Il paraît que c'est une des séries phares de "La loge noire" . C'est une histoire, en fait, qui mélange le suspense, la magie, le thriller et l'occultisme.
Et fait beaucoup en même temps, surtout que le mélange n'a pas les bonnes doses....
J'ai quand même relu les tomes posément. L'épicentre des scénarios est la lance du légionnaire Longinus, celui qui perça de cette dernière le flanc du Christ en croix. Problème, c'est vrai, j'ai l'impression qu'on "tire dessus".
Le graphisme est généreux, oui, MAIS pourquoi l'encombrer ?... (au vu des détails dans les décors et arrière-plans).
Les personnages sont bien campés, la palette de couleurs ne démérite pas.
Tout ça aurait pu donner une bonne série sortant -un peu- des sentiers battus.
Problème : ça fourmille d'idées, mais j'ai l'impression qu'elles ont été mises en vrac sur papier; sans grande élaboration pour la bonne compréhension et l'intérêt du lecteur que je suis.
Et quand une série me laisse bien passif, c'est du "bof"...
Une série qui est assez prenante à lire.
Pour autant, il ne faut quand même pas être expert en ésotérisme et occultisme pour comprendre la trame imaginée par le scénariste.
L'histoire en elle-même est bien servie par un trait hyperréaliste MAIS (ben oui, il y a un "mais") : POURQUOI DIABLE (si on peut dire) avoir eu recours au graphisme informatique et à de la retouche de photos ?... Un message à passer ?... Mettre le lecteur en "condition" de se trouver dans une autre dimension ?... Pour moi, ce n'est plus du dessin !
Bon thriller de veine fantastique quand même ; et où les fans de la série "Charmed" trouveront certainement leur trio de sorcières en référence citée dans l'album. Tant mieux pour eux !...
Je ne connais pas vraiment Jacques Dutronc à part : « Fais pas ci, fais pas ça », « La fille du Père Noël », « Les cactus », « L’opportuniste » et « Et moi, et moi, et moi ».
Alors je me suis muni d’une compile de Dutronc, pour écouter les chansons nommées dans cette "bd".
Je ne vois pas l’intérêt de mettre des chansons en bd. Pour les fans ? Même pas car pour les paroles, on peu acheter un livret de paroles.
Bon les dessins ont apporté quelque chose à plusieurs chansons –il faut l’avouer- comme : « Fais pas ci, fais pas ça », « Les play-boys », « La fille du Père Noël », « Les cactus », « Le plus difficile » et « L’opportuniste », mais bon j’aurais pu dormir sens avoir lu ces « histoires ».
Les autres scénarios n’ont aucun intérêt – voire sont nuls-, et le dessin de « Les cactus », « La publicité » et « Le petit jardin » est franchement très moche.
A oublier.
Bon, alors déjà il faudrait que j’essaye de lire une BD dessinée par Manara mais scénarisée par un « vrai » scénariste, parce que quand même, ça manque de sérieux tout ça… l’histoire est saccadée au possible (j’allais dire qu’on passe sans arrêt du coq à l’âne, mais vu le contexte, bof), les dialogues sont niais... Et que dire de la scène de zoophilie ? Non, ça ne prend pas, ça ne m’intéresse pas…
Reste le dessin… toujours superbe, et magnifiquement colorisé, ce qui est rare…
A réserver aux fans de Manara et de … heu… zoophilie ?
Commençons par le début. La couverture. Tiens, Vents D’ouest a fait quelque chose d’original avec une belle couverture en relief et effet brillant mettant en avant le pieux héros sur le chemin du repentir. Bel exemple de marketing qui m’a fait prendre la BD en main !
Le scénario est original, en tout cas, par rapport aux BDs que j’ai l’habitude de viser en priorité. Un roman pseudo historique et dur. Nous ressentons bien l’esprit pessimiste de l’époque, les questions existentielles qui se posaient, la rudesse de l’époque. Un œil juste et sans complaisance sur une époque pas franchement glorieuse.
