pas particulièrement. D'où mon désintérêt pour cette série. Mais peut-être ai-je manqué quelques chose ?...
Dans l'ombre du soleil
La série débute dans le mensuel Circus n° 61 de Mai 1983. Hé non, il n'a pas "fait" que La jeunesse de Blueberry, Colin Wilson. Une énième histoire de SF qui résulte de l'apocalypse sur la Terre ?... Ben oui ! Je reconnais qu'il y a pas mal de trouvailles, tant au niveau du texte que du découpage des planches. Mais à part ça : trois personnages se retrouvent sur une station orbitale où ils subissent l'hire d'une dirigeante. Ils vont se venger. Point !... Et Wilson parvient néanmoins à concocter un triptyque avec ce postulat de départ plutôt mince. Chaque opus est relié à un de ses trois "héros". L'ensemble n'est pas mal réalisé, c'est vrai. Mais cela a un goût de déjà lu... autrement. HEUREUSEMENT : les couleurs ! Ah, la belle colorisation de Janet Gale. De magnifiques dégradés partant souvent d'un ton de base, des ocres, des pastels forment un ensemble réellement attractif ... peut-être le seul vrai des albums ?... A noter : le troisième scénario - Alia- a été écrit par Thierry Smolderen. En résumé : une bonne série SF, plaisante -sans plus- mais qui bénéficie (heureusement) d'une sacrée jolie mise en couleurs.
Temps Déchiré
J'ai un faible pour ce genre de BD de science-fiction, à l'aspect que l'on peut qualifier de pulp, comme il y en avait pas mal dans les années quatre-vingts. Des histoires décomplexées, complètement folles, pas toujours très élaborées ni intelligentes mais divertissantes. Si je devais définir ce courant, je dirai que c'est du BD bis. Temps déchiré est l'une de ces BD, une bisserie qui aurait pu être amusante en son temps et attendrissante pour les nostalgiques aujourd'hui. On en est loin, cette BD est bien trop timorée et limitée pour satisfaire les amateurs du genre. Bruce Jones est pourtant un scénariste de renom, un coutumier de la SF et du fantastique à tendance horrifique. Richard Corben est un dessinateur aussi génial qu'atypique, maître fantaisiste de la fantaisie fantastique. Leur association laissait augurer du meilleur, en plus ce n'était pas une première, Corben avait déjà illustré, entre autres, certaines histoires de Jones sur la célèbre série des Bruce Jones présente Temps Déchiré est décevant. Le départ est pourtant relativement bon et avec une histoire pareille par de tels auteurs, on ne peut que s'attendre à du spectaculaire, quitte à ce que cela pêche un peu par surenchère. L'effet produit à la lecture se révèle inverse, ne provoquant rien d'autre que l'ennui. Le scénario se révèle aussi plat que la narration, l'histoire ronronne gentiment sans bousculer ni surprendre, on est distrait sans se distraire, c'est sans saveur et assez frustrant. Au dessin Corben se contente du strict minimum, cette fois son trait paraît bien terne. Aucune audace ne transparaît dans les cases, Corben illustre gentiment, le résultat est sans éclat. Pas de femmes aux lèvres sensuelles, aux protubérances mammaires hypertrophiées, pas même l'ombre d'un téton... Où est passée l'inventivité de Corben? Où est passée sa démesure? Et la qualité d'impression catastrophique n'arrange rien... Ces deux auteurs que j'admire se sont visiblement égarés dans cette histoire tristounette. Cet album n'est clairement pas indispensable, à moins d'être un fondu de Corben. Une de ses oeuvres qui m'a le plus déçu. Si vous voulez découvrir Richard Corben, lisez n'importe lequel de ses autres albums, ne perdez pas de temps avec Temps Déchiré. JJJ
Alley Oop
Voici quelques années, je suis "tombé", lors d'une brocante, sur deux "Gags de Poche" édités chez Dupuis en 1966. "Alley Oop"... ce nom ne m'était pas trop inconnu. J'ai acheté, ensuite paginé. Humour un peu "undergound", typiquement américain... ou mauvaise traduction ?... J'ai fait quelques recherches. Ben mes amis !... Ce "héros" a été créé en 1933 !!!... En effet, Alley Oop fait ses premiers pas dans le "Newspaper Enterprise Association" du 7 Août 1933, ce sous forme d'un strip quotidien. Voici une vingtaine d'année, j'ai acheté le seul album paru, édité chez Glénat. J'ai essayé de relire, mais n'en ai retiré aucune attirance. Ce qui était loufoque, complètement "fou", au début des années 30 ne serait même plus édité actuellement. A la limite, les premières histoires sont "supportables". Mais dès que notre "ami" commence à voyager au travers des siècles (à partir de 1939), le bon ton original s'en est trouvé bouleversé. L'album est rangé, les "Gags de Poche" aussi. Je n'ai vraiment aucune envie de les rouvrir pour l'instant.