Les dessins ont des traits nets, mais franchement particuliers. Un peu hachés, heurtés, ce qui accentue et porte le malaise déjà présent par le sujet et l’époque traitée.
L’histoire est traitée en 10 rounds, en dix morceaux. Une idée originale que j’ai mis un peu de temps à comprendre
Mais c’est qui ce mec qui gueule 1, 2, 3… ?!?!
Et pourtant, le faux rythme imprimé à ce roman m’a décontenancé. J’ai ressenti la lenteur du récit. Les personnages tous légèrement dépités ne font rien pour animer le scénario.
Un rythme langoureux qui ne m’a pas convenu.
Un idée certaine, un sujet bien traité mais il m’a manqué un petit quelque chose pour en faire une série que je continuerai à suivre…
Dommage, ça partait vraiment d’un bon sentiment.
Enfin, ce n’est que mon avis. Je suis persuadé que d’autres personnes pourront trouver cette BD culte. Je crois que cela sera son lot quotidien, ça passe ou ça casse, on aime ou on aime pas. Les avis seront partagés.
A essayer.
Un album qui m'a replongé l'espace d'un instant dans mon enfance. Un comble, pour un album estampillé interdit aux moins de 16 ans et arborant fièrement l'autocollant "A ne pas lire seul le soir"…
Cet album ma replongé à l'époque de "Creepshow" et Tales from the crypt, quand un mystérieux personnage nous parlait de faits étranges afin d'introduire la séquence suivante.
Cette BD est construite de la même manière. Un homme, dans la nuit, imperméable jusqu'au menton, chapeau enfoncé sur la tête, lunettes rondes brillant dans le noir, nous conte la base de la future histoire en tentant de jouer sur la fibre 'cela pourrait vous arriver' afin de rendre l'ambiance encore plus oppressante. Vient ensuite l'histoire en elle-même.
Celles-ci sont d'intérêts variés. La première est presque trop connue. Evoquant afin d'esquiver toute critique l'inspiration du film Scream.
La seconde joue sur notre peur du noir, d'être seul et sur ce que notre imagination peut nous faire croire. Plutôt habile, elle se laisse lire.
La troisième, presque mignonette pêche par une fin abrupte et beaucoup trop ouverte. On a l'impression que les autres n'ont pas su comment s'en sortir, préférant abréger la souffrance du lecteur.
La quatrième, repose sur une légende urbaine là encore connue, celle du gang des phares. Mais allant plus loin que le simple synopsis annoncé, les auteurs ajoutent une touche discrète de surnaturel, ou simplement de destin qui a contrario crédibilise l'histoire.
Bref, il y a du plus, mais surtout du moins.
Coté dessin, les quatre auteurs intervenants séparément sur les 4 scénarii s'en sortent avec les honneurs.
Guérineau (Le Chant des Stryges) a un dessin au trait légèrement épais, mais dynamique et agréable. Les noirs sont profonds et jouent ainsi la carte des ombres.
Damour (Nash, Pandora Box) a un style moins précis, mais néanmoins clair et très agréable.
Henriet (Golden Cup, Pandora Box) a un style proche de Damour, mais plus précis et je le préfère. (la comparaison est évidente dans cet album et c'est l'un des intérêts, pouvoir comparer les styles.
Formosa (Robur, Double gauche) possède un style plus personnel, plus caricatural mais efficace, me rappelant sans aller aussi loin le trait de Hardy Pierre Tombal.
Au final, loin de réveiller mes craintes d'adulte serein, cet album est au contraire à mettre en celles des adolescents qui raffolent des histoires morbides, mais pas forcément exubéramment sanguinaires.
Pour moi, sans plus.
T1 - Le mystère des Oghams
J'ai été très déçu de cette bd.
De part son thème j'ai été intrigué par cette ouvrage, l'époque des druides, les celtes, une jolie couverture, une bonne critique sur le site...
Mais ce premier tome se révèle être « Au nom de la rose » au pays de Sláine (bd à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas), mais jamais "les druides" ne se hisse au niveau de ses références. Les 2 héros, un ancien (sosie ou copie conforme de Sean Connery, aussi bien graphiquement que dans ses attitudes) et le jeune disciple enquêtent dans le monde des moines. Au début on est amusé des clins d’œil et des similitudes entre la bd et le film mais tout au long de ce volume la Bd ne s'écarte jamais de la trame de Jean Jacques Annaud.
Le dessin est certe propre, mais tellement froid (lisse et sans vie) et statique que j'ai eu du mal a rentrer dans l'histoire et pourtant j'aprécie les bd infographiées d'habitude. Un autre détail m'a aussi choqué, les implantations des bulles de dialogues ont aussi ce défaut, toute carré et de proportion souvent identique, elles participent à casser le dynamisme, même dans les dialogues, je le signale car d'habitude cela ne me choque pas...
Le monde des légendes celtes est certes abordé avec respect et détails mais je trouve l'ensemble bien trop scolaire quant à l'approche des rites et coutumes. Les auteurs se défendent en préface de ne pas avoir voulu faire une bd historique et documentaire mais je trouve qu'elle en a un petit coté désagréable.
Alors oui je n'ai lu que le premier tome et j'imagine que l'histoire évolue au fil des volumes (enfin je l'espère) car ce chapitre des druides est totalement dispensable de par son coté prévisible, son manque total d'imagination et de poésie. Bref je n'ai pas du tout accroché.
CONCLUSION :
Pour moi une bd comme tant d'autre qui ne sort absolument pas du lot dans la collection soleil celtique, du moyen, du vite lu et vite oublié. Je n'achèterai donc pas le second volume même si les autres critiques expliquent que l'histoire s'améliore.
L'histoire de Mme Syl se déroule dans le futur où la particularité est de pouvoir sauvegarder les mémoires et sentiments d'un défunt.
Bref, le scénario n'est pas terrible, mais bon, ça va encore quand il n'y a pas d'autres bd. Les dessins sont assez grossiers (différents d'une caricature) et les couleurs sont chatoyantes.
Quant aux textes, c'est à mon goût très moyen.
Enfin, presque une série Soleil...
Vous l'aurez compris, je ne la conseille pas.
Cela fait quelques mois que j'entendais parler de PJTP (Pourquoi j'ai tué Pierre), mais le dessin m'avait toujours dissuadé de l'acquérir jusqu'à présent. Son prix à Angoulême m'a fait sauter le pas.
Force est de constater que le ramage n'est pas à la hauteur du plumage à mes yeux. Si le thème de la pédophilie est original et mérite sa place dans la Bande Dessinée, il est dommage que l'auteur fasse plus un constat qu'un témoignage. Je m'explique : à aucun moment, je n'ai ressenti une quelconque émotion "forte". C'est certes regrettable, un peu triste, mais le fond de l'histoire ne m'a jamais pris aux tripes, au contraire de certaines oeuvres, certes plus simples, mais bien mieux construites au niveau émotion. Je pense que cela vient en partie du dessin qui est AMHA totalement inapproprié : enfantin, il retrace certainement les souvenirs qu'a de cette histoire l'auteur, mais ne fait malheureusement rien passer de ce qu'il a dû vivre sur le moment et comment ça l’a marqué au fil des âges (tout est décrit de manière trop succincte et lisse).
Alors je me pose cette question : a-t-il été réellement touché et amoindri par ce qu'il a vécu, ou le drame a-t-il été amplifié par ses souvenirs ? Je pense bien évidement que la réponse est "non" à ma dernière hypothèse, mais j'aurais alors aimé sentir autre chose à travers ce récit.