Achtung Zelig !
Je n'ai pas beaucoup aimé l'histoire, classique, un lien se créé entre les juifs et le chef de la troupe allemande, qui se rompt presque aussi vite. Les dessins sont caricaturés et les visages des personnages principaux imagés. En bref, je ne conseille pas cette bd, très moyenne à mon goût.
Docteur Strange - L'intégrale
Ce curieux docteur fait sa première apparition aux Etats-Unis dans un comic book, "Strange Tales", n° 110 de Juillet 1963. Majoritairement scénarisée par Stan Lee, cette série sera reprise par divers dessinateurs. Ce collectif n'a pas à rougir du graphisme du dessinateur initial : Steve Ditko. Le graphisme ?... Caractéristique du style "comics" de chez Marvel Editions : rapide, souple, éclatant des cases mais rendant ces dernières parfois "embrouillées". Il faut dire que les couleurs crues, pétantes, utilisées n'arrangent rien. J'ai été un peu "perdu" par les différentes parutions de ce docteur. Je l'ai retrouvé -dès 1968- dans le périodique qui portait son nom ; ainsi que dans divers "albums" et autres séries "Marvel". Docteur Strange ?... Ca se lit mais s'oublie rapidement. Ce personnage a peu de crédit, ses histoires semblent avoir été lues et relues sous d'autres termes et d'autres héros "made in USA". Les "méchants" ?... bah... toujours les mêmes : des hyper sales types avec des pouvoirs détonants mais qui mordront toujours la poussière. Bon postulat de départ : ses mains perdues, un docteur en retrouve l'utilisation après sa rencontre et son "stage" dans l'Himalaya. Mais après, ça en devient une série de "consommation courante". Les éditions Artima en éditeront 7 albums, couverture souple, de 1981 à 1983. Un hors série paraîtra en 1989 chez Glénat. Pas de quoi fouetter un chat.
M. Rectitude et Génial Olivier
"Génial Olivier" fait son apparition dans l'hebdo Spirou n° 1321 du 8 Août 1963. Il y disparaît (parti à l'université ?) dans le n° 2637 du 26 Octobre 1988. Une joyeuse équipe concoctée par Devos. Olivier, son copain Flafla, le professeur -Monsieur Rectitude- m'ont fait bien rire... à l'époque. C'est vrai que Devos n'avait pas son pareil pour concocter des inventions saugrenues et délirantes. Mais : à force d'en "remettre" une couche, et toujours quasi la même, dans le même milieu scolaire, j'ai rapidement ressenti une sorte d'overdose. Je reconnais que ce n'est pas mal dessiné. Devos a un style particulier, immédiatement reconnaissable mais, hors cette série dont je possède quelques albums, je lui préfère nettement ses réalisations sur les " Armes farfelues", "La petite histoire des armes à feu"... Là, je me marre encore en les (re)lisant occasionnellement. Génial Olivier ?... Allez, pas mal pour les plus jeunes. Mais sans plus.