Pour m'en convaincre, j'ai relu la BD en essayant de me mettre à la place de l'auteur, et pire, en essayant d'imaginer quelque chose d'équivalent vécu par ma petite fille. La mayonnaise n'a pas pris : les émotions ne passent pas, elles sont totalement bloquées par le dessin et par le récit lui-même qui est trop superficiel (l'auteur a vraisemblablement refoulé et bloqué lui-même certaines de ses émotions - ce qui est louable/normal/compréhensible mais qui est défavorise l'oeuvre).
Pour étayer mon argumentaire, je me considère comme étant très bon public, et certaines BD m'ont littéralement prise aux tripes et arraché de chaudes larmes. Je pense à certaines nouvelles de Taniguchi, ou plus récemment aux tomes 13 et 14 d'Angel Heart de Tsukasa Hojo qui sont un modèle du genre, malgré une histoire purement fictive : les émotions affluent car elles savent toucher, notamment grâce au dessin, des points peut-être moins sensibles que dans "PJTP", mais bien mieux maîtrisés dans la narration.
Pour un sujet aussi grave que la pédophilie et le traumatisme qu’il peut engendrer, j’aurais au moins aimé éprouver quelque chose du genre : un mal aux tripes qui tarde à partir. Ce n’est pas le cas, d’où ma note symbolisant ma déception.
J'avais tant entendu parler de "Bleach" que j'avoue un peu ma déception après la lecture des 6 premiers tomes... Disons que je m'attendais à plus original, alors que "Bleach" reprend la plupart des codes du shônen de baston de base, de ceux qui pullulent et qui accessoirement m'indiffèrent.
Cependant, j'ai lu les 6 tomes sans déplaisir (alors qu'avec les shonen j'ai souvent du mal à dépasser le stade du premier tome). Les personnages sont suffisamment attachants pour qu'on ait envie de s'intéresser à leur sort, et Kon est vraiment très drôle.
Bref, "Bleach" est un titre distrayant, mais qui n'emballera sans doute que le public auquel il est destiné : le jeune mâle adolescent ou post-adolescent (ou adulte nostalgique :) )
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Le Gardien de la Lance
Il paraît que c'est une des séries phares de "La loge noire" . C'est une histoire, en fait, qui mélange le suspense, la magie, le thriller et l'occultisme. Et fait beaucoup en même temps, surtout que le mélange n'a pas les bonnes doses.... J'ai quand même relu les tomes posément. L'épicentre des scénarios est la lance du légionnaire Longinus, celui qui perça de cette dernière le flanc du Christ en croix. Problème, c'est vrai, j'ai l'impression qu'on "tire dessus". Le graphisme est généreux, oui, MAIS pourquoi l'encombrer ?... (au vu des détails dans les décors et arrière-plans). Les personnages sont bien campés, la palette de couleurs ne démérite pas. Tout ça aurait pu donner une bonne série sortant -un peu- des sentiers battus. Problème : ça fourmille d'idées, mais j'ai l'impression qu'elles ont été mises en vrac sur papier; sans grande élaboration pour la bonne compréhension et l'intérêt du lecteur que je suis. Et quand une série me laisse bien passif, c'est du "bof"...
Dies Irae
Une série qui est assez prenante à lire. Pour autant, il ne faut quand même pas être expert en ésotérisme et occultisme pour comprendre la trame imaginée par le scénariste. L'histoire en elle-même est bien servie par un trait hyperréaliste MAIS (ben oui, il y a un "mais") : POURQUOI DIABLE (si on peut dire) avoir eu recours au graphisme informatique et à de la retouche de photos ?... Un message à passer ?... Mettre le lecteur en "condition" de se trouver dans une autre dimension ?... Pour moi, ce n'est plus du dessin ! Bon thriller de veine fantastique quand même ; et où les fans de la série "Charmed" trouveront certainement leur trio de sorcières en référence citée dans l'album. Tant mieux pour eux !...
Chansons de Dutronc en bandes dessinées
Je ne connais pas vraiment Jacques Dutronc à part : « Fais pas ci, fais pas ça », « La fille du Père Noël », « Les cactus », « L’opportuniste » et « Et moi, et moi, et moi ». Alors je me suis muni d’une compile de Dutronc, pour écouter les chansons nommées dans cette "bd". Je ne vois pas l’intérêt de mettre des chansons en bd. Pour les fans ? Même pas car pour les paroles, on peu acheter un livret de paroles. Bon les dessins ont apporté quelque chose à plusieurs chansons –il faut l’avouer- comme : « Fais pas ci, fais pas ça », « Les play-boys », « La fille du Père Noël », « Les cactus », « Le plus difficile » et « L’opportuniste », mais bon j’aurais pu dormir sens avoir lu ces « histoires ». Les autres scénarios n’ont aucun intérêt – voire sont nuls-, et le dessin de « Les cactus », « La publicité » et « Le petit jardin » est franchement très moche. A oublier.
L'Ane d'or (La Métamorphose de Lucius)
Bon, alors déjà il faudrait que j’essaye de lire une BD dessinée par Manara mais scénarisée par un « vrai » scénariste, parce que quand même, ça manque de sérieux tout ça… l’histoire est saccadée au possible (j’allais dire qu’on passe sans arrêt du coq à l’âne, mais vu le contexte, bof), les dialogues sont niais... Et que dire de la scène de zoophilie ? Non, ça ne prend pas, ça ne m’intéresse pas… Reste le dessin… toujours superbe, et magnifiquement colorisé, ce qui est rare… A réserver aux fans de Manara et de … heu… zoophilie ?
Romano
Commençons par le début. La couverture. Tiens, Vents D’ouest a fait quelque chose d’original avec une belle couverture en relief et effet brillant mettant en avant le pieux héros sur le chemin du repentir. Bel exemple de marketing qui m’a fait prendre la BD en main ! Le scénario est original, en tout cas, par rapport aux BDs que j’ai l’habitude de viser en priorité. Un roman pseudo historique et dur. Nous ressentons bien l’esprit pessimiste de l’époque, les questions existentielles qui se posaient, la rudesse de l’époque. Un œil juste et sans complaisance sur une époque pas franchement glorieuse. Les dessins ont des traits nets, mais franchement particuliers. Un peu hachés, heurtés, ce qui accentue et porte le malaise déjà présent par le sujet et l’époque traitée. L’histoire est traitée en 10 rounds, en dix morceaux. Une idée originale que j’ai mis un peu de temps à comprendre Mais c’est qui ce mec qui gueule 1, 2, 3… ?!?! Et pourtant, le faux rythme imprimé à ce roman m’a décontenancé. J’ai ressenti la lenteur du récit. Les personnages tous légèrement dépités ne font rien pour animer le scénario. Un rythme langoureux qui ne m’a pas convenu. Un idée certaine, un sujet bien traité mais il m’a manqué un petit quelque chose pour en faire une série que je continuerai à suivre… Dommage, ça partait vraiment d’un bon sentiment. Enfin, ce n’est que mon avis. Je suis persuadé que d’autres personnes pourront trouver cette BD culte. Je crois que cela sera son lot quotidien, ça passe ou ça casse, on aime ou on aime pas. Les avis seront partagés. A essayer.
Les Véritables Légendes urbaines
Un album qui m'a replongé l'espace d'un instant dans mon enfance. Un comble, pour un album estampillé interdit aux moins de 16 ans et arborant fièrement l'autocollant "A ne pas lire seul le soir"… Cet album ma replongé à l'époque de "Creepshow" et Tales from the crypt, quand un mystérieux personnage nous parlait de faits étranges afin d'introduire la séquence suivante. Cette BD est construite de la même manière. Un homme, dans la nuit, imperméable jusqu'au menton, chapeau enfoncé sur la tête, lunettes rondes brillant dans le noir, nous conte la base de la future histoire en tentant de jouer sur la fibre 'cela pourrait vous arriver' afin de rendre l'ambiance encore plus oppressante. Vient ensuite l'histoire en elle-même. Celles-ci sont d'intérêts variés. La première est presque trop connue. Evoquant afin d'esquiver toute critique l'inspiration du film Scream. La seconde joue sur notre peur du noir, d'être seul et sur ce que notre imagination peut nous faire croire. Plutôt habile, elle se laisse lire. La troisième, presque mignonette pêche par une fin abrupte et beaucoup trop ouverte. On a l'impression que les autres n'ont pas su comment s'en sortir, préférant abréger la souffrance du lecteur. La quatrième, repose sur une légende urbaine là encore connue, celle du gang des phares. Mais allant plus loin que le simple synopsis annoncé, les auteurs ajoutent une touche discrète de surnaturel, ou simplement de destin qui a contrario crédibilise l'histoire. Bref, il y a du plus, mais surtout du moins. Coté dessin, les quatre auteurs intervenants séparément sur les 4 scénarii s'en sortent avec les honneurs. Guérineau (Le Chant des Stryges) a un dessin au trait légèrement épais, mais dynamique et agréable. Les noirs sont profonds et jouent ainsi la carte des ombres. Damour (Nash, Pandora Box) a un style moins précis, mais néanmoins clair et très agréable. Henriet (Golden Cup, Pandora Box) a un style proche de Damour, mais plus précis et je le préfère. (la comparaison est évidente dans cet album et c'est l'un des intérêts, pouvoir comparer les styles. Formosa (Robur, Double gauche) possède un style plus personnel, plus caricatural mais efficace, me rappelant sans aller aussi loin le trait de Hardy Pierre Tombal. Au final, loin de réveiller mes craintes d'adulte serein, cet album est au contraire à mettre en celles des adolescents qui raffolent des histoires morbides, mais pas forcément exubéramment sanguinaires. Pour moi, sans plus.
Les Druides
T1 - Le mystère des Oghams J'ai été très déçu de cette bd. De part son thème j'ai été intrigué par cette ouvrage, l'époque des druides, les celtes, une jolie couverture, une bonne critique sur le site... Mais ce premier tome se révèle être « Au nom de la rose » au pays de Sláine (bd à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas), mais jamais "les druides" ne se hisse au niveau de ses références. Les 2 héros, un ancien (sosie ou copie conforme de Sean Connery, aussi bien graphiquement que dans ses attitudes) et le jeune disciple enquêtent dans le monde des moines. Au début on est amusé des clins d’œil et des similitudes entre la bd et le film mais tout au long de ce volume la Bd ne s'écarte jamais de la trame de Jean Jacques Annaud. Le dessin est certe propre, mais tellement froid (lisse et sans vie) et statique que j'ai eu du mal a rentrer dans l'histoire et pourtant j'aprécie les bd infographiées d'habitude. Un autre détail m'a aussi choqué, les implantations des bulles de dialogues ont aussi ce défaut, toute carré et de proportion souvent identique, elles participent à casser le dynamisme, même dans les dialogues, je le signale car d'habitude cela ne me choque pas... Le monde des légendes celtes est certes abordé avec respect et détails mais je trouve l'ensemble bien trop scolaire quant à l'approche des rites et coutumes. Les auteurs se défendent en préface de ne pas avoir voulu faire une bd historique et documentaire mais je trouve qu'elle en a un petit coté désagréable. Alors oui je n'ai lu que le premier tome et j'imagine que l'histoire évolue au fil des volumes (enfin je l'espère) car ce chapitre des druides est totalement dispensable de par son coté prévisible, son manque total d'imagination et de poésie. Bref je n'ai pas du tout accroché. CONCLUSION : Pour moi une bd comme tant d'autre qui ne sort absolument pas du lot dans la collection soleil celtique, du moyen, du vite lu et vite oublié. Je n'achèterai donc pas le second volume même si les autres critiques expliquent que l'histoire s'améliore.
Mme Syl
L'histoire de Mme Syl se déroule dans le futur où la particularité est de pouvoir sauvegarder les mémoires et sentiments d'un défunt. Bref, le scénario n'est pas terrible, mais bon, ça va encore quand il n'y a pas d'autres bd. Les dessins sont assez grossiers (différents d'une caricature) et les couleurs sont chatoyantes. Quant aux textes, c'est à mon goût très moyen. Enfin, presque une série Soleil... Vous l'aurez compris, je ne la conseille pas.
Pourquoi j'ai tué Pierre
Cela fait quelques mois que j'entendais parler de PJTP (Pourquoi j'ai tué Pierre), mais le dessin m'avait toujours dissuadé de l'acquérir jusqu'à présent. Son prix à Angoulême m'a fait sauter le pas. Force est de constater que le ramage n'est pas à la hauteur du plumage à mes yeux. Si le thème de la pédophilie est original et mérite sa place dans la Bande Dessinée, il est dommage que l'auteur fasse plus un constat qu'un témoignage. Je m'explique : à aucun moment, je n'ai ressenti une quelconque émotion "forte". C'est certes regrettable, un peu triste, mais le fond de l'histoire ne m'a jamais pris aux tripes, au contraire de certaines oeuvres, certes plus simples, mais bien mieux construites au niveau émotion. Je pense que cela vient en partie du dessin qui est AMHA totalement inapproprié : enfantin, il retrace certainement les souvenirs qu'a de cette histoire l'auteur, mais ne fait malheureusement rien passer de ce qu'il a dû vivre sur le moment et comment ça l’a marqué au fil des âges (tout est décrit de manière trop succincte et lisse). Alors je me pose cette question : a-t-il été réellement touché et amoindri par ce qu'il a vécu, ou le drame a-t-il été amplifié par ses souvenirs ? Je pense bien évidement que la réponse est "non" à ma dernière hypothèse, mais j'aurais alors aimé sentir autre chose à travers ce récit. Pour m'en convaincre, j'ai relu la BD en essayant de me mettre à la place de l'auteur, et pire, en essayant d'imaginer quelque chose d'équivalent vécu par ma petite fille. La mayonnaise n'a pas pris : les émotions ne passent pas, elles sont totalement bloquées par le dessin et par le récit lui-même qui est trop superficiel (l'auteur a vraisemblablement refoulé et bloqué lui-même certaines de ses émotions - ce qui est louable/normal/compréhensible mais qui est défavorise l'oeuvre). Pour étayer mon argumentaire, je me considère comme étant très bon public, et certaines BD m'ont littéralement prise aux tripes et arraché de chaudes larmes. Je pense à certaines nouvelles de Taniguchi, ou plus récemment aux tomes 13 et 14 d'Angel Heart de Tsukasa Hojo qui sont un modèle du genre, malgré une histoire purement fictive : les émotions affluent car elles savent toucher, notamment grâce au dessin, des points peut-être moins sensibles que dans "PJTP", mais bien mieux maîtrisés dans la narration. Pour un sujet aussi grave que la pédophilie et le traumatisme qu’il peut engendrer, j’aurais au moins aimé éprouver quelque chose du genre : un mal aux tripes qui tarde à partir. Ce n’est pas le cas, d’où ma note symbolisant ma déception.
Bleach
J'avais tant entendu parler de "Bleach" que j'avoue un peu ma déception après la lecture des 6 premiers tomes... Disons que je m'attendais à plus original, alors que "Bleach" reprend la plupart des codes du shônen de baston de base, de ceux qui pullulent et qui accessoirement m'indiffèrent. Cependant, j'ai lu les 6 tomes sans déplaisir (alors qu'avec les shonen j'ai souvent du mal à dépasser le stade du premier tome). Les personnages sont suffisamment attachants pour qu'on ait envie de s'intéresser à leur sort, et Kon est vraiment très drôle. Bref, "Bleach" est un titre distrayant, mais qui n'emballera sans doute que le public auquel il est destiné : le jeune mâle adolescent ou post-adolescent (ou adulte nostalgique :) )